Belles pages

        L' amour est une réalité universelle, un idéal pour chaque vie. Les quelques textes qui suivent, issus de tous les horizons, peuvent enrichir la célébration d’un mariage chrétien… Tout ce qui est humain fait en effet farine au moulin de la foi.

 

 

 

 

 

 

L’huile de nos lampes
Ne vous imaginez pas que l’Amour, pour être vrai, doit être extraordinaire. Ce dont on a besoin, c’est de continuer à aimer. Comment une lampe brille-t-elle, si ce n’est par l’apport continuel de petites gouttes d’huile ? S’il n’y a plus de gouttes d’huile, il n’y aura plus de lumière et l’époux dira : « Je ne te connais pas. » Mes amis, que sont ces gouttes d’huile dans nos lampes ? Elles sont les petites choses de la vie de tous les jours : la joie, la générosité, les petites paroles de bonté, l’humilité et la patience, simplement aussi une pensée pour les autres, notre manière de faire silence, d’écouter, de regarder, de pardonner, de parler et d’agir. Voilà les véritables gouttes d’amour qui font brûler toute une vie d’une Vive Flamme.
Mère Teresa

 

     L’une des caractéristiques principales du véritable amour, c’est que la distinction entre nous-mêmes et l’autre est toujours encouragée.
Scott Peck

L’amour, une route
L’amour n’est pas tout fait. Il se fait. Il n’est pas robe ou costume prêt à porter, mais pièce d’étoffe à tailler, à monter et à coudre. Il n’est pas appartement, livré clef en main, mais maison à concevoir, bâtir, entretenir, et souvent réparer. Il n’est pas sommet vaincu, dans le froid de la nuit ou la chaleur du soleil éclatant. Il n’est pas un solide ancrage au port du bonheur, mais levée d’ancre et voyage en pleine mer, dans la brise ou la tempête. Il n’est pas un « oui » triomphant, énorme point final qu’on écrit en musique, au milieu des sourires et des bravos, mais il est multitude de « oui » qui pointillent la vie, parmi une multitude de « non » qu’on efface en marchant. Ainsi, être fidèle, vois-tu, ce n’est pas : ne pas s’égarer, ne pas se battre, ne pas marcher. C’est toujours se relever et toujours marcher. C’est vouloir poursuivre jusqu’au bout le projet ensemble préparé et librement décidé. C’est faire confiance à l’autre au-delà des ombres de la nuit. C’est se soutenir mutuellement au-delà des chutes et des blessures. C’est avoir foi en l’Amour tout-puissant, au delà de l’amour.
Michel Quoist
Sans ticket de retour
Mais qui a songé à le dire ? À dire aux époux qu’ils partent sans ticket de retour pour une odyssée et que le voyage va aussi les mener à travers des forêts sombres, des steppes désertiques ? et qu’ils vont connaître la lassitude, la sensation de se devenir étrangers l’un à l’autre et à soi-même ? qu’ils traverseront des contrées dont la langue leur sera inconnue et où tout ce qu’ils auront appris ne servira de rien ? et qu’il y aura des moments peut-être où ils seront plus seuls — ensemble — que seul, par une nuit d’orage, au bout d’une digue battue par les vagues ? Qui a songé à leur dire qu’une seule chose les portera : la fidélité à leur plus haute espérance — à ce qui leur a été donné de pressentir en l’instant où ils ont le plus aimé ! Qu’ils sachent que cette folie-là, cette fulgurance, cette clairvoyance qui n’aura peut-être duré que le temps de battre des cils est pourtant le seul roc sur lequel se construit une vie, et qu’il n’est de fidélité qu’à cette folie — parce qu’elle seule est à la (dé)mesure de l’amour.
Christiane Singer
Éloge du mariage, de l’engagement et autres folies
Mariés pour toujours Cela m’étonne toujours, dit Dieu, d’entendre les gens dire : «Nous sommes mariés… » Comme si on se mariait un jour ! Laissez-moi rire. Comme si on se mariait une fois pour toutes. Ils croient que c’est arrivé, et qu’ils peuvent vivre, vivre de leurs rentes d’amour de gens mariés. Comme si on se mariait un jour, comme s’il suffisait de se donner une fois, une fois pour toutes ; Comme si Moi-même j’avais fait le monde en un jour ; Comme s’il ne fallait pas, à tout prix, par un bon sens enfin, se marier tous les jours que je fais. Les hommes ne doutent de rien ! Deux moitiés ont tant à marier ! Quand on a été vingt ans seul, jeune homme seul, jeune fille seule, si différents, de souches étrangères l’une à l’autre depuis des générations d’antan, que de choses à donner et à recevoir ! Que de choses à recevoir et à donner, mes enfants !
À la façon de Charles Péguy

Apprivoise-moi
C’est alors qu’apparut le renard.
« Bonjour, dit le renard.
– Bonjour, répondit poliment le petit prince.
– Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli…
– Je suis un renard, dit le renard.
– Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…
– Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
– Ah ! pardon, fit le petit prince. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
– C’est une chose trop oubliée. Ça signifie « créer des liens»…
– Créer des liens ?
– Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un tout petit garçon semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Mais si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour
moi « unique » au monde. Je serai pour toi « unique » au monde…
– Je commence à comprendre, dit le petit prince…
– On ne connaît que les choses que l’on apprivoise,
dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien reconnaître. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
– Que faut-il faire, dit le petit prince ?
– Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu plus loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Mais chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près… »
Antoine de Saint-Exupéry

Le mystère de l’autre
Aimer, c’est être séduit par le mystère de l’autre. Aimer, c’est partir pour un inlassable voyage à sa rencontre. Tout commence parfois par hasard, des yeux qui se croisent ou des mains qui se serrent, un échange de sourires ou une conversation banale. Tout commence parfois par hasard comme si c’était prévu depuis toujours. Tout commence on ne sait trop comment. Et puis on se découvre embarqué dans une aventure sans rivage. Au rythme du pardon, on marche à deux vers le même horizon et déjà la fête éternelle fait entendre à nos oreilles une musique divine, car l’amour a goût de toujours.
Charles Delhez

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai tout fait d’amour                                      M’avez-vous bien compris ? Faire plaisir, c’est donc flamber une allumette ; on a vite déchanté. Donner du bonheur, c’est installer du soleil dans une âme. C’est une façon de m’y planter. Que ceux qui ont des oreilles pour entendre entendent : chacun peut se donner du plaisir, et peut en procurer aux autres. Nul ne peut se donner du bonheur. Le bonheur ne vient que des autres, comme par ricochet, dans la mesure où l’on a rendu l’autre heureux. C’est cela aimer. C’est exactement cela, chercher chaque jour à faire le bonheur de l’autre sur la terre et dans l’Au-delà. L’amour. Encore l’amour. Toujours l’amour. Si vous ne comprenez pas l’amour, mes enfants, vous ne pouvez rien comprendre ni à Moi, ni à Vous mêmes, ni à rien. Car j’ai tout fait d’amour.
Clément Renirkens

 

 

 

 

Lettre à Laurence
Se marier, c’est vouer à un être fini, limité, imparfait, un amour infini et, réciproquement, se laisser aimer d’un amour infini alors qu’on se sait — oh ! combien — marqué d’imperfections.
Jean Puyo et Jean Le Do

L’amour aux yeux ouverts
L’engagement, chance de la liberté
Aimer, c’est être prêt à donner sa vie pour ceux qu’on aime. Donner sa vie, ce n’est pas la risquer pendant quelques minutes dans l’excitation du danger, c’est l’engager dans le combat quotidien, l’exposer à l’usure, aux traverses, la répandre goutte à goutte dans l’effort et parfois la souffrance. Aimer, c’est aussi être prêt à accepter la confiance de l’autre ; il est essentiel de lui en être reconnaissant, de se sentir lié par elle. L’amour est un acte de confiance, confiance absolue que la différence ne cesse de provoquer et de nourrir.
On s’accomplit en aidant l’autre à s’accomplir. L’individu n’est pas une fleur en pot qu’on cultive avec soin. L’homme n’existe que s’il s’expose. Il se trouve en s’oubliant, il se fait en aidant un autre à se faire et trouve sa joie dans la joie de l’autre. Il crée une alliance dans le respect de la différence. Mais bien vite l’autre peut être ressenti comme une limite à la liberté. Or, ces limites ne sont pas des brimades, mais des chances ; les limites guident l’illimité. Le fleuve construit la rive qui l’empêche de se répandre et de se perdre. La rive donne au fleuve sa cohérence ; la rive est la chance du fleuve. De même, l’engagement est la chance de la liberté et du respect mutuel. En fait, c’est un défi permanent lancé à l’égoïsme et à l’instinct de possession. Quand par l’amour on a appris à respecter un être, il devient plus facile de respecter les autres. L’amour est la meilleure préparation à la vie en société.
Jacques de Bourbon Busset
«Plus je te veux, plus je te perds »
Il y avait une jeune femme. Elle se trouvait près de sa mère la veille de son mariage et regardait le soleil qui, au-delà de la plage, se couchait dans l’immensité de la mer. Elle s’adressa à sa mère et l’interrogea : «Maman, papa t’aime beaucoup et t’est toujours resté fidèle. Que dois-je faire pour que mon mari continue à m’aimer de plus en plus ? » La mère se tut et réfléchit un instant, puis elle s’agenouilla et remplit de sable chacune de ses mains. Elle s’avança ainsi vers sa fille. Sans dire un seul mot, elle serra les doigts d’une main de plus en plus forte sur le sable qu’elle contenait. Le sable s’en échappa. Plus elle serrait son poing, plus le sable s’en écoulait, et quand elle ouvrit finalement sa main, seuls quelques grains de sable mouillés collaient encore à sa paume. Mais la mère avait gardé son autre main ouverte comme une petite écuelle. Les grains de sable y restaient bien blottis et scintillaient toujours plus fort sous les rayons du soleil couchant. «Voici ma réponse », dit la mère doucement.


Robert Henckes

Et le Mariage ?
Alors Almitra parla de nouveau et dit : « Et le Mariage, Maître ? » Et il répondit, disant : «Vous êtes nés ensemble et ensemble vous resterez pour toujours. Vous resterez ensemble quand les blanches ailes de la mort disperseront vos jours. Oui, vous serez ensemble jusque dans la silencieuse mémoire de Dieu. Mais qu’il y ait des espaces dans votre communion, et que les vents du ciel dansent entre vous. Aimez-vous l’un l’autre, mais ne faites pas de l’amour une entrave : qu’il soit plutôt une mer mouvante entre les rivages de vos âmes. Emplissez chacun la coupe de l’autre mais ne buvez pas à une seule coupe. Partagez votre pain, mais ne mangez pas de la même miche. Chantez et dansez ensemble et soyez joyeux, mais demeurez chacun seul, de même que les cordes d’un luth sont seules cependant qu’elles vibrent de la même harmonie. Donnez vos cœurs, mais non pas à la  garde l’un de l’autre. Car seule la main de la Vie peut contenir vos cœurs. Et tenez-vous ensemble, mais pas trop proches non plus : car les piliers du temps s’érigent à distance, et le chêne et le cyprès ne croissent pas dans l’ombre l’un de l’autre. »
Khalil Gibran,
Prends ma main
Prends ma main. Ne la lâche pas. J’écouterai ce que tu as à me dire. Si tu préfères te taire, j’écouterai ton silence. Si tu ris, je rirai avec toi, mais jamais de toi.
Si tu es triste, j’essaierai de te consoler. Je ferai pour toi des bouquets de soleil. J’allumerai des feux de joie là où chacun ne voyait plus que des cendres. Si je n’ai qu’une rose, je te la donnerai. Si je n’ai qu’un chardon, je le garderai pour moi. Je te donnerai ce qui te plaît, ce qui te rassure le plus, ce que je possède. Si je ne le possède pas, j’essaierai de l’acquérir. Donne-moi la main. Nous irons où tu voudras. Je te ferai entendre la musique que j’aime. Si tu ne l’aimes pas, j’écouterai la tienne. J’essaierai de l’aimer. Je t’apprendrai ce que je sais, c’est peu. Tu m’apprendras ce que tu sais. C’est beaucoup. Prends ma main. Cinq doigts refermés autour des nôtres, c’est le plus beau cadeau du monde. Cela nous préserve de la peur, de l’abandon, du doute. Une main offerte, c’est un nouveau monde. Deux bras ouverts, c’est le miracle. Je te prêterai un peu de ma folie. Enseigne-moi un peu de ta sagesse. Un peu, mais pas trop. Quand tu me verras raisonnable, si je le deviens jamais, rends-moi, s’il te plaît, un peu de ma folie. Efface de ma vie les gestes inutiles, les gestes sans amour. Il n’y a plus de gestes inutiles quand ils servent à la joie. Tu es toi. Je suis ce que je suis. Je ne troublerai pas ta musique intérieure. Ne dis pas que je fais des fausses notes si je ne pense pas comme toi. Mettons notre orgueil sur la paille. Tâchons d’apprendre l’humilité. Qu’importe les mots ! L’essentiel est bien au-delà des formules. Ce que je t’offre aujourd’hui, c’est quelque chose que ni le temps, ni les rides ni les infirmités ne pourront abîmer. C’est mon cadeau à moi, le seul que je puisse t’offrir, le seul que tu attends peut-être. C’est le don de ceux qui ne peuvent vivre sans aimer. Prends ma main. Apprenons en ce jour le chemin qui mène à la tendresse.
Simone Conduché
Le mariage, cérémonie sacrée
Certains croient que le temps n’est plus au mariage. Qu’il suffit de vivre l’un vers l’autre sous le même toit pour que l’union soit réelle et qu’on peut ainsi, quand le temps de l’amour a cessé, se séparer, recommencer. La vie serait ainsi une suite d’expériences que jamais le mariage ne viendrait sanctionner. Certains pensent même que le mariage est inutile, alors que des enfants naissent et que la mère ou le père peut très bien, seul, si leur union se défait, élever les enfants. Le mariage ne serait qu’une vieille coutume à abolir et dont ne seraient plus victimes que les naïfs. J’ai dit que je voulais préserver la naïveté et je veux aussi défendre le mariage. Il faut qu’à un moment donné ton engagement soit total, conclu pour l’éternité. Il faut que tu croies cela. Et c’est pourquoi j’aime que le mariage soit un sacrement, un symbole qui dans les religions, quelles qu’elles soient, a une importance capitale. Car le mariage est un moment de la vie. Si tu multiplies ces unions sans signification sacrée, elles ne seront jamais que des rencontres sans avenir. Le mariage est ce risque et ce pari qui t’obligent à aller jusqu’au bout de tes sentiments. Tu peux alors éprouver quelle est leur valeur. Et l’autre le découvre aussi. Le mariage n’est donc pas un simple acte social. Il est cérémonie sacrée, un moment où tu entres en harmonie avec un ordre du monde. Accomplis cet acte avec gravité. Entre dans le mariage comme si tu commençais une nouvelle vie. Et c’est une nouvelle naissance pour toi.
Martin Gray

 

Aimer un être, n’est-ce pas lui dire implicitement : « Toi, tu ne mourras point » ? Aimer quelqu’un, c’est espérer en lui pour toujours.
Gabriel Marcel 

Je connais des bateaux
Je connais des bateaux qui restent dans le port de peur que les courants les entraînent trop fort. Je connais des bateaux qui rouillent dans le port, à ne jamais risquer une voile au dehors. Je connais des bateaux qui oublient de partir. Ils ont peur de la mer à force de vieillir, et les vagues, jamais, ne les ont séparés, leur voyage est fini avant de commencer.
Je connais des bateaux tellement enchaînés qu’ils en ont désappris comment se regarder. Je connais des bateaux qui restent à clapoter pour être vraiment sûrs de ne pas se quitter ! Je connais des bateaux qui s’en vont deux par deux, affronter le gros temps quand l’orage est sur eux. Je connais des bateaux qui s’égratignent un peu, sur les routes océanes où les mènent leurs jeux. Je connais des bateaux qui n’ont jamais fini de s’épouser encore chaque jour de leur vie, et qui ne craignent pas, parfois, de s’éloigner, l’un de l’autre un moment, pour mieux se retrouver. Je connais des bateaux qui reviennent au port, labourés de partout mais plus graves et plus forts. Je connais des bateaux étrangement pareils, quand ils ont partagé des années de soleil. Je connais des bateaux qui reviennent d’amour, quand ils ont navigué jusqu’à leur denier jour, sans jamais replier leurs ailes de géants parce qu’ils ont le cœur à taille d’océan !
Marie-Annick Rétif
Accepter la différence
L’amour commence lorsque l’on préfère l’autre à soi-même, lorsqu’on accepte sa différence et sa liberté. Accepter que l’autre soit habité par d’autres présences que la nôtre, n’avoir pas la prétention de répondre à tous ses besoins, à toutes ses attentes, ce n’est pas se résigner à l’infidélité à notre égard, c’est vouloir comme la plus haute preuve d’amour, que l’autre soit d’abord fidèle à lui-même. Même si cela est souffrance pour nous, c’est une souffrance féconde, parce qu’elle nous oblige à nous déprendre de nous mêmes, à vivre intensément cette dépossession enrichissante : dans la plus amoureuse étreinte, c’est un être libre que nous étreignons avec tous ses possibles, même ceux qui nous échappent.
Roger Garaudy

Aimer, c’est…
Aimer, c’est souvent renoncer à ce «Moi »,
te laisser passer le premier.
Aimer, c’est tout quitter, s’en aller,
sans savoir jusqu’où il faut marcher.
Aimer, c’est partager,
se donner sans compter
sans attendre d’être remercié.
Aimer, c’est faire confiance
guider, encourager, riche de patience.
Aimer, c’est accueillir,
écouter, consoler prêt encore à sourire.

Voir aussi nos textes pour la prière dans la chapelle

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