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Entre
les lignes de son jardin
Elle parlait son jardin
en langage des simples
Semait trois pavés puis une centaurée
pour étonner le pied
Surtout qu'il n'oublie pas
Les brumes en
passant diluaient les platanes
La mer avait beau être loin
des voiles s'invitaient aux clôtures
et broutaient l'or des lys
et froissaient les roseraies
Pour une bouture
de roche
elle arroserait plus tard
ce chèvrefeuille au parfum brûlant
jusque dans la nuit des chats
et dans ses tressaillements d'épousée
Son regard puisait
l'eau
des orages à venir
chevauchait chaque midi les vapeurs échevelées
et le crissement des astres
sur l'allée de la cour
Au fond du potager
elle garderait une ligne encore
Libre à Dieu d'y planter
les heures du huitième jour
pour ne plus oublier.
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