Accueil

Auteurs présentés

Textes de Flo

Sites à voir

Le texte-source

Mimy Kinet

e-mail

 

 

~ Stéphane Méliade ~

 

 

Résidences, est un recueil en finition, bâti de main de maître, plafonné d'exclamation, agencé de tendresse. une maison très grande comme le sont les âmes belle, un logis intérieur.

Stéphane Méliade nous laisse pénétrer dans l'intime de son univers, poussant porte parès porte

 

 

 

Présentation/Sites

Bibliographie

Textes choisis par Flo

Textes choisis par l'auteur

Proses et Nouvelles

Petites gouttes et grands récipients

Nouveau!

Lui écrire

 

 

Première pièce

"Le simple fait que j'existe prouve que ce monde n'a pas de sens"
- Cioran

 

La maison qui dit plusieurs choses à la fois


Nous sommes les volets d'une grande maison à la campagne, évident refuge, sous le ressac d'une éternité furtive.
Ce temps où on retrouve le soleil, pourquoi cette étrange sensation de l'avoir volé et de le tenir embrassé contre soi ?

Qui parle ?
Sans se morceler, l'été des petites ombres continue de s'étirer dans les coins.
Un sentiment de perte permanente se réfugie dans les yeux. Embryon de fêlure séduisante, il commence à grandir. Plus tard, au temps des mêches grises, cela plaira aux femmes, grimpées sur nos épaules comme à leur commencement.
Les guêpes s'en foutent. Elles ne sont pas nombreuses cet été. Elles ne piquent pas, se bornent à constater les enfances désertées mais pleines à ras-bord.



Les volets expliquent qu'il faut protéger la table avec une nappe, car elle est un corps déguisé. Le nôtre, ou pas.

Les repas durent le temps d'une bougie passée au bout du doigt, comme un dé à coudre.
La bouche de bois fait circuler la vérité du ventre des marionnettes, comme le sang d'un tableau célèbre qui passerait d'homme en homme.

La lumière jauge les différentes hauteurs de la famille des poussières rassemblées pour la saison. Si elles ont grandi, la lumière est contente et les faits danser dans un service de grands verres à réunion.
Une crue d'oiseaux lisse les toits. Quelques fruits rentrent par surprise.
Mascarades grandes ouvertes par les bouches de bois. les volets articulent l'ombre et la lumière.
Et c'est la vérité, légère sous les plis lourds.
Et c'est le tonnerre qui passe sous le velours.

Sans méprise, une joue fraîche ouvre grands les volets sans rien se demander de tout cela.

 

Stéphane Méliade
21-08-2001

 

Pièce suivantepièce suivante