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Walcourt

Brasserie de Gerlipont

Brasserie Mahy

Wanlin

Brasserie Constant Dethise et Châlon

Weillen

Brasserie Robe Frères

La rue de la brasserie ( Coll. Vermeren Michaël)

Ancienne carte postale avec la brasserie à droite et le bâtiment actuel ( Coll. Warzée Dany et Vermeren Michaël)

Wépion

Brasserie Source Suary

Cette brasserie située à Wépion, dans les bois de la Marlagne. Elle fabriquait aussi des eaux et limonades avec l'eau de la source de la brasserie.

Brasserie Dessart

Il s'agit probablement d'un soutireur, qui se trouvait à Wépion.

Bouteille ( Coll. Vermeren Michaël)

Brasserie des Carmes

La brasserie des Carmes se trouvait au lieu dit "Désert de la Marlagne", vaste plateau surplombant la vallée de la Meuse d'un côté et celle de la Sambre de l'autre. Elle était propriété de monastère des Carmes, installé le long d'un petit ruisseau, appellé canal Sainte-Catherine. Ce petit canal, favorisa la construction d'un moulin à eau et d'une brasserie, qui allaient, à cause de l'important besoin en eau, être le problème de bon voisinage, entre le monastère et les autres industries, situées en aval. Ces deux bâtiments avaient une importance primordiale pour la vie religieuse du monastère: le moulin pour moudre les grains, reçu en grande quantité de la Chairie de Namur et la recette générale, la brasserie pour fabriqué le bière, qui est une des bases alimentaires des religieux. On trouve déjà des traces de la brasserie en 1622, mais ce n'est qu'en 1631 et 1648, que l'on trouve les premières traces du moulin. Il dut-être pourtant, lui aussi, construit dans la première moitié des années 1600, car dès lors, comment les Carmes s'acquittaient pour la moûture de meurs céréales? Le moulin et la brasserie, feront l'objet de soins constants. Le moulin sera agrandi en 1648, réparé en 1714 et reconstruit totalement en 1753 pour la somme de 500 Florins. La brasserie sera dotée de nouvelles cuves en 1753, d'une nouvelle machine en cuivre en 1770 et sera encore entretenue en 1772, par le charpentier Chabar de Namur.Les réparations seront nombreuses et variées. Le canal Sainte-Catherine sera quant à lui, réparé en 1714, la construction d'une partie des bâtiments, qui contiennent la brasserie et le moulin, est effectué, ainsi que l'achat de "Novum refrigeratum fieri", c'est-à-dire, de nouveaux réfrigérant et même en 1790, alors que l'institution est fortement démotivée, des achats de nouvelles pierres meulières. Le moulin et la brasserie, logés dans le même bâtiment, étaient situé entre le mur sud et la nouvelle route actuelle, le long d'un petit éteng, construit à leur usage (réserve d'eau-) et appellé d'ailleurs: "étang du moulin".

Plus tard, vers 1795, le changement de l'épautre par du seigle et du froment, céréales plus riches, obligera certainement les Carmes, à faire des achats de céréales, aptes au brassage, et ce afin d'éviter l'utilisation du blé pour le brassage. La brasserie fonctionnait de plusieurs façons, sa chaine de production pouvait, s'enclencher à différents moments de la fabrication, depuis la réalisation de la bière finie au départ, au départ de leurs céréales et de leur houblon, en passant par l'achat de produits semi-finis, comme les grains braisées ou les brassins déjà préparés, jusqu'à l'achat de bières de qualités différentes, qu'ils mélangeaient pour obtenir le résultat désiré. Les grains et les bières étaient achetée à Louvain. Ces divers achats, avaient-ils pour but de changer le goût de leurs bières ou de l'améliorer? Ou bien, tout simplement étaient-ils dû, au manque de main d'oeuvre qualifiée pour ce travail? A l'exception de Nicolas le Brasseur, il n'y avait pas d'autres personnes occupées à la fabrication de la bière. Ne serait-ce, tout simplement, un des pères qui se chargeait exclusivement du secret de fabrication, comme dans plusieurs monastères? La levure et le houblon feront l'objet de commerce avec les habitants de Wépion. Materne, un des brasseurs Wépionnais, qui traite avec les Carmes, fournira beaucoup de levure. Wérotte, Brichard et Dupont, fourniront le houblon. La brasserie connaitra en 1780 et 1790, une augmentation de production et s'ouvrira sur le monde extérieur. La vente des pots de bière, apparait dans les comptes du monastère. Ce commerce naissant, se terminera avec la vente des cuves en cuivre lors de la Révolution Française.

La culture du houblon à Wépion

Les Carmes fûrent, sans doute, les précurseurs de la culture du houblon à Wépion. Le régime alimentaire des religieux, fait large part à la bière, puisque, même le jeune se fait de pain et de bière, d'où la nécessité d'acheter cette boisson. C'est en 1614-1620, date de l'installation des Carmes à la Marlagne, que le houblon apparait. Les Carmes qui, à peine installées, cultivent le houblon pour leurs productions de bièresle commercialise dès 1629 (sur une petite échelle d'abord, car les quantités sont trop faibles), le surplus de leur production. A partir de la seconde moitié du 17ème siècle, le houblon, trouvant les conditions de notre climat et de sol favorables, à sa maturation, s'implante de plus en plus et un véritable commerce s'installe entre les Carmes et les cultivateurs wépionnais. Tantôt acheteurs, tantôt vendeurs, les Carmes le sont dans tout les domaines, qui tournent autour du houblon. Achats et ventes se font aussi bien pour le houblon frais ou sèché, que pour les jets de houblons et les perches très utiles pour la culture de celui-ci. Etroitement lié à l'économie de la brasserie, dont elle est une des composante, cette culture, représente une part considérable du volume d'échange, qui se passe entre les religieux et les villageois. Mais la tendance s'infléchit plus vers les achats, car les religieux ne disposent que de peu de terres cultivables, laissant la culture des céréales prendre le dessus sur la culture du houblon, au départ plus importante.Mais d'énormes capacités de stockage et de sèchage dans leurs bâtiments, ce que les Carmes ne manqueront pas de faire, alimenteront un marché très local en houblons sèchés.Matin Rostène, F. Lambillon, Anseau, Lambert Wérotte (108 et 103 setiers), Henrion (46 setiers à 8 sous et 1 liard), Brichard (161 setiers), Dupont (56 et 130 setiers) et André Jeanne, sont de fréquents fournisseurs des Carmes et parfois pour des quantités forts importantes. Des quantités de 200 à 265 setiers ne sont pas rares entre 1756 et 1790. On retrouve encore, dans les haies, taillis et buissons des environs de Wépion, du houblon retourné à l'état sauvage, derniers témoins de cette culture, aujourd'hui disparue des côteaux de la Meuse.

Wiesme

Brasserie Warzée

Vue actuelle de la brasserie ( Coll. Vermeren Michaël)

Willerzie

Brasserie Golenvaux

Winenne

Brasserie Questiaux

La brasserie fut fondée en 1892 par Jules Questiaux, qui l'exploita jusqu'en 1928. Elle sera ensuite reprise par R. Cosse jusqu'à sa fermeture en 1932.

La brasserie autrefois et aujourd'hui ( Coll. Warzée Dany et Vermeren Michaël)

Plaque de rue ( Coll. Vermeren Michaël)