L'école sacrifiée

Un livre de Nico Hirtt, aux éditions E.P.O.

 

Présentation

Dans son ouvrage «L'école sacrifiée», paru aux éditions EPO, Nico Hirtt - délégué syndical SEL et collaborateur régulier de l'A.P.E.D. - se livre à une véritable enquête sur le pourquoi des réformes qui frappent l'enseignement. Derrière les prétendues « contraintes budgétaires » où se réfugient les gestionnaires politiques, ce livre nous fait découvrir les vrais objectifs du saccage : adapter l'enseignement à une société capitaliste plongée dans une crise économique extrêmement profonde et durable. Il s'agit de non seulement de rationaliser le fonctionnement du système éducatif, mais encore de le transformer en arme de guerre économique pour les batailles concurrentielles et d'en augmenter la dualisation et la sélection interne.On découvre par exemple comment les trois volets de l'autonomie - pédagogique, administrative et budgétaire - ne constituent qu'une unique orientation globale poursuivant ces trois objectifs fondamentaux.

Dans la deuxième partie de L'école sacrifiée, N. Hirtt analyse sur le plan théorique les rapports entre l'école et la base économique de notre société. Il montre que les attentes d'une société capitaliste envers son système éducatif sont toujours profondément contradictoires. Alors que la demande de main d'oeuvre qualifiée peut favoriser une certaines démocratisation de l'accès à l'enseignement et aux savoirs, d'autres besoins viennent systématiquement entraver cette évolution : le besoin de reproduire la stratification sociale, le besoin d'une justification méritocratique des inégalités de revenu et de pouvoir; le besoin d'enseigner aux futurs travailleurs des valeurs bien distinctes de celles qu'on incluque aux futurs dirigeants; le besoin de limiter le rôle et le coût de l'appareil d'Etat.

Faut-il dès lors céder à la fatalité d'une école qui ne sera jamais démocratique. Pas du tout, répond N. Hirtt, mais il faut prendre conscience que derrière les débats éducatifs il y a des choix de société.

 

Ce qu'ils en pensent :

Jean-Marie Ansciaux (CGSP), Régis Dohogne (CSC) et André Lacroix (SEL):

« Il suffit de parcourir, à la table des matières, l'intitulé des chapitres et des paragraphes pour constater qu'aucune des questions posées par la crise de l'école n'a été oubliée. La documentation de l'auteur est immense. Les références historiques abondent, qui éclairent le présent. (...)
Pour fonder leur exigence d'un refinancement de l'enseignement, pour motiver leurs combats futurs, les enseignants auront à coeur de se plonger dans L'école sacrifiée. Devraient aussi lire attentivement cet ouvrage les représentants du syndicalisme interprofessionnel et du monde socialiste qui n'ont pas compris ou pas voulu comprendre que la lutte des enseignants n'est nullement corporatiste, mais qu'il s'agit bien de la guerre de l'école contre la société duale ».

Bernard Charlot (université Paris VIII) :

« J'ai apprécié votre compétence à articuler la mise à jour des enjeux fondamentaux et la parole des politiques. C'est, je crois, cette méthode qui permet le mieux de contribuer au débat politique tout en produisant de l'intelligibilité sur le long terme. Je trouve également qu'il est intéressant de vérifier que, derrière des débats qui semblent très liés aux contextes nationaux, ce sont des logiques politiques semblables que l'on peut percevoir ».

"Info-CSC":

« Il s'agit bien d'un livre engagé. Partisan même. Du parti de ceux que l'enseignement dédaigne, méprise et rejette »

"Syndicats" (FGTB) :

« Le propos est radical, mais étayé sur de longues et minutieuses recherches. Un livre passionné et passionnant (...) que tous ceux qui n'ont vu dans la lutte des enseignants qu'un combat corporatiste et non la guerre contre un enseignement à deux vitesses, devraient lire »

"Le Soir Illustré" :

« L'ouvrage qui détricote le canevas imaginé par Laurette Onkelinx. (...) Rigoureux, méthodique, truffé d'exemples concrets »

"Solidaire" :

« Un livre indispensable pour comprendre la politique actuelle, tant dans l'enseignement francophone que néerlandophone »

"L'Educateur" (FIC) :

« Un ouvrage qui mérite d'être lu, médité, apprécié à sa juste valeur, qui est à la fois un travail de fourmi et d'aigle. De fourmi dans la mesure où il parcourt l'essentiel des données et d'aigle dans la mesure où il cerne l'évolution sociétale dans laquelle nous nous trouvons »

"Echec à l'échec" (CGE) :

«On ne peut que mettre en évidence la qualité du travail et la cohérence d'une analyse qui veut faire le lien entre les multiples facettes de la réalité scolaire et le contexte socio-économique. A lire et à faire lire donc, pour réfléchir entre collègues et donner du sens à nos pratiques.»

 

Table des matières

Préface de Jean-Marie Ansciaux (CGSP-Enseignement), André Lacroix (SEL-SETCA) et Régis Dohogne (FIC-CSC)

Introduction Un colloque à Bruxelles...

Chapitre 1 La révolution scolaire des « trente glorieuses »

Chapitre 2 L'école dans la crise

Chapitre 3 Coût et efficacité : le cas belge

Chapitre 4 L'école à l'ère du dogme compétitif

Chapitre 5 Retour en force de la sélection

Chapitre 6 Vers de grandes écoles autonomes

Chapitre 7 Enseignement et Capital

Chapitre 8 Le mythe brisé des chances égales

Chapitre 9 Quelle école, pour quelle société ?