Les premiers seigneurs de Chéoux

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Un peu d’Histoire…. Belge

Chéoux,lieu, d’après « Terre Wallonne » est signalé à la même époque que l’abbaye de Stavelot puisqu’il est dit que «  Richaire céda à l’abbaye de Stavelot sept manses à Chéoux, cette donation comportait des bois avec une excellente pâture capable de nourrir à la glandée un millier de porcs par an. Cette cession fut approuvée par Arnoult de Corinthie qui régnait alors sur l’ancien royaume de Louis le Germanique… »

Il s’agit ici de Richaire, 11ème évêque de Tongres et Maestrich, qui serait décédé en 945. C’est en 891 que le roi Arnoult  de Corinthie approuve « un échange » entre Richaire et les moines de l’abbaye de Stavelot……..

Déjà en 747, Ferrières était donné par le maire du palais Carloman à cette même abbaye. Mais d’après Joseph Lemmens « La mémoire de Monastères » l’abbaye de Stavelot aurait été créée par St Remacle qui avait reçu, de Grimoald, autre maire du Palais, un terrain à Cugnon (voir « Les Premiers Seigneurs de Cugnon ») pour y construire une abbaye, y vécut en ermite (ou pas du tout) pour en fin de compte créer Stavelot et Malmédy et ce, entre 647 et 650 !

 

                  
Chéoux apparaît donc entre 647 et  891 !

 C’est en 888, apparemment, que Chéoux est divisé en 3 sections :
- Chéoux-Rendeux, qui devait être une terre franche, un alleu, Chéoux-Noblesse et Chéoux-Lavaux.

Chéoux-Noblesse possédait plusieurs châteaux sur son territoire, habités par des familles nobles dont : Chéoux, de Villers, de Groulard  et les Favaige, mais ça, c’était un brin plus tard….

……le 26/7/1199, le traité de Dinant change le paysage. Le marquisat de Namur est dissous et  Durbuy, Laroche  ainsi que la prévôté de Poilvache sont rattachés au comté de Luxembourg dont le possesseur est, à ce moment, Thierry de Bar, époux de Ermesinde de Namur - Luxembourg, fille unique du comte Henri l’Aveugle, comte de Namur-Luxembourg.
Les habitants de Chéoux sont directement concernés puisqu’à présent leurs fiefs se trouvent dans le comté de Luxembourg !

Le premier personnage trouvé et attesté portant le nom de Chéoux est Melchior époux de Marie de Briffoz, fille de Jacques de Briffoz, seigneur du dit lieu (Villers aux Tours n’apparaît que bien plus tard sur un relevé des familles avec leur blason). Ils auront trois filles et un fils, d’après certains auteurs. Sans oublier un fils naturel, Thibault de Chéoux.

Le fond Monin possède quelques parchemins originaux et relativement anciens concernant cette famille de Chéoux, et, apparemment quelques autres plus récents dont je dirais qu’ils sont un essai de retranscription et c’est de là que proviennent certaines erreurs.

Un parchemin ancien parle de « Généalogie de la noble et très ancienne maison et famille de Chéoux »

 

         Un poème (du curé Frogneux) vit le jour à l’occasion de la très fameuse et très épique bataille dite 
         de « La guerre de la  vache »  - daté de 1275 et qui dura plusieurs années - à laquelle prit d’ailleurs 
          part Gérard de Durbuy dit le comte de Luxembourg, et dans lequel apparaissent les de Chéoux :

« …sarteurs et bûcherons, qui vont, dit-on au sart bottés, en éperons…… »

Melchior de Chéoux, possède des biens à Durbuy, Chéoux, probablement Laroche, il est dit écuyer. Chéoux-Rendeux se situe sur la frontière établie par Jean l’Aveugle roi de Bohême et/ou le roi Wenscesla. Melchior portait probablement les armes et servait sous les ordres de Huart d’Autel qui était maréchal et sénéchal du Luxembourg et dirigeait le duché du Luxembourg (dont Chéoux-Rendeux faisait partie) au nom de son suzerain. On sait  que Huart d’Autel leva des troupes à Durbuy en 1412, qu’il vivait sur un pied de guerre au château de Laroche, véritable forteresse, et qu’il se rallie à Philippe de Bourgogne en 1443. C’est aussi l’époque où le pays est à feu et à sang avec sa bande d’écorcheurs dirigés par Barthélémy d’Autel face à Philippe de Bourgogne…..
Voir les seigneurs d’Autel.

Melchior de Chéoux est donc le premier de Chéoux attesté dans la région, né vers 1420, mais, Hemricourt, dans sa relation de « La guerre des Awans » en 1325 (contre les Waroux) cite un chevalier, Jean de Chier…… peut-être déformation du patronyme Chéoux, qui déjà se nommait au XIIème et XIII ème siècles, Chiu, et avant cela, Siu, en passant sans doute par Cheux.
Note : Il existe effectivement une famille de Chier, portant blason, mais rien qui semble avoir un rapport avec Chéoux.

Et le 13/3/1448 on trouve sur un acte à Hodister, en tant que témoin, Melcion de Theu. Le blason (abîmé) semble bien être celui de Chéoux. S’agit-il d’une erreur de transcription - Cheu - ? Ou d’un deuxième patronyme qui définissait une possession - Theux - ?
 
Quand on sait la difficulté pour les patronymes de se fixer, ainsi que les problèmes d’écriture et de langue, le wallon étant déjà utilisé à cette époque, on peut comprendre que les patronymes aient évolués.
Pour autre exemple, en 1482 de Briffoz s’écrivait de Breffe……

Nous aurions donc déjà des Chéoux en 1275 et Jean de Chéoux en 1325…..ensuite Melchior de Chéoux naît vers 1420.…..
**  Note Tournay dans les Pyrénées est une ville créée par le roi de France, Philippe le Bel
                      coïncidence ?
                      - voir texte sur la croisade des Albigeois, ci-dessous -

 

Michel Chéoux m’interpelle :
Non ! La Bastide, dans la baronnie de Renso, fut fondée par le roi de France Philippe IV qui avait besoin d’une ville fortifiée à proximité du  château de Mauvezin. Elle fut édifiée en 1307.
Le toponyme de Tournay (prononcer Tournaille) fut importé en Bigorre, en souvenir de la ville de             Tournaien Belgique, suite à une bataille remportée par le roi (tout comme Bruges dans les Pyrénées Atlantiques).

Mais il ne semble pas y avoir eu de bataille à Tournai, Belgique, qui justifie ce choix. Par contre,   la famillede petite noblesse de Tournai semble bien avoir disparu du secteur à cette période……
Quand à Bruges, si c’est un souvenir de bataille il devait être bien cuisant puisque le roi Philippe   IV y a perdu un millier d’hommes sans coup férir (Mâtines de Bruges - voir ci-dessous -)

 

Il est établi comme certain, à présent, que la dîme due, et payée à Ermesinde via l’abbaye de Clairefontaine,  provenait du lieu de Chéoux et non de la famille de Chéoux, qui, nous venons de le voir, possédait Chéoux en franc alleu…..du moins une partie. Toutefois, cette abbaye fut édifiée entre 1247 et 1250, il est donc impossible que le dîme soit payée à l’abbaye, mais pas impossible qu’elle l’ait été à Ermesinde qui était comtesse de Luxembourg et qui possédait très probablement Chéoux (en partie) avant de le céder à  son fils Gérard de Durbuy

Mais c’est Havis de Bar qui fut la première abbesse de Clairefontaine, entre 1257 et 1280, fille de Henri II de Bar et de Philippine de Bretagne. Havis était la sœur de Thiébaut II de Bar époux de Marguerite, comtesse de Luxembourg.
Havis acquit donc très probablement de cette dernière, les dîmes de plusieurs lieux dont Hives, Altlinster, Fresnois, d’Autel et … Chéoux, puisque ces fiefs appartenaient à la maison des comtes de Luxembourg.

 

Généalogie de Chéoux de Belgique

 

D’après documents trouvés au fond Monin des archives de Namur, vus personnellement, de documents divers cédés amicalement par Marie Claire Widart à Michel Chéoux, mon correspondant de France qui me mit sur la piste des co-auteurs de la recherche concernant la généalogie complétée de Mathilde d’Udekem d’Accoz, princesse de Belgique.
 
          Chéoux, Sigudis signifiant « domaine de » 
               Sigold, origine germanique de « victoire »  
               Sigwald, de waldan,  « garder »

En roman, Chi étant « case, habitation »
                  Oux désignant une élévation au contraire de Oul  étant le creux
                  Ce qui donnerait « la maison sur la hauteur »

Chéoux Lavaux est une partie de Chéoux dans la vallée, partie du fief de Rendeux Haut du comté de Laroche et Chéoux Noblesse était une partie de Chéoux qui était habitée par des familles nobles, notamment la famille de Chéoux titulaire de la cour de Jamotte, dépendait de la paroisse de Hodister.





Chéoux Noblesse était un franc alleu dépendant de la seigneurie de Marcour, comté de Montaigu.
Ces seigneurs de Chéoux refusaient de comparaître devant la cour de Marcour - siège de la prévôté des Rivières - et faisaient appel directement à la cour de Luxembourg, ils invoquaient leur noblesse pour ce faire…. Cependant les alleux qu’ils détenaient dépendaient de la cour de Marcour…
Et ces alleux leur donnait le pouvoir de jouir, disposer et aliéner ces biens. Ils étaient de même exemptés de toutes charges, ne faisaient pas reliefs de leurs propriétés (déclaration de biens), c’est donc qu’ils les possédaient en toute légalité et de noblesse immémoriale….Il est fort probable que leur noblesse soit bien plus ancienne que bien des familles citées au niveau des sidérurgies qui se sont développées relativement tôt dans le secteur et qui anoblirent leurs propriétaires successifs.

Il semble bien que ces  Chéoux se  démarquèrent très vite des autres nobles de  la région  par leur façon de vivre relativement marginale. Si certains furent bien des seigneurs guerriers, d’autres devinrent des seigneurs…. laboureurs, et ce, relativement tôt puisqu’un récit concernant « La guerre de la vache », qui eut lieu au départ, sur leurs terres, les obligeant à prendre parti, les cite en se moquant, portant éperons à leurs bottes …..
De plus, ils étaient donnés pour violents, ladres et rapaces, apparemment pas très aimés, d’après certains auteurs, sans précision d’époque….

Un des leurs, Henry de Chéoux, quoique mayeur de Hodister, échevin de Rendeux et Hampteau, fut assassiné « le jour des rois 1674 »

Ils possédaient Rianwez, Censens, Biron, Ny, Chéoux Noblesse qu’ils ont probablement créé, mais aussi, et en premier,  Jamotte et Journal dépendants de Laroche en Ardenne, des biens à Durbuy.
Gourdet comptait encore seize représentations de blasons de Chéoux en 1977 dans la province de Luxembourg.

Blasons de Chéoux

1. Belgique

                                                        
  Blason primitif de Chéoux                                  (Variante lion rampant)
                                                           

« coupé, en chef d’or à trois quintefeuilles mal ordonnées de gueules, en pointe d’argent au lion  léopardé de sable, colleté  de gueules »

Remarque : le lion est représenté soit rampant, soit courant. Erreur d’héraldiste ou déjà divergence entre deux branches ? A moins qu’interprétation libre puisque non défini.
Toutefois on remarque que les blasons plus récents sont également divergents, les uns ont le lévrier courant, les autres, rampant.

 

                                                           
Chéoux de Rendeux,  probablement cadets

« de gueules au lévrier courant colleté de gueules bordé d’or, accompagné en chef de trois roses d’argent rangées en fasce »
Cimier : un bourlet de gueules et d’argent d’où sort un demi lévrier issant.

Variante

              

Chéoux                                  
« de gueules au chien d’argent colleté d’or, au chef d’or à trois roses de gueules boutonnées d’or posées  1-2 »

 

                    

Chéoux
« de gueules, au lévrier rampant d’argent, colleté (ou accolé) de gueules, bordé et bouclé d’or, (ou annelé) accompagné de 3 roses d’argent rangées en chef »
Variante, Rietstap, I, 414 - Luxembourg -

 

Le dit écu surmonté d’un heaume tourné en droit, treillé, grillé et liseré d’or, lambrequins, bourlet, de gueules ………

2. Normandie - France

En Normandie nous trouvons plusieurs familles de Cheux dont un (ou plusieurs) de leur membre participe à la conquête de l’Angleterre avec Guillaume le Conquérant !

 

- Cheux du Boulley
- Cheux de Benneville
- Cheux du Repos
- Cheux Sainte Clair
           
                    
De Cheux
« d’argent à une croix nillée de sable, percée du champs »

Variante : Rietstap -
 « de gueules à la croix nillée de sable »

                    
De Cheux  écuyer, seigneur de Benneville, maintenu dans la noblesse en 1666
« d’argent à la croix annelée de sable, chargée en cœur d’un losange d’argent »

 

                    

Cheux   - d’après N. de St Allais -
« d’argent à la croix ancrée de sable, chargée en cœur d’un losange d’argent »

 

                          

De Cheux
« De sable à la croix annelée et nillée d’argent »

 

3. En Bourgogne - France

                        
                             
De Cheux
« d’or au chevron d’azur, chargé d’une croix ancrée d’argent et accompagné en pointe d’une rose de gueules »
Cimier : Un aigle de sable couronné d’or.

Famille dite originaire de Bourgogne, anoblie en 1536. Rien ne laisse présager un quelconque lien familial, d’autant qu’il existe en Bourgogne le village de Cheux réputé de tout temps pour ses activités de sorcellerie.
Une recherche reste à faire au sujet de cet anoblissement.  

Mais un doute subsiste quant à ce dernier. Ce blason pourrait être celui d’un fils de Thiry Bernard de Chéoux, petit fils de Melchior, et de Marie de Harre de Noirmont. Le Blason de la famille de Harre contenant deux croix ancrées….. En ces périodes lointaines, lorsqu’un enfant partait s’établir ailleurs, on ne le trouvait pas répertorié dans sa propre famille, il n’y avait aucune trace ! Il ne faut pas perdre de vue que cette époque était justement l’époque bourguignonne et bon nombre de familles voyaient certains de leurs membres prendre parti pour le duc de Bourgogne et donc devenaient ainsi des parias….. Il ne faisait pas bon rentrer au pays ensuite…..
 

Bien peu de familles revendiquent le lévrier courant dans leurs armes, et parmi elles, l’ancienne et noble famille Chaix, sous diverses variantes.
Recherches non faites sur cette famille, peut-être intéressantes, néanmoins…..

 

Remarque: les blasons de Cheux Normands ont posés quelques  problèmes d’interprétations à Messieurs Yves de Tarade et Bernard de Lépinay……., s’ils sont nillé, il ne peuvent être du champ etc….
Ces blasons sont donc mis ici pour information, sans certitude de bonne interprétation puisque Rieststap lui-même s’y est trompé.

4. Angleterre

De Cheux en Angleterre, devenu Chew, pour passer ensuite en Amérique.
Attribué à  Jules de Chew, origine : Cheux, Normandie, en passant par des graphies diverses

 «  ……au chevron d’azur, au chef d’azur à 3 léopards fascé d’or »
 (blason incompréhensible, déformé)

Variante :
« ………… au chevron d’argent, au chef d’azur à 3 léopards fascé d’or »

Un moment j’ai bien pensé à une origine Normande pour les Chéoux de Belgique, d’autant que d’autres familles de Belgique en proviennent, les d’Ochain, les Cugnon….. Quoique sous forme de … légendes… mais ne dit-on pas qu’elles contiennent toujours un fond de vérité ?

Le lieu Cheux normand n’existe probablement pas depuis aussi longtemps que le Chéoux - Cheux belge, mais l’on trouve une famille de Cheux qui participe à la bataille de Hastings sous la bannière de Guillaume le Conquérant, se pourrait-il que ce chevalier de Cheux provienne de Belgique ?
Nul doute que Mathilde de Flandre (Hainaut par sa mère), lors de son alliance normande avec Guillaume le Conquérant dit le Bâtard vers 1055, avait dû emmener dans ses bagages quelques seigneurs du cru !

Quoique cette conquête de l’Angleterre se passe au XI ème siècle, elle est très connue. Aussi bien les participants, barons, chevaliers, que les écuyers, sont énumérés, de même que les biens distribués en Angleterre par Guillaume le Conquérant, biens constitués par les prises de guerre, châteaux, fiefs, et autres terres, et ce, grâce au Domesday book qui est, en fait, le premier recensement du genre !
Voir : Les premiers Seigneurs Osmont

Cette famille de Cheux normande va donc se départager, les uns vont rester en France, on trouvera Adrien Cheux en 1603 en pays de Loire, notaire royal, époux de Michèle Robert, en Bretagne Michel de Cheux, son fils, Jean de Cheux, époux de Marguerite Levesque, son petit-fils Jean de Cheux, écuyer, + après 1518, époux de Auberde de Lemière, puis Laurent, Jean, Guillaume et tous les autres vont élargir encore la famille de Cheux avec les branches de Cheux du Boullay, Cheux de Benneville, Cheux du Repos, Cheux Sainte Claire, et même de Chieux, mais pour ces derniers, pas encore de certitude qu’ils aient la même origine.

….. Et certains vont s’établir en Angleterre, puis aux USA. Le patronyme va changer….. le premier seigneur de Cheux à s’établir outre mer, N. de Cheux, était né en Normandie avant 1030, son fils N. Le Cu verra le jour en 1050 à Devonshire, son petit fils Alvred de Chyu est né en 1100 et décédé en 1210 à Somersetshire, puis viendra William del Chyu né en 1130, Hugh del Cho né vers 1180, Henry del Cho né en 1175 époux de Avicia de Billington, puis Richard del Cho et, pour en terminer avec les modifications de patronymes, William del Chue né en 1220 à Lancashire deviendra Chew et cette famille subsistera jusqu’à ce jour !
Voir Gencircles : Sandy Hunt

5. Hautes Pyrénées - France

Chéoux - devenu Cheust - du côté des Pyrénées françaises, annoncé par Michel Chéoux, descendant d’ancêtres Chéoux émergeant à Campan. Ce qui avait faussé le jeu car imaginant une piste venue des pays arabes (conquêtes) qui générait des Chéoux s’expatriant vers le nord, alors qu’en cernant un peu mieux le sujet, on s’aperçoit qu’il existe plusieurs possibilités qui prouveraient le contraire.
Il ne semble pas y avoir de blason pour ces familles des Pyrénées.
(Voir l’incontournable site de mon ami Michel Chéoux)

Dans le cadre de notre duel amical «  les Chéoux viennent des pays arabes, non ils partent de Belgique pour essaimer les Pyrénées, mais non, vois tous les auteurs et spécialistes de Bigorre démontrent que….. Oui mais voici de quoi douter à présent…….  » 

Nous avons bien été obligés de chercher du côté des Bastides, nous avons interrogé des experts de tous bords, vérifié, contrôlé, trouvé d’autres fausses pistes…….

Et quoique Chéous - Cheust ne se trouve pas très loin de Lourdes, sainte Bernadette n’a pas daigné éclairer notre recherche de quelques miracles …..bref, cette petite étude énumère les possibilités qu’on pu avoir les Chéoux wallons pour voir les pics pyrénéens. ….
Suivre : Les Croisades, les Atalayes et autres résumés historiques du site.

Analyse du Testament de Melchior de Chéoux

D’après ce testament du 14/6/1472, Melchior de Chéoux seigneur dudit lieu, possédait pas mal de biens, Ny, Hotton, Rendeux, Hampteau, Journal, pour ne citer que ces quelques fiefs. A l’époque de son testament, Maroie (Maroye), probablement Marie Briffoz, vivait encore et les biens qui ne sont pas repris dans les legs, et qu’il cède à ses trois filles, Julienne de Chéoux, épouse d’un Wuillaume, Catherine de Chéoux et Agnès de Chéoux, ne seront cédés qu’après son décès et celui de sa femme. D’autres biens leur reviendront, qui sont énumérés.

Il est dit que son père, dont il ne donne pas le nom, avait acquis le ¼ des héritages de Jehan Henchar (?) mouvant de la cour de Montaigu.

Melchior de Chéoux énumère des biens situés à :
« del haute cour de Durbuy » « del cour de Hodister » et « del cour de Melchior » !
Serait-il titulaire d’une cour de Justice,  cour qui lui appartient, Jamotte, Journal ?

En résumé, il possède des biens à Chéoux, Durbuy, Hodister, Journal, Ny,  plusieurs biens à Montaigu,  et Hampteau, Rendeux, St Hubert, Cour de St Pierre, Waharday, Hotton, Wandeley (?), Werpin, Blecheux  (?), Somme et d’autres sans doute non énumérés avec précision ou mal orthographiés.

De nombreux actes d’achats, ventes transactions, échanges, datant de cette époque ont été répertoriés et classés, mais peu ou prou d’actes Chéoux, ce qui voudrait dire que leurs biens proviennent pratiquement tous d’héritages.
 
Melchior de Chéoux cite la fille de sa sœur, Isabelle, dont le père s’appelle Louis……

Il semble également faire des affaires avec Jean de Trina et parle par ailleurs de Lambottin, son oncle de Beyffe. Je pense qu’il s’agit ici de Lambert de Briffoz……

Et enfin, un passage semble désigner une personne pour un leg, malheureusement la vétusté du document en empêche le déchiffrement.

La traduction de ces pages au départ de l’original, pratiquement illisible, est due à Jean Ninane que je remercie infiniment pour ce travail long et ardu.

Bernard de Chéoux, fils aîné

Il vivait à Chéoux à la date de son testament, soit le 21/8/1518 et serait décédé en 1520 selon certain
parchemin, en 1530 selon une traduction plus récente.

          On lui donne trois épouses (dont deux attestées) et une relation.

De son mariage avec Catherine d’Autel*, nommée aussi Trine d’Autel, trois fils et quinze filles, pas tous retrouvés. Citée au présent dans le testament, elle serait décédée après 1520, d’après dit-on un document d’Amiens** mais la plupart des écrits la citent en tant que première épouse puisque son contrat de mariage date de 1465.
Le parchemin le plus ancien énumère les enfants - sans doute encore en vie à ce moment et ne parle que d’une épouse, Catherine, il donne Thiry Bernard comme fils aîné de cette même Catherine.
Ce que j’aurai tendance à croire si l’on se réfère au prénom Thiry courant dans la famille d’Autel.
* Je n’ai pas trouvé le contrat de ce mariage
** J’ai vu une ajoute en marge de ce qui pourrait être ce document d’Amiens, il s’agit d’une dîme due aux d’Autel sur lequel se trouvaient cités N. de Chéoux, N. d’Autel et le marquis d’Arlon, ce dernier étant de la famille des comtes de Luxembourg-Limbourg.
Il n’est  nullement question de Catherine d’Autel …… ……
 
D’après l’un des parchemins parcourus:
Les enfants du premier lit, donc de Catherine d’Autel, étaient :

- N. de Chéoux fils inconnu
- N. de Chéoux fils inconnu
- N. de Chéoux fils inconnu
 - Catherine de Chéoux x N. PetitJean mayeur de Bastogne
- Marie de Chéoux x Thirials Balthazar d’Autel haut forestier de Laroche
- Marie de Chéoux x Giliot de Waha Fronville seigneur à Malroy (Marloie ?)
                                 xx Th. De Lardenois seigneur de Vaux Chavanne
- Agnès de Chéoux x Guillaume de Marteau
  
Tous décédés avant 1518, sauf :
- Ne. de Chéoux
   x Baudouin Sarter alias …. Baudouin de Trina ?

Et une fille (ou plusieurs filles inconnues) probablement déjà décédée à l’époque.

Les enfants du second lit, donc de Sybille de Sorée, étaient :
 
         - Thiry Bernard de Chéoux fils aîné x Marguerite (Marie) de Harre
- Marie de Chéoux x Henri Philippart de Rendeux
- Ne. x Henri de Nadren
- Jeanne de Chéoux x Jean Renard seigneur de Barvaux
- N. de Chéoux  fils inconnu
- N. de Chéoux  fils inconnu
- Ne de Chéoux religieuse à la Paix Dieu
- Ne de Chéoux religieuse à Val Notre dame
- Ne de Chéoux x N. N. peut-être N. de la Roche dit Beausaint
- Ne de Chéoux x N.N. à Herbeumont (qui possède Herbeumont au même moment ?)
- Ne de Chéoux x N.N. à Comblain (qui est seigneur de Comblain ?)
- Ne de Chéoux x N.N. à My
- Ne de Chéoux x N. de Mettereux
- Elisabeth (Isabeau) de Chéoux + en 1558
   x Jean Lambert de Grandhan écuyer seigneur de Ramezé, prévôt de Durbuy + 2/3/1569
   (seuls enfants connus et énumérés par le testament)

Les quatre enfants issus de Marie de Marcourt sont présents sur ce documents ainsi que Melchior d’Izier dernier fils bâtard, curé d’Izier et doyen d’Ouffet, (mais très probablement issu d’une autre mère), soit cinq enfants hors mariage.

Ne parle ni de Marie de Strée ni de ses enfants. Il y avait très probablement un autre Bernard de Chéoux dans la nature, éventuellement un fils de Thibault de Chéoux …..

Un parchemin plus récent, parfaitement lisible, déclare que du mariage de Bernard de Chéoux avec Catherine d’Autel, tous les enfants sont décédés sauf une fille épouse de Baudouin de Sarter.
Il énumère dès lors pratiquement tous les enfants comme étant issus de Bernard de Chéoux et Sybille de Sorée et déclare Thiry Bernard leur fils aîné. A chacun des couples il donne 3 garçons et plusieurs filles.
A cela sont ajoutés 6  (?) bâtards issus de Marie de Marcourt.

Sur l’envers d’un parchemin citant le testament de Bernard de Chéoux il est parlé de ses 52 enfants et leurs mères, alors que sur un autre document il est stipulé que sur les cinquante deux enfants, vingt seulement sont des enfants légitimes et cinq sont bâtards……. Quid des vingt huit restants qui ne sont ni légitimes, ni bâtards ??
Je pencherais pour une erreur de transcription, 18 enfants pour Sybille de Sorée, ce qui est énorme, 5 bâtards, resteraient 3 garçons inconnus et six filles pour Catherine d’Autel, soit 32.…

Par contre un des parchemins dit que :
De son 3 ème mariage, avec Marie de Strée, apparaissent Balthazar de Chéoux et peut-être Melchior de Chéoux…………. alors que ce sont des prénoms donnés en priorité aux garçons bâtards suivant une prérogative de la famille d’Autel….si l’on suit cette ligne de conduite, Marie de Strée serait une relation.

C’est Bernard de Chéoux qui construit la chapelle St Sébastien et St Gandulphe de Chéoux, cela voudrait-il dire qu’il fut un des premiers Chéoux vraiment installé sur ce territoire  bien précis ? Mais ne construit-il pas également la chapelle des Carmes de Marche (ou reconstruit, car il semble que les Carmes étaient déjà bien installés à Marche avant l’époque de Bernard de Chéoux…)

Il existait un marbre funéraire en la chapelle de Chéoux sur lequel on pouvait lire :

« Ci ghist Bernard de Chéoux, écuyer, seigneur du dit lieu Journal, Gene et Han et
   Mademoiselle  Catherine d’Autel sa femme ……trépassa l’an 1520 »

           Y figurait un homme et une femme, l’homme avec une épée, un heaume et deux écus,  
            l’un représente un  lévrier courant avec trois roses, l’autre, les armes d’Autel…..
            Note : Le heaume n’était autorisé que pour les véritables familles nobles. On sait qu’à une certaine
                         époque, les bourgeois, artisans, hommes d’Eglise etc.. pouvaient se créer un blason……

 Par contre d’après Gourdet, Bernard de Chéoux était sous une dalle en l’église de    
 Chéoux - Rendeux :

                                                                      

« Cy ghist noble homme Bernard de Chéoux et damoiselle Catherine d’Authel et Sibille de Sorée
la seconde feme du dit Bernard qui trépassat l’an XVèXXX (1530) Chéoux, d’Autel,  Sorée »

TESTAMENT DE BERNARD DE CHEOUX
Transmis par Marie-Claire WIDART le 07 avril 2005 - 6 Août 1518 -

L’an mil cinq cent dix huit, l’an de la papalité de Notre Père le pape Léon X, le 6 du mois d’août (un vendredi) à deux heures après nones (cinq heures) ou environ en présence de mon frère Guillaume VERIN, prieurs du couvent et monastère de Bienhapha notaire et des témoins souscrits fit et ordonna noble homme BERNARD DE CHEOUX, demeurant à CHEOUX en son bon sens et mémoire et vrai entendement pensant au salut de son âme considérant qu’il n’est chose si certaine que la mort, ni chose si incertaine que l’heure d’icelle, et pour autant qu’il ne veut point que la mort qu’iceluy n’épargne, le trouve dépourvu ni par la négligence d’iceux sans avoir ordonné et disposé des biens que Dieu par sa grâce lui a consenti avoir en celui siècle mortel, fait devise et ordonne son testament et volonté dernière en la forme et manière qui si après s’ensuit. (formule qui se retrouve dans presque tous les testaments de lépoque)

         Premièrement après qu’il a recommandé son âme, quand de son corps partira à Dieu son créateur, à la
         glorieuse Vierge Marie sa très digne Mère et à toute la cour du Paradis entièrement, icelluy
         testateur BERNARD ordonne que ses excques (obsèques) fussent faites, les dettes payées, et ses torts
         faits rendus selon la forme et ordonnance de notre Mère la Sainte Eglise et avec la modération
         de ses  fibroïnes (exécuteurs testamentaires) par le testateur ci-après ordonnés et choisis, item en
         après le testateur laissa à la fabrique Saint Lambert, pour tort  fait, cinq patards une fois à payer
         seulement. (donc un payement entièrement libératoire et non récurrent)

Dons divers pour des messes et autres services religieux

Item le testateur élit la sépulture de son corps en la chapelle de Saint Sébastin et Saint Simplice en la chapelle de CHEOUX, item le testateur en après, veut et ordonner que son service soit fait honestement selon son état sans faire nulle pompe mondaine, et que ce qu’il faudra au service soit pris au plus appareil de tous ces biens et laisse faites par le testateur ;
 
item le testateur laisse et ordonne à la dite chapelle de CHEOUX, laquelle chapelle le testateur a fait bâtir, édifier, fonder, consacrer, bénir et orienter héritablement de sept mainds d’avoine héritables ou la valeur comme les œuvres et transport en son faits.
Derechef laisse et ordonne le testateur à  ladite chapelle pour chacune semaine de l’an, perpétuellement célébrer en la dite chapelle deux messes  desquelles messes laisse le testateur en ordonne de chanter à haute voix, chacun en deux messes à la disposition de ses fioumins, pour lesquelles messes célébrer, laisse et ordonne le testateur un smuid de végax véritable 11 stiers et demi d’espoutre, un smuid d’avoine héritable à prendre et lever sur la grosse dîme de RIVIERES que le testateur a acquis à GILSON d’HODISTER.

Catherine dAutel est citée ici au présent. Sur le document dattestation de la noblesse de Chéoux  elle est la première épouse et Sybille de Sorée la seconde . Les enfants sont énumérés et parmi eux, le premier cité du second mariage, Thiry Bernard…… pas de trace dautres épouses et dautres enfants sur ce document……

Item laisse et ordonne le testateur à l’église de HODISTER pour faire chacun an anniversaire du testateur et de CATHERINE d’AUTEL son épouse et pour célébrer pour tous les ans 6 messes en la dite église de HODISTER
- à l’ordonnance de ses revenus, deux smuids d’avoine héritable à prendre et lever à
   ESVETRADE, sur la maison JANOT
- un smuid et l’autre smuid sur la maison HENRI de MAYEEN, à scavoir 15 stiers au vicaire, 6   
   stiers au marlier et 4 stiers au luminaire.
- Item laisse et ordonne le testateur à l’église de RENDEUX NOTRE DAME pour l’anniversaire

Item le testateur élit la sépulture de son corps en la chapelle de Saint Sébastin et Saint Simplice en la chapelle de CHEOUX, item le testateur en après, veut et ordonner que son service soit fait honestement selon son état sans faire nulle pompe mondaine, et
  de lui et de ses amis trépassés demi smuid d’avoine héritable gisant sur les héritages des  
   enfants JEAN HERMAN de WAHARDAY à scavoir 4 stiers au vicaire et un stier au luminaire.
- Item laisse et ordonne le testateur à l’église de RENDEUX SAINT LAMBERT pour faire
  l’anniversaire du testateur, de ses amis trépassés, chacun ou 5 stiers d’avoine héritable à  
  prendre et lever à RENDEUX et 5 stiers d’avoine héritable à prendre et à lever à HODISTER
  sur l’héritage la GRANDE CATON, desquels dix stiers d’avoine le testateur en ordonne 9 au
  vicaire et un stier au luminaire.
- Item laisse et ordonne le testateur au couvent des CARMES de MARCHE EN FAMENNE, pour
  faire l’anniversaire pour chaque année du testateur et de ses amis trépassés  lui héritable à
  prendre et à lever chacun en sa maison à Messire WARNY.
- Item laisse et ordone le testateur au couvent et monastère NOTRE DAME à BIENHAPHA 6
  smuids d’avoine héritable à prendre et à lever chacun, un sur un pré et sur une terre qu’on dit
  en fourny, pré gisant à CHEOUX et mouvant de la cour de RENDEUX et c’est pour célébrer  
  pour le testament et pour ses amis trépassés tous les ans deux messes.

1. Succession pour son fils aîné Thiry de Chéoux 
- Item laisse et ordonne le testateur pour Dieu et en aumônes a ses bâtards et bâtardes sur toutes les acquettes que le testateur a fait en ses venfueries au lieu de CHEOUX, deux cents postulars, douze patards pour le postular et veut le testateur que son fils THIRY soit tenu devant tous et avant qu’il puisse mettre les mains aux dites acquettes, qu’il paye aux dits bâtards et bâtardes la somme des dix deux cents postulars pour partager et diviser aux dites égales portions.

- Item laisse et ordonne le testateur a son fils THIRY, sa maison de CHEOUX granges et estableries, prés, terres, viviers et bois, sartages là où le testateur tient son habitation et n’accepte pas tous les héritages appartenants  à la maison de CHEOUX de quelle cour il soit mouvant parmy payant l’aumône faite à ses bâtards et bâtardes et encore réservé et excepté un pré qui se nomme « pré de laide » sur lequel pré le testateur a laissé une aumône héritable pour l’entretien de la chapelle de CHEOUX, un smuid d’avoine héritable et encore, si le dit THIRY veut tenir le pré pour le smuid d’avoine héritable, payer à la chapelle héritable, si le pourvu et voudra tenir, s’il ne lui plait en pourvont les mambours et gouverneur de la chapelle faire du pré le plus grand profit pour et au nom de la chapelle.

- Item encore le testateur laisse au dit THIRY une cour mouvante en fief de LA ROCHE avec toutes ses appendices,

- item laisse encore le testateur au dit THIRY la maison et assise que le testateur a et possède en la ville de MARCHE parmy débitant tel cens que la maison en est présent redevable,

- item laisse encore le testateur au dit THIRY 6 gros héritable gisant sur la maison LE MAIRE de BIA à MARCHE,

- item encore au dit THIRY, laisse le testateur un bois qu’on appelle « Pierrard Cheumé » mouvant en fief de NETTINE,

- item laisse encore le dit testateur au dit THIRY deux stiers d’avoines héritables gisant à MARCOURT, mouvant en fief de MONTAIGU.

 

2. Elisabeth de Chéoux x Jean Lambert, écuyer, de Grand Han

- Item laisse et ordonne le testateur à JEAN LAMBERT, mari et mambourg de la fille légitime du testateur la vente que le testateur a acquis à la cour de HAMPTEAU pour et en accomplissant les convenances de mariage,

- item laisse encore au dit JEAN LAMBERT le dit testateur une petite cour terrable que le dit testateur a à BISON mouvant d’un château de DURBUY,

- item 2 smuids d’avoine héritables gisant en QUOUSTER (?)
 
et DEFOSSE un stier d’avoine,

- item encore 4 smuids d’espoutre héritable à prendre et livrer chacun an sur le moulin de PETITHAN veut et ordonne le dit testateur que ledit JEAN LAMBERT soit tenu et obligé après le décès du testateur, pour ses amis trépassés faire célébrer un an pour le dit testateur, item pareillement THIRY soit obligé de faire célébrer à l’intention du testateur.

3. Marie de Chéoux x N. de Mettereux

- Item laisse et ordonne le testateur à MARIE de METTEREUX sa fille légitime la cour de NY, cens, rentes et toutes redevabilités et appartenances de la dite cour de NY, pareillement que le dit testateur a et possède présentement et avec tout ce que la dite fille MARIE a apporté à son mariage et veut et ordonne que sa dite fille MARIE ou ses mambourgs pour elle sera tenue et obligée après le décès et trépas du testateur son père, faire célébrer un an, pour et à l’intention du testateur.
4. Jeanne de Chéoux  x  Jean Renard  (+ avant le 6/8/1518) dont 5 enfants)
                                     xx N.N.

-  Item laisse et ordonne le testateur aux orphelins de JEAN RENARD, proche du dit JEAN RENARD et de JEANNE fille légitime du dit testateur, les terres et sertages de hallebois et peuvent valoir eii stiers spette héritable,

- item encore laisse aux dits orphelins tout ce qui s’ensuit sans « que sa mère emporta du mariage premier », deux stiers d’espoutre héritable à prendre et à lever sur les héritages de COPPAS de NETTINNE,

- item un fin d’espoutre héritable que le testateur a acquis à PIERROT de WAHARDAY,

- item deux cm d’espoutre héritable que le testateur a sur les héritages de LORENT de NETTINNE,

- item  deux stiers d’avoine héritable que le testateur a sur les héritages de JEAN de MARCHE à NETTINNE,

- item c1 stiers d’espoutre héritable sur les héritages LAMBERT à LIGNIERES mouvant de la cour de CAISSIN,

- item deux cm d’avoine héritable sur les héritages de SINA de CAISEN qu’il dit les héritages sel taverne.

-  Item deux smuids d’avoine héritable sur les héritages de PIRLOT JEAN et LORENT de NETTINNE,

- item un cm de spelte héritable sur les héritages maison et assise JEAN LAMOUREUX qui furent celle jadis livrés à MARCHE.

 

- Item 3 stiers d’avoine héritable sur les héritages de BURTON, veut et ordonne, le dit testateur qu’après le décès, les fréminnes du testateur gouvernent les biens délaissés aux orphelins sans frais.

5. Ne de Chéoux  x  Henry de Rendeux

- Item laisse et ordonne le dit testateur à HENRY de RENDEUX, mari et mambourg (tuteur) de fille légitime du testateur ce qui s’ensuit : premièrement la terre de JANNEYE, mouvant en fief de NETTINNE, cens, rentes, pouilles chapons et toute redette appartenant à la terre tant pour son mariage que pour (son) la RENGROSSES que le testateur lui veut faire,

- item deux cm d’espoutre héritable gisant à MOHIVILLE,

- item trois bavières de cens héritables sur les héritages au blé de WAHARDAY,

- item 3 cm et 2 stiers d’avoine héritable, mouvant de RENDEUX gisant à CHEOUX sur la maison
   LUCCAS et CATHERINE, femme le maréchal,

- item deux smuids d’espoutre héritables mesure de DUIANT gisant à BAUVILLE,

- item trois cm de végon héritable sur les dîmes de viviers,

- item 3 stiers d’avoine héritable gisant sur un petit pré à la hache, veut et ordonne que le dit HENRI de RENDEUX soit tenu et obligé après le décès du dit testateur faire célébrer un ou et à son intention.

6. Catherine de Chéoux ( déjà + le 6/8/1518) 
                      x Thiry Balthazar dAutel
                     (daprès notes précédentes il aurait  épousé Marie de Chéoux)

                     xx Jean Petit  maire de Bastogne, mariés en 1495

                          dont  quatre enfants :
                 - Sibille Thiry Balthazar dAutel
                 - Ne dAutel, religieuse
                 - Marie dAutel  religieuse également
                 - Jean Petit

- Item laisse et ordonne le dit testateur au fils JEAN, maire de BASTOGNE et de feu CATHERINE fille 
   légitime du dit testateur appelée SIBILLE THIRY BALTHAZAR à eux deux égale portion la gagère
   delboisine ;

- item au fils de JEAN 6 smuids d’avoine héritable sur les héritages de JEAN ENCOURT de
   CHEOUX ;

- item à la dite SIBILLE 6 cm et demi d’avoine héritable gisant sur la maison et appende MATHIEU
   MARCOUR

- et deux stiers héritables de végon à MARCOURT, gisant sur l’héritage JEAN MATHIEU ;

- item à la dite SIBILLLE l’aidant de cens et 5 pouilles et demi de ce qui lui appartient sur la cour
   d’ERNEUVILLE ;

- item encore à la dite SIBILLE cc bavières deux deniers moins de cens gisant à ERNEUVILLE 

- Item laisse et ordonne le testateur à MARIE fille légitime THIRY BALTHAZAR l l ii stiers d’avoine
   gisant à ERNEUVILLE ,

- item iiii stiers de vegon héritable gisant THINEVILLE sur l’héritage COLLARD POULAS ;

- item la moitié d’un tiers de la dîme de grands champs et de beleur et laisse le dit testateur à la dite
   l’orée pour la mettre à l’église et pour permaner la dite rente à la dite église ou monastère et 
   aumône fut rendue.
- Item laisse et ordonne le testateur à la fille THIRY BALTHAZAR laquelle est rendue à la paix Dieu
- religieuse - (abbaye près de HUY) IIII cm d’espoutre héritable à prendre et lever femelle sur
   l’héritage JEAN SOLZ à prendre le dit 4 mai dcm dedans c cm et veut que le dit IIII cm de spette,
   héritable demeurant perpétuellement au moustier et l’église de près Dieu.

7. Agnès de Chéoux  x Guillaume Dumarteau  (déjà + le 6/8/1518) dont  enfants

- item laisse et ordonne le dit testateur aux orphelins de la femme WILLEM DUMARTEAU fille
   légitime du testateur qui s’ensuit, premier vingt griffeus (?) de cens héritable gisant sur la taverne
    WERPIN,

- item C, Cm d’avoine héritable peu la maison et héritages COLLINET J. mouvant de la cour de
   WERPIN ;

- item un cm d’avoine héritable gisant sur la maison WIEME à WERPIN ;

- item c stiers spotte héritable gisant sur l’héritage JEAN GRIND à PETITHAN ;

- item un smuid spette héritable gisant sur les héritages GILLES CHARPENTIER à PETITHAN ;

- item six stiers d’avoine héritable 4 stiers sur l’héritage JEAN JADO de WERPIN

- et deux stiers sur la partie julno,

- item 2 stiers d’avoine héritables à WERPIN gisant sur l’héritage qui fut PIERRE DUFAY qui le tient
  à présent JEAN LINARD ;

- item 4 stiers spette héritable gisant à WERPIN sur l’héritage qui tient à présent COLLARD de
   HERVYEZ ;

- item 6 stiers d’avoine héritable gisant à WERPIN sur l’héritage PIRLOT de GRIEMBIEMONT ;

8. Catherine de Chéoux  x Guillaume de My

- item laisse et ordonne le dit testateur aux enfants de WILLEM de MY engendrés de CATHERINE sa
   femme  fille légitime du testateur 4 francs héritables de cens gisant sur le fief de JEAN de
   PRIETTE mouvant en fief de MONTAIGU ;

- item encore 4 francs héritables gisant sur la seigneurie de BOURDON mouvant en fief de DURBUY ;

- item encore 6 francs liiii portant pour le franc héritable gisant sur les héritages EVRARD F ?? à
   MARCHE veut et ordonne que les enfants en mambourgs soient tenus faire célébrer après son décès
  deux ans pour et à l’intention du testateur WILLEME de MY a eu en (pour dot) mariage le vicomté
  de Ferot

9. Ne de Chéoux x Baudouin Pierre

- Item laisse et ordonne le dit testateur à BAUDOIN PIERRE qui eut en mariage la fille légitime du
   testateur, 4 cm et demy de spette héritable que le testateur  a possédé à ROY sur les héritages
   GOFFIN ;

- item demy smuid spette héritable trois bavières de cens héritable gisant sur la maison MATHIEU
   WERVEZ,

- item l’argent que le dit testateur avait prêté au dit BEAUDOIN duquel argent le dit BEAUDOIN avait
   acquis cinq cm de spette héritable gisant à LOSKEN auprès WERIS.

10. Ne de Chéoux x Henri de Nadrin
-  Item laisse aux filles de HENRI de NADRIN e e e postulars

Succession de ses enfants naturels et leur mère Marie

- Item laisse et ordonne que le dit testateur pour Dieu…..à son fils naturel MELCHIOR la gagère que
   le dit testateur a à JOURNAL avec toutes les appartenances comme leur appartient ;

- item encore sur ce fait l fl l l pat. Pour le fils sur demy cm de vegon que le dit testateur a et
   possède à JOURNAL.

- Item pour Dieu et en aumône laisse et ordonne à JEAN et BALTHAZAR ses 2 fils naturels, à MARIE   
   et CATHERINE ses 2 filles naturelles à égale portion la moitié  de gagère que le testateur a et 
   possède contre son fils THIRY son fils légitime sur GRANDHAN et PETITHAN ;

- item veut le dit testateur, si aucun de ses enfants batards et batardes qui sont enfants naturels du dit testateur allassent de vie à trépas prématurément, sans avoir héritiers légitimes, venant a parfaite âge de l vans (?), le dit testateur veut et ordonne que tous les biens retournent aux autres fils et filles naturels à égale part et que tous retournent au d’airain vivant ; et si tous ses enfants ces dits naturels du dit testateur allassent de vie à trépas sans relinguer héritiers tel et telle âge comme dit est, il veut que tous ses biens des dits retournent à ses enfants légitimes et aux enfants légitimes du dit testateur sans fraude.

- Item laisse et ordonne pour Dieu et eu aumône à MARIE chambrière du testateur (sa camériste
   avec laquelle il a eu 5 enfants) et mère des susdits 4 batards onze stiers une tierce main de végon
   que le testateur a eu à la ville de CHEOUX sur les héritages et maison JUCQS

- et VIII stiers et demy a tierce au moins sur l’héritage maison et assise JEHANCON PIERARD et
   après le décès de la dite MARIE a ses viii enfants l l v fl qu’avait MARIE sur les héritages de
   BERNARD de CHEOUX avec le soit surnommé ;

- item laisse et ordonne le dit testateur à ses enfants naturels e e c stiers d’avoines héritables gisant à
   WAHARDAY sur la maison et appendice GILLE,

- neuf stiers d’avoine héritable gisant à WAHARDAY que JEAN de WAHARDAY tient au présent ;

- item veut et ordonne le dit testateur qu’après ses enfants descendants de ses enfants tiennent et
  accomplissent comme il est ordonné ou sinon qu’advienne le dit testateur le prive maintenant pour
  toujours de toutes laisse à lui faites et de toutes les acquettes qu’il a fait dans ses  veufveries pour
  retourner aux enfants légitimes du dit testateur à égale portion sans fraude.

- Item derechef laisse et ordonne le dit testateur cens clinsart d’or à prendre sur tous les plus appareil de ses biens meubles à Cupt le clinsart pour le dix cens clinsart playdoyer et procéder juridiquement contre ceux qui ne prétendront constants des dites laisses à eux faits, et s’il fallait plus de cent clinsart pour plaidoyer contre tels, le dit testateur sent que ses autres enfants se défendent et mettent de leur bien à défendre le dit testament et volonté dernière aussi avant les uns que les autres sans fraude. Item veut et ordonne que si aucun de ses enfants légitimes ou enfants descendants de ses enfants, allassent de vie à trépéas sans reluquer héritiers légitimes venant à parfaite âge de 12 ans que tous les brèves délaissés à eux faits retournent et raillent aux enfants légitimes tout du dit testateur que WILLEM de MY, aux enfants de la femme de WILLEM DUMARTEAU à égale portion sans fraude.

- Item quant au résidu des biens héritables et bien meubles que le dit testateur a si, les retient à sa
  disposition pour après en disposer à sa volonté, mais s’il plaisait à Dieu d’appeler le dit testateur
  sans avoir ordonné plus avant, si veut et charge le dit testateur ses fioumins ci-dessous choisis que
  de ses dits biens en ordonnent comme ci-après s’ensuit.

- Premièrement veut le testateur à ses fieumins donnent à ses bâtards et bâtardes pour Dieu et en
   aumônes cent et cinquante postular une fois a payer à égale portion ;

- item à MARIE chambrière du dit testateur pour Dieu et en aumônes e l postular ;

- item en après veut que ses fieumins fassent dire et célébrer 3 ans pour le dit testateur et pour ses
  amis trépassés
- item veut et ordonne à Monsieur le COMTE de ROCHEFORT une paire de bœufs de e e e postulars.

- Item tout le remanant de ses biens héritables et meubles trouvés près les dites laisse et ordonnance
  devant être écrites accomplies, veut et ordonne que ses fioumins les deportes a ses enfants
   légitimes et aux enfants de ses enfants à égale portion sans fraude.

- Item élit le dit BERNARD de CHEOUX testateur pour ses fieumins, vaillant homme et seigneur de
   MONJARDIN ; WILLEM de MY, ROSKIN de MY et THIRY de CHEOUX fils légitime du dit testateur,
   laisse un gobelet d’argent tel que le testateur a eu présent en sa maison.

L’an LVI et LVIII du mois (?) le vi jour rectifié le dit BERNARD de CHEOUX testateur son présent testament comme sa volonté dernière révoquant et appellant toutes autres testaments, laisses et ordonnances par lui auparavant faits si aucun apparaît ; voulant que celui présent testament sortisse effet et soit de valeur a Dieu à loi et par tous du testament et volonté deraine pent et doit mieux valoir retenant que le dit protecteur pense celui a présent testament prendre, mettre ou ajouter à son bon plaisir.

Ce fut fait rectifié en la maison et inhabitation du dit BERNARD, testateur en présence de HENRI NOEL, HENRI DUCHENE, JEHANSON GERARD, PIROTTE JACQUES, JENA KINET, JEAN INCOURT bâtard de verve comme témoin et ce spécialement requis huchés et appelés, requérant à moi le dit testateur de celui présent  testament ou instrument plusieurs faite si le cas appartient au requis.

Je, frère GUILLAUME , prieur du couvent et monastère de BIENHAPHA et publique d’autorité impériale notaire pour ce qui aux ordonnances testament et volontés daviaines du dit testateur devant écrit avec ce présent et avec les témoins dessus nommés et loi vu, oui, et diligemment entendu, ainsi fait, dit, ordonné et testaté en telle forme et manière que cy devant est contenu, ay fait et sommé celui présent publique, instrument lequel ai écrit, et rédigé en forme de ma propre main et soubsigné de mon propre signe accoutumé.

Guill. J……

Généalogie

N. de Chéoux né vers 1250/1260
x Ne N.
   dont :

N. de Chéoux, né vers 1280
x Ne N.
   dont :

N. de Chéoux né vers 1310
x Ne. N.
   dont :

N. de Chéoux né vers 1345
x Ne N.
   dont :

N. de Chéoux  né vers 1370
x Ne N.
dont :

- Melchior de Chéoux qui suit
- Ne de Chéoux
   x Louis N.
      dont : - Isabelle N. citée parmi les héritiers de Melchior

Melchior de Chéoux  écuyer - testament le 14/6/1472  par acte notarié du curé d’Hargimont  - mais il est acquit à présent que ce testament fut fait à St Hubert - né en 1400 + le 2/7/1482 à Hodister.              Seigneur de Chéoux, Journal et Jaine (Gênes- Hodister) 
Note Melchior est ancêtre de Mathilde d’Udekem d’Acoz

x Marie de Briffoz née en 1410,  très probablement déjà + le 2/8/1465 
   fille de Jacques de Briffoz 
  « vairé d’argent au sautoir de gueules brochant sur le tout »
   et de Ne N.
   sœur supposée de Nicolas de Briffoz, seigneur de Villers aux Tours, on dit qu’il avait  une fille
   Marie de Briffoz née vers 1440 x Collien  Neufforge vers 1472, mayeur d’Aywaille né en 1439
   + 1539
   dont : 

- Catherine de Chéoux née vers 1440
- Julienne de Chéoux née vers 1442
   x Wuillaume N.
- Agnès de Chéoux née vers 1444
          - Bernard de Chéoux qui suit né vers 1445 + 1520
          - Symon de Chéoux - supposé  fils - paraît sur le testament
          - Thibaut de Chéoux, fils puiné, bâtard, figure sur le testament

Bernard de Chéoux écuyer, né en 1445  - testament le 6/8/1518 - + 1520/1530

Seigneur de Chéoux, prévôt de Montaigu, grand prévôt de Rivières, seigneur de Montjardin, propriétaire du fief de Haye Borkay. mayeur de Hampteau, vicomte de Férot (parce qu’il possédait tout ou une partie de Férot qui était un vicomté) seigneur de Rendeux Ste Marie (de par son mariage en 1465 avec Catherine d’Autel), propriétaire de My, Biron, Rianwez, Cencens, Nettine, Jaine, Grandhan, Journal. Il possédait aussi des biens à Durbuy, Hampteau et même Laroche.

Le 2/8/1497 il relève le fief de Busin et Failon par résignation de Johan de  Sorée qui  lui donne le fief en
engagère et le 23/7/1505 il transporte pour une somme d’argent ce même fief à Jean de Sorée qui le rapporte à l’abbé de St Hubert. Échevin Marche en 1495, suppléant au maire en 1502, échevin en 1504, remplacé par N. de Cugnon.
Il possédait une cour mouvante à Laroche, une maison à Marche, une cour terrable à Bison mouvante du château de Durbuy, une cour à Ny, la terre de Janneye  etc… etc….

         x Catherine d’Autel contrat de mariage du 2/8/1465   
   fille de Gobert d’Autel chevalier, seigneur d’Autel et Sterpigny
   et de Jeanne de Bastogne 
   Suivre « Les seigneurs d’Autel »
   témoins au mariage : - Gobert d’Autel
                                      - Baltazar, bâtard d’Autel demi-frère de Catherine, prévôt de
                                         Bastogne
                                       - Trina d’Autel qui est l’épouse de Jean de Waha
                                       - Bessilide lieutenant prévôt d’Arlon
 
xx Sibille de Sorée de Juppleu   + 1555 
      fille de Baudry de Sorée de Juppleu, chevalier 
      et de Isabeau de Maillen   
      suivre à Sorée et Juppleu

xxx Relation avec Marie de Marcour
       dont :
                 - Jean de Chéoux
        - Balthazar de Chéoux
        - Catherine de Chéoux 
        - Marie de Chéoux
           x Jehan Pierrard
              dont enfant

xxxx Marie de Strée  en 1510 peut-être relation, mais plus probablement épouse
          d’un autre Bernard de Chéoux

 

De Strée

« de gueules au chevron de vair accompagné de 3 annelets d’argent »

          dont quatre enfants, entre autre, probable :

        - Melchior de Chéoux dit Melchior d’Izier né vers 1515, curé d’Izier, vice doyen d’Ouffet.  
          C’est de lui dont on parle lorsque le chroniqueur dit : « joyeux et plaisant de nature, avait un
          compagnon d’armes nommé Longne autant renommé en son temps…… »
C’est du moins ce qu’il m’a semblé lors de la lecture du document donnant la généalogie de                
          la famille de Chéoux, préférablement à son ancêtre Melchior Ier.

  dont, du premier lit :
  
1 Catherine de Chéoux
    x Jean Petit  maire de Bastogne en 1495
    xx Thiry Balthazar d’Autel haut forestier de Laroche                                                          
          dont, du premier lit :
           a  Jean Petit

           dont, du second lit :

           b Sibille d’Autel
              x Guillaume de Trina dit  Sarter + avant 1580, seigneur d’Izier,                 
                  haut voué de Villers Ste Gertrude.
                  en secondes noces il épousera Catherine de Rahier déclarée       
                  veuve en 1580  + 27/8/1597  fille de Gilles de Rahier 
                                                                 et de Marguerite de Soheit

              c  Ne d’Autel religieuse
              d  Marie d’Autel religieuse à la Paix Dieu

 

Jean Petit
« d’or à la croix ancrée d’argent »

 

 


Trina dit de Sarter
« d’argent à l’aigle de sable, lampassé de
gueules,becquée et membrée d’or »

 2 Agnès de Chéoux née vers 1495, déjà + en 1518
     x Guillaume de Marteau

  3 Marie de Chéoux  née vers 1477 + après le 16/10/1551 
             fille de Catherine d’Autel    
   x Gilles de Waha Fronville  seigneur de Malroy (Marloie) - date du contrat 1497 - 
      seigneur de Vaux Chavanne
      fils de Jean de Waha   
      et de Catherine de Trina   
  xx Thomas de Lardenois de Ville en 1507, né après 1470 + après 1551    
       

De Lardenois
« d’azur à la fasce d’argent vidée du champs
et fretté du second, les frettes ondulées »

 

        fils de Lambert de Lardenois de Ville    
        et de Marguerite de Velroux  
  xxx Grégoire Brisbois - pas attesté -

                  dont du premier lit :

       - Jean de Waha + le 9/9/1563 inhumé à Melreux  
          x Marguerite de Salmier
          xx Anne Brisbois   
              dont :
              - Gilles de Waha Melreux
              - Jean de Waha
              - Jeanne de Waha
                 suivre à de Waha -
         

         dont du second lit :

  - Lambert de Lardenois de Ville, auteur des Lardenois barons de Meldert,
     capitaine des gens de guerre

  - Guillaume de Lardenois de Ville écuyer, capitaine à  Herbeumont + après 1583  
     x Nicole de Liernieux le 5/1/1557  ou le 26/11/1562 dame de Sclassin et Hébroval
        (Habronval)
        Sinon, mariés le 29/12/1556, témoin Robert de Cugnon, écuyer. 
                    - Goethals  « Miroir des Notabilités nobiliaires de Belgique, Pays Bas et Nord de France » -

        dont : - Florent de Lardenois de Ville  
                     x Marguerite de Mouzay  
                        dont : - Marguerite de Lardenois 
                                     x Jean de La Mock
                                        suivre à Lardenois et La Mock

De La Mock
« de gueules à la bande ondée d’argent accompagné à enestre d’un anneau d’or »

  d’autres fils sont nés :

  - N. de Chéoux  fils inconnu  déjà + en 1518
  - N. de Chéoux  fils inconnu  déjà + en 1518
  - N. de Chéoux fils inconnu déjà + en 1518

     d’autres filles, toutes déjà décédés en 1518
               
              dont, du second lit :

            4 Thiry Bernard de Chéoux dit fils aîné qui suit 

            5 Elisabeth de Chéoux  + 1558  
               (fille de Sybille de Sorée d’après pierre tombale Jean Lambert de Grandhan)
                x Jean Lambert II de Grandhan écuyer seigneur de Ramezée prévôt de Durbuy + le 2/3/1569 
                   

                                                                                     
                                   
Jean Lambert  de  Grandhan

« d’argent à 3 merlettes de sable »

         fils de Jean Lambert de Grandhan     
         et de Catherine d’Argenteau  
         dont :

      a Jenne de Grandhan  écuyer + après 1533 
         x Nicolas de Vervoz  + après 20/6/1575   

 

            dont :
             - Isabeau de Vervoz  + le 28/2/1600    
                x Jean de Laroche + après le 24/11/1565  
                   dont : - Catherine de La Roche dite de Beausaint   
                                x Louis de Coppin de Conjoux    
                   suivre à La Roche

                 b Jean Lambert de Grandhan prévôt de Durbuy voué de Fronville, seigneur
                    de Ramezée + 4/6/1587
                    x Catherine de Lintzier dite d’Orley  + le 9/10/1582
                    xx Isabeau d’Awans

            6 Marie de Chéoux née vers 1468
       x N. de Mettereux

     7 Jeanne de Chéoux + avant le 6/8/1518
         x Jean Renard  seigneur de Barvaux + avant le 6/8/1518
« de … aux deux branches de joncs posées en sautoir de… au chef de … chargé d’un renard
                courant de … » (les émaux manquent)
            dont 5 enfants
         xx N.N.

     8 Ne de Chéoux
       x Henry de Rendeux

      9 Catherine de Chéoux née vers 1470 reçoit en dot le comté de Ferot
          x Guillaume de My  seigneur de My, Berlioz, Ville, mayeur héréditaire de Xhignesse
                     châteain de Logne et capitaine prévôt de Durbuy, vicomte de Férot - par héritage de Bernard 
                     de Chéoux - voué de Villers Ste Gertrude  + 21/2/1548 à My. Peut-être est-ce lui le
                     compagnon d’armes de Melchior de Chéoux, fils naturel de Bernard de Chéoux, dont
                     parle le parchemin cité ci-dessus.


De My

 

                     dont enfants, inconnus.
                     Veuf, il xx Catherine de Trina dite de Sarter en avril 1516 + 5/7/1547
                                        « d’argent à l’aigle de sable lampassé de gueules, becquée et membrée d’or »
                                     

                                                                                

 

                      dont il aura :
 
                      - Jean de My
                      - Englebert de My + 26/1/1580
                      - Marie de My dame de My, Ernonheid et Pouhons
                         x Staksin de Hamal

      10 Ne de Chéoux
         x Pierre Baudouin

      11 Ne de Chéoux
            x Henri de Nadren
             dont des filles
  
     12 Marie de Chéoux
          x Henri Philippart né en 1471 à Rendeux
             « un aigle bicéphale »
             Famille originaire de Durbuy

     13 Everard de Chéoux cité dans le parchemin d’Amiens et en tant que beau frère de Thiry
          Balthazar d’Autel x Catherine de Chéoux

     14 Fils inconnu
     15 Fils inconnu

     16 Ne de Chéoux religieuse à la Paix Dieu
     17 Ne de Chéoux religieuse à Val Notre dame
     18 Ne de Chéoux x N. N. peut-être N. de la Roche dit Beausaint
      ?  Ne de Chéoux x N.N. à Herbeumont
      ?  Ne de Chéoux x N.N. à Comblain

                         

        Thiri Bernard de Chéoux seigneur de Chéoux et Ny, reçoit Journal, Genes et Grandhan,
          Mayeur de Marche, prévôt des Rivières, né vers 1485
 
     x Marguerite (Marie) de Harre née vers 1485 à Mormont
        fille de Henri de Harre dit de Walbrun
        et de Catherine de La Marck née en 1455


De Harre
« d’argent à la croix ancrée de gueules »
       
    dont :

A Adam de Chéoux qui suit

B Bertheline de Chéoux  née vers 1516 à Chéoux
    x Jean de Bassinne né en 1515

C Ne de Chéoux

D Bernard de Chéoux 1504-1567 prêtre en 1524, recteur de la chapelle de Werpin
    de 1540 à 1564 curé de Juzaine

 E Marguerite de Chéoux + 1586
     x Nicolas de Boumal greffier de la haute cour de Durbuy
        dont 5 enfants
   xx Englebert de Presseux homme féodal de Durbuy, maire de Ny
        dont 5 enfants
         suivre de Presseux

        Adam de Chéoux seigneur de Chéoux, mayeur de Hampteau  né vers 1510 + après 1558, 
          mayeur de Hampteau
 x Marie Gillette d’Anthisnes (Jeanne d’après le fond Monin) le 27/5/1572
      fille de François Corbeau d’Anthisnes haut voué d’Anthisnes, né vers 1495

      et de Marie de Racket de Sart mariée vers 1511
      petite fille de Adam Corbeau d’Anthine (Anthisnes, Anthinne)
      et de Agnès de Brialmont
      veuve elle épouse Jean de Waha dit de Baillonville veuf de Catherine le
      Carpentier + 13/9/1561 à Laroche
      dont : 

      - Jeanne de Chéoux née vers 1558
         x Noël de Croupsal
      - Maroye de Chéoux  née vers 1555
      - Bernard de Chéoux né vers 1545, curé de Juzaine
      - Evrard de Chéoux qui suit

Evrard de Chéoux
Né vers 1545 + 22/10/1624, maître des Postes à Lignières. écuyer, seigneur de Chéoux, Nys et Grandhan, grand  prévôt de Durbuy (selon fond Monin) Après son mariage il demeure à Lignières dans un bâtiment appelé « château d’en Haut » construit par Robert de Zasse +v15/3/1546 et Marie d’Emptinne, pour être repris ensuite par Roland de Cassal qui le cède en dot à a fille. C’est une posterie.

 x Jeanne de Cassal de Montferrand  vers 1560 + 8/1/1635 à Lignières.
     fille de Roland de Cassal , cité le 16/5/1556 et 10/4/1578 -
     dite aussi fille de François de Cassal - par erreur -
     et de Jeanne de Louvegnée

Cassal
« écartelé au 1 et 4 d’azur au lion d’argent, armé et lampassé de
gueules, aux 2 et 3  d’or au huchet de sable, virolé d’argent,
l’embouchure à senestre »

     dont :

 1 Jean de Chéoux + 1636 qui suit

 2 Lambert de Chéoux abbé de St Rémy de Rochefort de 1633 à 1643, né en 1592 +
    22/11/1643

 3 Gilles de Chéoux écuyer, officier d’un régiment Haut Allemand, lieutenant de cavalerie
     x Anne de Harre vers 1643, née à Durbuy vers 1600
         fille de Louis de Harre
         et de Elisabeth de Sprimont   
         dont :

      A Charles de Chéoux écuyer, né en 1625 à Harre

      B Gilles de Chéoux né vers 1635

      C Joseph de Chéoux

      D Everard Joseph de Chéoux né vers 1628 curé à Wéris

      E Anne de Chéoux
      F Henri de Chéoux écuyer, seigneur en partie de Chéoux  + 6/6/1674 à Chéoux
          x Ne de Nonancourt de Neufville  née vers 1635
             fille de Bernard de Nonancourt 
             dont :

           a Bernard de Chéoux
           b Marie Françoise de Chéoux
           c Marie Anne de Chéoux  née le 24/6/1621 à Harre  
           d Henri de Chéoux écuyer, seigneur en partie de Chéoux
               x Marguerite de Nonancourt
                   fille de François Robert de Nonancourt + le 11/5/1735 à Termes
                   et de Agnès de Jacquesse de  Dampicourt (mariés le 2/9/1685)

 

                   petite fille de Salomon de Nonancourt né en 1626
                   et de Anne du Faing

 

                                                                               

 

                                 Du Faing                                                       De Nonancourt                                 
                  « d’argent à l’aigle de sable «                   « d’argent à 3 coqs de sable couronnés d’or,
                                                                                                  les deux du chef affrontés »

(blasons de familles, pas nécessairement attribués à ces personnages précisément)

4 Anne de Chéoux, née vers 1590, dite sœur de Gilles
      x Louis de Harre écuyer, lieutenant prévôt de Durbuy
          veuf de Elisabeth de Sprimont
           fils de Louis de Harre
           et de Béatrix de Neufforge



De Neufforge
«  D’argent à 3 losanges d’azur »

            5 Evrard de Chéoux curé de Durbuy puis de Wéris né vers 1597 + 18/4/1645

   6 Elisabeth de Chéoux née  vers 1592
       x Henri de Werpen en 1618, né à Rilleset, échevin-greffier de Nandrin
          fils de Lambert de Werpen
          dont : - Henri de Werpen
                    - Jeanne de Werpen
                       x Richard de Vaulx
                          fils de Robert de Vaulx et de Marie de Chesnoy

    7 Marie de Chéoux née vers 1591 + 1647 à Harre,  possédait des ruches à miel à
        Lignières, un moulin à filer, des cristaux et des bijoux
                     x Hubert Del Thour de Haultpenne alias du Moustier en 1632 à Bonn, y +1652
                         né vers 1570 capitaine de Cavalerie
                         fils de Daniel du Cerf de Fize dit Del Thour
                         et de Marie d’Odeur de Lavinfosse
                         veuf ou remarié avec Jeanne de Bolsée.
                         dont :

                       - Michel del Thour de Haultpenne habitait en 1671 à Bruxelles
                          x Marie Emmanuelle des Marez
 
               8 Melchior de Chéoux né vers 1586 curé de Jamblinnes

En 1676, un terrible incendie ravage la maison de famille à Lignière. L’église et la moitié du village sont la proie des flammes. Les archives de la famille de Chéoux ont disparu dans cette catastrophe. Il a été dit que Jean de Chéoux s’investit beaucoup dans la reconstruction des bâtiments atteints par l’incendie.

Jean de Chéoux né 19/9/1595 à Lignières + 1636 de la peste, seigneur de Chéoux, écuyer
           maître de Postes à Lignières
 x Anne de Modart le 19/7/1620 née vers 1600, +  en 1636 de la peste
    fille de Jean de Modart seigneur du lieu
    et de Anne de la Ruelle
    dont :

   A Maximilien de Chéoux né en 1629 + en 1636 de la peste

   B Jean Nicolas de Chéoux  né vers 1630 + 15/8/1636 de la peste

   C Jacques Evrard de Chéoux écuyer, seigneur foncier de Vaux Chavannne et de Lignières, né en
       1636 à   Lignières, y décédé le 10/2/1724 * seigneur de Haye Borkay.
       x Marie Jeanne de Vaulx le 22/3/1690 à Lignières, née en 1670
          fille de Jacques de Vaulx
          et de Jeanne de Werpen
          dont :

          1 Barbe ou Berthe de Chéoux née le 6/5/1693 à Lignières

          2 François de Chéoux né le 7/1/1692 à Lignières, seigneur de Haye Borkay

          3 Joseph Evrard de Chéoux né le 18/8/1698 à Lignières, seigneur de Haye Borkay

          4 Jacques Evrard de Chéoux  écuyer né le 28/2/1696 ou le 2/5/1696 à Lignières + 2/8/1770
                      Le 26/10/1752,  il est dit posséder la  moitié de la seigneurie de Vaulx et Villers Chavanne
                      La seigneurie de Vaulx étant en partage avec Madame de Gallet par échange avec son beau
                      frère Antoine Théodore de Monin, son beau frère.

            Jacques Everard de Chéoux est dit homme de fief d’Everlange (?) seigneur de Jupille 
             témoin  le 13/10/1729.
             Cadastre en 1766 : « Jacques Evrard de Chéoux, seigneur foncier de Vaulx Chavannes
             demeure à Lignières dans une maison en pierre avec grange, écurie et bergerie, moitié 
             pierres et bois, et une boulangerie. La maison et les autres biens occupés par le déclarant et
             sa famille sont biens nobles et déclarés tels par sentence du grand et souverain Conseil de
             Malines, le 24/8/1744 »
             Il est dit que leur berceau de famille, le château situé à Chéoux subit le même sort que celui
             de Lignières au 18ème siècle, incendie. Restent deux pièces de fourneaux coulées aux armes
             des Chéoux, l’une était à Durbuy, mais le musée n’existe plus. L’autre, qui fait 50/90 porte
              le lévrier, la lettre M en majuscule, agrémentée de bustes masculin et féminin en costumes
              d’époque.

                x Marie Jeanne de Monin le 23/1/1717 à Rendeux, née le 26/4/1695 + 2/8/1770
                    fille de Jacques François Monin  
                    et de Marie Anne de Monin

 

De Monin
« d’azur au chevron d’argent »

                dont :

              a Pierre François Joseph de Chéoux seigneur de Vaux Chavanne  échevin de
                 Durbuy né 6/7/1723 à Lignières + 1792

              b Marie Joseph de Chéoux née le 12/8/1725 idem
                 x Jean Jacques de Colnet le 18/1/1781 ou le 2/11/1773
                    veuf de ..

              c Françoise Catherine de Chéoux née le 12/8/1725 à Lignières

              d Marie Catherine Eugénie de Chéoux née le 16/5/1721 à Lignières

              e Marie Thérèse Antoinette de Chéoux née le 25/11/1718 Lignières +
                 9/2/1801 Durbuy

   D Maximilien de Chéoux née vers 1629 à Lignières, + idem 1636, de la peste

   E  Everard de Chéoux, écuyer + à Lignièrs en juin 1710 - inconnu, pas certain sa place ici -

   F Jean François de Chéoux seigneur de Chéoux né vers 1631 + 23/2/1718, écuyer 
       x Catherine Françoise de Vaulx d’Awans le 8/12/1689 à Lignières, née en 1660 à
          Lignières, + 1700 Chéoux  
          fille de Evrard de Celle dit d’Awans dit aussi de Vaulx
          et de Marie Didier
          dont :

 

        - Catherine Françoise de Chéoux née 14/12/1690 à Lignières
           x Mathieu Joseph du Faing le 7/6/1715 seigneur d’Aigremont

        - Jean François de Chéoux écuyer né le 2/1/1693 à Hodister, décédé le 21/7/1751
           à Chéoux
                     x Marie Isabelle de Bouvier née le 10/6/1694 à Houffalize
              fille de Jacques De Bouvier (Delbovier) né le 7/2/1659 à Liège, greffier de
              Houffalize
              et de Anne Marie Résimont  née le 14/1/1665 + le 15/1/1721 à Houffalize
              dont :

           1 Gaspard François de Chéoux né le 9/4/1717 à Hodister
               Peut-être hoirs, car on trouve le 28/8/1865, Pierre Joseph de Chéoux témoin pour le
                testament de Marie Jeanne Widart de Lignières.
                En 1757 les Chéoux de Lignières cèdent la chapelle Ste Gandulphe aux habitants.

                      2 Catherine Joseph de Chéoux  né le 25/2/1719 à Hodister
                         x Jacques Paul de Villers Masbourg le 5/7/1747,  8/3/1727-16/5/1783 ou
                            1785
                             fils de Paul de Villers Masbourg alias Dumont
                             et de Marie Marguerite Joseph du Hayon
                             dont : 

                         A Marie Joseph de Villers Masbourg 1/10/1748-10/11/1748

                         B Marie Charlotte de Villers Masbourg 17/7/1750-25/11/1820
                             x Jean Nicolas Taillefer né en 1752 à Chéoux + 21/3/1831
                                dont 5 enfants

                         C Marie Joseph Françoise de Villers Masbourg née le 23/12/1754-
                             8/2/1815 à Chéoux 
                              x Michel Archange Joseph du Favaigne
                                 fils de Sébastien François du Favaigne
                                 et de Marie Marguerite Duterme

                         D Marie Isabelle Joséphine Ernestine de Villers Masbourg née le
                              28/2/1759- 19/3/1815
                     x Jacques Gillet ou Jacques Népomucien le 1/7/1782 à Rendeux St Lambert né le
                        8/12/1757 à Rendeux + 8/12/1816, cultivateur 
                        fils de Jean François ou Théodore Gillet
                                  et Marie Joseph Poncelet                    
                                  suivre à  de Villers Masbourg et Gillet     
                  
          3 Marie Catherine Charlotte de Chéoux née le 6/4/1723 à Hodister + le 
             27/11/1793 idem
              x Jacques François Sébastien de Villers Masbourg le 5/7/1747 ou
                 20/1/1754, né 15/11/1712  à Hodister
                 fils de Paul de Villers Masbourg alias Dumont
                 et de Marie Marguerite du Hayon
                      xx Jean François Dieudonné Sébastien de Villers Masbourg dit le Fort soit
                           Antonio de Villers Masbourg le 30/1/1764, 4/11/1715-27/11/1793
                           fils de Paul de Villers Masbourg dit Dumont
                           et de Marie Marguerite Joseph du Hayon
                  dont du premier lit :
                - Marie Catherine Françoise Jéromine de Villers Masbourg 1757
                   x Guillaume Laval le 22/3/1777 de Rendeux St Lambert

                - Anne Marie Charlotte de Villers Masbourg 1763

                - Louise Thérèse Léontine de Villers Masbourg née le 10/8/1764 Hodister
                   dont du second lit :

                 - Marie Charlotte de Villers Masbourg 1764-1847
                    x Antoine de Villers Masbourg en 1730
                       suivre à de Villers Masbourg

                 - Marie Joseph de Villers Masbourg
                    x Paul Henri Kinet le 2/2/1773 de Chéoux
                  
           4 Alexis Emmanuel de Chéoux né le 9/2/1725 + 12/7/1752 Hodister

           5 Marie Marguerite Joseph de Chéoux née le 18/2/1727 Hodister

             A caser :

             N. Chavanne
             x Ne de Chéoux
                dont : -  Marie Chavanne
                              x Henri Dave

 

Dave

« d’argent au lion de gueules couronné d’or, issant de la pointe »

                                 dont : - Jeanne Dave

                        * ACTE de RECONNAISSANCE du  TITRE DE NOBLESSE
                                      Et ARMES  de la famille DE CHEOUX.
                                                        **************

                           1 Je soussigné Escuyer Roi dArmes de sa Sacrée Majesté Impériale
                            2 Roiale Catholiques Héraut Provincial sur le District du Bas
                            3 Rhin et dais Circonvoisins de son Altesse Seig Evêque et Prince
                            4 de Liège Duc de Bouillon Généalogiste et Armoriste du
                            5 St Empire-Romain étant requis du Noble Seig Jacque Evrard
                            6 Baptisé à Lignières lan 1636 (rajouté entre les 2 lignes)
                            7 de Chéoux de lui depecher certificat en forme probante
                            8 et autentiq touchant la Noblesse et port des Armes de
                            9 sa famille, Certifie et atteste a tous ceux quil appartiendra
                            10 en faveur de Justice et de vérité que lancienne et Noble famille
                            11 de Chéoux au Duché de Luxembourg porte pour armoiries
                            12 et Blason un écu de gueul au lévrier rampant dargent
                            13 colleté de gueul bordé et annelé dor a trois roses dargent
                            14 en chef posées sur ledit écu surmonté dun heaume tourné
                            15 a droit ; treillé, grillé et lizeré dor aux hachemens ou
                            16 Lambrequins et bourlet de gueul et dargent dou porte
                            17 pour cimier un demi lévrier au blason de lEcu, et
                            18 que les descendants  de cette famille ont de tout temps
                            19 îmmemorial etez tenus et reputez pour gentils-
                            20 hommes et jouis des privilèges de Noblesse aÿants aussi
                            21 etez alliez a plusieurs anciennes et Nobles familles
                            22 comme dAutel, de Sorée, de Harre, de Grandhan,
                                  23 de Waha, de Lardenois de Ville, dAnthine et autres
                                 24 de quoy il mai apparu et consté tant par la Généalogie
                                25 de cette Noble famille reposante es archives heraldiques
                                 26 de mon Noble Office que par instruct documents

                                 1 Digne de foi et croyance (
                                  2 La vérité Jay bien……en droit étant requis de depecher les pr(euves ?)
                                  3 signés de ma propre main et mariés du scel de mes armes
                                  4 a donner Jose en pareils cas pour savoir et valoir pour tout ou besoin serat
                                  5 et offices fais en la Cire de Liège le dix sept novem.
                                  6 mille sept cent et trente neuf.     
                                  7 Signé : Le Fort.
                        
          Note : Les bourgeois, marchands et anoblis n’avaient pas le droit de porter un heaume…

Durbuy ne dépendait pas de Laroche. Cette cour féodale de Laroche comprenait :

Quatre pairies : Houffalize, Beauraing, Han sur Lesse et Humain.

Les seigneuries hautaines :
- Rollé
-Bricqmont
- Jemeppe
- Vervoz
- Daverdisse
- Chavanne
- Monjardin
- Grune
- Sohier
- Verenne
- Beausaint

Trois seigneuries Tréfoncières : Marenne, Verdenne, Champlon

Les pleins fiefs :
- Hassonville
- Charbon à On
- Harsin
- le fief de l’abbé Hasnon
- la cour Henriette Roy
- Grimbiemont
- Hodister
- Rendeux Ste Marie
- Jupille
- Cielles
- Vecqmont
- Grainchamps
- Journal
- Sainte Ode
- Villez s/Ourthe
- Ceureux
- Hennet
- Jupille
- les censes de Marenne, Verenne, Aywaille, Remouchant
- la seigneurie d’Achoumont
-Longchamps
- Fossers
- Risavenière
- Hotton
- les deux Foriere - la ½ Havrenne
- Tille
- Icly près de Sedan

Les fiefs allodiaux    - 16 - transformés progressivement en terres vassales à partir de 1562

- Maison  Henri Lambert  - Henri Lambert à Bérimesnil
- Compogne - Jean Pousart de Compogne
- Longvillers
- Maboge
- Mohonval  - Jehan Chevron résidant à Mohonvaux
- Moriville ou Moirville dit Japon - Laurent et Jean Huart de Moirville
- Chemin de Nadren  - Jehan de Chemin
- Nisramont  - Jean et Grégoire de Nisramont
- Allomont
- Du Maître à Orthenville - Jehan le Jeune Maître d’Orthenville
- Presles    - Adam de Presles
- Rendeux Ste Marie - Jehan de Samrée (plus de Chéoux à cette date) en 1623
- Cour de Jean Genon à Roumont  - Servais de Romon
- Roupage  - Henri Gérard de Rupaige
- Clara à Velreux - Henri Clara de Velreux
- Jehan Marson de Wyompont - Jehan Marson de Wyompont en 1591
   Les propriétaires non situés : - La veuve Jehan Guillaume
                                                  - Mathieu Bastines
                                                  - Louis de Noiseux
                                                  -  La veuve Jehan Thiry de Cupaige
                                                  - Pierre Jehan Lambert  mayeur d’Ortho  le 2/6/1567

Et les arrières fiefs trop nombreux à énumérer

L’alleu ou terre franche que possédaient les Chéoux, Rendeux Ste Marie, ne dépendait donc pas de Durbuy, mais bien du comté de Laroche, siège des comtes de Luxembourg !

Concernant ces alleux, on en disait : « si est tenir terre de Dieu tant seulement, et ne doivent cens, rentes ni relief, ni autres redevances à vie ni à mort »
C’est clair, les propriétaires ne doivent ni tribut d’aucune sorte, ni hommage, et cet alleu est héréditaire.
« Les propriétaires étaient des petits souverains, dira Armand De Leuze, possédants au même titre que leur roi et aussi nobles quoique moins puissants …… »

Néanmoins, occupant quand même une parcelle dans un état, et cet état devant quand même être défendu, sinon protégé, les possesseurs d’alleux devaient tenir cheval et armements convenables au service du prince et participer à la défense du territoire dont ils faisaient quand même partie.

Mais bientôt ces alleux furent transformés en bénéfices, terres que le roi donnait à ses chevaliers et compagnons d’armes pour se les attacher sans les enrichir. Le bénéficier, contrairement au propriétaire d’alleux, se devait d’être fidèle au donateur, soit, service militaire sur réquisition, occupation des places fortes pour la défense, services civils et domestiques.
Ces alleux étaient de même transformés en bénéfice simplement lorsque son propriétaire se plaçait sous la protection d’un puissant seigneur qui avait charge de le défendre. La terre devenait alors vassale. L’un après l’autre les alleux se transformèrent ainsi en terres vassales et perdirent leurs priorités.

On comprend mieux que les Chéoux semblaient se moquer des qu’en dira-t-on et de l’opinion que pouvait avoir les autres seigneurs à leur encontre, on comprend mieux aussi qu’ils prétendaient, en cas de procès, n’avoir de comptes à rendre qu’à la justice des seigneurs comtes de Luxembourg.
A la limite, on comprend aussi pourquoi on ne parle pratiquement pas d’eux, pas de procès, pas de reliefs, pas d’hommage, pas de cens !

Dans le cadre de la recherche sur l’origine des Chéoux, l’étude des blasons devenue nécessaire à laissé filtrer quelques espoirs.
Les armoriaux français compulsés ont présentés des blasons de familles connues de la région qui nous intéresse, mais blasons trop élaborés, donc trop récents.
Par contre l’armorial du duché de Luxembourg de Claude Loutsch permet une approche plus en rapport avec les familles naissantes et plus proches de nous.
Les blasons sont donc mis, pour la plupart, en regard des familles étudiées, mais il y quelques observations au niveau des meubles qui composent le blason de Chéoux et que l’on retrouve dans d’autres familles :

« de gueules  à la levrette courant d’argent accolée et bouclée d’or au chef de même chargé de 3 roses de gueules » 

Jean Baptiste de Mahieu.
Conseiller du roi de France, conseiller d’ordonnance de guerre, intendant des armées, en réalité, conseiller d’ordonnance civil que l’on trouve à Arlon dès 1681, lors de l’installation d’un gouvernement provisoire par l’armée française.
Son blason n’est ni belge, ni luxembourgeois, donc français. Mais il y a de nombreux Ma          hieu, et de nombreux blasons.

«  un lévrier élancé accompagné de 3 roses, 2 en chef et 1 en pointe »
Cimier : une rose entre deux cornes

N. Bettendorf, 1659
Adjoint de l’huissier Crocius.
Le blason original de cette famille est   « d’or à la croix ancrée de sable »

« une fasce chargée de 3 roses surmontée d’un lévrier »
Henri Colen - Coelen 1614
Justicier de Luxembourg en 1632
Variante idem que précédent surmonté des lettres IMC en pointe de 2 roses.
« de gueules à 3 lévriers d’argent colletés d’or l’un sur l’autre »
Thierry de Roussy 1374
Homme du duc de Luxembourg

Nicolas de Marschall  1401 et 1419
Échevin de Thionville  (exactement le même blason)

« d’azur à la bande d’or chargé de 3 roses de gueules »
N. de Roussy
Seconde Branche

« d’azur au lévrier courant, colleté et bouclé d’or accompagné de 3 roses au naturel posées 2 en chef et 1 en pointe »
Casque couronné
Cimier le lévrier hissant de l’écu

De Seyl
Annoblissement pour Jean Baptiste Seyl le 2/4/1774
Il change ses anciennes armes - totalement différentes - contre celles-ci.

Quoique ces blasons soient fort ressemblants, il ne semble pas qu’un rapprochement familial puisse s’envisager, amis il fallait en parler.

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