La Corporation des brasseurs

Le métier de brasseur à Namur, voit le jour, par l'octroi d'un charte fondatrice de la Corporation, par le Comte de Namur, le 29 juin 1376. La Corporation des brasseurs est constituée d'une hiérarchies bien distincte. Au bas de cette hiérarchie, il y a l'Apprenti. En 1565, la charte du Mestier de Brasseur, parle d'un droit d'admission de 10 sous et en 1606, une nouvelle charte impose un droit d'admission de 10 sous, appellée "droit de chaudière" et de rester une année à l'apprentissage du métier. En 1724, l'apprentissage du métier de brasseur passera de un an à deux ans. Cette nouvelle charte, est le signe d'une volonté de vouloir garantir la qualité de la main d'oeuvre, plutot que de limité l'accès à la profession.

Conditions d'apprentissage

Années

Fils de maîtres

Non-fils de maîtres

1606

10 sols et 1 an

10 sols et 1 an

1688

1 écu et 1 an

1 écu 3 escalins et 1 an

1724

1 écu 3 escalins et 2 ans

1 écu 3 escalins et 2 ans

Une fois sont apprentissage terminé, le jeune brasseur,va travailler pour un autre brasseur et devenir compagnon appellé " varlet bressans". Le droit de maîtrise de brasseur, dépend du statut du candidat, si celui-ci est fils de brasseur, il devra s'acquitter de 3,5 Florins, si il n'est pas fils de brasseur, il devra payer 12 Florins et si il est étrangé à la ville de Namur, il payera 24 Florins.

Conditions d'entrée en maîtrise

Années

Fils de maîtres

Bourgeois de Namur

Régnicoles

Etranger

1606

3-10-0

12-0-0

-

24-0-0

1688

12-0-0

36-0-0

-

48-0-0

1724

12-0-0

24-0-0

36-0-0

48-0-0

Unités: Florins-sols-deniers

La Corporation des brasseurs était dirigée par des "Maïeurs et Maîstres", dont leurs fonctions étaient, d'arbitrer les différents internes entre brasseurs et de représenter et déffendre leur métier devant les autorités de la ville. La Corporation des brasseurs, par rapport à d'autres Corporations de Namur, ne comptait pas de femme en son sein, il n'y est même pas question de veuves de maîtres. Cependant, l'étude des comptes de la Gabelle (impôt perçu sur la bière), permet de constater que les veuves pouvaient, après la mort de leur époux, continuer l'activité, en attendant la reprise par le fils. C'est le cas de la famille Maes. Thomas Maes décède en 1548 et sa veuve dirigera la brasserie jusqu'en 1551, avant que son fils Nicolas, la reprenne de 1552 jusque 1597.

Méreau de la Corporation des brasseurs en cuivre datant du 18 ème siècle, exposé au Musée Archéologique de Namur.

Statue de Saint-Arnould se trouvant dans l'église Saint-Jean.

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