Le traitement de texte au cours de Français - Langue Maternelle

Contenu remis à jour le 6 mars 2002

Auteurs : Commission "Français et Informatique"

Avertissement

Le " traitement de texte " est un outil d’écriture, fonctionnant sur ordinateur, lequel, outre le rôle d’une machine à écrire habituelle, possède de multiples spécificités extrêmement utiles dans tout travail d’écriture. Citons notamment ses facilités remarquables en ce qui concerne l’effacement, la correction, l’insertion, le remplacement, le déplacement (de mots, de phrases, de paragraphes) ainsi qu’en ce qui concerne la mise en page, la conservation des textes, etc. Le maniement d’un traitement de texte ne demande aucune formation informatique préalable; une simple initiation au traitement de texte que l’on a choisi suffit.

Si le traitement de texte sur ordinateur n’améliore pas sensiblement les compétences scripturales de son utilisateur, il intervient cependant comme un adjoint formidable dans la pédagogie de l’écriture. Il est, en effet, un " déclencheur d’écriture " puisqu’il donne à l’élève l’envie de produire; il est aussi un "facilitateur d’écriture" puisqu’il rend plus aisées les opérations essentielles de réécriture; il est encore un "outil de socialisation" puisqu’il donne rapidement accès à un texte mis en page et imprimé. En outre, qui dit pédagogie dit aussi évaluation de l’apprentissage; dans cette optique, l’outil informatique offre au professeur et à l’élève scripteur les diverses "étapes lisibles d’un texte" en cours d’élaboration.

Le but des pages, publiées par la Commission "Français et Informatique" de la FESeC, est d’indiquer aux professeurs de français que l’outil informatique peut s’avérer utile dans certaines activités d’écriture et, à titre d’exemple, de signaler l’une ou l’autre activité déjà effectuée dans des classes, tant dans l’enseignement général que dans l’enseignement technique et professionnel. Il est utile de savoir que ces activités sont, pour la plupart, réalisables avec un matériel informatique de base, tel qu’il existe déjà souvent dans les établissements scolaires.

1. Les apports du traitement de texte

A. Modèle du processus d'écriture

Hayes et Flower distinguent trois domaines du "monde du rédacteur"  :

1. Le contexte de la tâche :

Pourquoi écrire ?

Sur quel sujet ?

A quel titre ?

Pour qui ?

Dans quel contexte ?

Quel est l’enjeu de cette production ?

2. Les connaissances disponibles :

  • Connaissances du thème sur lequel on écrit.
  • Connaissances de la langue
  • Connaissances de la situation de production.

3. Le processus d’écriture proprement dit

qui est composé de trois sous-processus s’emboîtant à n’importe quel moment de la tâche :

Le rédacteur planifie son travail :

Conception - Organisation - Cadrage des buts.

Le rédacteur met en texte.

Rédaction

Le rédacteur, à tout moment, révise son texte :

Relecture - Mise au point.

Les relations entre ces trois grandes opérations sont définies par un processus de contrôle , qui en commande l’enchaînement.

PROCESSUS D 'ECRITURE

Planification

Mise en texte

Révision

Conception

Organisation

Cadrage des buts

 

Relecture

Mise au point

¬ ¾ ¾ ¾ ¾ ¾ ¾¾ ¾ ¾ ¾ ¾ C o n t r ô l e ¾ ¾ ¾ ¾ ¾ ¾ ¾ ¾ ¾ ¾ ®

 

B. Apports dans la planification

1. Apports dans la "conception"

Commencer par inscrire toutes ses idées en tête du document, avant de rédiger, en vue de :
  • soit traiter ce lot comme un réservoir d’idées à consulter et à utiliser dans la production du texte;
  • soit insérer son texte sous chacune des idées présentées, celles-ci servant en quelque sorte de titres provisoires dans la structure de la rédaction.
  • Dans certains cas, insérer automatiquement, dans le texte en cours de production, certains éléments que l’on tire de textes antérieurement rédigés et enregistrés, sans devoir passer du temps à retranscrire dans la nouvelle production ces textes réutilisés.


2. Apports dans l’ "organisation"

  • Créer son plan de rédaction en hiérarchisant facilement les idées qui ont été retenues au moment de la "conception" et ce, grâce notamment au déplacement aisé de mots et de phrases (déplacement beaucoup plus rapide et plus propre que sur papier).
  • En cours de rédaction, pouvoir à tout moment ajouter des idées au lot initial, en supprimer ainsi qu’en modifier la hiérarchisation dans un plan. (Utiliser le mode "Plan" de l'affichage du traitement de texte


3. Apports dans le "cadrage des buts"

Par contre, en ce qui concerne le "cadrage des buts", le traitement de texte n’intervient pas, sauf peut-être au niveau formel où le rédacteur peut écrire, en tête de son document, les "critères qui doivent guider son travail", c’est-à-dire le cadrage des buts , afin de les avoir facilement sous les yeux durant son travail.
Par exemple, lors de la rédaction d'une nouvelle littéraire peut viser à créer un effet de surprise chez le lecteur: il va cadrer son but qui est de révéler le plus tard possible la clé de compréhension de son texte.



C. Apports dans la "mise en texte"

  • Facilité de remanier les phrases, grâce aux déplacements, aux copies, aux suppressions et aux ajouts propres et rapides que permet de traitement de texte.
  • Facilité de reconstruire des paragraphes : couper en deux un paragraphe jugé trop long, déplacer un paragraphe vers un meilleur endroit dans le texte, etc.
  • Clarté constante du texte et de toutes ses modifications, sans que subsiste aucune rature, surcharge, renvoi, etc. et, par conséquent, relecture du texte beaucoup plus aisée que sur papier.
  • Dans certains cas, possibilité de découper à l’avance son récit en chapitres distincts préétablis.

D. Apports dans la "révision"

La "relecture" du texte produit peut s’effectuer de deux façons :

  • soit à l’écran; (Il convient d’habituer les élèves à relire un texte entier sur écran; c’est d’ailleurs une méthode de lecture à laquelle les jeunes s’adaptent assez facilement. )
  •   soit sur papier, après avoir imprimé le texte au moyen d’une imprimante. De la sorte, on contourne le phénomène d'aveuglement régulièrement observé quand on relit sa propre production.


1. Apports dans la "grammaire du texte"

Les "révisions" du texte, en ce qui concerne sa planification , sa cohérence , sa structuration , peuvent s’effectuer à l’écran. Toutefois, cela paraît plus difficile à réaliser que sur papier puisque, sur l’écran, on ne dispose que d’un nombre restreint de lignes; dans ce cas, il suffit d’imprimer le document sur papier avant d’opérer la révision de la "grammaire du texte".


2. Apports dans la "grammaire de la phrase"

Les "révisions" du texte, en ce qui concerne la correction orthographique , la correction syntaxique , la structure de la phrase , s’effectuent beaucoup plus facilement et plus efficacement à l’écran que sur papier, que l’on se fasse aider ou non par un vérificateur orthographique ou grammatical.

Il existe des logiciels de vérification orthographique et grammaticale ; ces outils sont relativement performants, mais leur valeur pédagogique est très contestée (à ce sujet, lire l’article " Correcteurs orthographiques et pédagogie du français " de F. Berten, publié par la Commission " Français et Informatique" de la FESeC en 1999).


3. Apports dans la "mise en forme du texte"

L’ aspect visuel du texte, sa mise en page, la mise en forme des caractères (gras, italique, souligné, etc.) et des paragraphes (marges, espaces, titres, alinéas, etc.) se révèlent nettement plus faciles et plus rapides à réaliser dans un traitement de texte qu’à la main.



E. Apports dans le "contrôle"

  •   Grâce à la souplesse de sa manipulation et à la clarté de son affichage, le traitement de texte facilite le contrôle permanent du travail en cours.
  •   Chaque version du texte, aussi provisoire soit-elle, s'affiche et s'imprime toujours à la perfection, ce qui la rend plus facilement contrôlable par l'auteur ou par le correcteur.
  •   A condition de varier le nom du fichier de sauvegarde du texte, le traitement de texte permet de conserver les versions successives de la rédaction et, "in fine", de les comparer entre elles.

 

 

 

2. Une approche didactique du traitement de texte

A. Motivation de l'élève

L'élève prend plaisir à écrire, grâce à cet outil attrayant et performant qu'est l'ordinateur. En voyant son texte toujours propre, bien présenté, sans aucune rature, il obtient satisfaction et valorisation de son travail. De son côté, l'enseignant reçoit un texte clair et lisible et, dès lors, plus facile à corriger.

L'élève accepte de retravailler son texte, même plusieurs fois, puisque ce remaniement ne nécessite pas une recopie total. Il ne se contente pas non plus d'écrire un nombre de lignes minimum. Au contraire, les productions sont plus fournies, notamment parce que la limite visuelle de la " page " a disparu : le texte se termine lorsqu'il est " achevé " et non quand il atteint la fin de la page.

L'élève est libéré de la contrainte que constitue la calligraphie de son texte ... et de l'influence indirecte que peut avoir celle-ci sur l'évaluation de sa production.

L'utilisation du traitement de texte dépasse la seule impression sur papier. En effet, ce texte électronique peut être récupéré en vue de sa réutilisation dans des productions multimédias telles que des pages Web, du courrier électronique, des hypertextes, etc. Pour les élèves qui ont une difficulté d'écriture, pour des raisons aussi diverses que des dyskinésies graphiques, une fatigabilité de la main … , l'ordinateur leur donne une autre approche de la relation existant entre la main et l'œil. Ceci peut, dans certains cas, aider à corriger des dysorthographies frustrantes pour eux.

 

B. Transformation de la didactique

1. Centrage sur la genèse scripturale

Quand l'élève rédige un texte, il se pose d'emblée diverses questions liées à l'élaboration de celui-ci. Le traitement de texte est pour lui un outil dédramatisant : il peut risquer toutes sortes de manipulations sur un texte, de reformulations, de changements, … car, avec un traitement de texte, rien n'est jamais définitif, toute faute peut être corrigée sans laisser de traces.

L'élève peut aussi commencer à écrire où il veut dans le développement de son texte et ainsi " délinéariser " son écriture. En cas de changement ou de reformulation, le texte n'a pas besoin d'être réécrit dans sa totalité.. L'élève se libère ainsi des tâches répétitives et lassantes qui sont souvent inhérentes à certains exercices de français. Ajoutons qu'à tout moment, il lui est aisé aussi de reprendre un travail inachevé qu'il a dû interrompre (interruption liée, par exemple, aux contraintes horaires).

Enfin, l'enseignant et l'élève découvrent et analysent ensemble les versions successives du travail réalisé. Ces diverses versions peuvent être considérées comme des évaluations formatives, alors que la version "définitive" traduira une une évaluation sommative finale. Cette perspective nouvelle de productions scripturales successives génère véritablement une pédagogie de la réussite.

2. De la didactique à la pédagogie : le travail des uns et des autres

Le travail en groupe est aussi activé . En effet, la visibilité du texte sur l'écran d'ordinateur et les facilités qu'offre le traitement de texte de modeler le travail au cours de son élaboration, contribuent à un environnement ouvert qui permet à chaque membre du groupe d'intervenir directement. Les élèves travaillant face à l'écran en groupes de deux ou trois peuvent alternativement prendre des rôles différents : par exemple, l'élève au clavier est le compositeur-producteur, tandis que l'autre est le lecteur-éditeur dont les commentaires et suggestions servent de point d'appui à l'avancement de la pensée, de l'idée ou à une meilleure formulation.

Quant au professeur, il est considéré par ses élèves comme leur " personne-ressource " et, la plupart du temps, intervient à la demande de l'élève, qui, de ce fait, est particulièrement attentif à l'explication fournie. C'est ce que certains appellent " une pédagogie par-dessus l'épaule " !

3. Archivage et réécriture

  • Il est possible de conserver des textes divers, textes d'auteurs et textes d'élèves, et créer ainsi une banque de textes selon divers genres, que l'on peut travailler ultérieurement, en appliquant la relation " lecture/écriture ".
  • L'enseignant peut aussi faire travailler toutes sortes de textes, y compris les textes d'auteurs, en les faisant changer, compléter, manipuler, ..., dans un concept d' " intertextualité ".
  • Enfin, les informations collectées sur l'Internet peuvent facilement être récupérées (au moyen du copier/coller ) en vue de leur exploitation par réécriture (voir l'article " Internet, passage obligé vers la réécriture ! " de Fr. Henriette, publié en 1999 par la Commission " Français et Informatique " de la FESeC dans son document intitulé " L'Internet au cours de Français – Réflexions ").

 

C. Limites du traitement de texte chez les élèves

La vision spatiale du texte est réduite, puisque l’écran classique d’un ordinateur ne montre pas l’entièreté de la page-papier. Cela pourrait déranger certains élèves qui ont besoin de mettre à plat les différentes pages de leur texte. Chez certains scripteurs, le maniement de la plume, le tracé des lettres sont eux-mêmes sources de plaisir, tandis que la frappe au clavier ne leur procure pas la même sensation.

Le maniement technique du traitement de texte nécessite une initiation suffisante afin d’éviter que des problèmes techniques ne viennent perturber le travail d’écriture des élèves. Cette initiation peut, au départ, se limiter aux opérations qui permettent de traiter véritablement du texte, c’est-à-dire insérer, supprimer, déplacer, remplacer.

Certains logiciels de traitement de texte archaïques demandent une manipulation trop complexe. Ils sont à éliminer! L'âge du matériel influence la qualité de l'enseignement...

Il faut limiter le temps que les élèves consacrent à la "mise en page" de leur texte; l’essentiel de leur temps doit, en effet, être réservé au travail d’écriture proprement dit.

Le traitement de texte ne peut pas être le seul support d’écriture; l’écriture manuscrite conserve pleinement son droit de cité.

 

D. Utilisation du traitement de texte ou écriture manuscrite?

Comme lors de chaque grande mutation technologique, des interrogations, parfois des craintes, se font jour.

1. L’écriture manuscrite a-t-elle encore un avenir ?

L’écriture manuscrite doit, bien entendu, être maintenue et demeurer active, notamment parce qu’elle reste le moyen le plus rapide de prolonger sa mémoire (exemples : notes personnelles, pense-bête, notes de cours, …). Elle permet aussi de signer son "moi"...  

2. Ne perd-on pas la conception d’ensemble du texte ?

La représentation spatiale du texte, telle qu’elle se trouve structurée par la page lors de l’écriture manuscrite, se trouve bouleversée lorsqu’on utilise l’ordinateur. On travaille alors sur un ensemble – en quelque sorte immatériel – dont seulement une partie apparaît à l’écran. Ne risque-t-on pas de perdre ainsi la conception d’ensemble du texte ? Le plus souvent d’ailleurs, les personnes qui écrivent sur traitement de texte, sans brouillon sur papier, doivent, pour pouvoir retravailler leur texte, imprimer chacune des versions, afin de retrouver cette vision spatiale globale qui leur permet une réécriture efficace.

Pour compenser partiellement l’absence de cette vision globale, il existe plusieurs aides logicielles : position des ascenseurs, multifenêtrage, visualisation avant impression… L’emploi de ces aides nécessite toutefois d’y être familiarisé, voire d’y être formé.

Enfin, le "mode plan" des traitements de texte ouvre probablement des possibilités considérables d’aide à la production d’écrits, pour peu que chacun en prenne assez tôt l’habitude, en faisant coexister ce mode d’écriture avec les modes s’appuyant sur les représentations spatiales.  

3. Et le corps, la sensation physique dans tout cela ?

Sur le plan de la sensation, du geste, de l’engagement du corps, est-ce que le contact des doigts avec la mécanique du clavier procure autant d’intensité et exprime-t-il autant d’investissement personnel que le geste du scripteur, formant les pleins et les déliés au moyen de la plume souple de son stylo, ou le geste du poète chinois calligraphiant délicatement ses caractères ?

Chacun a déjà pu, soit pour lui-même, soit avec son entourage, rencontrer des controverses amicales sur ce point.  

  • Rien, dit l’un, ne remplacera pour moi le plaisir du contact avec le papier, et le fait de former les lettres tel un peintre faisant émerger le tableau de la toile et de la palette. Quant aux ratures, elles sont la trace de l’évolution de ma pensée, de mon cheminement dans la création du texte ; en témoigne d’ailleurs l’importance que la critique littéraire donne à l’analyse des brouillons et des ébauches pour comprendre le processus de pensée et de production des auteurs littéraires.  
  • Oui, répond l’autre, mais lorsque mes doigts courent sur le clavier, si vite que j’ai l’impression que ma pensée n’en est plus freinée, ne suis-je pas un peu comme le sculpteur formant le texte sur l’écran ainsi que le ciseau forme la pierre, ou comme l’organiste improvisant sur les grandes orgues ? Et la facilité que j’ai à modifier ou à déplacer les mots, les phrases, les paragraphes, me permet de ciseler un texte sans cesse plus rigoureux et plus proche de ce que je souhaite exprimer. Enfin, comment ne pas prendre en compte le plaisir esthétique que je ressens en choisissant, pour l’impression de mon texte, les polices et la mise en forme qui y impriment ainsi ma marque ?

 

E. Une procédure d'écriture avec le traitement de texte

Dans son livre "Écrire au Collège", p. 66, Sylvie Plane indique que " Pour faciliter et rendre efficace l’utilisation du traitement de texte, les dispositions suivantes, qui s’inspirent des pratiques expertes, paraissent intéressantes, au niveau du collège, surtout pour l’écriture longue ".

Dispositif didactique d’écriture sur traitement de texte

1ère étape

  1. Définir la tâche d’écriture.
  2. Définir les enjeux de l’écriture.
  3. Définir les critères appliqués.

2ème étape

Les élèves expérimentés écrivent directement le début de leur texte sur le traitement de texte.

Les élèves inexpérimentés écrivent le début de leur texte à la main.

3ème étape

Les élèves poursuivent l’écriture sur traitement de texte.

Les plus expérimentés servent de moniteurs aux moins expérimentés.

Ces élèves recopient sur ordinateur le début de leur texte, puis poursuivent leur écriture directement sur le traitement de texte

4ème étape

Tirage sur papier des premiers jets, suivi de :

      1. Analyse des premiers jets.
      2. Redéfinition des critères de réussite.
      3. Amélioration des premiers jets : modifications apportées sur le tirage-papier par un jeu de fléchage et de soulignement indiquant les ajouts, suppressions et déplacements à faire.

5ème étape

Modifications sur écran  :

      1. Intégrer les modifications issues de la 4ème étape ci-dessus.
      2. Apporter de nouvelles corrections lors de cette relecture sur écran.

6ème étape

Poursuite du travail d’écriture , de préférence directement sur le traitement de texte.

Ensuite

Utiliser la même procédure d’écriture pour la suite de la production : faire alterner le travail sur écran et le travail sur papier.

  Le dispositif décrit ci-dessus peut évidemment être adapté aux compétences des élèves.

Un dispositif complet d'utilisation du Traitement de textes a été élaboré par le département Education et Technologie des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix et le département pédagogique de la Haute Ecole Namuroise Catholique.
Il se présente sous la forme d'un d'un fichier de 23 activités d'écriture intégrant les TIC, destinées aux élèves des cycles 8-10 et 10-12 de l'enseignement fondamental et du premier degré de l'enseignement secondaire.

Des ressources très intéressantes sont également disponibles sur le serveur de l'Académie de Créteil

F. Réflexions sur la mise en page.

Dans le traitement informatique d’un texte, la mise en page est une activité qui se situe après son écriture. En effet, le souci principal du professeur de français doit être essentiellement - et ce, dans le cadre même du nouveau programme de français - d’amener d’abord ses élèves à écrire et à retravailler leurs propres textes. Mais l’on sait aussi que la lisibilité et l’efficacité d’un texte dépendent également de sa "mise en page"; cela nécessite donc, notamment, les apprentissages suivants :
  •   la gestion des caractères  : polices, tailles, styles (italique, gras, souligné, ...), etc.;
  •   l’organisation spatiale du texte, c’est-à-dire la gestion des espaces : marges, alinéa, retrait, alignement, interligne, paragraphes, etc.;
  •   les mises en page liées aux genres de textes , selon qu’il s’agit d’article de presse (en colonnes), de poésie, d’une lettre, d’un dialogue théâtral, d’un message publicitaire, etc.

  Cependant, en classe, l’essentiel du temps doit être consacré à l’élaboration du texte, beaucoup plus qu’à sa mise en page. Celle-ci pourrait fort bien être réalisée et développée, soit en interdisciplinarité, soit à domicile par les élèves eux-mêmes.

En tout cas, le professeur de français ne doit pas se donner les exigences d’un éditeur ou d’un typographe puisque ses objectifs ne sont pas les mêmes : il n’a donc pas à enseigner ce type de compétences, parfois assez techniques, nécessaires à la gestion des différents paramètres d’une mise en page professionnelle.

Il n'est toutefois pas exclu que le professeur de français fasse prendre conscience de l'importance de la mise en page, par exemple dans le cas d'un article de journal. Aux enseignants qui, à bon droit, souhaitent en connaître davantage sur la lisibilité et sur la mise en page des textes, d’excellents livres peuvent leur être recommandés (cf. l’annexe : Bibliographie & Sitographie), entre autres les suivants :

  • A propos de la lisibilité des textes : Recherches actuelles sur la lisibilité , de F. Richaudeau.
  •   A propos des principes de la mise en page des textes :
    Mise en page , de R. Parker & L. Thiéran.
    Les règles d'or de la communication écrite : la mise en page , de J.-P. Anciaux.
  •   A propos des principes généraux de mise en page, applicables notamment à l’école : Mettre en page , de F. Sass.

 

 

3. Les liens avec les programmes de français

A. Classement des exercices réalisables avec le traitement de texte

1. Exercices de saisie de texte

Cette première fonction du traitement de texte, assez banale, permet déjà de réaliser une multitude d’exercices.

1.1. Exercices à blancs
L’élève complète un texte, en insérant des mots, des expressions, des phrases ou même des paragraphes entiers, aux endroits appropriés de ce texte. Les espaces où doivent être insérés les éléments peuvent être identifiés par des signes (ex. : tirets, points, étoiles, numéros, …) ou ne pas être signalés. Variantes :
  • Espaces blancs à compléter.
  • Mots à remplacer en respectant le nombre des tirets (1 tiret = 1 lettre ou 1 mot).

1.2. Exercices d’insertion et/ou de développement
Le texte est en lui-même incomplet ; l’élève doit insérer des signes de ponctuation, des mots, des phrases ou des paragraphes entiers. Exemples :
  • Insérer la ponctuation.
  • Insérer des articles, des pronoms relatifs, des conjonctions, etc.
  • Tous les mots d’un texte étant écrits sans séparation, insérer les blancs qui séparent les mots, au moyen de barre d’espacement. la
  • Relier des phrases entre elles.
  • Ajouter une introduction ou une conclusion à un texte.
  • Développer un texte à partir d’un canevas, d’une énumération de faits (ex. : biographie), de notes, …

 

2. Exercices d’effacement et d’insertion

2.1. Correction de fautes
Attention ! Les cacographies venant du professeur sont toujours dangereuses ! Il est possible, occasionnellement, de se servir de productions d'élèves, encore que ceci pose des problèmes de jugements de valeur possible à l'égard de certains. ) Dans un texte, figurent des fautes de toutes sortes (morphologie, style, syntaxe, ponctuation, orthographe, registre) ; il faut les découvrir et les corriger.

2.2. Exercices de transformation
L’élève doit adapter un texte à de nouvelles circonstances.

Variantes :

  • Changer un texte de la voix active à la voix passive.
  • Changer un discours direct en discours indirect.
  • Paraphraser un texte.
  • Changer ou adapter le style d’un texte.
  • Réduire un texte (précis, résumé).
  • Passer d’une forme de discours à une autre (exemple : transformer une série d’instructions en un texte descriptif).
  • Etc.

 

3. Exercices de recherche et de remplacement

Dans un texte, l’élève doit rechercher des lettres ou des symboles ou des mots ou des expressions … et les remplacer par quelque chose que l’enseignant a précisé.

Variantes :

  • Exercices de décodage.  
  • Exercices de transformation.

3.1. Exercices de déplacement d’unités de texte

L’élève doit déplacer des unités de texte afin de mettre ce texte en ordre. Variantes :

  • Mettre en ordre les paragraphes d’un texte.
  • Mettre un texte narratif dans l’ordre chronologique des faits.
  • Mettre en ordre les arguments d’une dissertation.
3.2. Exercices sur l’utilisation du dictionnaire et du thésaurus électroniques

A ce propos, il serait utile de lire le document " Correcteurs orthographiques et pédagogie du français ", publié en 1999 par la Commission "Français et Informatique" de la FESeC.

 

B. Les liens avec les programmes du premier degré

Ce chapitre a été rédigé en rapport avec les programmes 1997-1998 de l'Enseignement Secondaire Libre Catholique belge.
Toutefois, il n'est pas nécessaire de connaître les programmes concernés pour comprendre les informations suivantes!

Apprendre à écrire, c’est recourir à l’écrit dans ses actes quotidiens pour se dire, imaginer, créer, prendre du plaisir, se faire comprendre, informer, échanger, clarifier sa pensée, mémoriser, garder des traces, argumenter, persuader ...

L’utilisation d’un traitement de texte permet de réfléchir à certaines fonctions que le nouveau programme de français entend développer, et pour cause, puisque celui-ci est précisément un outil conçu pour rendre la communication écrite plus efficace et plus motivante.

Il suffit d’ailleurs de parcourir, dans le programme, les suggestions proposées dans les activités de structuration pour se rendre compte que bon nombre d’entre elles seront exercées avec profit grâce à l’utilisation d’un traitement de texte. Citons-en les principales.


1. Toutes les activités visant à redonner du sens à l’écriture

par la définition de destinataires, d’intentions, ... tireront un double profit du traitement de texte : en effet, d’une part, celui-ci permet de sortir des textes immédiatement lisibles par des tiers et, d’autre part, il autorise toutes les variations possibles avec une économie d’effort et de temps.
  • Orienter son écrit en fonction de la situation de communication :
  •   Modifier un texte donné pour l’adapter à tel ou tel destinataire.
  •   Raconter une histoire (ou décrire) selon des points de vue
    différents.
     


2. Toutes les activités de révision de textes

proposées par le programme de français du 1er degré (points 2, 3, 4 et 5) sont plus faciles, plus rapides et, dès lors, plus agréables à réaliser sur traitement de texte.
On aurait pu en citer beaucoup; nous nous contenterons cependant d’en rappeler seulement quelques-unes, représentatives de chaque savoir-faire particulier.

* Mobiliser ses connaissance s et savoir-faire pour élaborer des contenus (point n°2) :

  •   Développer ou réduire un épisode, une description, un dialogue.
* Assurer l’organisation générale du texte selon le genre (point n°3)  :  
  •   Recomposer des sous-titres supprimés.
  •   Rédiger un poème à partir de la structure d’un autre.
  •   Modifier un ou plusieurs éléments d’un schéma narratif : lieu, temps, actant(s), ...
  •   Compléter, corriger, rédiger le résumé d’une histoire, éventuellement accompagné de son schéma narratif.
* Assurer la cohérence entre phrases et groupes de phrases (point n°4) :
  • Remplacer par un substitut grammatical ou lexical un mot répété dans un texte.
  •   Améliorer des textes dans lesquels la progression de l’information laisse à désirer; par exemple, modifier l’ordre des informations dans la phrase, remplacer certains mots de liaison inadéquats, déplacer des phrases ou des paragraphes.
  •   Introduire dans un texte une information supplémentaire en la rédigeant de manière satisfaisante.
  •   Recomposer, grâce au contexte, une annonce (notamment celle de l’introduction) ou une reprise (notamment dans la conclusion) supprimées mais aisément reconstituables.
  •   Écrire au passé composé ou au passé simple un récit écrit au présent.
* Associer les unités lexicales et grammaticales au sein des phrases (point n°5) :  
  • Repérer, dans ses écrits, des emplois incorrects de mots et y remédier.
  •   Passer d’une classe grammaticale à l’autre : nominalisation, transformation d’une relative en un adjectif ... et inversement.
  • Repérer des phrases mal construites et les corriger.

 
3. Toutes les compétences relatives à la mise en page du texte

sont aisément exercées grâce au traitement de texte, qui procure à l’élève, quel que soit l’état d’achèvement de son travail, un texte propre et parfaitement lisible.

* Veiller à la présentation graphique et orthographique du message :
  • Écrire lisiblement.
  •   Veiller à la typographie.
* Associer au texte les éléments non verbaux adéquats :
  • Maîtriser l’espace de la page : alignements, blancs, retraits, ...

 

C. LES LIENS AVEC LE PROGRAMME DU 2ème DEGRE

Dans le programme du 2ème degré (Enseignement général et enseignement technique), la pédagogie de l’écriture tire tout autant profit de l’utilisation d’un traitement de texte.

En lisant le programme, on peut mettre en évidence diverses situations dans lesquelles le traitement de texte constitue un partenaire de premier ordre, à la fois une arme contre le refus de réécriture des élèves, une stimulation à produire plus et mieux, une invitation au dépassement, ... Voici une série de points du programme de Français auxquels le traitement de texte apporte un appui certain :

1. Le fonctionnement de l'acte d'écriture, qui, tant chez l'écrivain que chez l'apprenti, nécessite plusieurs phases (ébauches, brouillons, ratures, ...), met en oeuvre divers processus et nécessite la connaissance préalable de divers modèles textuels (p. 21). 2. La mise en oeuvre de l'écriture en classe, au travers de projets qui permettent l'interaction des élèves et la socialisation de leurs productions (p. 21). 3. Le choix d'éléments lexicaux et morpho-syntaxiques adaptés au genre du texte et à la situation de communication (p. 28) :
  • Assurer la correction orthographique.
  • Assurer la mise en forme visuelle du texte : graphie, typographie (taille et forme des caractères), mise en page (alinéas, blancs, hiérarchie des titres), recours éventuel à des éléments visuels (illustrations, tableaux).
4. Le souci de la cohérence du texte par des marques visuelles d'organisation (p. 28). 5. La réalisation des activités suggérées dans le programme, qui ont intérêt à utiliser le traitement de texte (p. 32 à 35) :
  • Gestion et rédaction du Journal de l'école.
  • Écriture d'un spectacle, d'une nouvelle.
  • Gestion, promotion et animation de la bibliothèque de l'école.
  • Réalisation d'affiches, de dépliants, de couvertures de livres, ...
  • Conception et réalisation d'une plaquette.
  • Écriture d'un texte collectif.
  • etc.
6. L'accompagnement de l'apprentissage de l'écriture (p. 43, 44).

Pour des adolescents, l'apprentissage du langage écrit n'est pas aisé parce que, à travers lui, s'opère un long cheminement vers une plus grande abstraction et une capacité à se décentrer.
En effet, la communication écrite exige, non seulement de maîtriser les codes linguistiques, mais aussi de compenser l'absence du destinataire par un effort de mise à distance et d' anticipation .
Elle implique différentes phases de travail

. Afin de faire découvrir qu'écrire, c'est anticiper, mettre à distance et réécrire, il faut ménager en classe, au sein des activités et sous la guidance du professeur, des temps de travail permettant de :

  • Libérer l'apprentissage de l'écriture des contraintes trop paralysantes.
  • Ne pas exiger toujours et immédiatement un produit fini parfait afin d'éviter le découragement. Pour ce faire, prévoir différents temps de travail pour une même activité d'écriture.
  • Étaler dans le temps les réécritures.
  • Mettre à la disposition des élèves les outils informatiques particulièrement efficaces pour la réécriture , la mise en forme et la socialisation des textes.
  • Ne pas limiter le recours à l'écrit aux seules activités spécifiques d'écriture, mais utiliser l'écrit comme instrument d'appropriation des connaissances, comme aide à la réflexion : notes de cours, tableaux, plans, ...
  • Privilégier des textes qui correspondent aux besoins réels de communication.
  • Donner au moins une fois la possibilité aux élèves de traverser tout le parcours de l'écrit (individuel ou collectif) depuis la conception jusqu'à la réception , en passant par la diffusion .
  • Etc.

 

4. QUELQUES CONSEILS GENERAUX POUR GERER LE TRAVAIL DES ELEVES SUR TRAITEMENT DE TEXTE

1. L’utilisation du traitement de texte va dépendre de ce que l’on veut faire produire par les élèves :

  1. Les textes informatifs vont privilégier le travail sur la structure du texte : le "mode plan" du traitement de texte est la fonction tout à fait efficace pour gérer facilement cette structuration (gestion des niveaux de titres, automatisation de la table des matières, …).
  2. Les textes narratifs vont plutôt demander du travail sur la grammaire de la phrase (orthographe d’accords et autres) et sur la grammaire du texte (anaphore, connecteurs logiques, substituts, synonymes, …).

2. Préférer reporter après le travail d’écriture, le travail de mise en page des textes.

3. Faire enregistrer/sauvegarder, de façon fréquente et régulière, sur une disquette ou sur le disque dur, le travail en cours des élèves, pour éviter le risque d’une perte totale du travail suite à une circonstance ou manœuvre malencontreuse.

4. S’il est intéressant de conserver les étapes successives de l’évolution d’un travail réalisé par les élèves, faire utiliser un nom de fichier différent lors de chaque sauvegarde (exemple : Texte1, Texte2, Texte3, etc.).

5. Si les élèves ont la possibilité de continuer leur travail à domicile, mais qu’ils y utilisent un autre traitement de texte que celui utilisé à l’école, faire enregistrer leurs textes sous le format standard RTF, ce qui permettra de les récupérer sur n’importe quel autre traitement de texte et système d’exploitation (Windows, Mac, OS, Linux).

6. Pour éviter l’intrusion de "virus informatiques" dans les ordinateurs de l’école, interdire qu’y soient utilisées des disquettes apportées de l’extérieur.

Si toutefois il s’avérait nécessaire d’utiliser des disquettes ayant séjourné à l’extérieur, toujours commencer par tester celles-ci au moyen d’un "anti-virus" récent ou - mieux encore – avoir placé un "anti-virus sentinelle" dans chacun des ordinateurs.

7. Utiliser et faire utiliser le traitement de texte selon les manipulations qui sont propres à cet outil et non comme une simple machine à écrire. En effet, certains gestes utilisés sur la machine à écrire ne sont pas corrects sur un traitement de texte, notamment :

  •   Pour déplacer le curseur ou le point d’insertion, il ne faut jamais se servir de la barre d’espacement car celle-ci crée des "espaces blancs" qui déformeront la présentation du texte en cas de remise en forme ultérieure.
  •   Pour placer des retraits, alinéas, centrages, alignements, sauts de page, etc., il ne faut pas utiliser la barre d’espacement ou la touche "Enter" mais se servir des outils spécifiques existant dans le traitement de texte (consulter son mode d’emploi).
  • 8. Rendre les élèves conscients que les "vérificateurs orthographiques" et "vérificateurs grammaticaux" inclus dans les traitements de texte ne détectent que certains types d’erreurs et laissent passer toutes les autres (voir à ce sujet le document " Correcteurs orthographiques et pédagogie du français ", publié en 1999 par la Commission "Français et Informatique" de la FESeC).

 

5. BIBLIOGRAPHIE & SITOGRAPHIE


A. Fondements théoriques de l’écriture sur traitement de texte

GARCIA-DEBANC C., Intérêt des modèles du processus rédactionnel pour une pédagogie de l'écriture , Pratiques, n° 49, mars 1986.

HUYNH J-A., Informatique et enseignement du français : état des lieux, des outils privilégiés se dégagent..., Le Français Aujourd'hui, juillet 1993.

NICOLET M., GENEVAY E., GERVAIX P., Ordinateur et révision de texte : Évaluation de l'efficacité du traitement de texte pour la production écrite , Centre vaudois de recherches pédagogiques, Lausanne, avril 1992.

PAPERT S., L'enfant et la machine à connaître - Repenser l'école à l'ère de l'ordinateur , Ed. Dunod, 1994.

PLANE Sylvie, Écrire au Collège - Didactique et pratiques d’écriture , Ed. Nathan, 1994.

Des ordinateurs à notre ordinaire , Enjeux, Revue de didactique du français, n° 12 (8 articles), CEDOCEF, Namur, mai 1987.

Écrire avec l'ordinateur , Cahiers pédagogiques, Dossier n° 311 (14 articles), Paris, février 1993.

Écrire en mathématiques, en éveil, en sciences, en étude du milieu, en français... pour apprendre , Doc. 1: Orientations générales, Bureau Pédagogique du SeGEC, Bruxelles, novembre 1994.

ANIS, Jacques, Analyse de Texte et ordinateur. 'écriture réinventée ?, Paris, Bruxelles, De Boeck Université, 1998, Coll. Méthodes en sciences humaines.


B. Mises en application particulières du traitement de texte

BARTHEL G., La dissertation assistée par ordinateur avec Works sous Windows , Lycée Rodange, Luxembourg.

DEPOVER C., DEBRUE A., ENGELEN V., Analyse des possibilités d'exploitation pédagogique des progiciels dans l'enseignement fondamental - Tome II: Outils d'exploitation des traitements de texte, Université de Mons, mai 1991.

ELIE A., BAUDRY M., L'informatique au service de l'enseignement des lettres , CRDP, Reims, 1992.

PERROT C., Le traitement de texte en classe - Vol. 2: Au Collège et au Lycée , Ed. Hatier, Paris, novembre 1988.

RANGER C., VIEL M., Le traitement de texte en classe - Vol. 1: Du cours élémentaire au cours moyen , Ed. Hatier, Paris, novembre 1988.

SABLE P-A., BOUYSSOU G., Apprendre grâce au traitement de texte (64 exercices du CE1 à la 3ème Secondaire), Ed. Bibliothèque Richaudeau / Albin Michel, 1995.

SCHMITT-ARDIZIO M-O., traitement de texte et argumentation , L'École des lettres, n° 9, Numéro spécial sur les "Ateliers d'écriture", mars 1993.

CERISIER Jean François et GARCIA René, Activités pour le traitement de texte, propositions en Français, Histoire, Sciences Physiques, Géologie et Technologie, Editions Chrysis, 1991 (Manuel + 2 disquettes de fichiers de travail)


C. Publications relatives à la "mise en page"

La PAO sans histoires , Les Dossiers de l'Ingénierie éducative, Dossier n° 11, CNDP (Centre National de Documentation Pédagogique), Paris, décembre 1992.

PARKER Roger & THIERAN Lise, Mise en page, Ed. Reynald Goulet, Canada, distribué par les Ed. Sybex, Paris, 341 pages, 1.290 FB . (Ouvrage épuisé chez Sybex - mars 1996)

RICHAUDEAU François, Recherches actuelles sur la lisibilité , Ed. Retz, Paris, 1984.

SASS Ferenc, Mettre en page , Ed. Licap, Bruxelles, 1996, environ 200 FB.

ANCIAUX Jean-Paul, les Règles d'or de la Communication Ecrite. La mise en page, Les Editions d'Organisation, 1992


D. Sites Web traitant de certains aspects du traitement de texte

  Formation à Word97
http://imbert.citeweb.net/images/word.htm
Un cours complet pour les débutants (et les autres), bien illustré, avec des tuyaux intéressants. Il est organisé par rubriques relatives à des problèmes et des procédures précises.
Utile comme guide, pour travailler plus efficacement. Il peut aussi remplacer utilement l'aide intégrée de Word (qu'on appelle par le touche F1).

  Le traitement de texte : un outil pour la classe de lettres
http://www.ac-rouen.fr/pedagogie/equipes/lettres/outil_L/accueil.htm
Un site qui propose des modèles d'exercices exploitant toutes les fonctionnalités du traitement de textes. Incontournable pour l'intelligence avec laquelle l'utilisation du traitement de texte est présentée. On peut y télécharger des fichiers qui s'installent automatiquement dans un dossier que vous désignerez, et qui s'utilisent avec WORD97.

L'informatique à l'usage de l'enseignement des lettres en lycée professionnel
http://www.ac-rennes.fr/pedagogie/lettres/default.htm
Une série de remarques sur l'avantage de l'utilisation du traitement de textes, et des exemples d'exercices exploitant utilement le traitement de textes.

Applications pédagogiques de l'ordinateur : le traitement de texte
http://www.fse.ulaval.ca/pelletier/module5.html
Un cours complet sur le traitement de texte et son utilisation dans la pédagogie, avec le développement complet d'une séquence d'application.

Fiches d'accompagnement pour l'utilisation des didacticiels du C.A.F
http://www.restode.cfwb.be/francais/profs/didacticiel/didac_bas.htm#fiches
Quelques fiches décrivant des exercices possibles avec un traitement de texte. Bien documentées, elles peuvent servir principalement pour des exercices de remédiation.

Point de vue : ordinateur et écriture, par J.-M. BERARD
http://www.epi.asso.fr/pedag/b87p125.htm
Une réflexion décapante sur les changements qu’induit l’introduction du traitement de texte dans les pratiques d’écriture " scolaire ".

Analyse de Texte et ordinateur. L'écriture réinventée ?, Analyse par Guy Achard-Bayle, Université Paris 6, France
http://alsic.univ-fcomte.fr/Num3/achard/defaut.htm
Un compte-rendu critique de l'ouvrage de J. ANIS, dans lequel il étudie le Traitement de Texte, et plus largement tous les systèmes numériques d'écriture et de lecture. Ceux-ci font disparaître la profondeur du texte, ne reste plus que l'aspect de surface, propre et sans ratures. C'est véritablement une nouvelle écriture qui surgit, dont l'ouvrage montre les conséquences.

Apprendre à écrire par et sur le Net, par Véronique PETIT et Sandrine BIEMAR
http://www.det.fundp.ac.be/spu/recherches/ecriture/accueil.htm (site visité le 01/02/2002)
Son objectif principal est de mettre en évidence la plus-value pédagogique des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) au sein de l'apprentissage de l'écriture. Le travail mené pendant deux années en partenariat avec 14 enseignants a abouti à la création d'un fichier de 23 activités d'écriture intégrant les TIC, destinées aux élèves des cycles 8-10 et 10-12 de l'enseignement fondamental et du premier degré de l'enseignement secondaire.

Ecrire au collège avec les Tice, par Céline Dunoyer
http://www.ac-creteil.fr/lettres/tice/ecrire/index.htm (Site visité le 06/03/2002)
Il s'agit d'une tentative de faire le tour des différentes activités d'écriture possibles et intéressantes à mener avec les élèves en utilisant les Tice, donc aussi le traitement de textes.
Une très intéressante sitographie recense les logiciels conjoints qui permettent de faciliter l'utilisation du traitement de textes.