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Les questions que tout le monde se pose (ou devrait se poser)
Quand le resto est fermé ?
LE MIDI les Lundi ,Mardi et Samedi
Est-ce que c'est bon ?
Evidemment, que c'est bon ! Vous avez lu ce qu'on en dit dans la presse ?
Faut-il reserver ?
Pour le vendredi ou samedi soir, c'est indispensable. Sinon, meme avec du savon, Doris (la patronne) ne pourra pas vous placer tellement il y a du monde. (tel : 04.232.17.27)
réservation possible par internet
Atahualpa, ca veut dire quoi ?
Atahualpa (1500?-1533), 12e et dernier Inca, dirigea le Perou de 1532 a 1533, fils de l'Inca Huayna Capac. En 1532, il fut traitreusement fait prisonnier par l'explorateur espagnol Francisco Pizarro. Des milliers de sympathisants d'Atahualpa furent massacres. Lui-meme fut juge coupable de conspiration contre Pizarro et execute.
Quel est le devenir de l'Atahualpa ?
On ne sait pas ce qu'il adviendra du retaurant, mais le patron, lui, on sait ce qu'il voudrait faire ...
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Les bonnes tables de Guy Lemaire mercredi 15 décembre 1999 L'Atahualpa (Liège)
Liège ni vu ni connu éd. 2000 comme chez eux -- ATAHUALPA |
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33. Tout un riche symbole pour ce restaurant de Doris Aguado et Hernán Fierro, un des rarissimes " latinos " de Liège.
(...) Mieux qu'une assiette au fait. Un contexte. Un concept. La cuisine, d'abord, qui se veut la plus fidèle interprète des plats de base d'Amérique latine. Avec un accent chilien et argentin. Une tendance que l'on retrouve merveilleusement exprimée dans les boissons. De l'apéritif au pousse-café, rien qui ne vienne de là-bas.
Des découvertes à faire à prix aimables. Le cadre ensuite. Une très vaste salle, un peu froide le midi si elle est peu fréquentée, mais dont la température monte en soirée et particulièrement le week end quand la scène est occupée par des groupes musicaux de là-bas.
Ponchos, perroquets, stylisé, décor musical andin, pans de laine travaillés. Tout ici vous rappelle que vous êtes là-bas. Et ce n'est pas de la pacotille pour touristes. La cuisine est au diapason. Elle ne triche guère. Elle est plus roborative que sophistiquée. Elle joue des épices sans vous brûler le palais. Elle ne mégote pas les légumes. Elle respecte les cuissons. Comme dirait quelqu'un " ça change " même si on n'en ferait sans doute pas son grand ordinaire.
Soupes entrées costaudes et pleines de goût (comme le Cebiche, poisson mariné au citron vert et épices, 210) et les trois variantes d'Empanadas (fromage, viande, fruit de mer) : ces pâtes (à pain) en croûte, sorte de chaussons farcis, représentatives notamment de la cuisine chilienne. On les sert ici sur une abondante salade mixte peu assaisonnée dont la fraîcheur relève la relative sécheresse de la pâte. Il va de soi que le bœuf est argentin, ne le dit-on pas un des meilleurs du monde ? Les poissons traduisent des influences brésiliennes (moqueca de peixe à l'huile de palme et lait de coco, 395). En effet, la cuisine sud-américaine est aussi faites des traces laissées par les colons européens (les espagnols et portugais les tout premiers, français, allemands ensuite) mais aussi celles des esclaves "importés " d'origine africaine. Maïs, haricots rouges, pommes de terre, riz sont à la fête. Et se retrouvent largement dans les plats, de vrais petits repas à aux tout seuls.
Je ne vous ai pas dit, mais vous l'aurez compris, que l'Atahualpa ne lésine pas sur la taille des portions. J'ai opté, sans originalité, il faut le dire, pour un des classiques qui ont le mieux voyagé et que l'on retrouve aussi chez nous : le chili con carne (350). Des haricots rouges en sauces, servis brûlants et à part, accompagnés d'une basse côte de porc (donc sur sa graisse) et d'un trio de crudités et salade. Un plat de tous les jours ou peu s'en faut. Il y a aussi la caldeirade, le poulet, le bœuf à l'étouffé ou, plus audacieux, le lapin au pili-pili et un amusant gratin de maïs sucré avec poulet et bœuf haché. Bref, de quoi largement se dépayser les papilles gustatives sans pour autant se faire peur.
On boit avec cela des vins chiliens que l'on commence à bien connaître chez nous. A fortiori s'il s'agit de ceux de la bodega "Concha y Toro", la plus importante maison de vins du pays (quelque chose comme quarante millions de cols par an) dont le Casillero del Diablo 95, tout Chardonnay, est joliment représentatif : élégant et fruité, servi frais. Pour les rouges, on n'oubliera pas que l'Argentine est le cinquième pays producteur au monde
On y retrouve des cépages locaux ou importés comme le Malbec, originaire de Cahors. A boire en "réserva" (vieillissement en barrique de quatre ans avant mise en bouteille). On se fait grand plaisir avec un 92 de la Maison Lagarde (une des belles références argentine) : sombre, charpenté, capiteux, mais qui n'a pas perdu une certaine fraîcheur. Un beau vin, très à l'aise sur les sauces et les épices.
Les desserts jouent le registre classique, avec notamment des fruits (banane, ananas, papaye) flambés ou d'imposants gâteaux (aux amandes, au chocolat ou l'argentin : pâte feuilletée et confiture de lait).
(...) Fermé le lundi midi, le samedi midi et le dimanche toute la journée. Commandes en soirée jusqu'à 23h.
Les vendredis et samedis, spectacles musicaux (l'occasion aussi de découvrir la somptueuse carte des boissons). Soupes (150) - Entrées (de 180 à 250) : galette de maïs fourrée au poulet, ou à la viande ou aux deux ; filet de poisson aux arachides en papillote (relevé !), moules gratinées et flambées au rhum. Poisson (320 à 450). Bœuf chorizon argentin (520) - menu enfant (chausson et brochette de bœuf, 310). Plat (de 320 à 520). Porc mariné au lait et aux épices, poulet et crustacés, différentes interprétations du bœuf, dont un jarret à l'orange. Vins chiliens et argentins à partir de 595 et des Reserva (1978 à 1993) pour un maximum de 1500 F, belle affaire…
Par Guy Lemaire
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Tout le charme de l'Amérique du sud dans l'assiette. Dans les oreilles aussi: chaque week-end, joueurs de flûte et chanteurs de salsa descendent de la cordillière des Andes et s'engouffrent dans ce petit resto qui, c'est notre avis, n'en demande pas toujours autant. Le reste de la semaine, lui, est tranquille.
Hernan Fierro, aussi connu pour ses talents de cuisinier que pour l'épaisseur de ses moustaches, se partage entre les tables, propose tacos, apéritifs au citron vert et steaks argentins avec un sourire que l'on devine sincère.
Christelle Hustings
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