Les
chemins cerclés de vert
Ta silhouette labourée monte
comme si l'échelle de mon ombre
inclinait la colline.
La respiration du chemin dressé sous l'horizon
gonfle ses côtes d'herbes étagées
Et toutes les faveurs d'un ciel verdoyant
cautérisent d'une langue précise
nos plaies de lumière.
Vois,
une clameur se pose
Dans un grand ébrouement de boue
Sur les canaux de tes jambes
nos mains bifurquent
étreintes d'hémisphères
Nos lèvres irriguent
le poudroiement des vignes.
Nous
logeons à la nuit
des morts qui dansent
en dedans de clôtures immenses
Quadrille de semences sur le dos de nos faims
Et nous cultivons pour eux
l'étendue de nos bras
Sourire de gestes dont chacun possède
l'exacte moitié
d'une aile d'ange.
Florence Noël
5 février 2001