Nature
et
Environnement

Les Epioux

 

 

Commentaires d’AVES-NATAGORA dans le cadre du projet d'installation de 6 éoliennes sur les communes de Messancy et Aubange

 I. Remarque générale sur les sites naturels et paysagers présents dans la zone du projet

Le projet est situé à proximité d'une zone Natura 2000 (SICP BE 34065) et partiellement dans une zone d'intérêt paysager. En effet, les éoliennes 2, 3 et 6 sont situées dans la zone d'intérêt paysager et les éoliennes 1, 2, et 3 sont situées respectivement à environ 200 m, 50 m et 100 m de la limite est de la zone Natura 2000.

 

II. Quel est l'impact du projet sur ces deux sites désignés par le Région wallonne et repris au plan de secteur ?

La lecture des pages consacrées à la faune du projet éolien d'Air Energy sur la commune d'Aubange nous incitent à réagir  car plusieurs points nous paraissent soit erronés, soit incomplets, soit imprécis.

 

1. Relevés ornithologiques de terrain

 

Il est fait mention d'une correspondance avec Mr Jean-Paul JACOB (page 79) dont l'intéressé n'est pas au courant!!

 

En ce qui concerne les oiseaux présents dans un périmètre de 500 m durant la période de reproduction, il n'y a aucun relevé en juin hormis un pour les pies-grièches. Cela entraîne inévitablement une sous-estimation de l'intérêt de la zone comme terrain de chasse pour les rapaces en période de nourrissage des jeunes et n'a pas permis de capter la présence régulière de la bondrée apivore.

 

Le fait d'avoir vu le milan royal a une reprise sur 5 visites ne permet pas de tirer comme conclusion que l'espèce n'y est pas régulière. Sur la carte 71/4, le plateau d'implantation éolien est un site où le milan royal est le plus fréquemment rencontré sans preuve de nidification dans la zone envisagée mais l’espèce est nicheuse dans la carte d’état major situé au nord dans un rayon de 5 à 10 km.

 

Pour le milan noir, 3 couples certains nichent dans un rayon de 5-6 km et les oiseaux fréquentent la zone pour se nourir ou pour rejoindre les étangs de Battincourt ou d'Aix-sur-Cloie.

Ces deux espèces figurent parmi les espèces menacées en Wallonie (atlas des oiseaux nicheurs, état de l'environnement et tableau de bord à paraître) et connaissent des reculs sensibles en Europe (données BirdLife International). Il s'agit d'espèces prioritaires en matière de conservation et il est avéré que les parcs éoliens posent problème en provoquant un nombre significatifs de pertes (cf par exemple le colloque de Montbéliard, fin 2009 , entre autresLoske et al. : The Red Kite (Milvus milvus) compensation project in Horn - Bad Mainbeg (Northrhine-Wesphalia),Duchamp et al.: Wind Farms and Red Kites ; Mammen et al.: Interactions of Red Kites and wind farms in Germany: results of radio telemetry and field observations.). Des indications en matière de gestion de l'espace figurent dans ces abstracts.

 

 Le faucon hobereau est nicheur certain sur le site en 2009.

 

Les conclusions pour les pie-grièches écorcheurs sont correctes dans la partie bocagère de la zone et de la zone Natura 2000 proche qui sont des sites de nidifications connus.

 

Concernant les données de la migration post nuptiale, 3 comptages sont à l'évidence insuffisants pour un phénomène qui s'étend sur plus de quatre mois chaque année. C'est donc beaucoup trop peu pour tirer quoique ce soit comme conclusion d'autant que les résultats de ce type de comptage dépendent fortement des données météo du jour.

Dire que le site n'est pas un endroit de migration est absolument non fondé et montre une lourde méconnaissance, d'autant que l'axe de la vallée de la Vire est un des axes migratoires bien connu en Lorraine Belge.

De même, nous aimerions savoir sur quoi ce base l'affirmation que cela est confirmé par les ornithologues locaux car le Dr Pascal PIERRE, président d'Aves Luxembourg, habitant Battincourt n'a jamais été contacté.

 

En particulier, la grue cendrée survole en nombres significatifs la zone d'implantation prévue lors des deux passages migratoires. Pour cet oiseau protégé migrant sur un front étroit, la Lorraine belge et notamment le bassin de la Vire se situent au coeur de l'axe migratoire. Les pics de migration voient passer des milliers d'oiseaux de jour ou de nuit. Les risques de collisions sont donc réels.  Le village de Battincourt est survolé quasi à chaque passage avec des vols parfois de plusieurs centaines.

 

Des vols de milans sont régulièrement notés en migration dans le même axe et le Balbuzard pêcheur fréquente les étangs de Battincourt et Aix-sur-Cloie à chaque passage.

 

2. Référence à l'Atlas

 

Il est dommage que les références soient celles d'un atlas complètement dépassé datant des années 1973-1977. Un contact direct avec des membres d’Aves-Natagora aurait permis d'obtenir les données les plus récentes, à la fois pour décrire plus correctement l'avifaune nicheuse et mettre en particulier en évidence la présence dans la zone des deux milans et de la bondrée apivore.

  

3. Chiroptères et herpétofaune.

 

Les relevés de chiroptères sont clairement insuffisants. Les données de comptage sont très parcellaires tout particulièrement sur Aubange où l’on ne mentionne qu’un site d’observation contre 3 sur Messancy. De plus, certaines données sont anciennes (2004 à 2006). Enfin, il n’y a pas d'étude des 3 clochers les plus proches (Aix-sur-Cloie, Battincourt et Bébange).

 

En page 87, le rédacteur du rapport avoue lui-même que la méthode utilisée rend impossible de déterminer les voies de déplacement, les zones de chasse, les gîtes… des chauves souris dans le site étudié.

 

Un autre exemple de mauvaise recherche de l'information est donné par l'herpétofaune. La Région wallonne a publié en 2007 un atlas détaillé et il existe un plan d'action en cours pour cette espèce. Une connaissance adéquate des publications aurait permis d'éviter des recherches inutiles dans le secteur du projet de parc éolien.

 

4. De la création des chemins d’accès ou de l’élargissement des voies existantes

 

La création de nouveaux chemins d'accès risque d'induire la destruction d'un terrier de blaireau (éolienne 5), l'étude semble minimiser l'impact sur les terriers qui sont situés à proximité du site d'implantation de l'éolienne (page 93).

 

5.  Incidence de la réalisation

 

C'est surtout sur ce point que l'étude pêche par des conclusions qui minimisent l'impact potentiel notamment sur les rapaces de type milans dont la mortalité liée aux éoliennes est de plus en plus reconnue. L'impact de collision notamment pour les deux espèces de milans n'apparaît donc pas comme négligeable.

 

Le pic noir traverse également régulièrement la zone dégagé entre les bosquets où seraient implantées les éoliennes.

Concernant les grues, une mise à l'arrêt des éoliennes pendant la période de migration maximum devrait permettre de diminuer le risque et doit être impérativement prévue.

 

6  Positionnement des éoliennes

En ce qui concerne les éoliennes 1, 2, et 3, si l'éolienne 1 est positionnée à environ 200 m de la lisière de la forêt du Bredebesch, le positionnement respectif des éoliennes 2 et 3 à 50 et 100 m de la zone Natura risque d'avoir un impact négatif important, de la par la présence de haies et sites de nidification de la pie grièche écorcheur

 

7. Concernant les compensations

 

Les principes de compensations prônés par notre association sont les suivants :

 

-      faire l’objet d’un cahier des charges clair et précis

-      concerner l’espèce et/ou l’habitat pour lequel l’impact a été identifié

-      assurer des fonctions écologiques comparables, en proportion au moins équivalente au préjudice subi

-      être opérationnelles au moment où l’impact négatif devient effectif

-      respecter dans la mesure du possible un principe de proximité

  

Dans le projet présenté, les compensations prévues restent fort floues.

 

Elles ne répondent pas au besoin de compensation des impacts vis-à-vis des espèces les plus sensibles: par exemple, mettre en réserve un lambeau de crassier ne présente aucun intérêt comme réponse à une menace sur la reproduction de grands rapaces 

 

Outre leur pertinence, des mesures compensatoires doivent aussi s'inscrire dans la durée, au moins celle de l'exploitation des éoliennes, au risque sinon d'une dégradation supplémentaire différée dans le temps.

 

Les mesures, quelles qu'elles soient, doivent être clairement identifiées, leur nature, effet escompté, localisation, ampleur, précisée, implications en matière d'aménagement du territoire et de financement précisées ...


Par exemple, la plantation de haie peut être une mesure intéressante pour la pie-grièche écorcheur pour autant qu'elle ne soit pas proche des éoliennes (effet piège) et qu'elle soit située dans des terrains favorables à l'espèce. Les zones d'implantations de haies doivent être définies préalablement à la convention avec l'aide d'association naturaliste.

 

La création de zone de gagnage par des mesures agri-environementales appropriées serait souhaitable pour attirer les espèces sensibles à distance des éoliennes.

 

La mise en réserve naturelle du crassier d'Halanzy devrait non seulement contenir les zones de dépôts de scories mais également la friche située entre les dépôts de scories actuellement boisés et les installations du club de Tennis d'Halanzy. Un plan de gestion devrait être établi avec collaboration de la DNF et des associations de conservation de la nature.
 

Conclusions :

Début 2008, notre association, sur base notamment des travaux menés par Aves, a publié une position en matière d’implantation des éoliennes en Région wallonne et de risque pour l'avifaune et les chauves-souris. Dans cette position, une série de zones d’exclusion a été définie (cette position est d’ailleurs reprise par l’auteur du rapport). Elles concentrent les noyaux de populations d'espèces rares ou menacées, nicheuses, hivernantes ou migratrices en halte, en Wallonie. Nous estimons que, dans ces zones, un principe de précaution devrait être appliqué d'office, excluant la construction d'éoliennes. Cette position s’applique donc à ce  projet de parc éolien sur la commune d’Aubange qui est dans la zone d’exclusion de Lorraine.
 

Si néanmoins le projet doit voir le jour, Natagora demande :  

1.    que l'étude d'incidence soit approfondie au niveau des relevés oiseaux et chiroptères afin de déterminer l'impact réel du projet sur la faune (Natagora est prête à fournir des données récentes locales sur le sujet)

2.    qu'au minium les éoliennes soient mises en stand by en période de migration d’espèces sensibles comme les grues

3.    que la convention signée par la commune d'Aubange soit l'objet d'une adaptation. Celle ci devra prévoir l'étude des sites favorables et la réalisation de l'implantation des haies ainsi que de milieux favorable à la faune et la flore des milieux ouverts, entre autres de sites attractifs pour les milans à distance des éoliennes. Ce dossier compensatoire devrait être réalisé avec la collaboration de la DNF mais également des associations de conservation de la nature,

4.    que le site du crassier d'Halanzy soit l'objet de relevés visant à établir une délimitation de la réserve naturelle ainsi qu'un plan de gestion basé sur des données scientifiques,

5.    que le tracé du chemin d'accès à l'éolienne 5 minimise au maximum l'impact sur les terriers de blaireau

6.     de modifier l'implantation des éoliennes 2 et 3 de manière à les éloigner d'au moins 200 m de la limite de la zone Natura 2000

7.     de réaliser une suivi de la faune (oiseaux et chauves souris) les 2 années qui suivent l'implantation des éoliennes. 

 

Commentaires d’AVES-NATAGORA concernant le projet éolien de Hondelange-Messancy.

Le but d’AVES-NATAGORA n’est pas de s’opposer systématiquement au développement éolien mais de faire en sorte que ce développement produise le moins de nuisance possible sur la nature. Pour ce faire AVES-NATAGORA a délimité plusieurs zones d’exclusion du développement éolien car considérées comme à haute valeur biologique et pouvant donc subir d’importantes nuisances de par un développement inconsidéré d’éoliennes. La zone envisagée dans le projet Ecopex sur Hondelange Messancy s’inscrit dans la zone d’exclusion de Lorraine définie par notre association et nous y sommes donc opposés.

 

Comme souligné dans l’étude d’incidence, la création de ce parc éolien risque d’avoir un impact négatif sur 3 espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire (le milan noir, le milan royal et la grue cendrée) ainsi que sur les chiroptères.

 

Les milans noirs et royaux sont parmi nos rapaces ceux qui courent le plus de risque de par le développement d’un parc éolien. Ces deux espèces figurent parmi les espèces menacées en Wallonie (atlas des oiseaux nicheurs, état de l'environnement et tableau de bord à paraître) et connaissent des reculs sensibles en Europe (données BirdLife International). Il s'agit d'espèces prioritaires en matière de conservation et il est avéré que les parcs éoliens posent problème en provoquant un nombre significatifs de pertes (cf par exemple le colloque de Montbéliard, fin 2009 , entre autresLoske et al. : The Red Kite (Milvus milvus) compensation project in Horn - Bad Mainbeg (Northrhine-Wesphalia),Duchamp et al.: Wind Farms and Red Kites ; Mammen et al.: Interactions of Red Kites and wind farms in Germany: results of radio telemetry and field observations.). Des indications en matière de gestion de l'espace figurent dans ces abstracts. Le milan noir est nicheur au Dackeltbusch depuis le début des années 80 et ce site a été le premier où la nidification a été prouvée en Wallonie. Il est occupé annuellement depuis ce qui prouve l’attractivité de la zone pour cette espèce sensible. Le milan royal est également un nicheur régulier au Dackeltbusch. Nous ne pouvons souscrire au raisonnement du bureau d’étude CSD que la perte de 2 couples aurait un impact négligeable au niveau wallon. En effet, dans les alentours immédiats de parc de 6 à 8 éoliennes il n’y aura le plus souvent que 1 à 2 couples de milans noirs ou royaux. Si pour tous les parcs projetés en province de Luxembourg on tient le même raisonnement, on risque de perdre plusieurs dizaines de couples de milans pour une population globale ne dépassant pas 100 à 200 couples mais qui est significative au niveau Européen notamment pour le milan royal. Pour cette dernière espèce, il existe également un risque en période de migration comme souligné par le rapport CSD. La présence des ces 2 espèces sensibles est un motif majeur d’opposition d’AVES-NATAGORA au développement de ce projet. Si le projet devait néanmoins voir le jour, le minimum nous semblent l’exclusion des 2 éoliennes les plus proches du Dackeltbush, site de nidification des milans.

           

Le site éolien se situe sur un des axes de migrations majeurs de la grue cendrés (axe de migration suivant la vallée de la Vire jusque Halanzy puis obliquant vers le nord est en contournant la zone urbanisé d’Athus. Durant la migration de printemps 2010, ce sont 23 000 grues qui sont passées dans un rayon de 3 km autour du site envisagé soit 15% de la population migrant par la voie ouest européenne. La création de ce parc ainsi que des projets sur Messancy Aubange (entre 30 et de 40 éolienne si tous les projets voient le jour) risque de créer une véritable barrière à la migration pour ce grand voilier avec un risque d’impact non négligeable. C’est également un motif de refuser la création de ce parc. Si le projet voyait le jour nous demandons qu’au minimum les éoliennes soient stoppées durant les pics migratoires.

 

Le site abrite également dans le Dackeltbush le faucon hobereau et le pic mar. C’est également un motif de refuser au minimum les 2 éoliennes les plus proches de ce bois.

Signalons également la présence nicheuse du vanneau huppé dans la plaine où est prévu le projet, espèce non menacée au niveau Wallon mais très rare en Lorraine Belge.

 

Au niveau des chiroptères, le rapport CSD renseigne que les abords du Dackeltbush sont une zone très attractive pour minimum 4 espèces. Encore un motif de refuser les implantations proches de cette forêt.

 

Concernant les compensations :

 

Les principes de compensations prônés par notre association sont les suivants :

 

-      faire l’objet d’un cahier des charges clair et précis

-      concerner l’espèce et/ou l’habitat pour lequel l’impact a été identifié

-      assurer des fonctions écologiques comparables, en proportion au moins équivalente au préjudice subi

-      être opérationnelles au moment où l’impact négatif devient effectif

-      respecter dans la mesure du possible un principe de proximité

 

Même si les mesures prévues sont sans nul doute intéressantes pour l’avifauve, les compensations prévues dans le projet ne répondent pas au besoin de compensation des impacts vis-à-vis des espèces les plus sensibles (milans). En effet, la plantation de haies ne sera pas un facteur favorisant cette espèce.

 

Outre leur pertinence, des mesures compensatoires doivent aussi s'inscrire dans la durée, au moins celle de l'exploitation des éoliennes, au risque sinon d'une dégradation supplémentaire différée dans le temps. Quelles garanties que les haies ne seront pas rasées quelques années après leur plantation.

 

Les mesures, quelles qu'elles soient, doivent être clairement identifiées, leur nature, effet escompté, localisation, ampleur, précisée, implications en matière d'aménagement du territoire et de financement précisées ...


Par exemple, la plantation de haie peut être une mesure intéressante pour la pie-grièche écorcheur pour autant qu'elle ne soit pas proche des éoliennes (effet piège) et qu'elle soit située dans des terrains favorables à l'espèce. Les zones d'implantations de haies doivent être définies préalablement à la convention avec l'aide d'association naturaliste.

 

Notre association reste ouverte à toute discussion sur ce projet.

 

 

Dr Pascal PIERRE

Président d’AVES-Luxembourg

Rue de l’étang, 27

6792 Battincourt

 

 

 

Plan d'action "Lézard des souches" en Wallonie

 

1. Introduction

 Le Lézard des souches est une espèce prioritaire en Wallonie où ses populations sont réduites, fragmentées, de plus en plus isolées et confinées dans des sites en majorité non protégés et de faible surface.  En Wallonie, le Lézard des souches n'existe qu'en Lorraine (Gaume et Pays d'Arlon) où il subsiste dans un seul site majeur (le domaine militaire de Lagland) et dans 15 sous-ensembles plus ou moins éloignés les uns des autres, presque tous localisés au sud de la Semois.  Hors Lagland, les populations sont minimes (au plus quelques dizaines d’individus) et se trouvent presque toutes dans des sites anthropiques récents (carrières, domaine ferroviaire, bords de routes,…).  Une réduction de l'aire occupée et une dégradation sont incontestables: sur les 24 sites dont l’évolution est connue depuis 1985, un seul héberge une population en croissance (carrière de Pin, en voie de réouverture), 2 sont stables, 9 au moins connaissent une diminution et 11 autres une extinction possible ou probable.  La moitié de la cinquantaine de sites identifiés sont intégrés en tout ou en partie dans le réseau Natura 2000 mais, en 2009, seuls 5 bénéficient d'un statut de Réserve naturelle agréée (RNA) ou domaniale (RND).  Les particuliers interviennent dans le plus grand nombre de sites (20), suivis des communes (19), d'Infrabel et de la holding SNCB (15) et du SPW - MET (5), un même site pouvant appartenir à plusieurs propriétaires. 

Le Plan d’action régional s'appuie sur le Plan d'action établi pour le nord-ouest de l'Europe par Edgar & Bird (2006): "Action Plan for the Conservation of the Sand Lizard (Lacerta agilis) in Northwest Europe" (Document T-PVS/Inf (2006) 18 du Comité permanent de la Convention de Berne).  Sa mise en œuvre permet de répondre à l'objectif de conservation au titre du décret Natura 2000 et aux Recommandations formulées par le Comité permanent de la Convention de Berne: la Recommandation 26 (1991) sur la conservation de certaines espèces de reptiles menacées en Europe et celle de novembre 2006 sur la nécessité d'élaborer et de mettre en œuvre un plan d'action national en tenant compte du plan d'action européen. 

L'ensemble des actions proposées sont de nature à contribuer au maintien et à la restauration de l'espèce dont la réaction positive à des mesures de gestion et de conservation des sites est connue.  De plus, le Lézard des souches pouvant être considéré comme une "espèce parapluie", le Plan devrait avoir un impact positif sur d'autres espèces des milieux secs de Lorraine belge.  Actuellement, la priorité est mise sur les sites, sans envisager des soutiens de populations ou des réintroductions. 

Ce Plan rencontre aussi des objectifs en matière de conservation de la nature repris dans le Plan d'Environnement pour le Développement Durable (PEDD) et développés dans la stratégie-cadre régionale proposée par le Plan d'Action pour le Développement de la Nature (PADN), en particulier dans les zones "réservoirs" de la biodiversité, dans les milieux minéraux, le long des voies de communications terrestres, dans le domaine militaire et dans les sites Natura 2000 (CSWCN, 2003).  Dans le cadre du projet LIFE "Réhabilitation d'habitats dans les terrains militaires en Wallonie 2006-2010 (LIFE 05 NAT/B/000088), le Plan d'action vise à la restauration des populations des camps Lagland et Bastin, entre autres via l’adéquation de leur plan de gestion aux besoins de l’espèce.

 2. Menaces 

Les menaces identifiées en Lorraine belge sont:

§  la perte et l'altération d'habitats favorables: elles constituent sans aucun doute le facteur de régression principal: boisement naturel ou artificiel des sites de tous types, disparition de végétations de lisière et de petits espaces à l’abandon, urbanisation croissante, comblement ou construction d'habitations dans des carrières occupées, réexploitation de carrières désaffectées, modernisation des lignes ferroviaires (déjà réalisée pour la ligne 165 Athus-Meuse, en cours pour la ligne 162 Namur-Luxembourg), asphaltage de voiries,…;

§  la fragmentation de l'habitat: l'isolement progressif de la majorité des populations représente un facteur d'extinction, décisif à moyen terme.  Les possibilités de migration semblent de nos jours réduites à quelques axes de communications, en particulier les voies ferrées et secondairement certains bords de routes et de chemins;

§  la gestion inadéquate des habitats: la gestion inappropriée des sites occupés concerne notamment le terrain militaire de Lagland où plusieurs techniques de gestion sont problématiques, comme le feu. La gestion courante des bords de routes pose aussi problème, dans la mesure où des gyrobroyages et des coupes extrêmement rases pulvérisent tout ce qui est en surface.  Sur les voies ferrées, l'usage fréquent des herbicides peut avoir des impacts défavorables;

§  la prédation: les prédateurs problématiques identifiés sont le renard, le chat domestique et le sanglier. 

3. Plan d'action du nord-ouest de l'Europe 

Le but général du Plan d'action en Europe nord-occidentale est d'assurer:

§  le renversement de la tendance au déclin des populations en limite d'aire du nord-ouest de l'Europe,

§  le rétablissement et le développement de populations viables et la reconnexion des populations isolées à travers l'aire nord-occidentale,

§  le maintien de toutes les populations comme partie viable et intégrante des habitats et des paysages qu'elles occupent.

Ce Plan d'action européen propose un ensemble de 36 actions (13 sont en cours en Wallonie) parmi lesquelles 13 sont considérées comme prioritaires (7 en cours). 

4. Objectifs du Plan d'action wallon 

Les objectifs sont programmés sur le moyen terme, au moins jusqu'en 2015 (durée correspondant à deux générations successives de l'espèce), de manière à obtenir la restauration recherchée.  Des éléments clé sont:

§  l’organisation d’un recensement le plus complet possible des populations actuelles et d’un système de suivi ultérieur;

§  la maîtrise d’un réseau de sites, dont tous les sites principaux, si possible sous un statut fort (réserve naturelle agréée ou domaniale), même s’ils sont retenus dans le réseau Natura 2000;

§  la gestion dirigée de ces sites et de parties significatives des landes sableuses de Lagland en faveur de cette espèce "parapluie", de manière à maintenir ou rétablir une population viable à long terme;

§  la restauration de connexions entre sites occupés, en particulier dans l’aire de la cuesta Sinémurienne, au départ de Lagland (bois clairs de type pré-bois sur sols sableux, clairières, quais à bois, layons et couloirs déboisés le long de routes,…) et dans la région de Virton – Meix-devant-Virton – Rouvroy;

§  la gestion adaptée des abords de voies ferrées et friches connexes, des bords de certaines routes et chemins (mise en lumière, absence de fauche rase en pleine période d'activité des lézards), ainsi que la restauration de lisières forestières plus naturelles;

§  la réaffectation systématique, après exploitation, des carrières ou de parties achevées de carrières à de réelles fins de conservation de la biodiversité;

§  l'obtention de mesures compensatoires dans tous les cas de travaux ou d'activités ayant un impact négatif sur l'espèce (réouverture de carrières, travaux liés à la modernisation du réseau ferroviaire, réaffectation de friches occupées,…). 

5. Mise en œuvre du plan d'action 

Le Plan d'action est mis en œuvre par l'asbl Natagora à l'initiative de la Direction générale de l'Agriculture, des Ressources naturelles et de l'Environnement. 

Les chargés de mission sont: 
Jean-Paul Jacob                      jp-jacob@aves.be

Annie Remacle                       annie.remacle@scarlet.be 

 

 

CHANTS ET CRIS DES OISEAUX

Trucs et astuces

Albert Demaret


Accenteur mouchet:
* « Si je suis ici, c'est que je suis assis. »
* Chant puissant, flûté, rythmé mais sans roulades

Alouette lulu :
* Son nom en français.
* « li li li li li lui lui lui lu lu »

Avocette élégante:
* Son nom en néerlandais : « kluuut! »

Barges :
* Leur nom vient de l’anglais to bark signifiant aboyer.

Bécassine des marais :
* Son nom en néerlandais : « snip ».
* « Shreck »

Bouscarle de Cetti :
* Elle chante : « Tiens, voilà du boudin ».

Bouvreuil pivoine :
* « ù » fluté, doux, d’une seule note descendante répétée lentement.

Bruant jaune :
* «Un, deux, trois, quatre, cinq, SIX, seeeeept »
* « Bines, bines bines (...) tû? »
* « A little cheese and no bread »

Bruant Ortolan :
* Origine du motif de la 5ème symphonie de Beethoven.

Bruant proyer :
* Bruit de perles qui tombent une à une puis en avalanche sur une
plaque de métal sur laquelle elles se répandent.
* Bruit de trousseau de clés.
* Bruit de glaçons secoués dans un verre.

Bruant zizi :
* Son nom en français.

Buse variable :
* Elle crie son nom « buse ».
* «Piû»

Caille des blés:
* Elle dit au fermier : « Paie tes dettes ! »

Chardonneret élégant :
* Monologue animé et gai.

Chevalier arlequin:
* « Chiwy »

Chevalier culblanc:
* « 18 »

Chevalier gambette:
* Son nom en néerlandais : « tureluur ».

Choucas des tours:
* Son nom en néerlandais : « kauw ».

Cochevis huppé:
* En wallon : « Coq Louis ».

Corneille noire:
* Son nom en néerlandais : « kraai ».

Coucou gris :
* Son nom en français.

Courlis cendré :
* Son nom en français : « Cour – lis »

Engoulevent à collier roux :
* Chant semblable au galop d’un cheval.

Engoulevent d’Europe :
* Chant comme un roulement lui donnant son nom (engouler=avaler).
* Bruit d’une mobylette qui tombe en panne.

Fauvette à tête noire :
* Elle chante comme le merle, mais plus aigu, flûté, haut, sonore avec
un ton moqueur.
* Elle chante : « Je le dirai à ma maman ».
* Son cri fait penser à deux billes qui s’entrechoquent.

Fauvette babillarde :
* Elle chante : « Ru tu tu tu tu » très rapidement.

Fauvette des jardins :
* La commère intarissable qui raconte les derniers potins.

Fauvette effarvate :
* Chant semblant venir des rythmes du jazz.

Fauvette grisette:
* « Que le grand cric et crac me croque ! »

Gobemouche gris :
* Il chante : « tsi que, tsi que ».

Grimpereau des jardins :
* Il chante : « Je suis ici, je suis ici ».
* Il chante : « Je monte au paradis ».

Grive draine :
* Strophes plus courtes que celles du Merle noir, plus élevées,
clamées comme pour porter plus loin.
* Son cri fait penser à une crécelle.
* Son chant ressemble à celui du merle noir en plus mélancolique, elle
chante en mineur plutôt qu'en majeur, monotone, répète inlassablement la
même phrase.

Grive litorne :
* Parfois appelée par son cri : « tchak tchak ».

Grive musicienne:
* Chant : Elle répète ses notes, ses gammes, on dirait du morse. Une
strophe comme la sittelle puis elle change. 2 à 5 fois le même motif.
* Il lui arrive de siffler comme un policier.

Gros-bec casse-noyau :
* « Ptsik »
* Grincement d’une roue de charrette mal graissée.

Grue cendrée :
* Crie son nom : « grou grou »

Héron bihoreau:
* Son nom en néerlandais : « kwak ».

Hibou moyen-duc :
* Le mâle chante : « hoû-ou » sourd et régulier.

Huppe fasciée :
* Elle chante son nom latin : « Oupoupoup »

Locustelle fluviatile :
* Elle fait le bruit d’une machine à coudre.

Locustelle tachetée :
* Elle chante comme un criquet métallique nuit et jour, on dirait un
vieux réveil, un grillon

Loriot d’Europe :
* Son nom en français.
* « Compère loriot, mange les cerises et laisse les noyaux ! »

Martinet noir :
* Crient en couple : « twi » pour le mâle et « ri » pour la femelle.

Mésange à longue queue :
* Chante : « tssi tssi prrrrrt prrrrt »
* Chante « frit frit »

Mésange bleue :
* Elle a un rire argentin.
* Son chant ressemble à la chute de petites perles dans une soucoupe

Mésange charbonnière :
* « Plus vite ! Plus vite ! »
* « City 2. City 2. »
* «Tu pues, tu pues » ;
* Quand elle est en verve : « Toi tu pues, toi tu pues, toi ».
* Fait le bruit du marteau du forgeron sur son enclume.
* Fait le bruit du grincement rythmique d'un ressort.

Mésange huppée :
* Elle chante : « si si trrrrll »

Mésange noire :
* Elle chante « Pitié ! » ou plutôt « Pitsié ».
* Elle fait penser à une pompe à vélo.

Milan royal :
* Il fait le concours du meilleur siffleur.

Milan noir :
* Il tremble devant son cousin royal.

Mouette rieuse :
* Son cri peut être assimilé à un rire strident.

Petit duc scops :
* Note flûtée répétée inlassablement à un rythme très régulier.
* Ressemblant au sonar d’un sous-marin.

Phragmite des joncs :
* Chant semblant venir des rythmes du jazz.
* Batteur dans un orchestre de jazz.

Pic épeiche :
* Il crie son nom : « Pic ! »
* Il crie son nom à l'envers : « kip ».

Pic noir :
* Son cri est un long « klîu » aigu.
* « cru cru cru »

Pic vert :
* Eclat de rire.
* « Plou plou plou »
* « yak yak yak yak »

Pie bavarde :
* Jacassement qui ressemble au bruit d'une boîte d'allumettes à moitié
vide que l'on secoue.

Pigeon ramier:
* « L'amour pour toujours. »

Pinson des arbres :
* Une flèche qui s'envole dans le ciel et retombe en éclats. Les
notes finales du chant varient d'une région à une autre (dialectes) mais le
même individu, si on peut l'entendre chanter quelques minutes, varie ses
finales après quelques (dix, quinze) répétitions de la même.
* « Dis, dis, veux-tu que j't'estropie, mon p'tiot ? »
* Il monte et descend une échelle.
* Il crie « Ping, Ping » ce qui lui donne son nom « Vink » en
néerlandais.
* Son chant se termine par « Vi dju »

Plongeon catmarin :
* Miaule comme un chat, d’où son nom « cat » marin.

Pouillot fitis :
* Comme pour le Pinson des arbres : « Dis, dis, veux-tu que
j't'estropie, mon p'tiot ? »
* Il commence par quelques notes de joie et finit comme une plainte.
* Il fait penser à une feuille d’arbre qui tombe.
* « Dis, dis, dis-le moi, si tu ne m'aimes pas, dis le moi ! »
* Il fait penser à un ballon qui se dégonfle.
* Il donne l’impression de se noyer.
* Cri : « Puuît » en 2 syllabes (le véloce en 1 syllabe).

Pouillot véloce:
* Son nom en néerlandais : « tchifchaf ».
* Son nom en allemand : « Zilp-zalp ».
* Son nom en anglais : « Tchiff-tchaff ».
* Cri : « Puît » en 1 syllabe (fitis en 2 syllabes)

Râle des genêts :
* Il chante son nom latin : « Crex-Crex Crex-Crex ».

Roitelet huppé:
* « Tout petit, tout petit, tout petit je suis »

Roselin cramoisi:
* « Pleased to meet you » (avec l’accent anglais et sur l’air des
Rolling Stones!)

Rossignol philomèle:
* Chant très sonore, très rapide.
* Grive musicienne en accéléré : il répète aussi ses gammes.
* Un train rapide : « tchouc, tchouc ».

Rouge-gorge familier :
* Cri métallique qui ressemble à un réveil qu’on remonte.
* 2 phrases jamais identiques.
* Commence très aigu et puis tombe comme de l’eau.
* Il a des perles ou des sanglots dans la voix.
* Ses phrases sont courtes.

Rouge-queue noir :
* Papier froissé à la fin de son chant : « ti ti chrrw »

Sittelle torchepot :
* « Cui » émis selon de multiples variations, passionnantes à
répertorier.
* Le signal morse.
* « 8, 8, 8, 8 »
* Alarme de voiture.
* « Tioup – tioup – tioup »

Tarier pâtre :
* Cri : bruit du velcro détaché rapidement.
* Cri : deux cailloux qu’on frappe l’un contre l’autre.

Torcol fourmilier :
* « giè giè giè giè … » nasillard, monotone et continu

Tourterelle des bois :
* Son nom en français (turtur).

Tourterelle turque :
* « 1, 2, 3 »

Troglodyte mignon :
* Trilles : « Trrrrrrr », il essaie de dire son nom.

Vanneau huppé:
* Son nom en néerlandais : « ki-vit ».
* « 18 »

Verdier d’Europe :
* On dirait un vieux ressort qui grince.
* On dirait un réveil matin.

 

Albert Demaret

 

 

Des castors à Termes (Semois) ...

 

Des castors se sont installés à Termes au bord de la Semois.
On ne peut bien sûr pas les voir car le castor ne sort que la nuit.
Sur les photos on constate les traces des rongeurs en observant plusieurs peupliers qui ont été abattus.
Preuve de leur présence dans cet endroit.
Je me rends chaque semaine à cet endroit et il y a toujours d'autres arbres rongés par les castors.
 


Quentin Gillardin

 

 


 

Aves
Association sans but lucratif

Société d'études ornithologiques

 

Recensements hivernaux des oiseaux d’eau
2007-2008

Chers observateurs,
Comme chaque année, nous avons besoin de votre collaboration pour réaliser les recensements hivernaux des oiseaux d’eau.


IMPORTANT
 

Une liste reprenant les différents sites de recensements est à votre disposition sur le site internet d’Aves (http://www.aves.be/coa/ et suivre le lien http://www.aves.be/coa/sites_rhoe). Elle reprend les codes et les noms de chaque site, avec une carte dynamique associée à chacun. Si vous en avez la possibilité, nous vous demandons de vérifier les sites que vous parcourez et de nous communiquer les éventuelles modifications qu’il faudrait y apporter (nom, localisation, modification du périmètre du site, éventuels doublons, …) 

Vous trouverez également sur la même page du site un lien vers la fiche d’encodage 2007-2008. Lorsque vous remplirez le formulaire, merci de respecter la liste des sites afin de faciliter le traitement des données et de permettre d'effectuer des comparaisons. Si votre site ne se trouve pas dans la liste nous pouvons l'y ajouter. Pour cela, il est nécessaire de nous transmettre une carte de la localisation et du périmètre du site.  

Organisation et participation aux recensements

Les comptages sont organisés par la Centrale Ornithologique Aves (COA), avec une coordination centrale et des relais régionaux assurés au niveau des sections de l’association. Un nombre croissant d’observateurs participent chaque année aux différents dénombrements (208 au moins en 2005-2006). Nous avons besoin de votre collaboration pour mener à bien l’ensemble de ces dénombrements de novembre à mars. En rejoignant les "compteurs", vous pourrez allier l'utile à l'agréable!

Au passage, rappelons que les oiseaux porteurs de bagues de couleur apportent des masses d’infos sur leur parcours. L’intérêt pour les cormorans ne se relâche pas, entre autres avec la poursuite du baguage en 2007 à Hensies (bague en alu du Centre belge de Baguage au tarse gauche et une bague en PVC vert avec un code blanc de trois lettres au tarse droit - la première est toujours «K» - baguage de jeunes cormorans en Wallonie). Les laridés et notamment les grands goélands sont tout aussi passionnants à suivre toute l’année!

La cellule de coordination se compose comme suit pour cet hiver

Coordination centrale et relais vers Wetlands International: Jean-Paul Jacob (34 Grand-Rue, 6747 Châtillon, tél. 063/ 21.78.55, mail jp-jacob (at) aves.be) et Pierre Loly (6 rue al Bâche, 4540 Ampsin, tél. 085.316835, mail lolypierre (at) yahoo.fr)

Gestion banque de données: Sébastien Leunen, 3 rue Fusch, 4000 Liège, tél. 04.2509599 (bureau de la COA), mail sebastien.leunen@natagora.be 

Organisation dans les régions:
Bruxelles: Elisabeth Godding, 26 rue Henri Maréchal, 1050 Bruxelles, tél. 02.6490090, mail elisabeth.godding (at) skynet.be
Province du Brabant : Claire Huyghebaert, 1 rue de la Sapinière, 1340 Ottignies, tél. 010.455357, mail clairehuy@hotmail.com
Province de Liège: Pierre Loly, 6 rue al Bâche, 4540 Ampsin, tél. 085.316835, mail lolypierre (at) yahoo.fr
Province de Luxembourg: Bernard Jardon, 55, Dinez, 6661 Mont (Houffalize), tél. 0496.670463, mail bernardjardon (at) yahoo.fr
Province de Namur: André Monmart, 49 rue d’Enhaive, 5100 Jambes, tél. 081.300218, mail andre-monmart (at) skynet.be
Province de Hainaut (nord de la Sambre): Mathieu Derume, 190 Chaussée Brunehault, 7812 Moulbaix, tél. 0496.153429, 069.215943, mail mathieu.derume (at) belgacom.net . 

Dortoirs de cormorans: coordination Jean-Yves Paquet, 2 rue du Vivier, 5501 Lisogne, tél. 082.615468, mail jean-yves.paquet (at) skynet.be.

Dortoirs de laridés: coordination centrale. 

Le calendrier 2007-2008 des recensements

Les comptages vont à nouveau s'échelonner de novembre à février, sauf pour les cormorans dont le suivi des dortoirs ira de novembre à mars. Le système de surveillance des oiseaux d'eau en hiver comporte trois facettes qui seront réalisées cet hiver selon le calendrier suivant :

- Suivis mensuels et comptage de janvier: comptages en journée, de préférence en matinée le dimanche, toutes espèces: 17-18 novembre 2007, 15-16 décembre 2007, 12-13 janvier 2008 et 16-17 février 2008. La fiche de recensement est disponible sur le site du recensement des oiseaux d’eau.
- Dortoirs de cormorans: le dimanche soir 18 novembre 2007 et les samedis soir 15 décembre 2007, 12 janvier 2008, 16 février 2008 et 15 mars 2008. Attention, pour éviter le télescopage avec la journée d’étude Aves du 17 novembre, le comptage de novembre aura exceptionnellement lieu un dimanche !
- Dortoirs de laridés : une seule date, le samedi 26 janvier 2008 en soirée. 

Pour de plus amples informations rendez-vous sur les pages internet suivantes : 

http://www.aves.be/coa/rhoe

http://www.aves.be/coa/sites_rhoe 

Nous vous souhaitons de bons recensements et vous remercions d’avance pour votre collaboration 

Sébastien Leunen pour la Centrale Ornithologique Aves

3 rue Fusch, 4000 Liège, tél. 04.2509599 (bureau de la COA),
mail sebastien.leunen@natagora.be

> Lettre aux observateurs
> Formulaire RHOE
> RHOE Sites LUX

 

 

 

  202 hectares de nouvelles réserves naturelles créées en 2006 par Natagora !

Au fil des ans se constitue un vaste réseau de sites naturels protégés en région wallonne. En 2006, Natagora n’a pas ménagé ses efforts et pourtant, l’association tire la sonnette d’alarme.

 

En 2006, Natagora (Réserves Naturelles RNOB) n’a pas ménagé ses efforts en matière de protection de la nature : 202 hectares de sites naturels de grand intérêt écologique ont été nouvellement protégés par l’association. 45 sites sont concernés dont 9 nouvelles réserves naturelles.

 Ce résultat positif – mais bien insuffisant face au défit que constitue la perte de biodiversité ! - est le fruit d’un travail de contact important réalisé par les  professionnels et les volontaires de l’association. Jour après jour, années après années, ces passionnés s’investissent pour la préservation du patrimoine naturel en sauvegardant des milieux précieux.

Beau résultat mais… bien insuffisant !  

202 hectares de nouvelles réserves créés par acquisition, contre 110 seulement en 2005, c’est un grand pas en avant. Et pourtant, cette progression est bien modeste au regard de la perte de biodiversité et de l’objectif à atteindre ! Les scientifiques et organisations internationales plaident en effet pour la constitution rapide d’un réseau d’aires strictement protégées (réserves naturelles) de l’ordre de 5% du territoire.  

En Wallonie, le réseau de aires protégées n’atteint toujours que 0,6% du territoire et tenant compte de la vitesse de progression actuelle, il nous faudra encore…. 300 ans avant d’atteindre l’objectif fixé !!!  

Fédérer tous nos moyens 

Pour la création de réserves naturelles, Natagora bénéfice actuellement de subventions régionales, d’aides européennes dans le cadre de certains projets spécifiques (LIFE), mais également de l’effort important qui est consenti par les nombreux donateurs qui soutiennent les programmes d’achats de l’association par leurs dons (déductibles fiscalement). Ces moyens restent toutefois insuffisants face à l’ampleur de la tâche.

Contact : Joëlle Huysecom, Dpt. Conservation de Natagora

Tél. : 081/830.570  - 0474/54.52.64  -   Email : joelle.huysecom@natagora.be 


45 sites concernés dont 9 nouvelles réserves

Cliquez sur les liens hypertextes ci-dessous pour obtenir une description des réserves

ou http://www.natagora.be/reserves 

Province de Hainaut                                                                            3 sites - 8 hectares

Réserves : Haute Sambre Wiers - Ciply  

Province de Luxembourg                                                               23 sites - 140 hectares

Réserves : Breuvanne Cussignière - Petit Vivier - Vallée de la Vierre - Vallée de la Sûre Lavaselle – Longlier (NEW !) - Chifontaine Ourthe orientale Sol Fagne Glain Tavigny Vellereux – Woltz (NEW !) – Méandre de l’Ourthe (NEW !) – Vallée du Bellemeuse (NEW !) – Moulin de la Fosse (NEW !) – Vallée de la Lue (NEW !) - Prés de la Wamme (NEW !) - La Gotale Enneilles - Forêt d’Anlier – Haut Sommerain 

Province de Liège                                                                                8 sites - 9 hectares

Réserves : - Braunlauf Thommen - Ulf Emmels Vallée de la Warche Ensebach/Our Federbach (NEW !) - Warchenne 

Province de Namur                                                                        11 sites – 45 hectares 

Réserves : Lombicth Hermeton Eau Blanche Ri d’HowisseRevogne (NEW !) Vallée de la Hulle Vis Prés - Tibautiène Ruisseau de Barbais Devant Bouvignes – Coteaux de Wespin


Les 9 nouvelles réserves

 

Réserve naturelle des Prés de la Wamme (Marche-en-Famenne)

Cette nouvelle réserve naturelle est constituée par un bel ensemble de prés et bois situés en bordure de la Wamme. Vaste de 14 hectares acquis en bloc à l’occasion d’une vente publique, l’endroit constitue un refuge privilégié pour le martin-pêcheur et le cincle plongeur qui nichent au niveau des berges de la rivière. Une belle forêt humide dominée par l’aulne et le frêne, riche en bois mort, offre un habitat de choix pour les espèces cavernicoles. Les prairies constituant l’essentiel du site seront gérées en collaboration avec un agriculteur local.

 

Réserve naturelle de Longlier (Neufchâteau) 

La réserve naturelle de Longlier se situe à un jet de pierre de Neufchateau, en contrebas de l’église de Longlier. L'intérêt de ce site est écologique mais aussi paysager. Constituée par un ensemble de prairies humides où se mêlent ancien prés de fauche, mégaphorbiaies, jonchaies et prairies à bistorte, la nouvelle petite réserve chestrolaise connaît une avifaune diversifiée : fauvettes, rousseroles, locustelles et bruants des roseaux y trouvent un habitat de choix. Ce site de 2 hectares environ aura en outre un objectif didactique : il accueillera les écoles primaires de la région dans le cadre d’activités de découverte de la nature.
 

Réserve naturelle de la Vallée du Bellemeuse (Houffalize) 

Le ruisseau du Bellemeuse est situé dans le bassin de l’Ourthe orientale et prend sa source dans la réserve naturelle domaniale de la Fange aux Mochettes, à une altitude de 600 mètres. Ses eaux oligotrophes s’écoulent vers le sud en direction des villages de Bérismenil puis Nadrin avant de rejoindre le ruisseau de Martin Moulin à Wibrin. Créée dans le cadre du programme LIFE-Nature « Plateau des Tailles », cette réserve vaste de 18 hectares est constituée d’anciens prés de fauche ou de pâtures. De nombreuses plantations d’épicéas ont cependant fortement modifié l’aspect originel de ce fond de vallée. L’intérêt entomologique est important : l’endroit constitue notamment un refuge pour plusieurs espèces de papillons de jour en voie de raréfaction, tels le nacré et le cuivre de la bistorte ou le moiré franconien.

Réserve naturelle de la Vallée de la Lue (Houffalize) 

En amont du bassin de l’Aisne s’écoule le ruisseau de la Lue, alimenté par de nombreuses zones de sources dont certaines ont été acquises dans le cadre du projet LIFE Plateau des Tailles. Malgré les tentatives de drainage et d’enrésinement, ces sites demeurent très humides et leur intérêt botanique a pu être conservé au moins en partie. C’est donc principalement une végétation de marais que l’on rencontrera ici. Le paysage ouvert, piqueté de bosquets de saules et bouleaux, abrite des oiseaux devenus rares comme la pie-grièche écorcheur mais surtout une panoplie d’insectes tel le criquet ensanglanté. L’installation d’une clôture permettra d’assurer la gestion par un pâturage très extensif, combiné par une fauche des zones les plus sensibles.

Réserve naturelle du Moulin de la Fosse (Manhay) 

L’élargissement de la vallée de l’Aisne entre le moulin Crahay et le moulin de La Fosse offre un riche éventail de milieux naturels typiques de Haute Ardenne. Les prairies humides à reine des prés y alternent avec des buissons de saules, mais également avec de vastes peuplements d’épicéas. De nombreuses raretés floristiques et faunistiques sont rencontrées dans la nouvelle réserve naturelle. La Cigogne noire est par exemple régulièrement présente sur le site. La vallée de l’Aisne fera bientôt l’objet d’importants travaux de restauration dans le cadre du projet LIFE-Nature Plateau des Tailles. Autrefois constitué principalement de prairies de fauche, le site retrouvera ainsi son aspect originel suite à l’élimination progressive des monocultures d’épicéas.

Réserve naturelle de la Vallée de la Woltz (Gouvy) 

Cette nouvelle réserve naturelle se trouve dans un fond de vallée situé au Sud du village de Limerlé. Les quelques 10 hectares qui la constituent déjà ont été acquis dans le cadre d’un programme Interreg mené en partenariat avec le Parc Naturel des Deux Ourthes. Bien qu’étant constitué partiellement de fonds de bois exploités depuis peu et devant être restaurés, le site présente déjà des milieux très intéressants comme des bas-marais acide à comaret, des prés semi-naturels à renouée bistorte ou des jonchaies à jonc acutiflore. La cigogne noire est régulièrement observée sur ce site durant la bonne saison. La nouvelle réserve se poursuit au Grand-Duché de Luxembourg et il est prévu qu’elle soit gérée par pâturage avec des moutons et ce en collaboration avec la Fondation luxembourgeoise Hëllef Fir d’Natuur.

 

Réserve naturelle du Méandre de l’Ourthe (La Roche-en-Ardenne) 

Jusqu’il y a peu, Natagora n’avait pas de réserve naturelle dans la commune de La Roche. Ce n’est plus le cas maintenant avec cette nouvelle acquisition qui se trouve dans un large méandre, en bordure de l’Ourthe, à +/-2 km en amont de La Roche. La nouvelle réserve naturelle est le fruit d’un programme Interreg mené en partenariat avec le Parc Naturel des Deux Ourthes. Les 4 hectares acquis sont occupés par des fonds de bois exploités récemment et par des mégaphorbiaies à reine des prés. Le martin-pêcheur est régulier dans cette zone et une famille de castors y a élu domicile récemment. L’intérêt de ce site est également paysagé avec une très belle vue sur la vallée de l’Ourthe.

Réserve naturelle du Federbach (Burg Reuland) 

La réserve Federbach se trouve dans la commune de Burg Reuland, et plus précisément dans la vallée du Federbach près de Richtenberg. Il s’agit d’un ruisseau frontalier dont une partie des sources se trouvent au Luxembourg. Les terrains se situent à 500 mètres de la frontière luxembourgeoise. D’un point de vue biologique, on y trouve des reliques de prairies humides abandonnées à reine-des-prés ainsi que des prairies humides peu fertilisées. Sur les flancs de la vallée, et surtout en amont, on trouve des forêts feuillues de très grande qualité biologique (Luzulo-Quecetum et Stellario-Carpinetum).

 

Réserve naturelle du Bois de Revogne (Beauraing)

Une réserve pour une chauve-souris : le petit rhinolophe.  La réserve du Bois de ‘Petites Tailles’ à Revogne est une forêt de 5 hectares située en zone Natura 2000 à proximité d’une des trois dernières colonies de petits rhinolophes encore existantes en Région wallonne. Il s’agit d’un bois feuillus étagé qui sert de terrain de chasse à la colonie de chauves-souris qui gîte dans un château à 350 m de là.  Un sous-bois dense et diversifié, des lisières fournies et étagées, un mélanges d’espèces et de structures … le paradis pour ces petits mammifères en voie d’extinction.  Espérons que la protection de ce bois leur donnera le petit coup de pouce indispensable à leur survie.

  

 

Que faire d’un animal invalide ? Faut-il le secourir ? Faut-il le nourrir ?

Contacter un centre C.R.E.A.V.E.S. rapidement !

Les trois centres C.R.E.A.V.E.S. pour la province de Luxembourg sont:

BOLLY C., Tournay 21, 6840 - Neufchâteau  (( 061/27 84 74) cecile.bolly@lux.intramed.be
DESCY N.,
Rue du Broux, 1, 6940 - Wéris (
( 0476/99 81 44)
WATRIQUANT A. A
., Rue Sonnety, 4, 6700 - Arlon 
( 063/22 37 40 - 0498/23 07 38)
crarlon@hotmail.com)
 

Pour la province du Hainaut Occidental:

Asbl Wildpeace vzw   12, chemin d'Esquimbreucq à 7860 Lessines.
Tél : 068/282.382  -  Fax : 068/282.482  -  GSM: 0475/844.905 - 0475/844.877
Info@wildpeace.be  -  www.wildpeace.be

 

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Connaître, faire connaître, protéger, aimer... les oiseaux
Tels sont les buts d’Aves, la principale association ornithologique en Belgique francophone, qui est partenaire de Natagora.

 

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