On se présente Communiqués de presse Pour une école démocratique Refinancement L'école en péril L'appel du 21 septembre 1995 |
Mémorandum pour le refinancement (28 oct. 1998)7% du PIB pour l'enseignementAlors qu'arrive le moment de réviser les clés de répartition des dotations aux communautés, nous appelons les francophones, les néerlandophones et les germanophones à s'unir, afin d'exiger un refinancement global de l'enseignement en Belgique. Certains voudraient nous embarquer dans une querelle communautaire à propos du partage de quelques milliards. Cette manuvre vise avant tout à camoufler l'indigence où se trouve plongé l'enseignement dans chacune des trois communautés et à briser la solidarité entre enseignants et étudiants du Nord et du Sud du pays. Il s'agit d'éviter à tout prix le débat essentiel : quels moyens notre société est-elle encore prête à consacrer à l'instruction et au bonheur de ses enfants ? Dans un monde où les inégalités sont de plus en plus criantes, la nécessité d'un enseignement démocratique nous apparaît avec toujours plus d'acuité : un enseignement apportant à tous les savoirs et les compétences qui donnent force pour comprendre le monde et pour participer à sa transformation vers plus de justice. Aujourd'hui, l'enseignement s'éloigne de cet idéal au lieu de s'en rapprocher. Les mesures d'austérité des années 80 et la loi de financement des communautés ont imposé, dans toutes les communautés, une diminution relative des moyens accordés à l'enseignement. Les suppressions d'emplois privent les élèves, et surtout ceux d'origine populaire, d'un encadrement pourtant essentiel. La faiblesse des subventions publiques et la tendance à la privatisation élèvent des barrières financières toujours plus hautes. Entre les écoles pour nantis et les écoles-parking, entre les filières nobles et les filières au rabais, les inégalités se creusent. Trop de jeunes ne parviennent pas au terme d'un enseignement secondaire complet et polyvalent. Pour s'améliorer et se démocratiser, l'école a besoin de plus d'encadrement, de bâtiments décents, de matériel moderne, d'enseignants bien formés. Donc de moyens supplémentaires. Certes, la démocratisation de l'enseignement est aussi une question de pédagogie, de structures, d'objectifs et de programmes. Mais en ces domaines également, un progrès significatif n'est pas possible sans refinancement. Au début des années 80, la part du PIB que la Belgique consacrait à l'enseignement avoisinait encore les 7%. Aujourd'hui, nous n'en sommes plus qu'à 5,4%, soit une perte d'environ 120 milliards. Une telle régression est inadmissible. Nous demandons qu'au moins 7% du PIB soient à nouveau consacrés à l'instruction et à l'avenir des jeunes de ce pays. Nous récusons par avance tout argument sur "l'absence de moyens" : avec 1.000 milliards de bénéfice annuel des entreprises et près de 44.000 milliards de patrimoine des particuliers, dont plus de la moitié détenue par le dixième le plus riche de la population, notre pays ne manque pas de ressources, autres que celles des travailleurs. C'est une question de choix politique. SignatairesFrancophones
Néerlandophones
Toutes ces personnes signent en leur nom personnel. La FEF signe également en tant qu'organisation. |