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Maquillée de satin, la mort erre un peu
Ca lui fait une sortie, entre cernes et câlins
ses talons psalmodiés stérilisent les pavés
pour que frondent nos matins.
Sabre poli d’herbe lasse, châle durci de gel
Vieille rumeur … cris lents qu’on apprivoise
Non, elle n’a rien pour elle.. ma petite mort de femme
Mais je lui fais accueil,
Voyez, j’aime son rire, carat de nostalgie
Trêve de phare anxieux, belle nuit un peu reine.
J’aime sa caresse pâle, ses trois gouttes d’ennui,
Cueillies sous mon matelas.
J’aime le grand repos, qu’elle brandit sur mon corps,
Comme un drapeau plié par des mains de mystère.
J’aime surtout sa sœur, la vie rebelle dansante.
J’aimerais jouer pour elle, dans un rôle, même
petit.
Juste pour le plaisir.
Je ne suis pas gourmande.
Même, je le ferais gratuit.
La mort prend du thé fort, soupire tiède , et
rit…
Oui, elle en parlera.. Oui, … je peux espérer.
J’ai le profil, dit-elle, pour souffrir et aimer.
Enfin,… c’est du pareil au même…
Elle emprunte mon visage, « Un modèle d’étoile…
»
Donne une tape large sur le rond de mon dos.
« Je reviendrai… » dit-elle, « probablement
demain ».
Mais oui, … mais oui… je sais… que l’été
est fini.
Florence
Noël - 2000