Introduction

 

Porter la communion aux malades

 

Porter la communion à un malade est un geste de foi et d’amour fraternel pour un frère ou une sœur incapable de se déplacer. Bien des personnes âgées ou malades ne sont plus à même de se rendre à l’église. Il est souhaitable que des amis prennent l’initiative de cette démarche de véritable amitié. Concrètement, on peut porter la communion à l’heure qui convient le mieux au malade et communier en même temps que lui, ainsi que les personnes qui sont présentes et le désirent. L’Eucharistie est portée dans une custode (que l’on peut se procurer à la paroisse ou dans les magasins d’art religieux) ou dans un autre récipient approprié. Seule la bienséance en déterminera la qualité de même que la façon dont celui qui porte la communion sera habillé. Près du malade, on veillera à disposer une table recouverte d’une nappe avec, si possible, des fleurs, un cierge et ce qui peut donner un air de fête, de joie, de beauté.

 

       Nous proposons dans ces pages quatre itinéraires. Il est bien entendu qu’ils peuvent varier selon la créativité de chacun, en fonction des personnes, des lieux, de la santé du malade, de son entourage… Mais avec qui communie-t-on, lorsque l’on reçoit au creux de ses mains le pain de vie ? Avec le Christ, bien sûr. La veille de mourir, il a pris le pain comme on prend sa vie en main et il l’a partagé : «Mangez-en tous, ceci est mon corps livré pour vous. » Par ce geste, il voulait nous dire tout son amour pour nous : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 13). Le Jeudi saint, Jésus nous fait comprendre pourquoi il ne rebrousse pas chemin. S’il accepte de mourir, ce n’est pas parce qu’il est têtu et qu’il ne changera pas d’avis. C’est pour nous. Parce que son message est source de vie et qu’en le reniant, il nous priverait d’un trésor. Son message ? L’amour est plus fort que la mort ; si tu aimes, tu as choisi le chemin d’éternité. Tout l’Évangile se résume ainsi. Ce soir-là, n’a-t-il pas donné son commandement nouveau : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » ? C’est ensemble que nous accueillons cet amour du Christ. Ce pain est donc donné pour que nous communiions aussi les uns aux autres. En partageant un même pain, nous devenons un. « Puisqu’il y a un seul pain, nous sommes tous un seul corps », disait saint Paul aux Corinthiens (1 Corinthiens 10, 17). Et cette unité ne concerne pas seulement ceux qui sont rassemblés dans le même lieu, mais toute l’Église de Dieu. Lors de la célébration eucharistique, il est toujours fait mention du Pape, gardien de cette unité, et de l’évêque du lieu. Quoi de plus normal donc que d’apporter la communion aux malades, à ceux et celles qui ne peuvent se rendre aux lieux de rassemblement, mais qui désirent rester en communion avec le corps tout entier ? Dès les débuts de l’Église, cette pratique a été courante. La belle histoire de Tarcisius, qui a donné sa vie pour protéger le pain consacré qu’il portait aux malades, a traversé les siècles .

 

       Il sera bon, pour vivre cette démarche intensément, d’en faire une petite liturgie. Celui qui reçoit l’Eucharistie sera ainsi davantage en communion avec la communauté célébrante de sa paroisse. Nous voudrions rendre service aux « serviteurs de la communion » que sont ceux qui portent l’Eucharistie à domicile. Mais les textes qui sont en annexe permettront aux personnes visitées de mieux comprendre le sens de l’Eucharistie à laquelle elles communient « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ».

 

Jacques Patout, s.j.

 

 

Liturgie 1. Dieu est amour                        
Liturgie 2. "Je suis le pain vivant"            
Liturgie 3. Le pain descendu du ciel        
Liturgie 4. La paix soit avec vous !           
Encore quelques textes évangéliques

Belles pages

L'Onction des malades 

Chants

 

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