Histoire de Montigny

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EBEN-EZER Jusqu'ici L'Eternel nous a secourus.

le dimanche 5 novembre 1854, à Montigny-le-Tilleul naissait la première assemblée des frères larges de Belgique.  

D'où  venons nous ?

             Les fondateurs de nos églises n'étaient pas des géants historiques et ne sont jamais pris pour tels. Ils n'étaient ni savants théologiens, ni tribuns populaires, mais simplement des hommes qui avaient fait l'expérience d'une rencontre personnelle avec Jésus - Christ. C'étaient des hommes et des femmes convertis et libérés par le message du pardon de Dieu, seule certitude de vie éternelle. Ce fut pour eux, l'éclatement de la joie et l'assurance du salut qui leur donnèrent une vigueur spirituelle que rien n'arrête. Sans essayer d'en faire des apôtres de la liberté, celle-ci était pour eux plus forte que toutes les contraintes qu'on voulait leur imposer. Cette liberté, c'était celle de se réunir entre enfants de Dieu, pour célébrer spontanément Sa grâce et manifester les dons que Son Esprit a distribués à l'Eglise. C'était la prise au sérieux du sacerdoce universel qui fait de chaque croyant un fils libre de s'exprimer devant son Père dans l'assemblée réunie, sans pour autant confondre l'exercice des divers ministères des pasteurs, docteurs, évangélistes attribués à ceux que Dieu a doués pour cela. C'est de partager la cène dans la simplicité en vertu de la promesse que le Seigneur est présent là ou deux ou trois sont réunis en son nom. Cette liberté, c'est encore de ne pas  dépendre d'une hiérarchie, ni des deniers de l’état.  Tout cela, est le résultat d'une réflexion qui découvre, Bible en mains, que l'Eglise est une communauté de croyants témoins.

L’assemblée de MONTIGNY-LE-TILLEUL

             Les assemblées des frères ont vu le jour en Angleterre en 1850 (open Brethren) ou Plimouth Brethren. Leurs principes, leur ecclésiologie et leur histoire sont relatés de façon détaillée dans plusieurs ouvrages.

            Il n'entre donc pas dans notre propos de répéter ce qui a été dit excellemment dans ces ouvrages.

            Le mouvement dit des Assemblées des frères larges représente un essai de revenir en toute simplicité à l'enseignement du Nouveau Testament sur les plans de la doctrine et de la vie pratique d'assemblées locales.            

            Au début de 1854, Casimir Marie Gaudibert, né à Malancène (Vaucluse) le 4-3-1823 et décédé à Vaison-la-Romaine (Vaucluse) le 9-6-1901, venant de France fut engagé par la Société Missionnaire Belge à Fontaine-L’Evêque, à la suite du décès du pasteur. Il y avait à Fontaine-L’Evêque depuis 1837 un poste de la Société Evangélique Belge.  Cette société a connu son réel développement sous l'impulsion de Monsieur Panchard, pasteur et aumônier de l'Asile d'Echichens. Il arriva à Bruxelles en 1839 et devint président du synode de l'Eglise chrétienne missionnaire belge. Il avait vivement souffert des conséquences de ses sympathies pour les dissidents dans son pays. Casimir-Marie Gaudibert était âgé de 39 ans lorsqu'il prit ses fonctions à Fontaine-L’Evêque. C'était un érudit connaissant le Grec et l'Anglais. Il était astronome et ami de Flamarion qui fit reproduire sur les cartes de la lune, le cratère Gaudibert suite à sa découverte. Ce cratère porte toujours actuellement ce nom. Il était connu dans la région comme "le Pasteur astronome". Il se maria le 16-6-1848 à Jersey avec Marion Roddis de Londres. Singulièrement doué pour expliquer la Parole de Dieu, il était avant tout Prédicateur de l'Evangile. Son don de connaissance du Saint-Livre était très apprécié dans les paroisses qui lui était confiée.

            Le 14 septembre 1854, il fut appelé à remplacer Monsieur Poinsot, Pasteur à Charleroi. Il parla sur la parabole du Levain, enseignant que dans la Bible, le levain représente un principe mauvais. Cela fit du bruit et mit mal à l'aise un certain monsieur Keller, membre du consistoire qui s'en plaignit dés le lendemain à son pasteur. Monsieur Poinsot écrivit une lettre à Monsieur Gaudibert lui demandant réparation pour cet enseignement darbyste donné à son troupeau.

            Monsieur Gaudibert répliqua qu'il était prêt à accepter des réformes sur son interprétation pour autant que celles-ci soient conformes à son enseignement. Monsieur Poinsot transmis alors sa lettre et la réponse de Monsieur Gaudibert au comité de la société missionnaire à Bruxelles. Ce comité écrivit à Monsieur Gaudibert lui ordonnant de venir se présenter devant eux afin d'être entendu. Il refusa de se soumettre à cet ordre sans connaître le motif de l'appel à comparaître. Le comité lui écrivit une seconde fois dans le même sens, mais un nouveau refus lui fut adressé pour la même raison.

            Le 27 Octobre 1854, Messieurs Panchaud et Durand, délégués du comité, vinrent à Fontaine-L’Evêque annoncer à Monsieur Gaudibert la rupture des relations de la Société missionnaire belge avec lui. C'est au milieu de beaucoup de difficultés et de bien des souffrances, lot fréquent de ceux qui veulent rester fidèles à la Vérité ; qu'il continua dans l'entière dépendance de Dieu, à instruire ceux qui désiraient rester attachés aux enseignements de l'Ecriture et appréciaient son ministère.            

            Après sa démission, il déclara à l'assemblées à peu près en ces termes: "Que tous ceux qui apprécient mon ministère me suivent, je tiendrai des réunions ailleurs" ; tous se levèrent et le suivirent à la seule exception du bedeau. C'est ainsi que les réunions se poursuivirent régulièrement dans les 5 points de rencontres suivants :

- Fontaine-L’Evêque - Le dimanche matin et le jeudi soir  

                         ( 45   personnes environ.)

- Leernes   - Le lundi soir : 35 personnes environ.

- Landelies - Le dimanche soir : 40 personnes environ.

- Leers et fosteau - Le dimanche matin : 25 personnes environ, dans une chapelle construite à cette effet par le marquis d'Aoust; après sa mort le groupe fut désintégré par une terrible persécution.

-Montigny-le-Tilleul - le dimanche après-midi et une fois par quinzaine en semaine : 45 personnes environ.

Tous les déplacements se faisaient à pied et il faut ajouter au service pastoral, la surveillance de l'école protestante et l'entretien de la parcelle réservée aux protestants dans le cimetière !    

            Etant donné (je cite) : qu'à la S.E.B. le culte avec communion n'était célébré qu'en certaines occasions, la première question mise à l'étude a été de savoir si le souvenir de la mort et de la résurrection du Seigneur chaque dimanche, auquel il fallait ajouter la collecte, n'était pas l'élément fondamental de l'Eglise, en y ajoutant l'enseignement et les prières. Ceci fut reconnu par tous et approuvé comme essentiel, avec une grande joie par tous ces croyants.       

            Cette décision trouva son application dans l'immédiat et le dimanche 5 novembre 1854, à Montigny-le-Tilleul naissait la première assemblée autonome. 

            Un frère nommé François Daumery, habitant au numéro 70 (actuel) de la rue de Bomerée, mis sa maison à la disposition du Seigneur et de ses frères . Une salle de réunion fut aménagée au 1er étage de cette maison . Il était charbonnier et travaillait à la mine.                                

            La communauté d'alors se composait de petits cultivateurs, charbonniers, travailleurs du fer, un cordonnier et une famille qui tenait boutique . Monsieur C.M. Gaudibert, lors de sa destitution avait charge de famille et se trouva subitement sans ressources . Mais le Seigneur n'abandonne jamais les siens . Des dons substantiels lui furent adressés par Monsieur G. Muller de Bristol (Grande-Bretagne), ce qui selon un rapport de l'époque, (je cite) permit à cet évangéliste, peut-être sincère disciple, de propager ses vues assez strictes sur la repentance, le salut personnel, le baptême, le retour du Seigneur, etc. ..., entraînant le troupeau dans une espèce de sectarisme. Pendant ce temps, l'Eglise se développe spirituellement, les frères sont à même d'entretenir le troupeau, d'enseigner la Parole de Dieu. 

            Vers 1855, C.M. Gaudibert qui avait perdu sa compagne, déménage et de se fixer à Jumet (Golisseau), continue son travail de pionnier, installe une imprimerie, rend témoignage à l'Évangile et une nouvelle assemblée se crée à Jumet (Bayemont). En 1873, il reprend le chemin de son pays avec sa nouvelle compagne (soeur de la première) laissant les chrétiens de la région fondés et affermis dans la foi et les saintes écritures, capables d'administrer l'Eglise.         

            Il avait fondé en 1856 une assemblée à Jumet Bayemont qui, à son départ,  comptait  80 membres et en 1854, celle de Montigny qui en comptait 15.           

            Ces assemblées étaient composées de jeunes croyants pleins de zèle et fermement établis dans les vérités fondamentales de la foi . Parmi les jeunes croyants, son fils G.F. Gaudibert continua l'oeuvre surtout à Jumet Bayemont.

             A Montigny-le-Tilleul, il y a eu jusqu'à présent 5 lieux de rassemblement des croyants évangéliques et ce dans les endroits suivants:

-Chez François Daumery,

 70 rue de Bomerée (Warchais)                                          50 ans.

-Chez Edmond Daumery,48 rue de Marchienne  et  

-Chez Victor Huart, 135 rue de Marchienne                            7 ans.

-Chez Aimé Daumery,

  80 rue de Bomerée                                                         45 ans.

-Dans la Chapelle actuelle                                                 55 ans.                                                                                             

                                                                                -----------                                                                                                                                                    150 ans.

 

            Vinrent ensuite les assemblée de Ransbèche et de Dampremy qui bénéficièrent du don d'enseignement biblique qui avait été attribué par Dieu à G.F. Gaudibert.            

 

            Les circonstances, les mariages, les raisons sociales, les obligations de travail dispersèrent les croyants dans différentes régions du pays . C'est là un moyen  choisi par Dieu pour développer le témoignage de l'Evangile et produire une vingtaine d'assemblées établies aujourd'hui à travers le pays . D'autres fruits nous seront révélés certainement dans l'éternité.

 

            Le point de départ de l'assemblée de Montigny-le-Tilleul remonte en fait à 1710. Des chrétiens Huguenots français du nom d'Emery, qui, fuyant la persécution, sont montés vers le nord de la France et deux frères sont arrivés à Floricourt près de Soignies. Pour des raisons qui nous sont inconnues, ils se séparèrent . L'un d'eux, le dénommé Jean-Philippe d'Emery se fixa dans ce petit village.

Le développement industriel de la région de Charleroi attirait beaucoup de monde et aussi la famille d'Emery . La foi transmise aux générations qui se succédèrent resta bien vivante et on retrouva des descendants de la famille fixés à Montigny-le-Tilleul dès le début du 19ème siècle. Par suite des diverses transcriptions dans les registres de l'État civil, le nom d'Emery devint Daumery.

 

            Notre frère Yvan Dussart, notre actuel pasteur, est un des descendants de cette noble famille par sa mère . Famille, qui comme tous les Huguenots avait cette devise

 

"Messire Dieu Premier Servi"

 

            L'assemblée de Montigny-le-Tilleul a une dette de reconnaissance envers la famille Daumery, qui, pendant plus d'un siècle, a hébergé les membres de la communauté.

 

Quelques dates importantes.

 

1854 - Arrivée de C.M. Gaudibert à Fontaine l'Evêque. Le 5 Novembre 1854, création de la première assemblée autonome à Montigny-le-Tilleul.           

1855 - Création de Jumet-Bayemont.   

1856 - Publication d'une brochure de 150 pages par  C.M. Gaudibert critiquant le règlement organique de l'E.C.M.B. du 27 février 1849.

1857 - Naissance de G.F. Gaudibert.    

1866 - Révision de la constitution de l'E.M.B.   

1867 - Brochure de C.M. Gaudibert réfutant les critiques à propos de la       constitution alors que cette constitution était toute empreinte de ses remarques.

1873 - Retour de C.M. Gaudibert au Vaucluse.     

1874 - Création de l'assemblée de Ransbèche. 

1875 - Inauguration de la salle de Ransbèche.

1875 - Fondation de SILO, institut flamand pour la formation d'évangéliste.          

1885 - Visite de M. Rochat. Fondation de la croix-bleue.

1878 - Fondation de l'assemblée de Jumet suite à la visite de Monsieur Love à Bayemont.              

1889 - Premier poste de l'armée du Salut (Malines).

1893 - Première église Baptiste à Ougrée.        

1891 - 1894 - Publication du Journal Paroles Salutaires par G.F. Gaudibert.

1898 - Fondation de l'Assemblée de Dampremy.  

1904 - Fondation de l'Assemblée de Pâturages.   

1911 - Fondation de l'Assemblée de Bruxelles.           

1913 - Séparation de l'assemblée de Jumet et formation d'une assemblée chez E. Longe.          

1914 - Création de l'aumônerie militaire.

1919 - Fondation de la mission Evangélique, Monsieur Norton s'était joint à l'assemblée Bruxelles et avait comme traducteurs : L.Caténus, L.Haye, E.Dupuis. Les deux premiers ouvriers de la mission (J.Neusy et H.Quenon) sont issus de l'assemblée de Pâturages. Visite de Monsieur Saillens.

1922 - Eglise Méthodiste.

1927 - Inauguration de la Tente à Charleroi trois familles de mineurs se Convertissent : P.Michiels,   F.Delrock,  E.Pues.         

1929 - Début des assemblées de Pentecôte.    

1931 - Ouverture de la mission à Charleroi.     

1939 - Inauguration de la Nouvelle salle de Dampremy. Evangélisation sous la tente. 

1940 - Naissance des assemblées d'Anderlues et de Mont-sur-Marchienne.

1945 - Fondation du camp de Genval et du Home Béthanie.

1960 - Publication du pacte scolaire qui donne lieu aux centres de formation et cours de religion.        

1963 - Reconnaissance de la faculté Théologique protestante.

1978 - Formation de l'E.P.U.B.

 

 

Humour d'autrefois.

 

             1)Un vieux frère de l'assemblée de Montigny-le-Tilleul aimait beaucoup chanter . Il était tellement absorbé par les paroles du cantique chantons, chantons sans cesse..., chant qui comportait pourtant 7 strophes, que lorsque la dernière strophe fut terminée, il continua à chanter seul. Lorsqu'il s'en aperçut, il eut cette phrase savoureuse à l'adresse de ses frères :

Eh bin, on n'boute pu? (Eh bien, on ne travail plus?)            

 

            2)Les deux doyens de l'assemblée de Dampremy se sont retrouvés chez des amis chrétiens et leur conversation fut des plus cocasses. Ces vénérables chrétiens étaient tous deux atteints de surdité.  Voici leur conversation :

Lui  - A.L. Valérie, quel âge avez-vous?

Elle - V.D. Alphonse, j'ai maintenant 82 ans.

Lui  -  (s'adressant à ses hôtes) "elle est encore plus sourde que moi, elle n'a pas entendu ce que je lui demandais "        

 

Commentaire des deux plus vieilles soeurs de l'Assemblée

de Montigny-le-Tilleul. Melle Lucia Daumery (92 ans)

et Madame Aimée Daumery (83 ans) - Août 86.             

 

 

            Ne se souvenant de rien sur les débuts de l'assemblée en 1854 avec Mr Gaudibert, Mademoiselle Lucia Daumery évoque quelques souvenirs à partir de l'année 1901.                       

            Les cultes se tenaient chez Hortense Bury et Théodore Daumery . Leur fille, Elise Daumery, était mariée avec Elie Charlier ; ils habitaient une petite maison au Warchais, trois pièces pour le couple et leur quatre enfants . C'étaient donc là-bas que l'on tint les réunions pendant toute une période. Ensuite, à cause de la maladie d'Elise Daumery, l'assemblée déménagea chez Apolonie Daumery à la rue de Marchienne . Maison que Monsieur François Versieux avait habité avec son épouse Marie-Christine Bury . La fille, Anaïs Versieux restait dans cette maison car elle avait encore trois jeunes gens célibataires.                        

 

            Cette dame, Anaïs Versieux (Mère d'Emile Demeny) fit construire une petite salle derrière sa maison, et là, se tenaient les cultes pendant quelques années . Dans cette salle, une école du dimanche fut fondée et environ une dizaine d'enfants y assistaient . Monsieur Fernand Dupuis et Nathan Huard de l'assemblée de Dampremy étaient responsables de cette école.

Plusieurs frères prenaient la Parole dans l'assemblée, par exemple : Théodore Daumery, Adolphe Léger et Siméon Versieux.            

Un jour, Madame Anaïs Versieux, qui faisait à l'époque les marchés, voulu se rapprocher de la ville et déménagea à Charleroi . Etant assez instable et souffrant d'une grave maladie, elle voulut après quelques temps, revenir à Montigny-le-Tilleul et demanda aux frères et soeurs de l'assemblée de quitter la salle . L'assemblée revint ainsi pour la deuxième fois au Warchais, sous la conduite du père de Mademoiselle Lucia Daumery, vers les années 1911.            

            Il n'y avait plus tellement de personnes, beaucoup s'étaient mariés et avaient quitté les environs. Monsieur G.F.Gaudibert, qui s'efforçait d'accomplir le travail de continuation, s'installa à l'assemblée de Dampremy, de là, il visitait les frères de Montigny-le-Tilleul de temps en temps. Après l'enseignement du père de Melle Daumery, c'est le frère Emile Demeny qui reprit le flambeau . Parmi les 20 ou 25 personnes qui assistaient régulièrement au culte, certains frères et soeurs ainsi que leurs enfants venaient à pieds des villages environnants (Leernes, Fontaine, Anderlues, Dampremy, etc. . . .). Ces familles étaient : les Daumery, Doucy, Dehont, Charlier, Léger, Versieux, . . .                        

Quelquefois, après le culte du matin à Montigny-le-Tilleul, ils partaient à pied tenir également des réunions à Leernes. Petit à petit, l'idée de faire construire une chapelle évangélique prenait naissance et le frère E. Demeny avait mis une boîte sur la cheminée dans la maison du Warchais et chaque dimanche, il rappelait que si quelqu'un avait à coeur de mettre quelque chose pour le Seigneur, cet argent servirait pour une nouvelle salle.            

Dieu ouvrit une porte, Melle Marthe Demeny, fille de Victor et Leona , se maria avec Monsieur Lucien Léger de l'assemblée de Dampremy . Ils voulaient faire construire sur un terrain de la rue Emile Vandervelde, mais celui-ci était trop grand pour eux, ils demandèrent aux responsables de l'assemblée si un morceau de terrain ne conviendrait pas pour construire une chapelle . Plusieurs frères intéressés l'achetèrent et c'est à partir de ce moment que les travaux commencèrent pour la construction de la nouvelle salle ; Salle de réunion actuelle au 30, rue E. Vandervelde.           

C'est ainsi que lorsque la salle fut construite, plusieurs jeunes foyers des assemblées environnantes vinrent s'installer à Montigny-le-Tilleul . Cela fait plus de 38 ans que nous y sommes, puisque l'inauguration eut lieu le 1 mai 1956.            

 

            Cette inauguration fut présidée par Monsieur Léon Haye. Des réunions de continuation furent tenues par W. Brugger (ancien prisonnier des soldats japonais au Laos). Comme on sortait de la guerre et de ses atrocités la qualité de l'orateur attirait bien des personnes.  

Notes concernant le cimetière des protestants.

 

            Montigny-le-Tilleul, terre wallonne à travers les âges - Contribution à son histoire par Henry Bury (Extrait)           

 

            En 1842, un endroit séparé fut assigné à ceux de nos concitoyens qui mourraient en dehors de la religion catholique . Cette partie de l'enclos funèbre était désigné par la population sous le nom de coin des réprouvés.            

 

            En 1851, le culte protestant faisait dans la commune des progrès considérable, le conseil communal décida l'exécution d'un cimetière spécial pour les adeptes de la religion réformée . Il était établi à l'endroit où sont construites les écoles du grand chemin.            

 

            En 1853, l'agrandissement du cimetière catholique fut réalisé par la suppression et par l'incorporation d'un terrain communal attenant au dit cimetière, le long de la route de grande communication Gerpinnes-Fontaine.            

 

            En 1882, la population de la commune s'accroissant régulièrement et de façon sensible . Aussi, dans un but d'hygiène, la création d'un nouveau cimetière fut-elle décidée, en même temps que la construction d'une morgue et d'une loge pour le fossoyeur, à la rue de Landelies.

A partir de ce moment, catholiques et protestants furent inhumés sans que la moindre distinction fût établie entre eux quant au lieu de sépulture.

 

Humour d'autrefois.

 

        Une soeur nommée F.C. était métayère et habitait non loin de Roux sur une proéminence d'où l'on découvrait la route conduisant à son domicile.

Elle fumait la pipe !                         

Un jour, elle aperçut G.F.G. qui venait lui rendre visite et était déjà tout près de sa porte . Afin d'éviter d'être vue, elle enfila sa pipe dans la poche de son tablier . Hélas, mal lui en prit, car au bout d'un moment, ses vêtements brûlèrent, à tel point, que G.F.G. et elle se trouvèrent environner d'une colonne de . . . fumée.                        

 

 

            Un frère F.M. qui avait la fâcheuse habitude d'arriver en retard au culte vint s'asseoir à sa place habituelle et ce dans un moment de recueillement . Subitement, il se leva et s'adressa à l'assemblée :

- "Commençons la réunion par le cantique numéro 12."(A noter que le culte avait débuté depuis 15 minutes environ.)          

 

Le frère préposé à la direction des chants se retourna et lui dit : - "Frère, on vient de chanter ce cantique."  Sans désemparer, il enchaîne et suggère un autre numéro qui avait aussi été chanté . Au bout de son répertoire, il s'adresse de nouveau au conducteur du chant et lui dit :- "Puisqu'il en est ainsi, choisis-en un toi-même !

 

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