La ferme de Frizet
Elle domine d’une bonne
vingtaine de mètres la vallée .Elle fut le siège d’une seigneurie foncière
dépendant de la cour féodale de Marbais puis propriété des Dave (1376).
Frizet devint une seigneurie hautaine en 1626 et fut acquise vers cette date par
Jean de Pinchart.
ANCIENS BATIMENTS ET
AGRICULTURE MODERNE.

La
ferme est un grand quadrilatère irrégulier composé de plusieurs bâtiments
datant des XVIIème, XVIIIème et XIXème siècles . Le porche de la première
moitié du XVIIIè siècle s’ouvre sur une cour pavée où l’on stockait le
fumier ; c’est la « basse-cour ». De part et d’autre du
porche, se trouvent les anciennes porcheries. Le corps de logis est situé en
face de l’entrée au point le plus élevé. Il date du XVIIè siècle avec la
partie plus ancienne à gauche et les caves taillées dans la roche. A droite de
l’entrée, une tourelle d’angle circulaire a été abaissée et incorporée
au corps de logis. Perpendiculairement au corps de logis se trouve l’ancien
four. Ces bâtiments entourent la « haute cour » ou cour d’agrément.
La grange datée de 1699 est
employée pour l’engraissement des veaux mâles entre le sevrage (vers l’âge
de 6 à 8 mois) et l’abattage (vers l’âge de 17 à 21 mois).La longue bâtisse
de gauche du XVIIème siècle abrite des étables et fenils très peu
fonctionnels pour l’élevage moderne. On y loge les taureaux de saillie.
Comme
ces anciens bâtiments sont peu fonctionnels, les agriculteurs ont obtenu le
permis de bâtir , à l’extérieur de la ferme, un hangar de 45 mètres sur 22
mètres qui abrite 15 hectares de gros ballots de paille, 63 vaches + veaux et
un silo d’aliments secs de 9 tonnes .A proximité de ce bâtiment se trouve un
hangar de stockage de pommes de terre de 40 mètres sur 25. Les dalles de béton
et le plafond sont parfaitement isolés ; des gaines de surface disposées
sur toute la largeur du bâtiment et à une distance de mètres le long
d’un couloir technique permettent grâce à des ventilateurs puissants reliés
à un ordinateur, de ventiler régulièrement les pommes de terre pour les
cicatriser et les sécher après la récolte et pour les refroidir
progressivement. La température du tas de pommes de terre de 4 mètres de haut
diminue de +/- 0,3 degrés par jour et est maintenue à +/- 6,7° jusqu’au
moment du chargement. Ce bâtiment n’a pu être construit à proximité des bâtiments
de Berlacomine car l’urbanisme ne voulait pas perturber les lignes fortes de
paysage du plateau de Berlacomine qui est visible de la citadelle et qui vient
d’être classé comme site agricole