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Commentaires d’AVES-NATAGORA dans le cadre du projet d'installation de 6 éoliennes sur les communes de Messancy et Aubange I. Remarque générale sur les sites naturels et paysagers présents dans la zone du projet Le projet est situé à proximité d'une zone Natura 2000 (SICP BE 34065) et partiellement dans une zone d'intérêt paysager. En effet, les éoliennes 2, 3 et 6 sont situées dans la zone d'intérêt paysager et les éoliennes 1, 2, et 3 sont situées respectivement à environ 200 m, 50 m et 100 m de la limite est de la zone Natura 2000.
II. Quel est l'impact du projet sur ces deux sites désignés par le Région wallonne et repris au plan de secteur ?La lecture des pages consacrées à la faune du projet éolien d'Air Energy sur la commune d'Aubange nous incitent à réagir car plusieurs points nous paraissent soit erronés, soit incomplets, soit imprécis.
1. Relevés ornithologiques de terrain
Il est fait mention d'une correspondance avec Mr Jean-Paul JACOB (page 79) dont l'intéressé n'est pas au courant!!
En ce qui concerne les oiseaux présents dans un périmètre de 500 m durant la période de reproduction, il n'y a aucun relevé en juin hormis un pour les pies-grièches. Cela entraîne inévitablement une sous-estimation de l'intérêt de la zone comme terrain de chasse pour les rapaces en période de nourrissage des jeunes et n'a pas permis de capter la présence régulière de la bondrée apivore.
Le fait d'avoir vu le milan royal a une reprise sur 5 visites ne permet pas de tirer comme conclusion que l'espèce n'y est pas régulière. Sur la carte 71/4, le plateau d'implantation éolien est un site où le milan royal est le plus fréquemment rencontré sans preuve de nidification dans la zone envisagée mais l’espèce est nicheuse dans la carte d’état major situé au nord dans un rayon de 5 à 10 km.
Pour le milan noir, 3 couples certains nichent dans un rayon de 5-6 km et les oiseaux fréquentent la zone pour se nourir ou pour rejoindre les étangs de Battincourt ou d'Aix-sur-Cloie. Ces deux espèces figurent parmi les espèces menacées en Wallonie (atlas des oiseaux nicheurs, état de l'environnement et tableau de bord à paraître) et connaissent des reculs sensibles en Europe (données BirdLife International). Il s'agit d'espèces prioritaires en matière de conservation et il est avéré que les parcs éoliens posent problème en provoquant un nombre significatifs de pertes (cf par exemple le colloque de Montbéliard, fin 2009 , entre autresLoske et al. : The Red Kite (Milvus milvus) compensation project in Horn - Bad Mainbeg (Northrhine-Wesphalia),Duchamp et al.: Wind Farms and Red Kites ; Mammen et al.: Interactions of Red Kites and wind farms in Germany: results of radio telemetry and field observations.). Des indications en matière de gestion de l'espace figurent dans ces abstracts.
Le faucon hobereau est nicheur certain sur le site en 2009.
Les conclusions pour les pie-grièches écorcheurs sont correctes dans la partie bocagère de la zone et de la zone Natura 2000 proche qui sont des sites de nidifications connus.
Concernant les données de la migration post nuptiale, 3 comptages sont à l'évidence insuffisants pour un phénomène qui s'étend sur plus de quatre mois chaque année. C'est donc beaucoup trop peu pour tirer quoique ce soit comme conclusion d'autant que les résultats de ce type de comptage dépendent fortement des données météo du jour. Dire que le site n'est pas un endroit de migration est absolument non fondé et montre une lourde méconnaissance, d'autant que l'axe de la vallée de la Vire est un des axes migratoires bien connu en Lorraine Belge. De même, nous aimerions savoir sur quoi ce base l'affirmation que cela est confirmé par les ornithologues locaux car le Dr Pascal PIERRE, président d'Aves Luxembourg, habitant Battincourt n'a jamais été contacté.
En particulier, la grue cendrée survole en nombres significatifs la zone d'implantation prévue lors des deux passages migratoires. Pour cet oiseau protégé migrant sur un front étroit, la Lorraine belge et notamment le bassin de la Vire se situent au coeur de l'axe migratoire. Les pics de migration voient passer des milliers d'oiseaux de jour ou de nuit. Les risques de collisions sont donc réels. Le village de Battincourt est survolé quasi à chaque passage avec des vols parfois de plusieurs centaines.
Des vols de milans sont régulièrement notés en migration dans le même axe et le Balbuzard pêcheur fréquente les étangs de Battincourt et Aix-sur-Cloie à chaque passage.
2. Référence à l'Atlas
Il est dommage que les références soient celles d'un atlas complètement dépassé datant des années 1973-1977. Un contact direct avec des membres d’Aves-Natagora aurait permis d'obtenir les données les plus récentes, à la fois pour décrire plus correctement l'avifaune nicheuse et mettre en particulier en évidence la présence dans la zone des deux milans et de la bondrée apivore.
3. Chiroptères et herpétofaune.
Les relevés de chiroptères sont clairement insuffisants. Les données de comptage sont très parcellaires tout particulièrement sur Aubange où l’on ne mentionne qu’un site d’observation contre 3 sur Messancy. De plus, certaines données sont anciennes (2004 à 2006). Enfin, il n’y a pas d'étude des 3 clochers les plus proches (Aix-sur-Cloie, Battincourt et Bébange).
En page 87, le rédacteur du rapport avoue lui-même que la méthode utilisée rend impossible de déterminer les voies de déplacement, les zones de chasse, les gîtes… des chauves souris dans le site étudié.
Un autre exemple de mauvaise recherche de l'information est donné par l'herpétofaune. La Région wallonne a publié en 2007 un atlas détaillé et il existe un plan d'action en cours pour cette espèce. Une connaissance adéquate des publications aurait permis d'éviter des recherches inutiles dans le secteur du projet de parc éolien.
4. De la création des chemins d’accès ou de l’élargissement des voies existantes
La création de nouveaux chemins d'accès risque d'induire la destruction d'un terrier de blaireau (éolienne 5), l'étude semble minimiser l'impact sur les terriers qui sont situés à proximité du site d'implantation de l'éolienne (page 93).
5. Incidence de la réalisation
C'est surtout sur ce point que l'étude pêche par des conclusions qui minimisent l'impact potentiel notamment sur les rapaces de type milans dont la mortalité liée aux éoliennes est de plus en plus reconnue. L'impact de collision notamment pour les deux espèces de milans n'apparaît donc pas comme négligeable.
Le pic noir traverse également régulièrement la zone dégagé
entre les bosquets où seraient
implantées les éoliennes.
6 Positionnement des éoliennes En ce qui concerne les éoliennes 1, 2, et 3, si l'éolienne 1 est positionnée à environ 200 m de la lisière de la forêt du Bredebesch, le positionnement respectif des éoliennes 2 et 3 à 50 et 100 m de la zone Natura risque d'avoir un impact négatif important, de la par la présence de haies et sites de nidification de la pie grièche écorcheur
7. Concernant les compensations
Les principes de compensations prônés par notre association sont les suivants :
- faire l’objet d’un cahier des charges clair et précis - concerner l’espèce et/ou l’habitat pour lequel l’impact a été identifié - assurer des fonctions écologiques comparables, en proportion au moins équivalente au préjudice subi - être opérationnelles au moment où l’impact négatif devient effectif - respecter dans la mesure du possible un principe de proximité
Dans le projet présenté, les compensations prévues restent fort floues.
Elles ne répondent pas au besoin de compensation des impacts vis-à-vis des espèces les plus sensibles: par exemple, mettre en réserve un lambeau de crassier ne présente aucun intérêt comme réponse à une menace sur la reproduction de grands rapaces.
Outre leur pertinence, des mesures compensatoires doivent aussi s'inscrire dans la durée, au moins celle de l'exploitation des éoliennes, au risque sinon d'une dégradation supplémentaire différée dans le temps.
Les mesures, quelles qu'elles soient, doivent être clairement identifiées, leur nature, effet escompté, localisation, ampleur, précisée, implications en matière d'aménagement du territoire et de financement précisées ...
La création de zone de gagnage par des mesures agri-environementales appropriées serait souhaitable pour attirer les espèces sensibles à distance des éoliennes.
La mise en réserve naturelle du crassier d'Halanzy devrait
non seulement contenir les zones de dépôts de scories mais
également la friche située entre les dépôts de scories
actuellement boisés et les installations du club de Tennis
d'Halanzy. Un plan de gestion devrait être établi avec
collaboration de la DNF et des associations de conservation
de la nature. Conclusions :
Début 2008, notre association, sur base notamment des
travaux menés par Aves, a publié une position en matière
d’implantation des éoliennes en Région wallonne et de risque
pour l'avifaune et les chauves-souris. Dans cette position,
une série de zones d’exclusion a été définie (cette position
est d’ailleurs reprise par l’auteur du rapport). Elles
concentrent les noyaux de populations d'espèces rares ou
menacées, nicheuses, hivernantes ou migratrices en halte, en
Wallonie. Nous estimons que, dans ces zones, un principe de
précaution devrait être appliqué d'office, excluant la
construction d'éoliennes. Cette position s’applique donc à
ce projet de parc éolien sur la commune d’Aubange qui est
dans la zone d’exclusion de Lorraine. Si néanmoins le projet doit voir le jour, Natagora demande : 1. que l'étude d'incidence soit approfondie au niveau des relevés oiseaux et chiroptères afin de déterminer l'impact réel du projet sur la faune (Natagora est prête à fournir des données récentes locales sur le sujet) 2. qu'au minium les éoliennes soient mises en stand by en période de migration d’espèces sensibles comme les grues 3. que la convention signée par la commune d'Aubange soit l'objet d'une adaptation. Celle ci devra prévoir l'étude des sites favorables et la réalisation de l'implantation des haies ainsi que de milieux favorable à la faune et la flore des milieux ouverts, entre autres de sites attractifs pour les milans à distance des éoliennes. Ce dossier compensatoire devrait être réalisé avec la collaboration de la DNF mais également des associations de conservation de la nature, 4. que le site du crassier d'Halanzy soit l'objet de relevés visant à établir une délimitation de la réserve naturelle ainsi qu'un plan de gestion basé sur des données scientifiques, 5. que le tracé du chemin d'accès à l'éolienne 5 minimise au maximum l'impact sur les terriers de blaireau 6. de modifier l'implantation des éoliennes 2 et 3 de manière à les éloigner d'au moins 200 m de la limite de la zone Natura 2000 7. de réaliser une suivi de la faune (oiseaux et chauves souris) les 2 années qui suivent l'implantation des éoliennes.
Commentaires d’AVES-NATAGORA concernant le projet éolien de Hondelange-Messancy. Le but d’AVES-NATAGORA n’est pas de s’opposer systématiquement au développement éolien mais de faire en sorte que ce développement produise le moins de nuisance possible sur la nature. Pour ce faire AVES-NATAGORA a délimité plusieurs zones d’exclusion du développement éolien car considérées comme à haute valeur biologique et pouvant donc subir d’importantes nuisances de par un développement inconsidéré d’éoliennes. La zone envisagée dans le projet Ecopex sur Hondelange Messancy s’inscrit dans la zone d’exclusion de Lorraine définie par notre association et nous y sommes donc opposés.
Comme souligné dans l’étude d’incidence, la création de ce parc éolien risque d’avoir un impact négatif sur 3 espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire (le milan noir, le milan royal et la grue cendrée) ainsi que sur les chiroptères.
Les milans noirs et royaux sont parmi nos rapaces ceux qui courent le plus de risque de par le développement d’un parc éolien. Ces deux espèces figurent parmi les espèces menacées en Wallonie (atlas des oiseaux nicheurs, état de l'environnement et tableau de bord à paraître) et connaissent des reculs sensibles en Europe (données BirdLife International). Il s'agit d'espèces prioritaires en matière de conservation et il est avéré que les parcs éoliens posent problème en provoquant un nombre significatifs de pertes (cf par exemple le colloque de Montbéliard, fin 2009 , entre autresLoske et al. : The Red Kite (Milvus milvus) compensation project in Horn - Bad Mainbeg (Northrhine-Wesphalia),Duchamp et al.: Wind Farms and Red Kites ; Mammen et al.: Interactions of Red Kites and wind farms in Germany: results of radio telemetry and field observations.). Des indications en matière de gestion de l'espace figurent dans ces abstracts. Le milan noir est nicheur au Dackeltbusch depuis le début des années 80 et ce site a été le premier où la nidification a été prouvée en Wallonie. Il est occupé annuellement depuis ce qui prouve l’attractivité de la zone pour cette espèce sensible. Le milan royal est également un nicheur régulier au Dackeltbusch. Nous ne pouvons souscrire au raisonnement du bureau d’étude CSD que la perte de 2 couples aurait un impact négligeable au niveau wallon. En effet, dans les alentours immédiats de parc de 6 à 8 éoliennes il n’y aura le plus souvent que 1 à 2 couples de milans noirs ou royaux. Si pour tous les parcs projetés en province de Luxembourg on tient le même raisonnement, on risque de perdre plusieurs dizaines de couples de milans pour une population globale ne dépassant pas 100 à 200 couples mais qui est significative au niveau Européen notamment pour le milan royal. Pour cette dernière espèce, il existe également un risque en période de migration comme souligné par le rapport CSD. La présence des ces 2 espèces sensibles est un motif majeur d’opposition d’AVES-NATAGORA au développement de ce projet. Si le projet devait néanmoins voir le jour, le minimum nous semblent l’exclusion des 2 éoliennes les plus proches du Dackeltbush, site de nidification des milans.
Le site éolien se situe sur un des axes de migrations majeurs de la grue cendrés (axe de migration suivant la vallée de la Vire jusque Halanzy puis obliquant vers le nord est en contournant la zone urbanisé d’Athus. Durant la migration de printemps 2010, ce sont 23 000 grues qui sont passées dans un rayon de 3 km autour du site envisagé soit 15% de la population migrant par la voie ouest européenne. La création de ce parc ainsi que des projets sur Messancy Aubange (entre 30 et de 40 éolienne si tous les projets voient le jour) risque de créer une véritable barrière à la migration pour ce grand voilier avec un risque d’impact non négligeable. C’est également un motif de refuser la création de ce parc. Si le projet voyait le jour nous demandons qu’au minimum les éoliennes soient stoppées durant les pics migratoires.
Le site abrite également dans le Dackeltbush le faucon hobereau et le pic mar. C’est également un motif de refuser au minimum les 2 éoliennes les plus proches de ce bois. Signalons également la présence nicheuse du vanneau huppé dans la plaine où est prévu le projet, espèce non menacée au niveau Wallon mais très rare en Lorraine Belge.
Au niveau des chiroptères, le rapport CSD renseigne que les abords du Dackeltbush sont une zone très attractive pour minimum 4 espèces. Encore un motif de refuser les implantations proches de cette forêt.
Concernant les compensations :
Les principes de compensations prônés par notre association sont les suivants :
- faire l’objet d’un cahier des charges clair et précis - concerner l’espèce et/ou l’habitat pour lequel l’impact a été identifié - assurer des fonctions écologiques comparables, en proportion au moins équivalente au préjudice subi - être opérationnelles au moment où l’impact négatif devient effectif - respecter dans la mesure du possible un principe de proximité
Même si les mesures prévues sont sans nul doute intéressantes pour l’avifauve, les compensations prévues dans le projet ne répondent pas au besoin de compensation des impacts vis-à-vis des espèces les plus sensibles (milans). En effet, la plantation de haies ne sera pas un facteur favorisant cette espèce.
Outre leur pertinence, des mesures compensatoires doivent aussi s'inscrire dans la durée, au moins celle de l'exploitation des éoliennes, au risque sinon d'une dégradation supplémentaire différée dans le temps. Quelles garanties que les haies ne seront pas rasées quelques années après leur plantation.
Les mesures, quelles qu'elles soient, doivent être clairement identifiées, leur nature, effet escompté, localisation, ampleur, précisée, implications en matière d'aménagement du territoire et de financement précisées ...
Notre association reste ouverte à toute discussion sur ce projet.
Dr Pascal PIERRE Président d’AVES-Luxembourg Rue de l’étang, 27 6792 Battincourt |
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Plan d'action "Lézard des souches" en Wallonie
1. Introduction
Le Plan d’action régional s'appuie sur le Plan d'action établi pour le nord-ouest de l'Europe par Edgar & Bird (2006): "Action Plan for the Conservation of the Sand Lizard (Lacerta agilis) in Northwest Europe" (Document T-PVS/Inf (2006) 18 du Comité permanent de la Convention de Berne). Sa mise en œuvre permet de répondre à l'objectif de conservation au titre du décret Natura 2000 et aux Recommandations formulées par le Comité permanent de la Convention de Berne: la Recommandation 26 (1991) sur la conservation de certaines espèces de reptiles menacées en Europe et celle de novembre 2006 sur la nécessité d'élaborer et de mettre en œuvre un plan d'action national en tenant compte du plan d'action européen. L'ensemble des actions proposées sont de nature à contribuer au maintien et à la restauration de l'espèce dont la réaction positive à des mesures de gestion et de conservation des sites est connue. De plus, le Lézard des souches pouvant être considéré comme une "espèce parapluie", le Plan devrait avoir un impact positif sur d'autres espèces des milieux secs de Lorraine belge. Actuellement, la priorité est mise sur les sites, sans envisager des soutiens de populations ou des réintroductions. Ce Plan rencontre aussi des objectifs en matière de conservation de la nature repris dans le Plan d'Environnement pour le Développement Durable (PEDD) et développés dans la stratégie-cadre régionale proposée par le Plan d'Action pour le Développement de la Nature (PADN), en particulier dans les zones "réservoirs" de la biodiversité, dans les milieux minéraux, le long des voies de communications terrestres, dans le domaine militaire et dans les sites Natura 2000 (CSWCN, 2003). Dans le cadre du projet LIFE "Réhabilitation d'habitats dans les terrains militaires en Wallonie 2006-2010 (LIFE 05 NAT/B/000088), le Plan d'action vise à la restauration des populations des camps Lagland et Bastin, entre autres via l’adéquation de leur plan de gestion aux besoins de l’espèce. 2. Menaces Les menaces identifiées en Lorraine belge sont: § la perte et l'altération d'habitats favorables: elles constituent sans aucun doute le facteur de régression principal: boisement naturel ou artificiel des sites de tous types, disparition de végétations de lisière et de petits espaces à l’abandon, urbanisation croissante, comblement ou construction d'habitations dans des carrières occupées, réexploitation de carrières désaffectées, modernisation des lignes ferroviaires (déjà réalisée pour la ligne 165 Athus-Meuse, en cours pour la ligne 162 Namur-Luxembourg), asphaltage de voiries,…; § la fragmentation de l'habitat: l'isolement progressif de la majorité des populations représente un facteur d'extinction, décisif à moyen terme. Les possibilités de migration semblent de nos jours réduites à quelques axes de communications, en particulier les voies ferrées et secondairement certains bords de routes et de chemins; § la gestion inadéquate des habitats: la gestion inappropriée des sites occupés concerne notamment le terrain militaire de Lagland où plusieurs techniques de gestion sont problématiques, comme le feu. La gestion courante des bords de routes pose aussi problème, dans la mesure où des gyrobroyages et des coupes extrêmement rases pulvérisent tout ce qui est en surface. Sur les voies ferrées, l'usage fréquent des herbicides peut avoir des impacts défavorables; § la prédation: les prédateurs problématiques identifiés sont le renard, le chat domestique et le sanglier. 3. Plan d'action du nord-ouest de l'Europe Le but général du Plan d'action en Europe nord-occidentale est d'assurer: § le renversement de la tendance au déclin des populations en limite d'aire du nord-ouest de l'Europe, § le rétablissement et le développement de populations viables et la reconnexion des populations isolées à travers l'aire nord-occidentale, § le maintien de toutes les populations comme partie viable et intégrante des habitats et des paysages qu'elles occupent. Ce Plan d'action européen propose un ensemble de 36 actions (13 sont en cours en Wallonie) parmi lesquelles 13 sont considérées comme prioritaires (7 en cours). 4. Objectifs du Plan d'action wallon Les objectifs sont programmés sur le moyen terme, au moins jusqu'en 2015 (durée correspondant à deux générations successives de l'espèce), de manière à obtenir la restauration recherchée. Des éléments clé sont: § l’organisation d’un recensement le plus complet possible des populations actuelles et d’un système de suivi ultérieur; § la maîtrise d’un réseau de sites, dont tous les sites principaux, si possible sous un statut fort (réserve naturelle agréée ou domaniale), même s’ils sont retenus dans le réseau Natura 2000; § la gestion dirigée de ces sites et de parties significatives des landes sableuses de Lagland en faveur de cette espèce "parapluie", de manière à maintenir ou rétablir une population viable à long terme; § la restauration de connexions entre sites occupés, en particulier dans l’aire de la cuesta Sinémurienne, au départ de Lagland (bois clairs de type pré-bois sur sols sableux, clairières, quais à bois, layons et couloirs déboisés le long de routes,…) et dans la région de Virton – Meix-devant-Virton – Rouvroy; § la gestion adaptée des abords de voies ferrées et friches connexes, des bords de certaines routes et chemins (mise en lumière, absence de fauche rase en pleine période d'activité des lézards), ainsi que la restauration de lisières forestières plus naturelles; § la réaffectation systématique, après exploitation, des carrières ou de parties achevées de carrières à de réelles fins de conservation de la biodiversité; § l'obtention de mesures compensatoires dans tous les cas de travaux ou d'activités ayant un impact négatif sur l'espèce (réouverture de carrières, travaux liés à la modernisation du réseau ferroviaire, réaffectation de friches occupées,…). 5. Mise en œuvre du plan d'action Le Plan d'action est mis en œuvre par l'asbl Natagora à l'initiative de la Direction générale de l'Agriculture, des Ressources naturelles et de l'Environnement.
Les chargés de
mission sont: Annie Remacle annie.remacle@scarlet.be |
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CHANTS ET CRIS DES OISEAUX Albert Demaret
Albert Demaret |
Aves
Recensements hivernaux des oiseaux d’eau Chers observateurs, Une liste reprenant les différents sites de recensements est à votre disposition sur le site internet d’Aves (http://www.aves.be/coa/ et suivre le lien http://www.aves.be/coa/sites_rhoe). Elle reprend les codes et les noms de chaque site, avec une carte dynamique associée à chacun. Si vous en avez la possibilité, nous vous demandons de vérifier les sites que vous parcourez et de nous communiquer les éventuelles modifications qu’il faudrait y apporter (nom, localisation, modification du périmètre du site, éventuels doublons, …) Vous trouverez également sur la même page du site un lien vers la fiche d’encodage 2007-2008. Lorsque vous remplirez le formulaire, merci de respecter la liste des sites afin de faciliter le traitement des données et de permettre d'effectuer des comparaisons. Si votre site ne se trouve pas dans la liste nous pouvons l'y ajouter. Pour cela, il est nécessaire de nous transmettre une carte de la localisation et du périmètre du site. Organisation et participation aux recensements Les comptages sont organisés par la Centrale Ornithologique Aves (COA), avec une coordination centrale et des relais régionaux assurés au niveau des sections de l’association. Un nombre croissant d’observateurs participent chaque année aux différents dénombrements (208 au moins en 2005-2006). Nous avons besoin de votre collaboration pour mener à bien l’ensemble de ces dénombrements de novembre à mars. En rejoignant les "compteurs", vous pourrez allier l'utile à l'agréable! Au passage, rappelons que les oiseaux porteurs de bagues de couleur apportent des masses d’infos sur leur parcours. L’intérêt pour les cormorans ne se relâche pas, entre autres avec la poursuite du baguage en 2007 à Hensies (bague en alu du Centre belge de Baguage au tarse gauche et une bague en PVC vert avec un code blanc de trois lettres au tarse droit - la première est toujours «K» - baguage de jeunes cormorans en Wallonie). Les laridés et notamment les grands goélands sont tout aussi passionnants à suivre toute l’année! La cellule de coordination se compose comme suit pour cet hiver Coordination centrale et relais vers Wetlands International: Jean-Paul Jacob (34 Grand-Rue, 6747 Châtillon, tél. 063/ 21.78.55, mail jp-jacob (at) aves.be) et Pierre Loly (6 rue al Bâche, 4540 Ampsin, tél. 085.316835, mail lolypierre (at) yahoo.fr) Gestion banque de données: Sébastien Leunen, 3 rue Fusch, 4000 Liège, tél. 04.2509599 (bureau de la COA), mail sebastien.leunen@natagora.be Organisation dans les régions: Dortoirs de cormorans: coordination Jean-Yves Paquet, 2 rue du Vivier, 5501 Lisogne, tél. 082.615468, mail jean-yves.paquet (at) skynet.be. Dortoirs de laridés: coordination centrale. Le calendrier 2007-2008 des recensements Les comptages vont à nouveau s'échelonner de novembre à février, sauf pour les cormorans dont le suivi des dortoirs ira de novembre à mars. Le système de surveillance des oiseaux d'eau en hiver comporte trois facettes qui seront réalisées cet hiver selon le calendrier suivant : - Suivis mensuels et comptage de janvier:
comptages en journée, de préférence en matinée le dimanche,
toutes espèces: 17-18 novembre 2007, 15-16 décembre 2007,
12-13 janvier 2008 et 16-17 février 2008. La fiche de
recensement est disponible sur le site du recensement des
oiseaux d’eau. Pour de plus amples informations rendez-vous sur les pages internet suivantes : http://www.aves.be/coa/sites_rhoe Nous vous souhaitons de bons recensements et vous remercions d’avance pour votre collaboration Sébastien Leunen pour la Centrale Ornithologique Aves
3 rue Fusch, 4000 Liège, tél. 04.2509599 (bureau de la COA),
> Lettre aux observateurs |
202 hectares de nouvelles réserves naturelles créées en 2006 par Natagora ! Au fil des ans se constitue un vaste réseau de sites naturels protégés en région wallonne. En 2006, Natagora n’a pas ménagé ses efforts et pourtant, l’association tire la sonnette d’alarme.
Ce résultat positif – mais bien insuffisant face au défit que constitue la perte de biodiversité ! - est le fruit d’un travail de contact important réalisé par les professionnels et les volontaires de l’association. Jour après jour, années après années, ces passionnés s’investissent pour la préservation du patrimoine naturel en sauvegardant des milieux précieux. Beau résultat mais… bien insuffisant ! 202 hectares de nouvelles réserves créés par acquisition, contre 110 seulement en 2005, c’est un grand pas en avant. Et pourtant, cette progression est bien modeste au regard de la perte de biodiversité et de l’objectif à atteindre ! Les scientifiques et organisations internationales plaident en effet pour la constitution rapide d’un réseau d’aires strictement protégées (réserves naturelles) de l’ordre de 5% du territoire. En Wallonie, le réseau de aires protégées n’atteint toujours que 0,6% du territoire et tenant compte de la vitesse de progression actuelle, il nous faudra encore…. 300 ans avant d’atteindre l’objectif fixé !!! Fédérer tous nos moyensPour la création de réserves naturelles, Natagora bénéfice actuellement de subventions régionales, d’aides européennes dans le cadre de certains projets spécifiques (LIFE), mais également de l’effort important qui est consenti par les nombreux donateurs qui soutiennent les programmes d’achats de l’association par leurs dons (déductibles fiscalement). Ces moyens restent toutefois insuffisants face à l’ampleur de la tâche. Contact : Joëlle Huysecom, Dpt. Conservation de Natagora Tél. : 081/830.570 - 0474/54.52.64 - Email : joelle.huysecom@natagora.be 45 sites concernés dont 9 nouvelles réserves Cliquez sur les liens hypertextes ci-dessous pour obtenir une description des réserves ou http://www.natagora.be/reserves Province de Hainaut 3 sites - 8 hectares Réserves : Haute Sambre - Wiers - Ciply Province de Luxembourg 23 sites - 140 hectares Réserves : Breuvanne – Cussignière - Petit Vivier - Vallée de la Vierre - Vallée de la Sûre – Lavaselle – Longlier (NEW !) - Chifontaine – Ourthe orientale – Sol Fagne – Glain – Tavigny – Vellereux – Woltz (NEW !) – Méandre de l’Ourthe (NEW !) – Vallée du Bellemeuse (NEW !) – Moulin de la Fosse (NEW !) – Vallée de la Lue (NEW !) - Prés de la Wamme (NEW !) - La Gotale – Enneilles - Forêt d’Anlier – Haut Sommerain Province de Liège 8 sites - 9 hectares Réserves : - Braunlauf – Thommen - Ulf – Emmels – Vallée de la Warche – Ensebach/Our – Federbach (NEW !) - Warchenne Province de Namur 11 sites – 45 hectares Réserves : Lombicth – Hermeton – Eau Blanche – Ri d’Howisse – Revogne (NEW !) – Vallée de la Hulle – Vis Prés - Tibautiène – Ruisseau de Barbais – Devant Bouvignes – Coteaux de Wespin Les 9 nouvelles réserves
Réserve naturelle des Prés de la Wamme (Marche-en-Famenne)
Réserve naturelle de Longlier (Neufchâteau)
Réserve naturelle de la Vallée du Bellemeuse (Houffalize)
Réserve naturelle de la Vallée de la Lue (Houffalize)
Réserve naturelle du Moulin de la Fosse (Manhay)
Réserve naturelle de la Vallée de la Woltz (Gouvy)
Réserve naturelle du Méandre de l’Ourthe (La Roche-en-Ardenne)
Réserve naturelle du Federbach (Burg Reuland)
Réserve naturelle du Bois de Revogne (Beauraing)
Une réserve pour une chauve-souris : le petit rhinolophe. La réserve du Bois de ‘Petites Tailles’ à Revogne est une forêt de 5 hectares située en zone Natura 2000 à proximité d’une des trois dernières colonies de petits rhinolophes encore existantes en Région wallonne. Il s’agit d’un bois feuillus étagé qui sert de terrain de chasse à la colonie de chauves-souris qui gîte dans un château à 350 m de là. Un sous-bois dense et diversifié, des lisières fournies et étagées, un mélanges d’espèces et de structures … le paradis pour ces petits mammifères en voie d’extinction. Espérons que la protection de ce bois leur donnera le petit coup de pouce indispensable à leur survie.
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Que faire d’un animal invalide ? Faut-il le secourir ? Faut-il le nourrir ? Contacter un centre C.R.E.A.V.E.S. rapidement ! Les trois centres C.R.E.A.V.E.S. pour la province de Luxembourg sont:
BOLLY C., Tournay 21, 6840 - Neufchâteau ((
061/27 84 74)
cecile.bolly@lux.intramed.be Pour la province du Hainaut Occidental:
Asbl Wildpeace vzw 12, chemin
d'Esquimbreucq à 7860 Lessines. |
Connaître, faire
connaître, protéger, aimer... les oiseaux
Tels sont les buts d’Aves, la
principale association ornithologique en Belgique francophone, qui
est partenaire de Natagora.
Conception et réalisation Jean Magnette - Virton
www.aveslux.net














Cette
nouvelle réserve naturelle est constituée par un bel
ensemble de prés et bois situés en bordure de la Wamme.
Vaste de 14 hectares acquis en bloc à l’occasion d’une vente
publique, l’endroit constitue un refuge privilégié pour le
martin-pêcheur et le cincle plongeur qui nichent au
niveau des berges de la rivière. Une belle forêt humide
dominée par l’aulne et le frêne, riche en bois mort, offre
un habitat de choix pour les espèces cavernicoles. Les
prairies constituant l’essentiel du site seront gérées en
collaboration avec un agriculteur local.
La
réserve naturelle de Longlier se situe à un jet de pierre de
Neufchateau, en contrebas de l’église de Longlier. L'intérêt
de ce site est écologique mais aussi paysager. Constituée
par un ensemble de prairies humides où se mêlent ancien prés
de fauche, mégaphorbiaies, jonchaies et prairies à bistorte,
la nouvelle petite réserve chestrolaise connaît une avifaune
diversifiée : fauvettes, rousseroles, locustelles et bruants
des roseaux y trouvent un habitat de choix. Ce site de 2
hectares environ aura en outre un objectif didactique : il
accueillera les écoles primaires de la région dans le cadre
d’activités de découverte de la nature. 


Cette
nouvelle réserve naturelle se trouve dans un fond de vallée
situé au Sud du village de Limerlé. Les quelques 10 hectares
qui la constituent déjà ont été acquis dans le cadre d’un
programme Interreg mené en partenariat avec le Parc Naturel
des Deux Ourthes. Bien qu’étant constitué partiellement de
fonds de bois exploités depuis peu et devant être restaurés,
le site présente déjà des milieux très intéressants comme
des bas-marais acide à comaret, des prés semi-naturels à
renouée bistorte ou des jonchaies à jonc
acutiflore. La cigogne noire est régulièrement observée sur
ce site durant la bonne saison. La nouvelle réserve se
poursuit au Grand-Duché de Luxembourg et il est prévu
qu’elle soit gérée par pâturage avec des moutons et ce en
collaboration avec la Fondation luxembourgeoise Hëllef
Fir d’Natuur.
Jusqu’il
y a peu, Natagora n’avait pas de réserve naturelle dans la
commune de La Roche. Ce n’est plus le cas maintenant avec
cette nouvelle acquisition qui se trouve dans un large
méandre, en bordure de l’Ourthe, à +/-2 km en amont de La
Roche. La nouvelle réserve naturelle est le fruit d’un
programme Interreg mené en partenariat avec le Parc Naturel
des Deux Ourthes. Les 4 hectares acquis sont occupés par des
fonds de bois exploités récemment et par des mégaphorbiaies
à reine des prés. Le martin-pêcheur est
régulier dans cette zone et une famille de castors y a élu
domicile récemment. L’intérêt de ce site est également
paysagé avec une très belle vue sur la vallée de l’Ourthe. 












