[AstronomiA]
 
AstronomiA - L'astronomie pédagogique
 
Divisions

Prélude

Système solaire

Explication
Eclipses
• Soleil
Lune

Planètes

Mercure
Vénus
Terre
Mars
Jupiter
Saturne
Uranus
Neptune

Corps célestes

Pluton
Comètes
Etoiles
Astéroïdes
Météores

Conquête spatiale

Pionniers
Apollo
Fusées
Satellites
Sondes
Stations orbitales

Divers

Observation
Personnages
Lexique

 
IntroductionEvolutionTachesStructureVent solaireEclipseCulte
 

Culte solaire

 

Aztèques:


Au XVème siècle, pour aider le dieu solaire Huitzilopochitli dans sa lutte quotidienne pour la survie, les Aztèques (Mexique) devaient le nourrir de sang humain. Dans le cité de Tonatiuh, le temple de Huitzilopochitli était le sanctuaire de sacrifices humains. Les coeurs des victimes étaient offerts au Soleil avant d'être brûlés. Reconnaissable aux plumes de colibris sur la jambe gauche, le dieu ne fut jamais présent dans les cultures méso-américaines antérieures.

Ce fut cependant la divinité la plus importante de Tenochtitlan, la capitale aztèque. Selon un mythe très ancien, les Tezcalipoca, progénitures divines d'Ometecuhtli, le seigneur de la Dualité, s'engagèrent dans une lutte cosmique, créant quatre ères successives appelées "Soleils":

• La première, Quatre jaguar, dura 676 ans; les hommes furent dévorés par les jaguars.

• La deuxième, Quatre vent, s'acheva par un ouragan effroyable qui transforma tous les hommes en singes.

• La troisième, Quatre pluie, fut anéantie par une pluie de feu.

Quatre eau, enfin, inonda et changea les humains en poissons.

Ces mondes imparfaits furent suivis par la création du cinquième Soleil, notre monde actuel. Selon les chroniques relatées au XVIème siècle par le moine Bernardino de Sahagun, le cinquième Soleil fut créé après que le dieu Nanahuatzin se fut lancé dans un grand brasier et transformé en Soleil levant. Mais l'astre demeurait immobile et les dieux durent offrir leur sang pour qu'il se déplace enfin. Seul le sacrifice humain pouvait donner au soleil le mouvement qui permettrait à l'univers de vivre.


Chine:


Vers 1500 ACN, la lignée des Xia fut renversée par les fondateurs de la dynastie Yin. Ceux-ci adoraient plusieurs divinités dont le Soleil qui continua d'être vénéré lors de cérémonies jusqu'au début du XXème siècle. Mais l'astre qui passe après le Ciel, la Terre et les dieux célestes, n'a jamais été considéré comme la divinité suprême.

Datant du VIème siècle ACN, un recueil de légendes, le "Shan Hai Ging" (canons des monts et des eaux) raconte qu'à l'origine du monde, dix soleils tournaient autour de la Terre. Ils étaient les fils du Seigneur du Ciel, Di Jun, et de la déesse du Soleil, Xihe. Ils vivaient tous dans les branches d'un arbre géant, le Fu Sang. Tous les matins, Xihe laissait partir un soleil sur le dos d'un corbeau. Les soleils devaient paraître un à un dans le ciel. Les dix frères décidèrent un jour de se rebeller contre la règle et d'apparaître ensemble.

Ce fut un désastre. Les récoltes commencèrent à brûler. Di Jun eut pitié des hommes et envoya son meilleur archer Yi, qui tua tous les soleils, n'en épargnant qu'un seul. Jusqu'en 1911, les Chinois continuèrent d'adorer le Soleil.

Certaines dynasties furent fondées par des peuples des steppes de Mongolie, connus pour leur pratique et leur observation des astres. Aujourd'hui encore, les Mongols offrent à l'aube, boissons et nourritures au Soleil, alors qu'eux-mêmes restent à jeun. Le culte du Soleil existe toujours chez certaines populations de la Chine du Nord.


Egypte:


Le dieu solaire, principale divinité de l'Egypte, possédait de nombreux noms et pouvait prendre différentes formes. En 2675 ACN, le soleil levant était représenté par Khépri, un scarabée (la forme et la couleur rappellent celles du Soleil levant) poussant une boule d'argile rouge et ce hors de l'eau. En réalité il la pousse hors des eaux primordiales desquelles le soleil émergea au premier jour de la création et desquelles il sort purifié chaque matin, à l'aube, car chaque matin ressemblait à la Première Fois (Sep Tepy)

A midi, il prend la forme majestueuse de , le dieu à tête de faucon couronné d'un disque solaire. Au soleil couchant, il devient Atoum, l'antique dieu à tête de bélier. Le dieu entreprend alors son long voyage solitaire sur une barque dans le monde souterrain et salue tour à tour des millions d'êtres, âmes damnées ou divinités. Chaque nuit, il devra lutter contre le serpent Apopis pour pouvoir renaître à l'aube.

Dès son avènement, le pharaon était l'incarnation du dieu Horus sur Terre, soit le représentant du dieu suprême, le Soleil. Il était alors le fils du Dieu Soleil Rê, d'où l'appellation égyptienne, Râ (fils du Soleil).

Son nom de règne, unique pour chaque souverain annonçait de quelle façon il représentait le dieu Soleil. Thoutmosis IV fut nommé Menkleperoué ou "Manifestation durable de Rê".

Durant toute la V ème dynastie, de 2500 à 2350 ACN, Rê fut le principal dieu de l'Egypte. Mais l'énigmatique pharaon Anémophis IV fit construire des sanctuaires qui célébraient le culte du dieu solaire Aton. Il se fit appeler Akhenaton, "le serviteur d'Aton", et ferma les temples des dieux plus anciens. De la sorte, il ne fit que renforcer le culte solaire, en dénigrant les autres cultes. Il vouait en effet un véritabe culte au disque solaire voire même un culte exhaustif. Cette époque ne lui survécut pas et, peu après sa mort, l'Egypte retourna à ses anciens mythes.


Grèce:


Dans la poésie d'Homère, la course du soleil est décrite comme partant chaque matin du pays des Ethiopiens pour revenir le soir du pays des Hespérides.

Hélios, le dieu du Soleil, est le fils d'Hypérion, "celui qui circule dans les hauteurs", et de Théia, "la divine", deux redoutables titans. Il conduit dans le ciel un char de feu, attelé de quatre chevaux ailés et a pour compagne les filles d'Océan. De ses amours terrestres, Hélios eut un fils, Phaéton.

Selon le mythe le plus répandu sur le Soleil, Phaéton trouva un jour le palais du Soleil et le dieu, bienveillant, lui proposa d'exaucer son voeu le plus cher. Le jeune homme désirait conduire le char de son père. Le dieu accepta, mais Phaéton ne put maîtriser les chevaux ailés et le char frôla la Terre qui commença à s'embraser. Zeus foudroya le jeune homme qui disparut dans l'Eridan, un fleuve mystérieux, inconnu des hommes.

La présence d'Hélios s'attache à la représentation de nombreux autres mythes. C'est en effet l'observateur idéal des dieux et des hommes. Il dénonce la trahison d'Aphrodite, déesse de l'amour, avec Arès, dieu de la guerre, et entre en scène dans l'Odyssée d'Ulysse, lorsque le héros et son équipage affamé égorgent les boeufs du Soleil. Le dieux furieux demanda alors à Zeus de détruire bateau et équipage dans une violente tempête. Seul Ulysse réussira à survivre.

Selon la légende, Hélios possédait l'île de Rhodes et figurait sous les traits du fameux colosse. Haute de trente et un mètres, la statue ne résista que quelques années: elle fut en effet renversée par un tremblement de terre.


Incas:


Les incas (Pérou) avaient acquis de grandes connaissances sur les mouvements du Soleil et des étoiles. La culture de Nazca dessina d'immenses géoglyphes, les fameuses "lignes de Nazca", en plein désert côtier. Elles semblent indiquer les orientations du lever et du coucher du Soleil. Le tracé et la forme de ces lignes suggèrent que les Incas maîtrisaient suffisament la géométrie et la topographie pour pouvoir les tracer sur le sol, à grande échelle.

Vivant au Nord du tropique du Cancer et au Sud du tropique du Capricorne, ils ne voient jamais le Soleil à son zénith. Ils ont donc adopté d'autres paramètres pour mesurer le temps.

Cuzco, ancienne capitale de l'Empire Inca, est située sur le 14ème Parallèle. Le 10 février et le 30 octobre, le Soleil y passe à son zénith (selon un angle de 90° par rapport à l'horizon), et le 20 juin, il parvient à un angle minimal de 51° par rapport au Nord. A ce moment, il est donc à son point le plus boréal pour un solsticie d'été dans l'hémisphère Nord. Sa plus grande inclinaison est la marque de l'hiver, tandis que son inclinaison la plus rapprochée de la verticale marque l'été.

Les Incas accordaient une grande importance à l'apparition annuelle des étoiles au firmament. Dans le domaine de l'agriculture, les mouvements des corps célestes, à des époques fixes de l'année, les aidaient à établir le calendrier des semailles et des récoltes.

Un exemple est la durée séparant l'apparition de la constellation d'Orion de celle de la queue du Scorpion, qui permettait d'établir une certaine période de temps, utile pour les cultures. Ce genre de repère était nécessaire : si la pomme de terre était semée en novembre et récoltée en mai, le maïs, par contre, était semé en septembre et récolté en juin.

Pour mesurer la course du Soleil dans le ciel, les Incas inventèrent un système astronomico-géométrique appelé "ceques", lequel remplissait une fonction à la fois politique et religieuse. Depuis le Coricancha, ou Temple du Soleil de Cuzco, rayonnait un système de lignes droites séparées par un angle égal, qui servait aussi à diviser la ville en quartiers.

Sur le tracé de ces "segments", on trouvait des huacas, autrement dit des oratoires. Les 41 "ceques" étaient répartis en quatre principaux suyus, ou "quartiers"qui divisaient l'Empire, d'où le nom de Tahuantinsuyo (les "Quatre quartiers" donné à celui-ci).


Japon:


Contrairement à l'imagerie populaire européenne enjouée ou sévère, le soleil japonais, plutôt austère, est un simple disque rouge. Signe de prospérité matérielle et de renouvellement, il est vénéré pour son pouvoir. L'empereur disait être son descendant direct, et représenter son seul lien avec l'humanité.

L'une des principales divinités de la mythologie japonaise est la déesse du soleil, Amaterasu, "celle qui brille dans les cieux", vénérée en tant que divinité spirituelle et ancêtre de la famille impériale. Une querelle de pouvoir l'opposa à son frère, le dieu de l'orage, Susano-wo, belliqueux et violent. Celui-ci, arrachant la peau d'un poney céleste, la jeta à travers la salle sacrée de tissage d'Amaterasu. Effrayée, la déesse se réfugia dans la grotte d'Ame-Noiwato. Elle n'est réapparue, toute puissante que lorsqu'elle surprit son visage dans un grand miroir fixé par les dieux à l'extérieur de la grotte. Interprétée parfois comme une mise au tombeau, la disparition de la déesse symbolise également l'éclipse du Soleil.

Les mythes crées autour d'Amaterasu seraient des légendes utilisées par la noblesse dans le but de diviniser l'empereur et de s'assurer ainsi un soutien total de la part de son peuple. De nombreuses légendes japonaises mettent en lumière le fait que l'homme échoue dans toutes ses tentatives de dominer le Soleil.

En 1879, le hi-no-maru ou "cercle du soleil" devint définitivement le drapeau officiel du Japon.

[Emblème solaire]

 

 

Localisation :
  [Fleche]  Soleil / Culte solaire

Recherche :
 
 

Contents, Copyright © Christophe Verdure, 1996-2011
Questions? chris@mail.belgavillage.be
http://www.astronomia-be.net/