Huit cent ans d’Histoire pour la Famille de Cugnon

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Auteur : Aimée Ingeveld  - Cugnon

Edition du Livre et Tableau : Bourdeaux Capelle à Dinant
En complément : Tableau généalogique familial
Documents déposés en 1974 : - Bibliothèque Nationale - Bruxelles Belgique
                                                 - Bibliothèque Familysearch - Utah USA

Refonte de l’Histoire familiale suite à de nouvelles découvertes, des partages de données et des échanges avec les amis des groupes généalogiques.

Je remercie tout particulièrement les amis du groupe Héraldique Noblesse pour les informations sur les anciennes familles alliées aux De Cugnon  ainsi que pour les reproductions de blasons de Bernard de Lépinay, Vincent de Walque, Alain Berdé.

En particulier Guy De Rambaut   qui m’a permis de compléter la famille partie s’installer à Morlaix.

Merci à Danny Delcambre qui a « transformé » en Gedcom les Cugnon découverts et les complète !

Des échanges de données, concernant les XVII, XVIII et XIX èmes siècles ont été menées avec succès avec les « cousins »
Je remercie du fond du cœur ceux qui ont donné suite à mon appel……

Ce livre de 1974 avait été écrit grâce  au concours de Monsieur Petit  de Virton pour les archives relatives à l’époque des Cugnon à Ethe, l’aide de Messieurs Loutch et Zimmer.

Les conseils de Paul Cugnon, l’historien de Forrières, le rat de bibliothèque de St Hubert, qui a publié trois fascicules très intéressants sur la région essaimée par les Cugnon.
Voir le site sur Nassogne par Alain Evrard, qui me faisait part récemment de son intention de mettre ces travaux en ligne :  http://come.to/nassogne

A la mémoire de Jean Cugnon, peintre émérite, auteur des dessins qui ont servis pour le livre  et le tableau. Amical bonjour à toute sa famille constituée de ses huit enfants, ses petits enfants.
Il a signé le présent filigrane.

A la mémoire  d’Albert Cugnon, qui m’a soutenue, encouragée, amical souvenir à son épouse et ses quatre filles. 

Les informations familiales m’ont été communiquées par les grands parents, oncles, tantes, cousins, cousines, qui ne paraîtront pas sur ces pages, sauf souhait particulier.
Toutefois des renseignements pourront être cédés à titre strictement privé.

Quelques irréductibles gaulois :

Des refus de dialogues concernant les Cugnon du XX ème siècle, Messieurs Georges Wiot, René Lambermont, Jacques Neuret et quelques autres qui n’ont, soit, pas répondu, soit  discuté dans le vide, soit ignoré franchement les différents mails envoyés, faisant fi des règlements en vigueur concernant la protection des personnes et le droit d’auteur.

Dès lors, ce texte est protégé en Copyright.

Le but de cette recherche est de récupérer la reconnaissance de noblesse de cette très ancienne famille .

La généalogie n’est pas la course au plus grand nombre de patronymes, c’est une histoire, l’Histoire de sa Famille !

 

Informations générales tirées de ces pages personnellement compulsées.

 

M. Servais - Armorial des Communes Belges
Bosmans -  Armorial ancien et nouveau de Belgique
Hozier - Grand Armorial Français
Bertholet - Histoire du Duché de Luxembourg et des Comtes de Chiny - 8 volumes 1743
Geubels - Histoire du Pays de Neuchâteau
Verkooren - Chartes et Cartulaires du Luxembourg tome II
Grob & Vanneries - Dénombrements
Lomry - Pays Gaumais tome II
Bormans - Contines du Duché de Luxembourg et comté de Chiny
Tandel - Les communes Luxembourgeoises 6 volumes 1889
Ozaray - Comptes rendus des Communes - Bouillon
A.Gourdet - Provinces du Luxembourg - Blasons
Jeantin - Le comté de Chiny
Rolland de Denus - Les anciennes provinces de France
Palluel - Annuaire statistique du département du Mont Blanc pour l’an XIII Savoie
Du Fayard - Histoire de la Savoie
Germain (abbé) - Notices historiques
                            - Quelques antiquités de la province

Manuscrit Welter - Archives à Arlon
Hannick - Inventaire des Archives de Ste Ode
Goethaels - Extraits aux Archives Bruxelles
Charpy J. - Archives départementales du Finistère
Daumesnil - Histoire de Morlaix
Amirauté de Morlaix - tome III - Fonds de l’Amirauté
Hector (abbé) Histoire de Cugnon - Annales Luxembourgeoises vol. 100
Tacite - Traductions se rapportant à la vie de Julius Agricola
Auguste Vincent - Les noms de lieux en Belgique
Albert Carnoy - Dictionnaire Etymologique du nom des communes Belges
Lenoir & Tellière - Histoire de la Prévôté d’Etale et Seigneurie de Ste  Marie
Comtesse de Raillicourt - La clé du blason
Bohet & Wiellens - Armorial Belge
JB. Riestap - Armorial - Illustrations H. Rolland
Edouard Gérard - Communes de la province de Namur
Neyen - Histoire de la Baronnie de Jamoigne
JB Geubels 1843 - Notice sur la famille Dochain de Jemeppe
Jules Mersch - Biographie Nationale du Pays du Luxembourg de l’origine à nos jours
Félix Dochain - Généalogie des Dochains
Caumartin - Procès verbal de la recherche de la noblesse française
                    - Recherche de la noblesse de Champagne
P. Laurent - Revue Historique Ardennaise
Le Fort - XIV folio 8

Contacts
               - Don G.Th. archiviste de l’abbaye de Clervaux
               - L’abbé Van Iterson, archiviste de l’abbaye de Rochefort
               - L’abbé archiviste de l’abbaye de St Hubert
               - Dom. G. Th. archiviste de l’abbaye de Clervaux

Inventaires des Archives de St Hubert
Inventaires du Prieuré de Muno
Inventaires de Sainte Marie
Inventaires du Conseil du Luxembourg - pièces consignées par Marcel Bourguignon -
Annales de l’Institut  Archéologique du Luxembourg, tomes divers
Reproductions et copies d’archives de provenances diverses

Commune de Cugnon
Archives familiales
Microfilms à La Haye
Archives générales du Royaume- Service sigillographie
 (le sceau Cugnon se trouvait dans ce service, non répertorié, j’en ai demandé la reconnaissance)

Microfilms à Bruxelles Archives Départementales des Ardennes
Bibliothèque Royale - Section des manuscrits anciens -
Archives à Arlon - Inventaires du Conseil du Luxembourg -
Archives du Château de Jemeppe. Contacts avec la famille de Sauvage, propriétaire
Archives départementales des Ardennes à Charleville - Carton Cugnon
Greffe du Tribunal de Marche - Extraits de Minutes -
Régistres des communes de Nassogne, Forrières, On, Jemelle etc…

 

Les Premiers Seigneurs De Cugnon

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Cugnon est un village dont l’origine est très ancienne et qui s’appelait, au VIII ème siècle déjà, Casaecongidunus Congeon, la maison fortifiée de Connios, en souvenir, pense-t-on d’un breton allié de Rome, du nom de Connios qui y aurait habité.

Certains auteurs prétendent qu’en 648, Sigebert, roi d’Austrasie, fonda en cet endroit un monastère gouverné par St Remacle, apôtre des Ardennes.
Mais ce dernier, trouvant sans doute les lieux trop solitaires, obtient la fondation des abbayes de Stavelot et Malmédy.
Cugnon devint alors un simple prieuré.

Toutefois, d’autres auteurs, tout aussi dignes de foi que les précédents, doutent de l’érection réelle d’un monastère, St Remacle n’ayant séjourné que fort peu de temps à Cugnon.

Ceci reste donc discuté et discutable, néanmoins une charte de cette époque existe, qui parle  de la donation par Sigebert, de ce lieu, afin d’y fonder un monastère…..

Voici la traduction de cet écrit, par Jacques Stiennon, professeur à l’université de Liège, qui en emprunte la traduction à François Baix.

«  Sigebert, roi des Francs, à l’illustre Grimoald, maire du Palais, salut spécial et bonheur en toutes choses.
Nous croyons que le Dieu Tout Puissant nous récompense à raison des libéralités pieuses que nous faisons généreusement, grâce aux biens dus à sa manuficence, on voit le pouvoir royal se consolider lorsqu’il protège spontanément les intérêts des serviteurs de Dieu.

C’est pourquoi, sous l’impulsion de notre cœur, et d’après l’avis des éminants prélats Cunibert, Mémorian, Godon, ainsi que des illustres Seigneurs Grimoald, Bobon, Adalgysel, nous voulons, à l’exemple de nos ancêtres, faire acte de largesse par l’érection d’un monastère régulier dans notre forêt d’Ardenne, en l’honneur de notre patron, de Pierre, de Paul, de Jean et des autres martyrs, en un lieu nommé Cugnon, que la Semois entoure comme une ceinture.

Avec l’aide du Christ, nous y établissons Remacle en qualité d’abbé pour qu’il fasse observer la règle et les recommandations des anciens Pères.
Dans ce but et à partir du fort lui-même et de la rivière, nous donnons aujourd’hui en toute propriété un terrain pris dans notre forêt d’Orgéo  et le long de trois lieues en ligne droite y compris la vanne domaniale dite de Dognulfe, ainsi que les colons Probard et Babon avec leurs enfants.
En outre, à partir du fort, trois lieues dans l’autre forêt domaniale, plus trois lieues en ligne droite, y compris la petite vanne du ruisseau des Aleines près de la roche carrée.
Tous ces biens, provenant de notre domaine, nous le donnons avec notre immunité, pour l’usage des serviteurs de Dieu, de manière qu’ils les possèdent, en jouissent et les transmettent à leur postérité spirituelle »

Ainsi pourront-ils mettre leur bonheur et toute leur attention à prier incessamment notre miséricordieux seigneur et afin que cette ordonnance demeure ferme et inviolée, nous avons voulu y joindre en bas, de notre main, l’appui de notre souscription.

D’une part, l’Histoire dit que les seigneurs de l’endroit cherchèrent querelle aux moines….c’est vrai qu’un fort existait déjà.

D’autre part, que les terres si généreusement données par Sigebert ne lui appartenaient pas, du moins, par toutes.

Mais revenons aux origines de Cugnon.

Casae en latin, demeures
Congidunu, Cogidunud, Congidunud, orthographe incertaine, signifierait coin, variante : Cugnonus, Cugno …..

Le père Wiltheim, historien de cette région nous laisse des notes importantes et nous fait remarquer, entre autre, que, dans la vie d’Agricola, Tacite donne le nom de Cogidunu à un breton allié de Rome : un de ses descendants, si pas lui-même, s’est-il installé à Cugnon  alors quasi inexistant ?

Pour confirmer cette déclaration, un petit tour dans notre incontournable Larousse :

Tacite : écrivain, historien latin de grande classe, bien documenté, styliste minutieux et moraliste sévère. Il vécut vers l’an 110, de famille sénatoriale, fit une carrière politique jusqu’au proconsulat. Gendre d’Agricola dont il écrivit la vie.

Agricola (Cnaeus Julius) est né à Fréjus (Forum Julii) légat en Aquitaine, consul et pontife, acheva la conquête de la Bretagne.

Dans Tacite, on relève effectivement ce passage :

“Quaedam civitates Cogidunu regi donatae - is ad nostram us que memoriam fidissimus mansit - ”
Que l’on pourrait traduire par :

« On donna au roi Cogidunu quelques villes en partage - ce prince nous garda jusqu’à nos jours une fidélité inviolable - »

Cugnon alors pratiquement inexistant faisait-il partie de ces terres données à ce breton ?

On sait déjà que la chaussée romaine passait à Cugnon, selon l’abbé Hector* dans son étude sur cette région bien précisément et dans laquelle il joint un dessin fait en 1571 et qui représente le village à cette époque. On y voit la grosse tour carrée accolée à des bâtiments qu’on ne distingue pas très bien,  on y voit de la fumée, preuve que le fort était occupé, on y voit également le moulin et la pêcherie.

Par contre sur une toile présentée par Tandel** et  datée approximativement en 1840, on y voit encore le moulin tandis que la tour a disparu pour laisser la place à un bâtiment ressemblant à une ferme-château. Les pierres de cette tour auraient servi à reconstruire l’église de Mortehan.

Toujours selon Tandel, cette grosse tour a été occupée par les seigneur De Cugnon jusqu’en 1430 au moins, date à laquelle la famille s’établit dans d’autres contrées.

 

 

Ils s’installent à Ansay ou ils semblent s’éteindre mais achètent ensuite la seigneurie de Ethe et s’y établissent définitivement. Tous les Cugnon - Cougnon actuels en descendent.

Selon les rumeurs relevées par les différents auteurs qui se sont penchés sur le cas de cette famille, les de Cugnon sont chassés, selon les uns, ruinés, selon les autres, mais la seigneurie de Cugnon, n’était pas bien importante, il faut le reconnaître !
Et plus tard, on retrouve des actes de transactions, ventes, achats de terres ou simplement échanges concernant le moulin, une partie du jardin, de la pêcherie, même une partie de la tour, actes passés par les « paysans du village de Cugnon » ce qui pourrait vouloir dire que les derniers de Cugnon encore présents au village ont partagé leurs biens entre leurs sujets.
Le territoire des Cugnon  a toujours été - d’aussi loin qu’on remonte le temps - déclaré terre souveraine et les seigneurs de Cugnon avaient pouvoir de frapper monnaie !

Les seigneurs de la Marck *** qui vont leur succéder vont frapper monnaie, alors que les  Cugnon n’ont pas utilisé cette prérogative, et cette monnaie sera toujours considérée comme fausse !

 

 

 

Ce village était d’ailleurs compris dans les sept terres franches du comté de Chiny.
Cugnon a été affranchi par la loi de Beaumont en 1269. Cette loi proclamait la liberté des personnes, abolissait le servage moyennant redevances minimes et garantissait la propriété aux bourgeois.

 


Vieille maison de 1611 à Cugnon

 

Dans son recueil de cartes postales de la région, Georges Maillien dira :

« l’héritage du casae congidunu mérovingien leur octroya de tout temps  des droits plus importants qu’à d’autres, entre autre frapper monnaie »

Ce fort sur la Semois reste un point d’interrogation pour les historiens. La rue de la forteresse existe d’ailleurs toujours, mais c’est vrai qu’une nouvelle bâtisse a été construite exactement sur les ruines de l’ancienne et que les fouilles entreprises afin d’essayer de retrouver quelques vestiges durent êtres abandonnées au vu des dangers que cela pouvait représenter.

Mais il est dit aussi que le château de Dohan est l’exacte reproduction de l’ancien château Cugnon. Ce château appartient à la famille Hallet - qui m’a généreusement permis de visiter - et fut construit par Florent de Lardenois de Ville entre 1610 et 1640, plus affirmatifs, certains le veulent précisément construit en 1619.
Fait curieux, Florent de Lardenois est fils de Guillaume de Lardenois, capitaine à Herbeumont, dont le témoin à son mariage, en 1557, se trouve être Robert de Cugnon, descendant des Cugnon de … Cugnon. Serait ce lui le maître d’œuvre du château de Dohan ?
Voir « Les premiers seigneurs de Chéoux et familles allié alliées »

Il y manquait la tour, semble t-il abattue pour laisser passer la route qui serpente juste au pied du château !

En 1743, différents greffiers, entre autres Jean Laurent Pilmant, bailli de Cugnon et Chassepierre, ……signe des actes, certificats et autres documents au départ du château Cugnon  ou il résidait……
Il devait probablement s’agir de la tour, édifice subsistant, car d’après Monsieur de Prémorel, l’actuel château de Cugnon aurait été construit en 1747 par le prince de Löwenstein-Wertheim sur le château féodal, ce qui semble exact, des fouilles ayant été entreprises mais abandonnées, jugées trop dangereuses, car les murs d’enceinte de l’actuel château se trouvaient juste sur les anciennes fondations.

En 1430 il y avait à Cugnon deux familles nobles : les de Cugnon et les Thierry. Ces derniers possédaient une partie de la seigneurie de Cugnon, par achat ou alliance, on les retrouve plus tard à Ethe et Jemeppe-Hargimont.

Ce sont les seigneurs de la Marck qui succèderont aux de Cugnon par alliance, mais ils n’étaient pas très aimés si on en croit les comptes rendus de l’époque ou la plèbe priait en récitant cette litanie :

« Du vin de Mouzon, du pain de Bouillon et de la justice de Cugnon, délivrez nous, seigneur »

En 1610 Josine de la Marck épouse Jean Théodore de Löwenstein et l’ancienne seigneurie Cugnon passe donc à ce seigneur qui résidait au château de Rochefort.
Comme blason cette famille très populaire et relativement importante portait :

« un écu d’argent au lion léopardé contourné de gueules, couronné d’or
et passant sur un rang de quatre rochers de sinople »

Ce sont ces armoiries qui seront concédées au village de Cugnon  par arrêté royal le 14/7/1951.

* Annales Luxembourgeoises, tome C.  CUGNON, par l’abbé Hector
** Les communes luxembourgeoises,  par Tandel.
*** alliance de N. de la Marck seigneur de Rochefort et Marie de Cugnon.

       
Les seigneurs de Cugnon à Cugnon sur Semois

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«  d’argent à la fasce de sinople accompagné en chef de trois merlettes rangées de sable, en                      
pointe d’une rose de gueule feuillée de sinople »

alias                   

«  d’argent à la fasce de sinople accompagné en chef de trois merlettes rangées de sable, en    
                                                 pointe une rose boutonnée »
(Le Fort  XVI folio 8)

Devise : « l’honneur pour guide »

 

Blason principal d’après - Bosmans, Armorial ancien et nouveau de Belgique
                                        - Grand Armorial français d’Hozier
                                        - Goethals tome I, page 476
                                        - Moorthamaers, Nouvel armorial belge
                                        - de Raadt, p. 206, tome 2.
    

 Algidus Cunengis, parait en 1173 comme souscripteur à la charte de Louis III,
 comte de Chiny

Herbert de Cugnon, écuyer, prend part à la 6ème  croisade à la  suite du
 comte de  Champagne, du sire de Courtenay et quelques autres bien connus des historiens.
 On le trouve en 1240 à Ascalon.

 Renier de Kuignon (de Cugnon) paraît en 1243 et le 7/5/1262 où il sera témoin pour une
 charte de Thierry de Rochefort, fief d’Eprave.

 Henri de Cugnon, paraît en 1260

 Jehennin de Cugnon répond en 1288 à une succession de Thierry de Mirwart
  x Ne Thierry

 Jacquemin (Jakeme) de Cugnon, mentionné en 1298 parmi les nobles réunis à  
 Bouillon pour résoudre une difficulté féodale relative à Mirwart, tandis qu’il était déjà
 mentionné à la cour de Bouillon en 1289 et le sera encore en 1313. Pour autant qu’il s’agisse
 d’un seul et même personnage.

Inconnu de Cugnon
Il prend part à la croisade des Albigeois - fait à confirmer - Egal à bien d'autres petits seigneurs terriens, en général cadets de familles, à la poursuite de terres, biens et héritière, il participera à la croisade dite des Albigeois. Bien entendu, il faudra compléter les données sur lesquelles repose cette assertion, mais d'ores et déjà, et en ceci d'autres faits similaires tendraient à approuver ce raisonnement, on peut considérer ce lien comme exact.

A quelques kilomètres de Toulouse se trouve la petite ville de Cugnaux. Toulouse est, chacun le sait, fortement compromis dans cette guerre Albigeoise, et ce que l'on sait aussi, c'est que les patelins, biens, terres, châteaux conquis, étaient cédés par le vainqueur à l'un de ses chevaliers. Bien souvent, l'endroit n'était même pas nommé, dans le cas de forêts, terres à défricher, etc... Or il semblerait que la première mention faite de Cugnaux l'ait été lors de la construction de l'église paroissiale en 1239. Il n'y en avait donc pas précédemment... De plus, Cugnaux en languedocien se dit Cung, soit coin. Mais le coin, nom de l'outil qui sert à fendre le bois et non le coin du bois..... ce n’est pas moi qui le dit !

Mon idée est donc qu'il s'est créé là une bastide, soit "bastida seu villa nova" et que ce Cugnon de nos régions en ait été, soit l'instigateur, soit le bayle..... peut- être aussi a-t-il reçu ou acheté le terrain. D'autres exemples similaires ont été rencontrés, dans le Lot, par exemple, à la même époque, d'ailleurs, où existe "la Bastide du Haut Mont" et le doute a été levé dès lors que j'eus trouvé l'acte d'achat de la parcelle par un Haumont et son compagnon.
Voir Les Haumont dans le Lot

Toute l’histoire du Chéoux pyrénéen est basée sur la même assertion.
Voir les Seigneurs de Chéoux.

  
Pierre de Cugnon né vers 1340, auteur de la souche principale de St Benoît en France.
Préludant cet éclatement de famille de 1430, Pierre de Cugnon quant à lui,  faisait le métier des armes et se battait pour le seigneur de Mirwart. Il participera ainsi à la bataille de Basweiller sous le sire d’Oupeye, il se constituera d’ailleurs prisonnier en lieu et place de son seigneur en attendant que ce dernier rassemble la rançon.

Celui là restera en France, seigneur de St Benoît en Champagne, cité en 1373, il s’y mariera et toute une descendance va éclore et faire des alliances plutôt heureuses. Le blason va changer, normal, puisque ce chevalier fait métier des armes et qu’il n’est nullement un aîné de famille, mais la devise demeure inchangée.

Dans les papiers relatifs à cette famille, trouvés à Charleville, j’y avais noté la mention du moulin de Cugnon en Belgique, par la suite, l’union de Marie de Cugnon et Laurens Descannevelle, héritier de la seigneurie d’Ethe et Belmont en partie, du fait de sa femme, apportera la preuve irréfutable de l’origine de ces de Cugnon français : Cugnon sur Semois, en Belgique.

- Gilles de Cugnon, cité en 1359

- Wauthier de Cugnon, paraît en 1359

- Marguerite de Cugnon épouse Henri de Bellefontaine vers 1350/1360

- Jeanne de Cugnon épouse Georges de Trux en 1371

- Jehan Cougnon (Cugnon) maire de la Haute Cour de Falize, acte en 1371. Il décède en
   1424, cadet, d’après son sceau inscrit dans un trèfle gothique sur une  dalle funéraire : 

 

  

 

   « ……un fer à cheval posé en chef, accosté de 2 clous accompagné en pointe d’un clou …. »
     Définition de blason incomplète
     Légende :      Jean le claveleur   (?)
                            Sr  IA…E…LA….TEVR

 

- Don Nicole de Cugnon, né en 1340, entre dans les Ordres à Orval en 1419, il a 80 ans

- Nicole de Cugnon, probablement fille du précédent née vers 1365/1370
   x Jean de Prouvy en 1389, né vers 1360
      on le retrouve à Orval en 1419, il y  prononce ses vœux, il a 60 ans, probablement veuf.
    


"d'argent à 3 merlettes de sable" 

C’est donc à cette époque que ces seigneurs de Cugnon vont quitter le village.
Il semble d’ailleurs, au vu des quelques membres de cette famille cités ci-dessus, que déjà on les retrouvait dans différents endroits, de Bouillon à Mirwart en passant par Eprave et Falize 
 
De loin en loin, quelques échos Cugnon nous parviennent encore :

Ainsi, le 10/4/1646 on trouvera à Chairières, pas bien loin de Ethe, le mariage de :
- Anne Cuignon, fille de Jean Cuignon et Jeanne N. de Chairières
   x Gilquin Debare,  né le 28/10/1590, fils de Jaquemin Debarre, mayeur et Marion N.
      dont  : - Jeanne Debare née le 5/5/1647 à Chairières.
      Pas encore reliés.

 

Pierre De Cugnon   seigneur de Saint Benoît en Champagne

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« de sable à trois étriers d’argent, deux en chef et un en pointe » 
avec lambrequins

La devise, la même que celle des De Cugnon de Belgique : « l’honneur pour guide »

 

Une charte le concernant, conservée aux Archives de Bruxelles.

Nommé également Pierre Van Coignon suivant cette charte, le texte concerne sa seigneurie de Saint Benoît.
Ce document a été soumis aux avis éclairés de professeurs de langues de l’Université Libre de Bruxelles et aucun n’a su le traduire. Ce n’est pas du latin mais du vieux flamand !

Ce chevalier avait également un sceau représentant les trois étriers de son blason.

Pierre de Cugnon est donc le « père »  de toute la lignée des seigneurs de Sausseuil et St Benoît dont parle Caumartin dans sa recherche de la noblesse de Champagne.

Bien entendu, Denis Louis d’Hozier, dans ses dossiers bleus, attribue à cette famille ses lettres de noblesse sous le n° 776 et lui cède même la couronne de comte.
- Je n’ai pas réussi à en retrouver le titulaire -
                                    
Cette famille française se divisera en trois branches :

- De Cugnon d’Alincourt, au départ de Philippe de Cugnon époux de Marie de Breuvery,  
  17 ème siècle

- De Cugnon de Sévicourt, au départ de Roland de Cugnon époux d’Elisabeth de Ponsort
   en 1698

- De Cugnon de Vandy au départ de Pierre de Cugnon né en 1663, époux d’Anne
   Françoise du Bois.

Tous descendants de Pierre de Cugnon 1373 issu de Belgique.

Pierre de Cugnon est cité en 1488, seigneur de Haumetz, propriétaire à Allandhuy.
Ses descendants acquièrent peu à peu des biens et deviennent ainsi seigneurs de Sausseuil, Sévicourt et Vauzelles.
Plusieurs familles se partageaient cette seigneurie d’Allandhuy : les Brodart, les Beguin, les Beffroy, les Coustre, les Failly.
Et de par le mariage d’un des leurs avec une demoiselle de Failly, les de Cugnon.

La famille la plus importante étant sans contestation possible la famille Brodart qui habitait d’ailleurs le château et possédait la majeure partie de la seigneurie dont la principale dépendance était le fief de Crèvecoeur, dont les de Cugnon seront également possesseurs de par un mariage avec une demoiselle  héritière de ce fief.

Jean de Cugnon, écuyer, seigneur de Vauzelles, acquit le 22 mars 1580 de Charles de Boutillac, 12 arpents de terre au Grand St Benoît.
« La maison féodale de Haumetz lui fut adjugée par partage avec ses frères et sœurs en 1603 »

Claude de Cugnon, seigneur de St Benoît et Vauzelles en partie, fils cadet de Nicolas de Cugnon et Marguerite Feret,  partage avec son frère Philippe, la succession de leurs père et mère. Ils furent maintenus dans leur noblesse en 1667.
Dans l’ancienne église d’Alincourt on devrait y trouver une dalle en marbre noir encastrée dans le retable de l’autel de la Ste Vierge :

«  A la gloire de Dieu et à la mémoire de messire Jean Claude de Cugnon, seigneur d’Alincourt, Branscourt, Sorbon et Arnincourt, a été inhumé dans cette église le 10 septembre 1775, priez Dieu pour le repos de son âme »

Pierre de Cugnon - branche française - origine Cugnon sur Semois.

Seigneur de St Benoît en Champagne, militaire, participe à la bataille de Basweiller ou il se constituera prisonnier en lieu et place du seigneur de Mirwart le temps que ce dernier rassemble sa rançon. Note : il est bon de remarquer que, sur au moins deux générations, la famille reste à cheval sur ses deux possessions, belge et française..... une partie des enfants reste en France, l'autre, surtout les filles, se marient en Belgique.
x Ne N.
   dont :

- Jean de Cugnon
   x Ne N.
      dont deux enfants au moins:

A. Isabeau de Cugnon née vers 1430  dite aussi Isabeau de Cicignon - reste en Belgique -
     (sosa Princesse Mathilde 37827 et 37871)
     x Pierre des Ayvelles né vers 1440
        (sosa Princesse Mathilde 37826 et 37870 par de la Mock)
        fils de Jean le Happart des Ayvelles né vers 1410
        et de Jeanne de Thaisy 
        petit fils de Robert des Ayvelles né vers 1390
        et de Ne de Chalandry
        arrière petit fils de Jean le Blondel dit des Ayvelles né vers 1360
        et de Ne. N.
        dont : 

      - Jean des Ayvelles
         x Jeanne de la Grève
            dont : - Marie des Ayvelles
                         x Giblin de Beffroy

      - Jeanne des Ayvelles née vers 1460
         x Pierre de Vaulx né vers 1450
         xx Jean Nicolas de La Mock
              dont, du premier lit :

            - Guillaume de Vaux
               x Guillemette de Bohan 
                  ou Guillaumette de Vaux x Guillaume de Bohan
                     (cette lignée a été complétée avec les données de Ghislain de Beauregard)

              dont, du second lit :
              - Louise de la Mock
                 x Robert de Liernieux
                    dont :
                     - Nicole de Liernieux
                        x Guillaume de Lardenois de Ville le 29/12/1556 seigneur de Vaulx
                           Chavanne, témoin Robert Cugnon (pas encore situé)

  Pierre de Cugnon né vers 1430, attesté en 1488, écuyer, seigneur de Hautmetz et
  Sévicourt, propriétaire à Allandhuy   
  petit fils probable de Pierre de Cugnon attesté en 1373 en France -
  x  N. Cauchon (probable) 
     dont il aura :

1. Raoul de Cugnon, prêtre, tuteur de son neveu Antoine de Saint Germain en 1528

2 Marguerite de Cugnon
    x Crasset de St Germain, seigneur de Sausseuil et Sévicourt né vers 1495
        fils de Jean Grasset de St Germain
        et de Ne de Villers
        dont : 
            - Marie Graset de St Germain
            - Nicole Grasset  de St Germain
            - Geoffrey Grasset de St Germain
            - Antoine Grasse de St Germain
            - Claude Grasset de St Germain

3 Antoine de Cugnon, écuyer, seigneur de Haumetz et Sévicourt, propriétaire à Halandhuy + avant 1533
    x Jeanne de Pavant en 1517

4 Henriette de Cugnon 
    x G. de Montbeton, écuyer

5 Marie de Cugnon née vers 1480-1490 + vers 1557
    x N. de la Marck, seigneur de Rochefort
    xx Laurens d’Escanvelles, écuyer, seigneur de Warby, seigneur d’Eth et Belmont par sa femme,  déjà + 6/12/1557
         fils de N. d’Escanvelles et de Marguerite de Bourg
         dont, du premier lit :

a Claude de la Marck née vers 1510/1515
   dont, du second lit :

b Henry Descannevelles, écuyer, seigneur de Tailly né vers 1520/1525

c Robert Descannevelles, écuyer, seigneur de Warby né vers 1525

x Marie des Ayvelles née vers 1555, fille de Simon et de Françoise de Val, petite- fille de Pierre des Ayvelles et de Marguerite de Bohan.

Veuve elle épousera Hector de la Rivière

d Gillette  Descanvelles née vers 1525
   x Gaucher de Sandras déjà + le 6/12/1557
     
" Transaction et partage en parchemin en date du 6 Décembre 1557 passé par devant Jean Rouyer et Nicolas Bernard notaires royaux en la presvoté de Sainte-Ménéhould, par Henry Descannevelle, escuyer, sieur de Tailly, tant en son nom que comme se portant fort de Robert Descannevelle, escuyer, sieur de Warby et demoiselle Gillette Descannevelle, veuve de feu Gaucher de Sandras, héritiers du défunt Laurens Descannevelle d'une part, et demoiselle Claude de la Marcq d'autre part, par laquelle il appert qu'ils ont partagé les biens de ladite Demoiselle Marie de Cugnon leur mère, le dit contrat signé "

Cette branche Descannevelles (Descanvelles), au départ de Laurens Descanvelles et Marie de Cugnon va rentrer en Belgique et s’installer à Vieux Virton.

 

 


Château Maus

 

Il est dit que Gilles Descanvelles, seigneur d’Eth et Belmont va ériger le château Maus en 1717 à Vieux Virton.
Ses descendants y résideront longtemps, tandis que la branche restée française va se terminer avec des agriculteurs……
Informations transmises par Gilles Descanvelles, descendant.

Jean de Cugnon, écuyer, seigneur de Vauzelles acquit le 22/3/1580 de Charles de Boutillac 12 arpents de terre au Grand St Benoît. La maison familiale  de Haumetz lui fut adjugée par partage avec ses frères et sœurs en 1603.
x Suzanne de Verrières en 1582

 

 

Blason de Claude de Cugnon

 

Sceau de N. de Cugnon d’Alincourt, couronne comtale

 

Denier de Ferdinand Charles de Cugnon

A suivre

 

 

 

De Cugnon seigneurs de Cugnon, Ansart, Ethe et Belmont

* * * * * * * * * * * * * * * *


Blason : « d’argent à la fasce de sinople accompagné de 3 merlettes rangées en sable, en pointe d’une rose de gueules feuillée de sinople »

Définition d‘après Tandel, probablement erronée  « d’argent à fasce de sable, accompagné de 3 merlettes de gueules mises en chef et d‘une rose de même en pointe »
en pointe d’une rose feuillée de gueules »

Devise : l’Honneur pour guide

Jean de Cugnon, seigneur de Cugnon

Jean de Cugnon né vers 1390
x Alix de Jemeppe 
   fille présumée de Thierry d’Ochain
   et de Ne N.,
   sinon de son frère Jean III d’Ochain
   et de Isabeau de Bierset
   dont :

  Baudouin de Cugnon né vers 1420
  x Jeanne de Lucey
     dont :

  Jehan de Cugnon né vers 1455
   Les de Cugnon avaient acheté la seigneurie d’Ansay (Ansart) en 1345 et la seule mention  
   trouvée le sera lors d’un relevé de feux, en 1472,  ou paraît ce seul couple.

    Concernant ces trois générations :
    Archives Héraldiques du Ministère des Affaires Etrangères n°108-1 folio 156V° et n° 24 folios 187 à 190

   x Anne du Mesnil

 


Du Mesnil  « d’azur à la croix d’argent »

           dont :

- N. de Cugnon, attesté en 1504, échevin et adjoint au maire de Marche, en remplacement de 
  Bernard de Chéoux, filiation non affirmée, toutefois, ces charges se transmettaient dans les
   familles, et Baudouin de Cugnon, fils d’Evrard de Cugnon ci-dessous, sera lui aussi
   échevin à Marche.

- Jean de Cugnon né vers 1480
   x Nicolle ou Blanche de Wal 


De Wal  « d’argent à trois merlettes de sable »

Le 9 novembre 1358, Wenceslas de Bohême duc de Luxembourg reconnaissait à Thierry
   seigneur d’Ethe le même droit dans les bois du souverain et de la prévôté de Virton que le
   souverain même, étant seigneur foncier ou autrement mayeur et bas justicier avec le prince
   représentant les comtes de Chiny. Le 4 juin par jugement de la Chambre des Comptes, le
   même droit est accordé « aux successeurs et ayant cause et tous autres représentants pour
   toujours avec défense à tous les officiers de S.M. Charles Quint qui sont et seront en temps
   à venir de les troubler et les molester »

   Des Thierry ce droit est passé à la famille de St Morizes et de ceux-ci aux de Cugnon pour
   se poursuivre avec les de Lépines et de ceux-ci aux de Briay de Landres.

Le 4/6/1530, la Chambre de Comptes de S.M. ratifie à un seigneur de St Morizes,
   successeur de Thierry, tous les droits dans le titre du duc de Wenceslas. Il est dit dans cette
   confirmation  « …... et laissera jouir le dit-seigneur de St Morizes de sa seigneurie tant au
   lieu d’Ethe et Belmont que Virton et tous les membres….. en tel cas autorité et prééminence
   dont les auteurs ont joui de toute ancienneté… »

 

   En 1545, quinze ans après l’acte de confirmation de la Chambre des Comptes, Agarant de
   St Morizes vend par acte du 16 septembre à Gilles de Sapoigne tous les droits ci-dessus.
   Ce dernier négligea de faire le transfert et la réalisation de son contrat d’acquisition laquelle
   restera sujette au rachat et au retrait. En conséquence, Jean de Cugnon, co-héritier du sus-
   dit seigneur de St Morizes et habile retrayant, en fit le retrait du chef de son épouse, le 15
   octobre 1565, vingt ans après la vente.

   dont :

- Jean de Cugnon - non attesté - recherches en cours, peut-être lié à la famille de Cicignon

- Robert de Cugnon, écuyer, seigneur de My   - non attesté en filiation -
   témoin le 29/12/1556 au mariage de Guillaume de Lardenois de Ville, capitaine à
   Herbeumont et de Nicole de Lierneux dame de Sclassin et Hébroval
    - d’après Goethals  « Miroir des Notabilités nobiliaires de Belgique, Pays Bas et Nord de France » -

- Evrard de Cugnon né vers 1500 + 1565, lieutenant prévôt de Virton, il construit le château
  Cugnon à Ethe,  cité en tant que seigneur foncier d’Ethe et Belmont
   x Barbe de Grummelscheidt
      fille de Bernard et de Blanche de Fresnois veuve de Michel de St Moritz
      famille issue de la paroisse d’Oberwampach, Grand Duché de Luxembourg
      Note: Une recherche est à effectuer à Oberwampach, d’autant que les Cicignon en proviennent…
                 leur origine offre-t-elle une probabilité potentielle d’un changement de patronyme tel  que
                 pratiqué couramment à  cette époque  par les cadets de familles ?)
     

 


De Grummelscheidt « d’argent à l’aigle de sable »
Variante, selon Rieststap : « d’argent à l’aigle de sable, becqué et membré de gueules »
     


    dont :

1 Claudine de Cugnon née vers 1535, décédée le 18/3/1602 à Etale
                                       quartiers : Cugnon, de Grummelscheldt, de Wal, du Mesnil
   x Louis de Monflin vers 1556, + le 17/3/1602, seigneur d’Aigremont et Mathon en partie,
      seigneurie située à Dampicourt, seigneur de Ste Marie.
      quartiers : Monflin, du Lory, Cesse, Fontaine.
      fils de Jean et Marie du Lory, elle-même sœur de Pierre du Lory

 

                                        

De Monflin « de sable à la rose d’or accompagnée en chef de 3 annelets de même »
variante: « de sable à 3 annelets d’or, en chef accompagné d’une rose de même barbée de      
                        gueules »

dont :

     - Claude François de Monflin né après 1566 + après le 4/4/1630
     - Marguerite de Monflin + après le 4/4/1630
         x N. de Breberbach écuyer
    
       Voir laLégende du passage de Nostradamus à la seigneurie de Ste Marie ou demeurait
         Claudine de Cugnon épouse de Louis de Monflin.

2 Françoise de Cugnon née vers 1536 + le 25/12/1605
                                        quartiers : Cugnon, de Grummelscheidt, de Wal, du Mesnil
    x Jean du Faing né en 1524, seigneur de la Crouée, prévôt de Chiny + le 15/2/1594
        fils de Henri et Agnès de Tassignies (fille de Jean et de Hélène de Margut)
        petit-fils de Hugues du Faing général d’armée de Charles le Téméraire
                       et de Jeanne de Hautoy (veuve de Henrion de Prouvy)
                       quartiers : du Faing, de Tassigny, de Hautoy, de Margut
       
Certains auteurs pensent que cette famille provient des comtes de Duras, d’autres la veulent issue du lignage de Walcourt.   

  
    
Du Faing  « d’or à l’aigle de sable »
Devise « Qui viendra je le tuerai »

 

   

  

       dont 3 enfants :

A Anne du Faing née vers 1549 + 1594 religieuse à l'abbaye noble de Hosingen

B Baudouin du Faing  prévôt de Chiny et Chauvency, seigneur de Breux, la
   Crouée et Thonne les Prés, devient gouverneur et prévôt de Chauvency .
    x  Salommée de Manteville en 1593, dame de Villers le Rond
        fille de Nicolas de Manteville et de Claude Tonne le Thil 
        dont 12 enfants, entre autres :

- Gilles du Faing né après 1593 + en 1621 à la bataille de Prague

- André du Faing, capitaine de cavalerie impériale, sans alliance

- Jeanne du Faing, religieuse à Clairefontaine

- Alexandre du Faing, gouverneur, seigneur de Breux, la Crouée etc…
   x Yolande d’Orchinfaing , dame d’Aigremont, Mattoa, Vance, Mesnil,
       Chantenelle et Dampicourt dont plusieurs enfants, entre autres,
          - Mathieu du Faing qui + en 1717 et dont la postérité s’éteindra en 1865 à Luxembourg.
         Veuve elle épousera Nicolas de Cugnon, capitaine, fils d’Evrard

 C Gilles du Faing chevalier baron de Jamoigne
     Seigneur de Linay par lettre patentes du 26/9/1595
     Gentilhomme de bouche des archiducs Albert et Isabelle en 1595
     Souverain bailli de Flandre, participe en 1585 et 1589 aux sièges d’Anvers et Berg op Zoom.
     Envoyé à Madrid en 1590 ou Philippe II l’attacha à sa personne pour la correspondance et direction des affaires des Pays Bas.
     Entre au conseil provincial du Luxembourg en 1596 comme conseiller de courte robe
     Gentilhomme capitaine prévôt et gruyer du comté de Chiny et Etalle
     Gouverneur de Florenville en 1600.                                                          
     Entre au conseil de guerre en 1613
     Souverain bailli du comté de Flandre en 1617
     Titre de baron avec érection en baronnie de la terre de Jamoigne le 24/1/1623
     Ambassadeur de sa majesté en 1630
     Décédé le 2/12/1633, inhumé dans la chapelle Ste Marguerite de la cathédrale St Bavon de Gand.


 

Cabinet d’armes de Gilles du Faing, chevalier, baron de Jamoigne
quartiers :   Faing - Tassigny - Cugnon - Wal.
(Forme particulière de la couronne de baron des Pays Bas Catholiques)
x Marguerite Van Steenland
   dont six enfants

3 Agnès de Cugnon + 2/4/1587
   x Pierre du Lory écuyer seigneur de Berlière, Aigremont, Mathon en partie + 12/12/1579
       fils de Guillaume et Jeanne de Cesse
       quartiers de leur pierre tombale : du Lory, de Cesse, Anchelin, de Récicourt
                                                             de Cugnon, de Grummelscheidt, de Wal, du Mesnil
                            
                           
Du Lory   « au chef d’argent à 3 canettes de sable » 
Selon Gourdet: « coupé en chef d’argent à 3 canettes de sable, en pointe d’azur à la licorne   
passant d’argent, à une fasce d’or brochant sur le coupé »

4 Barbe de Cugnon + le 24/8/1566
    x Gilles de Landchette écuyer, maréchal de logis de la compagnie d’ordonnance du comte
       de Mansfeld, + en juin 1589
       quartiers : Lanchette, Hessen, Secrem, Grummelscheidt


De Landchette « d’argent à la bande ondée de sable     
accompagnée de 3 fleurs de lys d’or »

dont :

       - J. de Landchette née avant 1566 + après le 4/4/1630
       - M. de Landchette + après 4/4/1630
       - Ne de Landchette x Alexandre d’Orschinfaing
       - N. de Landchette + avant 1666
       - Ne de Landchette x Jean de Bellefontaine
       - Claude de Landchette+ après le 4/4/1630 vente d’un bien de l’héritage de Circourt
       - Gilles de Landchette écuyer + 23/10/1577

5 Anne de Cugnon
   x Jacques d’Orsinfaing, haut forestier des bois d’Anlier
      fils de Malhomme et Béatrice de Reumont 
     quartiers : d’Orsinfaing, de Reumont, de Dave, de Secry


D‘Orchinfaing « d’azur à 3 bandes d’argent chargées chacune d’une merlette de sable au        
franc quartier d’argent à 2 fasces d’azur »


dont :
        - Jean d’Orchinfaing, prévôt de Virton et St Mard, seigneur d’Aigremont à Dampicourt, 
           né vers 1560, vend sa part d’héritage Circourt le 4/4/1630

6 Ne de Cugnon
   x N. de Moranville
      blason : «  …une fasce accompagnée de 3 merlettes contournées et en pointe d’une
                    étoile »
                    - d’après de Raadt il semble que ce soit un écartelé Moranville/de Cugnon -

7 Jean de Cugnon fils aîné, écuyer et receveur de S.M. à Chiny, est dit sans hoirs, déclaré co-
   héritier de St Moritz, seigneur de Montquintin en 1574.
   né en 1529, il aurait fait son testament au profit de tous ses neveux et nièces en 1601 et
   décède à cette époque.
   Retrayant en 1565 des droits sur Ethe et Belmont, il acquiert des biens et diverses rentes à  
   Gérard de Reinach

   ……Le 5 avril 1630, le prévôt de Virton St Mards, Jean d’Orchinfaing seigneur d’Aigremont, Jean de Foulon, Evrard de Zasse, clerc, Gilles du Faing baron de Jamoigne, Baudouin du Faing prévôt de Chauvency, Claude de Landchette, Jean de Bellefontaine au nom de M. de Landchette, sa femme,, J et M de Landchette, sœurs, J. de Landchette veuve de Alexandre d’Orchinfaing, vendent leur quote part du bois de lisière près de Neuveforge, bien provenant de la succession de feu Jean de Cugnon, de son vivant co-seigneur d’Ethe et Belmont en partie, à Claude François et Marguerite de Monflin frères et sœurs, celle-ci femme de Breberbach, écuyer……

8 Baudouin de Cugnon né vers 1524, + avant le 18/8/1606, co-héritier, seigneur d’Ethe et
   Belmont, écuyer de la compagnie du comte de Mansfeld, échevin à Marche
   x Catherine d’Ochain de Jemeppe en 1580

 


D‘Ochain   « de gueules à 2 léopards d’argent l’un sur l’autre »

      fille de Thierry d’Ochain
      et de Anne Marguerite de Masbourg dame du Mont (fille de Guy de Masbourg sgr de Somalle et Marie de Rochefort alias Busin)
      petite fille de Jehan VI d’Ochain dit le Vaillant
      et de Catherine de Lomprez dite de Greiz ( fille de Jean  de Lomprez seigneur de Greiz et de Jeanne d'Emptine)    
      arrière petite fille de Jean V d’Ochain
      et de Marie de Blehen (fille de Jean de Blehen seigneur d'Abée)
       - suivre Les Seigneurs D’Ochain
Note : Catherine d’Ochain hérite très certainement de sa mère qui possédait des terres à  
                 Masbourg, terres jouxtant la route de Lesterny à Forrières et où l’on trouve quantité de       
                 terrains appartenant aux Cugnon. La limite entre ces deux territoires étant mal définie à
                 cette époque, on ne peut, avec certitude les situer….

dont :

A Jacques de Cugnon  né vers 1560 à Jemeppe Hargimont, seigneur de My, vit encore en 
    1611
    x Ne N.
       dont : 

       a Pierre de Cugnon + en 1664 attesté frère de Henry de Cugnon ci dessous
       b Nicolas de Cugnon + 1643 attesté frère de Henry de Cugnon ci dessous
       c Jean de Cugnon né vers 1605 + 1669/1671 - peut-être lui qui  signe un acte en 1619, 
         que l’on retrouve greffier à Mirwart en 1625, puis à Nassogne en 1627 - suivre lignée
         très probable à Weningumstadt, Allemagne -
       d Henry de Cugnon, mayeur et greffier à Jemelle, suivre lignée à Forrières et On.

B Valentin de Cugnon né vers 1570 décédé en 1636, seigneur de Villers la Chèvre, fief qui   
    lui venait de son aïeule Ne de Custine
    En 1609, Fery de Favaigne, greffier de Laroche vend à son nom, à Nicolas d’Ochain,
    écuyer, des sachées d’épéautre de rentes foncières et héritables qu’il a habotté sur la
    seigneurie de Jemeppe. De même en 1634 il vend à nouveau des biens qu’il a hérité sur la
    terre de Jemeppe.

dudit COURARD pour satisfaction de tou despens et arrèrages
escoulé durant la procédure qu'ils ont eu l'ung contre l'autre
à Luxembourg à raison de six stiers espelte (6 setiers d'épeautre)
de rente et trois
stiers d'avenne, lesquels despens sont esté employé et
payé par ledit COURARD, lequel at esté advesti et adhérité
desquels quatrre floreins de cens en la forme que dict est, et
mis en garde, ,.
copie enseigné audit Estienne à la requête

Valinten de CUGNON.. sieur de Jemeppe
"Le xe jour du mois de mars 1607 pardevant la haulte court de
justice de Hotton, est personnellement comparu le sr Valentin de
CUGNON lequel en vertu de la procur à luy baillé et à nous
exhibé signée J. de FOULLON et Katern de CUGNON dattée du troisième
mars 1607 "et aRrès avoir obtenu ban et relief" at rapporté la buschette
et vesture de certains six
muids de spelte et deux muyds et demy d'avenne mesure et
livrement (?) de Hotton, laquelle rente le sr Baulduyn de CUGNON
père ausdits constituants et constitué avait parcydevant achapté
à Lambert JACQZ de Marloye, en telle forme, force et
vigueur que ledit feu sr de CUGNON la tenoit, et selon la
reschean (?) et succession qu'en at ledit de FOULLON et la damelle
Catherine de CUGNON son espeuze en leur rolle et partage faict L 1
avec leurs cqhéritiers. Et ce at faict ledit sr Valentin en ,...4:, '
vertu de la s~sdite procure et comme soy portant fort pour tous
sesdits co héritiers , au prouffict de noble homme Nicolas
DOPCHAIN sr de Jemeppe, ses cohéritiers et ayant cause, pour'ie "'
'"
pris et somme de six cents cinquante deux florins et dix-sept
patars et demy argent francq que ledit sr Valentin at confessé
avoir receu dudit sr de Jemeppe, promectant iceluy transporteur,' !
de faire suyvre ladite rente audit sr de Jemeppe et ses ayant'cause .
en la mesme forme et vigueur que dict est vers tout et contre
tout, et ce soubz obligation de tous et quelconques ses biens
Au moyen de quoi ledit sr de Jemeppe en at esté advesty et
adhérité pour luy et sesdits héritiers et ayant cause par la
réception par buschette qu'en a reçu à son nom le sr Jean PARENT (?)"

    x Anne de Circourt citée dame de Villers la chèvre en 1623
       dont :

     a Béatrice de Cugnon
        x Léonard Dorcy de Sainte Marie

     b Louis de Cugnon capitaine
        x Ne. de Barthon de Mombas, vicomtesse, nièce du général Fabert

     c Barbe de Cugnon suivre la lignée de Bretagne
        x François de Saulnier

Valentin de Cugnon avait également des biens à Marche …..

 



Note : En 5ème ligne, lire Cugnon et non Ciergnon, transcris par erreur, Ciergnon étant un 
           village avoisinant, d’où l’erreur.

C Catherine de Cugnon
    x Jean Jacques de Foulon + 1610 à Rouvroy, seigneur d’Harnoncourt en 1599
       fils d’Evrard et de Agnès de Prouvy


De Foulon   « d’argent au lion de gueules »

        dont : 

     - Catherine de Foulon
     - Elisabeth de Foulon 
        x Louis de la Fontaine  en 1620, seigneur de Sorbey, écuyer, prévôt de Marville.
           dont :

           - Jean Evrard de la Fontaine, seigneur d’Harnoncourt, de Ville et Sorbey, vicomte,
              maître de camp de Sa Majesté Catholique,  décédé en 1700.
              x Marie Marguerite Maillien de Ville dont quatre enfants.
                 quartiers : La Fontaine, Pouilly, Armoises, Ecry Prouvy Cugnon, Dochain.
                 Maillien, Verleumont, Hemricourt, Coppin, Crehen, Vervoz, La Roche

                 - voir l’étude sur Chéoux, tous les ancêtres de Marie Marguerite Maillen de    
                   Ville  sont également les ancêtres de la princesse Mathilde d’Udekem     
                   d’Acoz -

D Marguerite de Cugnon
    x Jacquot dit Fery de Sivery seigneur de Villers la Chèvre + 1643
       fils de Clément Jacquot dit de Sivery et de Nicole de Circourt

E Anne de Cugnon
   x Jean de Prouvy le 25/10/1580, écuyer +  avril 1632
       fils d’Arnould et Jeanne de Cesse
      dont huit enfants :

      - Françoise de Prouvy
      - Agnès de Prouvy
      - Claude de Prouvy
      - Isabeau de Prouvy
      - Evrard de Prouvy écuyer, colonel + avant le 7/3/1665
         x Louise de Bourville le 17/1/1639 famille déclarée noble par lettre patente de duc
            Charles de Lorraine en date du 17 mai 1632
      - Salommée de Prouvy
      - Pierre de Prouvy
      - Jean de Prouv

      ……Jean de Prouvy, écuyer et Fery de Sivery relèvent à titre des demoiselles Anne et Marguerite
     leurs femmes, des biens dévolus par le décès de Baudouin de Cugnon et demoiselle Catherine 
     d’Ochain de Jemeppe et vendent au seigneur de Cassal avec consentement de Valentin, Jacques et
    Evrard de Cugnon…….

F Elisabeth de Cugnon

G Evrard de Cugnon seigneur d’Ethe et Belmont,  décédé le 26/8/1618, est dit héritier de
    son oncle Jean de Cugnon + sans hoirs.
     x Hélène de Lellich de Villette en 1611
        fille de Jean, seigneur de Villette et Irmengarde de Custine

       

quartiers : de Cugnon, de Grummelscheidt, du Mesnil, d’Ochain, de Lomprez, de
Masbourg, de Rochefort. De Lellich, de Beauclain, de Walde, des Armoises, de
Pouilly, de Custine, de Gorcy, de Hautoy 


De Lellich   « d’azur à la croix ancrée d’argent »

            dont : 

         - Nicolas de Cugnon + en 1659 ou 1662, capitaine, seigneur foncier d’Ethe et Belmont,
            vend ses biens à Ethe pour racheter une compagnie.
            x Yolande d’Orsinfaing + avant 1643 veuve d’Alexandre du Faing seigneur de
               Breux, Crouée etc….
            xx Marie Hoschet  elle entrera comme religieuse à Clairefontaine en 1689 pour y
                 décéder en 1694.
                 Sa pension annuelle était de 60 écus que devaient payer pour moitié son fils
                 Pierre de Cugnon et Monsieur de Lespine de Laclaireau
                 dont  : 

                 a Marguerite Claire de Cugnon fille du second lit, religieuse à Clairefontaine,
                    vivait encore en 1722

                 b Pierre de Cugnon seigneur d’Ethe et Belmont en partie, paraît en 1676 et 1700
                    Tuteur pour les enfants de Lespine en procès avec leur famille. Il fait relief de
                     ses biens en 1681, il est capitaine.
                     x Nicole du Faing, sans enfants
                     xx Marguerite Brasseur en 1689, veuve de N. de Prix dont elle avait déjà trois
                          enfants :

                          - Marie de Prix
                          - Jean Baptiste de Prix
                             x Jeanne Didier dont il eut 5 enfants
                          - Anne de Prix
                             x Jean de Mohimont en 1703, intendant au château des de Lespines

                        dont :
                        - Elisabeth de Cugnon  1689-1738 dame d’Ethe et Belmont. Comme biens il
                           ne lui reste plus que le château, le jardin et treize jours de rentes en Roy. Elle
                           institue comme légataire universel Jean François de Saulnier à Morlaix en
                           Bretagne lesquels feront procès à la famille de Lespines concernant les biens
                           déclarés par Pierre de Cugnon en 1681 et que l’on ne retrouve plus dans
                           l’escarcelle de sa fille Elisabeth de Cugnon, dépossédée……
                           Elle doit l’équivalent de 5 500 F. au nouveau seigneur local et la famille de
                           Saulnier doit plaider contre lui, car il réclame la totalité de l’héritage.
                           Avant cela, par lettres patentes du duc de Lorraine, les de Saulnier issus de
                           Cugnon sont autorisés à porter le nom et les armes de Cugnon, le 2/8/1720.
                           Cette autorisation a été ratifiée par le parlement de Bretagne du 22 août 1737.
                           En 1778, le château de la famille Cugnon à Ethe dans la province du             
                           Luxembourg est rasé par ordre de N.L. Gérard, comte de Briey.
                           La famille semble éteinte à la mort des enfants de l’un des fils de Jean           
                           Gaspard avec la fille d’un notaire présidial à Quimper.

                 c Françoise de Cugnon  (du premier lit)
                    x Jean de Roberty de Gérimont en 1685, écuyer

                 d Jean Baptiste de Cugnon né en 1640 + avant 1694 vend également ses biens
                    pour un titre de capitaine et un régiment de dragons.
                  
                    « …..Le 8/2/1689 Jean Baptiste de Cugnon , lieutenant des dragons de Catinat vend à
                     Philippe Charles de Lespine, capitaine des dragons du régiment de Catinat………..la
                     moitié de la seigneurie d’Ethe et Belmont, la moitié de la seigneurie de la Villette, la           
                     moitié de la Folie etc…. »
                    (Grand Conseil de Malines liasse 284)


 
Relief de 1681 de Pierre de Cugnon, seigneur d’Ethe et Belmont.

 

Barbe de Cugnon lignée à Morlaix

* * * * * * * * * *

 - données complétées par Guy de Rambaut pour les alliances - je recommande son magnifique livre :
   « Pour l‘amour du Dauphin »

 

Par lettres patentes du duc de Lorraine, les Saulnier issus de Cugnon sont autorisés à porter le nom et les armes de Cugnon, le 2 août 1720. (selon lettres patentes de Léopold, archives de l'Etat du Luxembourg, en 13 volumes de 1544 à 1791 et liste alphabétique - sans description d'armoiries - publiée par Ruppert)
Toutefois elle doit dix mille florins d'argent au comte de Lespine de Laclaireau. Les Cugnon attendent 1737 pour faire enregistrer leur noblesse à Rennes. A cette époque la Lorraine est rattachée à l'Autriche.                                                     
Cette autorisation a été ratifiée par le parlement de Bretagne du 22 août 1737. En 1738, la dernière des Cugnon fait son testament en faveur des Saulnier de Morlaix

Barbe de Cugnon
x Jean Gaspard de Saulnier du Mesnil, capitaine, né vers 1620 à Morlaix en Bretagne,
   Négociant
   Effectivement, le  4 juin 1686, nous trouvons un jugement rendu par le tribunal de Morlaix,   
   concernant un procès qu'intente Yvon Le Hir à Jean Saulnier, sieur de Mesnil, marchand à 
   Morlaix. Il avait arrêté indûment une barque de pêche appartenant au dit Le Hir. (inventaire
   de l'amirauté de Morlaix tome III. jugement rendu par la cour royale de Brest et Saint-Renan)
   fils de Jean Saulnier du Mesnil   


Saulnier du Mesnil   « d’argent au chevron d’azur accompagné de 3 trèfles de sable »

       dont : 

    1 Jean François Saulnier du Mesnil né avant 1666 + après 1706
       x Françoise Bonisac en 1686 au Faou, née après 1664 à Daoulas
          fille de N. Bonisac et Ne Le Bris
          dont :

       - Jean François de Saulnier de Cugnon né en 1687 + avant 1738 
          x Mathurine Olive Bouchard le 9/5/1713 au Faou
             fille de N. Bouchard et Ne Ellez
             dont :

           - Jean Gaspard Saulnier de Cugnon né en 1714 + en 1757/1760 qui suit en A
                  
           - Mathurine Hyacinthe Saunier de Cugnon né après 1713 + après 1756 habite
              Rennes en Bretagne. Son neveu Lannux de la Chaume x de Marie Catherine
              fille de son frère, lui cède tous les droits sur la succession d’Elisabeth de Cugnon
              en 1738

    2 Jeanne Saulnier du Mesnil née en 1666

    3 Théodore Saulnier de Villehaye, seigneur de Villehaye, né après 1666 + après  1710,
        consul de Morlaix en 1704. Il élève les enfants de son frère Jean-François.

       « Les Saulnier de Cugnon venaient du Luxembourg C'est une famille noble depuis des
          siècles qui porte " d'argent à la fasce de sinople accompagné en chef de trois merlettes           
          rangées en sable, en pointe d'une rose de gueule feuillée de sinople ".
          (extrait de la brochure intitulée "Les armateurs morlaisiens et la guerre de course, 1484-        
             1815" de Jean Marzin).
       
Jugement rendu au sujet de la capture de " La Marie du Mur ", de Morlaix.

« Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, amiral de France *, vu par nous l'arrêt du conseil du 8 juin dernier par lequel et pour les causes y contenus. Sa Majesté a cassé la sentence du juge de la Martinique du 7 décembre 1706 et l'arrêt supérieur du 16 mars suivant rendu au sujet de l'amarinement du navire " La Marie du Mur " **et tout ce qui s'est ensuivi et pour faire droit tant sur la demande formée par le sieur Saulnier afin de dommages et intérêts contre les capitaines Cadoué, Cottard et Lévesque , que sur leur liquidation, elle a évoqué le tout à soi et à son conseil et renvoyé les parties devant nous, pour procéder sur les informations faites par le juge de la Martinique avec défense de se pourvoir ailleurs pour raison dudit arrêt signifié le 28 dudit mois, - la sentence dudit jour 7 décembre 1706 ***qui condamne les défendeurs à payer au demandeur la somme à laquelle pourront monter le loyer de tout l'équipage dudit navire pendant quatre jours de sa détention en mer, après avoir justifié le prix du dit loyer et des gages de ses matelots et à lui fournir et remplacer trois barriques de bon vin ou la valeur d'icelle, et en 50 livres pour être distribuées, et à la moitié des dépens faits de part et d'autre, - ledit arrêt du conseil supérieur dudit jour 16 mars qui a mis les appellations et ce dont il a été appelé au néant, amendant et corrigeant en ce qui touche les 50 livres pour être distribuées aux matelots, leur adjuge 250 livres au-delà, le résidu de la sentence exécuté selon sa forme et teneur, et condamne lesdits Cottard, Cadoué et Lévesque à l'amende de l'appel et en tous les dépens tant de la cause principale que d'appel, - les procédures sur lesquelles ils sont intervenus et celles faites en conséquence, - les requêtes à nous présentées, la première par Théodore Saulnier de Ville-Haye, tant pour lui que pour ses consorts et propriétaires dudit bâtiment en question tendant à ce qu'il nous plaise, faisant droit sur le renvoi porté par l'arrêt du conseil du 8e juin dernier condamner les capitaines Cadoué, Cottard et Lévesque et les armateurs de leurs vaisseaux en tous les dommages et intérêts soufferts pour l'injuste amarinement de leur vaisseau et ton ce qui s'est ensuivi pour lesquels le suppliant retraint à la somme de 100 000 livres, si mieux nous n'aimons ordonner que la liquidation en sera faite par experts et gens à ce connoissant suivant l'état y attaché comme aussi aux peines de droit et en tous les dépens, contenant ladite requête qu'au mois de mai 1706 ayant chargé ce bâtiment à Morlaix de diverses marchandises pour l'envoyer à Saint-Domingue sous la conduite du capitaine Siochan, il fut arrêté dans sa route le 4 juillet suivant par lesdits Cadoué, Cottard et Levesque commandant les navires le Bien acquis, le Benjamin et les Trois-Frères, de Nantes, lesquels après avoir amariné le bâtiment quoiqu'il leur eut montré les pièces qui pouvaient assurer sa navigation, l'ont pitié et mené à la Martinique où, après avoir porté sa plainte à l'Intendant pour demander à être dédommagé de la perte qu'ils lui avaient causée en le détournant de sa route et pour les vivres qu'ils lui avaient pris et les hardes de son équipage, il a été rendu in compétemment ladite sentence et arrêt qui ne lui ont adjugé que la somme de 300 livres de dommages et intérêts qui doivent être très considérables pour les mauvais traitements faits à Siochan et à son équipage qu'ils ont chassé de leur vaisseau contre toute sorte de règle, pour avoir enlevé des barriques de vin, consommé les vivres et pillé les hardes de ses matelots contre l'article 20 du titre des prises de l'ordonnance du mois d'août 1681, pour l'avoir après cinq jours de détention obligés d'aller à la Martinique où la plus grande partie de ses gens sont morts ou demeurés malades, ce qui l'a forcé d'y vendre sa cargaison qui était de plus de 70 000 livres sans compter les assurances qui devaient produire plus de 100 000 livres et sur laquelle il a perdu considérablement, s'étant trouvé réduit à 50 000 livres après un voyage de quinze mois, que d'ailleurs on ne doit pas rejeter la demande du suppliant sur ce que lesdits preneurs ont offert de remettre Siochan en possession de son vaisseau, puisque ce dernier se trouvait hors de sa route et pillé, s'il avait accepté l'offre sans savoir ce qui manquait à son bord et en avoir dressé un procès-verbal, il n'aurait pu se pourvoir pour son dédommagement qui ne doit recevoir aucune difficulté;

L'état des dommages, intérêts et dépens attaché à la dite requête;


La seconde présentée par lesdits capitaines Cadoué, Cottard et Lévesque à ce que acte leur soit donné des offres qu'ils ont toujours faites même par-devant les juges de la Martinique, de payer audit Saulnier ou à Siochan ce qu'ils peuvent lui devoir pendant les quatre jours qu'ils l'ont arrêté suivant qu'il a été décidé et liquidé par l'arrêt du Conseil supérieur de 16 mars 1707, en conséquence le déclarer non recevable et mal fondé en toutes ses demandes, fins et conclusions, et en cas de refus par ledit Saulnier d'accepter lesdites offres si nous nous portons à avoir égard à son refus et sur celui à renvoyer les parties par-devant des experts que se sera à ses frais et en évènement qu'il sera condamné dans tous les dommages et intérêts qu'il leur a causés et causera et aux dépens ;

Autre requête audit Saulnier à ce qu'il nous plaise condamner les défendeurs en tous les dommages et pertes qu'il a pu souffrir pour l'injuste amarinement de son vaisseau et au quadruple de toutes les choses qu'ils en ont enlevé et attendu qu'ils ne conviennent pas de la somme à laquelle lesdits dommages doivent être fixés suivant l'état qu'ils ont présenté, les renvoyer devant des experts et gens à ce connaissant pour en faire la liquidation et estimation dans tel délai qu'il nous plaira, lesquels experts auront convenu par les parties sinon nommés d'office;

Autre requête présentée par lesdits défendeurs tendant aux mêmes faits;

Le certificat du 30 janvier dernier de plusieurs armateurs et capitaines de vaisseaux et ce qui a été remis par les parties respectivement et tout considéré :

Nous en vertu du pouvoir à nous attribuer à cause de notre dite charge d'amiral, faisant droit sur et tout, avons condamné et condamnons solidairement lesdits Cadoué, Cottard, Levesque, leurs armateurs et cautions envers ledit Saulnier en 300 livres de dommages et intérêts pour raison de l'amarinement du dit bâtiment " La Marie du Mur " et en outre à lui payer la somme à laquelle se trouveront monter les gages et loyers de tout l'équipage audit navire pendant les quatre jours de sa détention en mer suivant l'état qui en sera arrêté par les officiers de l'amirauté et encore à lui fournir et remplacer trois barriques de bon vin ou la valeur d'icelles à dire d'experts dont les parties conviendront, sinon nommés d'office, à quoi faire lesdits Cadoué, Cottard, Lévesque, leurs armateurs et cautions seront contraints par toutes voies dues et raisonnables, même par corps.

Mandons aux lieutenants et à tous autres officiers du siège de l'amirauté de Morlaix et de Nantes et autres, qu'il appartiendra de tenir la main à l'exécution du présent jugement, et ordonnons au premier huissier ou sergent que ce requis de faire pour son entière exécution tous exploits requis le nécessaire et de ce fait lui donnera pouvoir.

Fait à Versailles le 17e jour de février 1710.


Signé : PELLETIER
.

Fonds de l'amirauté de Morlaix, B. 4164 Pl 35-36.

* Bastard de Louis XIV, protecteur des Le Proux de la Rivière et les Mottet
** Sainte-Marie du Mur ou Notre-Dame du Mur, nom d'une église collégiale de Morlaix.
*** Le 17 février 1706, M. de Pontchartrain autorisa Théodore Saulnier, sieur de Villehaye, à envoyer la Marie-du-Mur, capitaine Jean Siochan, aux îles d'Amérique ; le voyage devait durer 36 mois. Suivant déclaration de l'armateur (6 mai 1706) le navire de 120 tonneaux, armé en guerre était chargé de 400 barils de farine, d'eau-de-vie et d'autres marchandises ; il portait en outre, conformément aux ordonnances du Roi, six fusils boucaniers. (B. 4163).

A cette époque plusieurs Cugnon quittent la province du Luxembourg. Le frère de Barbe de Cugnon est certainement capitaine dans l'armée française, puisqu'il se marie avec la sœur du maréchal de Fabert, veuve du secrétaire général de l'infanterie, la vicomtesse Barthon de Montbas, d'une famille du Poitou. Et deux de ses cousins se ruinent pour acheter une charge de capitaine dans le régiment de dragons de Catinat. Dans le cas des enfants de Barbe et de François Saulnier du Mesnil, les origines bretonnes de ce dernier et les bénéfices rapidement accumulés dans le négoce avec l'outre-mer, sans déroger, sont leurs motivations principales.
Il meurt jeune, c'est son frère Théodore qui élève ses enfants. Un Saulnier du Mesnil est assesseur de la ville de Morlaix, consul en charge en 1696, en 1706 négociant et à nouveau consul.

Il existe également un jugement déclarant de bonne prise de guerre le navire "l'Emeraude", capitaine de Saint Alouarn, armé de guerre de course au Havre par JM Bocage et Jean François du Mesnil.

A
Jean Gaspard Saulnier de Cugnon écuyer est né en 1714 à Carhaix  ou Le Faou, décédé en 1757/1760 à Morlaix
Il est cité comme l'un des négociants les plus influents de Morlaix en 1743 (séries historiques 29) Il est dit écuyer sur son acte de mariage (relevés Centre Généalogique du Finistère). L'inventaire des fonds de l'amirauté de Morlaix, par Lemoine et Bourde de la Rougerie le dit écuyer et descendant d'une famille du Luxembourg.
En effet s’il est  "sieur du dit lieu de Cugnon de la ville de Morlaix, évesché de Tréguier", il est aussi un descendant de la famille Cugnon.

« Les trois publications des bans du futur mariage entre Escuyer Jean Gaspar Saulnier de Cugnon et Demoiselle Marie Françoise Sicourmat ont estés faites par le soussignant curé, sans opposition les 2, 9, et 20 novembre mille sept cents vingt sept, signé Laurent Fitamant Curé »

« Après les fiançailles faites en l'église et les proclamations des bans dans cette église et dans la paroisse de Saint Mathieu Evesché de Tréguier dans les temps prescrits comme il conste par les registres de cette église et par le certificat de Monsieur Collas recteur de Saint Mathieu et ne s'y estant pas trouvé aucun empêchement, le soussigné curé de l'église tréviale d'Audierne, paroisse d'Esquibien, expressément délégué par Monsieur le Recteur, ayant interrogé Escuyer Jan Gaspar Saulnier de Cugnon sieur Dalancy, originaire de la paroisse de Saint Trémeur, évesché de Quimper de la ville de Carhaix, fils d'Escuyer Jean François Saulnier de Cugnon sieur du dit lieu de Cugnon de la ville de Morlaix, évesché de Tréguier et de la dame Françoise Gonisac son épouse, et , Demoiselle Marie Françoise Sicourmat fille de noble homme François le Sicourmat et de Demoiselle Marie Seviec  (ou Deviec ou Leviec) de cette ville d'Audierne et ayant reçu leur mutuel consentement par paroles de présent les ay solennellement conjoints en mariage en présence de leurs parens et des soussignés pris pour témoins et leur ay donné la bénédiction nuptiale, selon la forme de cérémonies observées par notre mère la Sainte Eglise ce jour vingt et quatrième novembre mil sept cent vingt et sept. Ils ont signé en l'original, Marie Françoise Sicourmat, Jean Gaspar Saulnier de Cugnon, Mathurine Olive Bouchard de Cugnon, Marie Nicolas, Jeanne le Sicourmat, Marie le Sicourmat, Anne Nicolas, Françoise Ledodec, Marguerite Julienne Sicourmat, Saulnier de Cugnon, Kermen Sicourmat, Mener Bien le Barz, Kergonant Laouenan , Laurent Fitamant Curé »

x Marie Françoise Anne Le Sicourmat le 24 novembre 1727 à Audierne, y née en 1710 +   
   après 1761 à Morlaix
   fille de noble homme François Le Sicourmat
   et Marie Bériet
   dont :

1 François Gaspard Saulnier de Cugnon né en 1729

2 Marie Catherine Saulnier de Cugnon née en 1731 + après 1794 qui suit

3 Jean-Gaspard Saulnier de Cugnon né en 1735
   x Marie Urbanne Jacquette Le Bris le 19 avril 1761 à Quimper, née vers 1740 à Quimper.
      fille de Maître Yves Le Bris
      et de Henriette Nicolase de Bardon
      dont : 

      - François Gaspard Michel Saulnier de Cugnon né en 1762 à Audierne
      - Charles Louis de Saulnier de Cugnon né en 1766 idem
      - Jean Raymond de Saulnier de Cugnon né e 1769 idem

4 François Saunier de Cugnon né en 1737

5 Josephé Saulnier de Cugnon née en 1742

6 Joseph Saulnier de Cugnon est né en 1744

7 Paul Saulnier de Cugnon né en 1744

Marie Catherine Saulnier de Cugnon née en 1731 à Morlaix + après 1794 à La Chaume
x Jean Lannux de la Chaume négociant, marchand et vice consul, conseiller du roi, mariés
   le 31 août 1756 à Morlaix, né le 19 janvier 1726 à La Chaume + décédé après le 3 février 
   1794 à La Chaume à Roullet en Angoumois.
    fils de Dominique Lannux de la Chaume maître chirurgien
    et de Madeleine de Villedary  (6ème enfant)

Il demeurait à La Chaume en 1750. Le 15 mai 1751, il fait une procuration à son frère aîné Jean, devant Meillier et Lalland notaires en Angoumois, procuration contrôlée à Angoulême le même jour et légalisée le 18 mai. Il est subrogé de ses droits héréditaires. Sieur de La Groix, demeurant en 1752 à Morlaix, paroisse St Martin, il doit "batailler ferme" pour hériter du mari de sa tante, 4 contrats sur la ville de Morlaix (254 £ de rente pendant 20 ans) :
Il est cité en premier en 1767, parmi les 31 marchands en gros de Morlaix, qui s'occupent de l'achat par commission, de toiles pour l'Espagne, avec d'autres membres de sa famille : Lannux, Miron, la veuve Descombes, Béhic...
En 1779, sur l'acte de mariage de sa fille Marie Françoise, il apparaît comme conseiller du Roi, et sur l'acte de mariage de sa fille Marguerite, comme vice-consul d'Espagne, ancien maire de Morlaix.
Il achète en 1772 le manoir de Rascoët, près de Leinquelvez et de la chapelle Sainte-Anne, à Garlan. 31 août 1756

ACTE DE MARIAGE
De Jean de Lannux de la Chaume et de Marie Catherine Saulnier de Cugnon
Source : Archives de Morlaix

" Ce 31 août 1756 et en conséquence de la publication faite dimanche dernier au cours de la grand messe paroissiale, de promesse mutuelle de futur mariage à contracter entre les parties cy après nommées et sans opposition ni empêchements venus à notre connaissance, dispense obtenue à Léon de deux autres bans signée Alain Viergen et plus bas S. de Milloiret , insinuée et contrôlée à Léon par Convetty et le Flô, le tout en daté d'hier, nous mesme Jean Marie Audret du Porlan, prêtre recteur de cette paroisse soussigné après avoir publiquement et séparément interrogé de leur mutuel consentement Jean Lannux de La Chaume, négociant en cette ville âgé d'environ vingt neuf ans, fils de feu Dominique de Lannux, sieur de La Chaume et de Magdeleine Villedary, originaire de la paroisse de Roullet, diocèse d'Angoulême et domicilié sur cette paroisse d'une part et demoiselle Marie Catherine Saulnier de Cugnon âgée de vingt cinq ans, fille de feu écuyer Jean Gaspar Saulnier de Cugnon et de dame Marie Françoise Sicourmat, sieur et dame d'Alency, de cette paroisse d'autre part ; les ayant préalablement fiancés, les avons conjoint en mariage par paroles de présent et célébrant la sainte messe, leur avons donné la bénédiction nuptiale suivant le rite de notre mère la sainte église et en présence de la dite dame d'Alency, mère de la contractante, de la dite mère du contractant laquelle demeure sur la paroisse de St Melaine de cette ville, d'écuyer François Gaspar Saulnier de Cugnon sieur d'Alency frère de la contractante des sieurs Jean Lannux et François Lannux Descombes frères du contractant tous de cette paroisse et de plusieurs autres parents et amis soussignés.

Marie Catherine Saulnier de Cugnon M. Sicourmat Jean Lannux de Lachaume
Elisabeth Simone ? de Kerguelen (1)

de Kermatran Lannux Miron Elisabeth Lejeune
Jeanne Françoise Sicourmat Miron Gratien M.J. Miron Marie Barbe Lannux
B Lemaistre fils f . . Saulnier de Cugnon Lannux F. Lannux

Il cède tous les droits à la succession d'Elisabeth de Cugnon que possède sa femme à la tante de celle-ci Mathurine Hyacinthe Saulnier de Cugnon habitant à Rennes.

dont :

1 Marie Jeanne Lannux de la Chaume née après 1756
   x Louis Théodore Gratien le 30/6/1778 à Morlaix, né en 1753 + après 1799, lieutenant à  
       l’amirauté veuf de Marie Françoise de Lannux

2 Magdelaine Lannux de la Chaume née en 1760
   x Armand Dubernad le 9/2//1776 à Morlaix, né le 23/11/1741 à Bayonne + 9/5/1799 à
      Morlaix, négociant, bourgeois de Bayonne, maire de Morlaix, consul en 1782, il fait
      commerce de toiles, cuirs, vins et liqueurs espagnols toutes marchandises transportées sur
      ses bateaux. Puis il se rachète une manufacture de tabac et réussit malgré les changements          
      de régimes de l’époque. Profitant justement de ces années charnières, il achète le château
      de la Bourdaisière (devenu bien national) construit par la famille Babou, château qui vit
      passer Henry IV et Gabrielle d’Estrées, à ce moment le château appartenait à Jean
      d’Aumont qui était  devenu, par le jeu des alliances, le beau père de Gabrielle d’Estrée.
      Suivre « Les Premiers Seigneurs d’Aumont »

      fils de Bernard Dubernad
      et de Marie Madeleine Fourcade

      dont :
      a Jeanne Elisabeth Dubernad née le 22/3/1783 + 17/7/1829 à Paris
         x Jean François Gaudelet d’Armenonville le 28/2/1799 à Morlaix, né le 3/8/1773 à
            Hennebont, + après 1823, chevalier de l’Ordre de Malte, perd sa fortune sous la 
            Révolution, émigre à Londres, en 1796 sert la cause royaliste. Sa sœur épouse le
            général-comte Groult des Rivières attaché à la maison du futur Charles X, tandis que
            lui-même sera attaché militaire de ce même prince. Secrétaire du roi de 1815 à 1823.                  
            fils de Jean Baptiste Gaudelet d’Armenoville, chevalier
            et de Thérèse Françoise du Verger
            dont :
            - Thérèse Gaudelet d’Armenonville  née le 9/3/1800 à Morlaix + 30/3/1877 à     
               Versailles
                x Benoist Auguste Georges de Rambaud, commissaire, le 8/4/1817  né le
                   11/1/1786 à Versailles +  9/1/1834 à Mexico
                   fils de André Benoît Thérèse de Rambaud, écuyer capitaine d’infanterie
                   et de Agathe Rosalie Mottet de Ribécourt, comtesse, berceuse du duc de
                   Normandie (le dauphin) de 1785 à 1792
                   dont deux enfants                  
               xx Henri d’Allonville de Réclainville, comte, en 1836, né en 1804 + 1885

     b Jean Armand Dubernad né le 31/7/1784 + après 1825 copropriétaire du corsaire
         « Les trois amis » commandé par Nicolas le Breton, il est aussi armateur et assureur.

La Bourdaisière, propriété de la Duchesse d'Orléans Adélaïde de Bourbon Penthièvre épouse de "  
 Philippe-Egalité " fut séquestrée au nom de la République  et vendue comme " biens nationaux " en  
  novembre 1794. Ce château avait été construit par le seigneur Babou ancêtre de Gabrielle d’Estrée,
et occupé par le duc d’Aumont, maréchal de France, avant d’être acheté par Armand Dubernat.
                                                                                           Suivre « Les Premiers Seigneurs d’Aumont »

         x Marie Pauline Behic le 26/12/1804 à Morlaix, née le 25/2/1788 idem
            fille de Michel Behic, ancien maire de Morlaix
            dont : 
            - Michel Armand Dubernat né le 4/11/1805 à Morlaix
              x Claire Rougement
                 fille de Aubert Pancrace Rougement
                et de Marie Jean Baptiste Castinel
            - Henry Dubernat né le 3/6/1810 + 21/3/1867, lieutenant de vaisseau capitaine de
               frégate, capitaine de vaisseau

     c Henriette Madeleine Dubernat
        x Augustin Raymond Gouïn de Tours

3 Marie Françoise Lannux de la Chaume née après 1756 à Morlaix
  x Julien Paul Varin le 19/4/1779, avocat au parlement
     fils de Paul Antoine, avocat au parlement
     et de Perine Gault

4 Marguerite Lannux de la Chaume née après 1756.
   x Consul Salvat
   xx Sauveur du Bernad le 12 octobre 1784 à Morlaix
        fils de noble homme Bernard Dubernad
        et Marie Madeleine de Fourcade

 

Jean de Cugnon   lignée à Wenigumstadt - Allemagne -

* * * * * * * * * * *

Données de Thomas Zimmerman

Jean de Cugnon né vers 1605 + entre 1669 et 1671 à Weniumstadt
fils de Baudouin de Cugnon
et de Catherine d’Ochain de Jemeppe
x Ne N.
   dont :

    1 Jean Cougnon né vers 1635 + le 5/5/1673 à Wenigumstadt
       x Marie Benders née ca 1638 + 1675
          dont :
 
         a Johanna Cougnou née vers 1660
            x Johann Wolf en 1681
         b Johann Cougnou né vers 1660
            x Elisabeth N.
         c Heinrich Gehrard Couny né en 1664 + en 1740 
            x Maria Marth

    2 Henri Gérard Cougnou né vers 1640
        x Catharina Petri

    3 Godefried Cougnou né vers 1653
        x Maria N.
        xx Katharina N.
        xxx Anna Maria Stahl
        xxxx Margaretha N.

      A suivre

                     
Henry de Cugnon  lignées de On et Forrières

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Henry de Cugnon né vers 1595, mayeur de Jemelle, greffier à Marche, paraît en haute cour de Forrières le 25 septembre 1637 pour y effectuer un échange de terres au lieu dit Walause contre une terre située dessous le pont de Vaux à Forrières, avec Henri Evrard de Wavreille.
Une copie de cet acte sera entre les mains de François Cugnon, fort heureusement, afin de servir lors d’un procès relatif à cette même terre, quelques cent ans plus tard,  mettant face à face pour un litige, les descendants respectifs de Henry de Cugnon (Thierry Cugnon, son petit-fils, vraisemblablement fils de Jean de Cugnon et Ne Decourt) et Henri de Wavreille.
François Cugnon d’On, fils de François Cugnon de Catherine Dinon, est également un petit- fils de Henry de Cugnon.
x Ne N.
   dont : 

1 François Cugnon né en 1631  fait la lignée dite de On, devenus Cougnon
   x Catherine Dinon avant 1676
      dont 4 fils : 

      A Hubert Cugnon né en 1676 + en 1765 au presbytère de Forrières, prêtre à Waha
      B Jean Cugnon né en 1680 et +
      C Jean Cugnon né en 1684 + 1760 suivre à On
D Guillaume Cugnon né en 1688 suivre à On

2 Guillaume Cugnon prêtre né vers 1632

3 Marguerite Cugnon + après 1701, inhumée à Waha

4 Henri Cugnon né vers 1635 + après 1688

5 Jean de Cugnon né vers 1636, attesté greffier en 1670,  fait la lignée de Forrières
    x Ne Decourt de Forrières, suivant relief de 1710
       fille de Jean Decourt
       dont :
 
    A Pierre Cugnon 1722-1758

    B Jean Cugnon né en 1718

    A Hubert  Cugnon 1715-1788 qui suit en A
        x Anne Marie Janson

    B Jean Joseph Cugnon 1720-1793 qui suit en B
        x Anne Joseph Janson en 1748

    C Théodore Cugnon  qui suit en C
         x Albertine Hérin

    D Thiry Cugnon paraît dans le procès au sujet des terrains échangés par son aïeul en 1637.
        ( non attesté en tant que fils ou frère de …)

 

 

 

 

Plan de la route de Lesterny à Forrières. Toutes les maisons et terrains appartiennent ou appartenaient à une famille Cugnon. En prolongement de cette route vers la gauche on trouve la rue Decourt   (alliance Ne Decourt / Jean de Cugnon)
Les anciens disent que le nommé Decourt y avait un petit château, d’où le nom resté…
En partant sur la droite on arrive au pont de Vaux, les parcelles faisaient donc très certainement partie de ce terrain tandis que la terre de Walause se trouvait bien éloignée, en direction de Wavreille.
 
Un fait est certain, de nombreuses terres situées à Forrières appartenaient à Henry de Cugnon et à ses descendants. Gustave Cugnon et son épouse Léonie Gillet ont vendu pas mal de terrains disséminés aux quatre coins du village, terrains leur échus par héritages. Il n’en reste rien.

A suivre
 
Première maison de Cugnon construite à Forrières, route de Lesterny
 
Génération  des petits-enfants de Gustave Cugnon et Léonie Gillet à Forrières

La  légende familiale

L’auteur de ces lignes, trouvées dans « Le trésor de Boudicca » est Anne de Leseleuc, docteur en Histoire et Civilisations de l’Antiquité.
On y trouve Congindunu, le roi des Atrébates. Plus loin dans ce récit, il est dit que ce dernier est d’humeur assez changeante, une fois allié de Rome, puis plus tard de connivence avec d’autres tribus réfractaires à la domination romaine, entre autres avec Vercingétorix. Il s’échappera d‘Alésia, puis reviendra dans le giron de Rome.

L’auteur lui donne plusieurs fils et parle d’ailleurs des biens qui leurs seront donnés en Gaule, en signe d’alliance.
Le roi breton allié de Rome est donc bien le roi des Atrébates, mais est-il ancêtre des Cugnon tout porte à le croire, la chaussée romaine, le nom même, l’héritage gallo-romain, et la terre franche, l’une des sept terres de ce type en province de Luxembourg. 

Le nom de « Cugnon » traduit en « coin » semble malvenu ici, ce village se trouvant lové dans un méandre de la Semois et non sur un coin de quelque chose……

Mais tant d’eau a coulé sous les ponts de Cugnon depuis 47 avant J.C. !


La page des enfants
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Il était une fois ….

 

Il y a longtemps, longtemps, encore plus longtemps, existait un fort

Dans ce grand fort habitait Véronique.
Dans cette grosse rivière on pêchait de gros poissons, des truites et aussi des saumons.
Et dans le village il y avait des soldats. Des soldats romains.
      
Car ce village, qui s’appelait encore Congidunu était situé justement le long de la voie romaine.
Et Véronique regardait passer les chariots de bois tirés par des bœufs, beaucoup de chariots et aussi beaucoup de bœufs, et encore plus de soldats romains. Et tous saluaient Véronique qui les regardait passer, car Véronique était la seule fille du roi Congidunu, le chef de ce village.
Et ce roi était un roi breton dont les Romains s’étaient fait un allié.
Car il faut vous dire que justement Agricola achevait la conquête de la Bretagne, Agricola était un gentil consul romain et la Bretagne c’était quand même loin. Véronique ne pensait pas du tout à la raison qui faisait passer tant de soldats sur la route romaine.
Véronique s’ennuyait.
Elle avait bien un grand frère, mais il passait son temps à parcourir les bois à cheval et les bois étaient touffus, profonds, trop sombres au goût de Véronique.
Il y avait aussi le deuxième frère, mais lui passait ses journées à manier l’épée, il rêvait de faire la guerre.

« Sûrement un jour, il suivra les bœufs, les chariots et les soldats » pensait Véronique.

Enfin, il y avait le petit frère.
Et lui ne savait encore rien faire, il ne montait pas à cheval, ne maniait pas l’épée.
«  Je me demande s’il jouera avec moi » pensait Véronique en regardant le gros bébé, qui lui, je vous assure, n’avait pas du tout l’air de s’en faire.

« Quand même, pensait Véronique, comme c’est ennuyeux d’être une fille »

Son père n’avait pas le temps de s’occuper d’elle, quant à sa mère, c’était une sainte femme qui avait elle aussi une occupation : elle filait de la laine sur une quenouille et Véronique n’aimait pas voir travailler sa mère.
Pas plus qu’elle ne voulait manger du mouton rôti à la broche, d’ailleurs.

Car ces moutons, tous les moutons étaient les amis de Véronique.
Cela vous étonne que tous les moutons étaient les amis de Véronique ?
Et à Cugnon il y avait beaucoup de moutons, presque autant de moutons de poissons.
Véronique n’avait jamais essayé de compter les poissons, mais les moutons, oui.
Mais les coquins ne se laissaient pas compter. Ils étaient bien tranquilles, et tout à coup, hop !
Ils commençaient à courir, sauter et cabrioler autour de leur amie Véronique.
Et voilà comment cela se passait chaque fois.
Les bergers non plus ne savaient pas combien il y avait de moutons.
Donc Véronique s’ennuyait, c’est vrai qu’il n’y avait pas beaucoup de distractions pour une petite fille comme Véronique.

Mais un jour, un jour comme tous les autres jours cependant, un jour que passaient les chariots sur la route, et devant les chariots les bœufs, et derrière les chariots, les soldats, ce jour là donc quelque chose changea soudain.

Véronique, seule, sans son grand frère qui faisait du cheval, de son autre frère qui maniait l’épée, et du petit frère qui…. Que faisait-il déjà ?
Qu’importe, Véronique donc s’ennuyait…..
Les bœufs, les chariots, les soldats…..
Véronique jetait des petits cailloux entre les pattes des bœufs qui avançaient lourdement. Les bœufs ne sentaient pas les petits cailloux, ils ne voyaient pas la petite fille qui s’ennuyait et attendait un miracle.
Et Véronique, distraite, lançait toujours des petits cailloux entre les pattes des bœufs qui avançaient lourdement.

Et soudain, oh surprise, le bœuf suivant avait de grosses pattes noires avec de longs poils, et seulement deux pattes !
Véronique se relève, surprise. Qu’est ce que ce boeuf à deux pattes ? Qu’il est grand, il se dandine et grogne.
Lui aussi est surpris de voir une petite fille sur la route. Ce bœuf à deux pattes est un ours, vous l’avez deviné, mais Véronique ne le sait pas, elle n’est même pas effrayée.
Et ce n’est pas la peur qui la fait courir au fort annoncer la nouvelle, elle comprend que cette journée ne sera pas la même que les précédentes.
Cet animal lui apportera les distractions qu’elle attend depuis des jours et des jours, exactement depuis l’arrivée du petit frère. Peu importe d’où il était venu le petit frère, mais il avait amené beaucoup de monde.
Ce jour là, elle s’en souvient, elle avait beaucoup mangé. Sa mère lui avait fait une nouvelle tunique blanche.
C’étaient des marchands venant de Bretagne qui avaient rapporté les tissus. Pendant plusieurs jours, on avait beaucoup bu, beaucoup mangé et beaucoup chanté aussi.
Et Véronique avait enfin connu des petits compagnons de son âge et cela c’était le plus important.

Tout en courant auprès de son père elle se demandait quelle nouvelle on attendait, pourquoi ne l’avait-on pas prévenue ?

Déjà tout le monde court ici et là, le fort semble s’éveiller soudain et Véronique ne sait toujours pas ce qui se passe.

Des voyageurs sont entrés dans la grande cour, des boeufs, des chariots, des soldats et aussi l’ours.
Véronique sait à présent que c’est un ours, il porte un collier et à ce collier est attaché une chaîne. A l’autre bout de la chaîne, un homme. Il ne semble pas vouloir lâcher la chaîne, l’ours non plus.
Véronique les observe avec curiosité, avec méfiance aussi.

Déjà une odeur particulière monte des cuisines.
«  Je ne sais toujours pas combien il y avait de moutons, songe Véronique, mais sûrement ce soir il y en aura quelques uns en moins » 

Mais aujourd’hui, elle ne se soucie pas des moutons, en effet, tout laisse prévoir de grandes festivités. On  allume de grand feux dans les immenses cheminées, sur les longues tables, des bougies blanches, tant qu’on en veut. Des torches fixées aux murs éclairent les grandes salles si sombres d’habitude.
Ce soir, c’est la fête. Les convives boivent, mangent. Le roi Congidunu parle haut, trop haut pense Véronique en observant sa mère qui ne sait que faire de ses mains. Le grand frère boit beaucoup, il ne semble pas se soucier de son cheval.
L’autre frère est silencieux, que se passe t-il ?
Le petit frère dort depuis longtemps. Véronique n’a plus faim, elle regarde les jongleurs, les danseurs, écoute chanter les ménestrels……..
Bientôt se fait un grand silence et l’ours fait son entrée, comme il est beau !
L’homme n’a toujours pas lâché la chaîne, l’ours non plus. Véronique a sommeil, l’ours se dandine, fait le beau, on lui donnera du miel.

Petite Véronique s’est endormie dans les bras de son grand frère. Demain elle entreprendra un long voyage. Le consul Agricola marie sa fille et le roi Congidunu est son invité. L’ours qui vient de Rome spécialement pour cet évènement sera du voyage.

Peut-être saura-t-elle enfin qui, de l’homme ou de la bête lâchera la chaîne…….

 

Légende de CUGNON 

 

Anonyme belge - LE  CHATEAU  DES  FÉES

 

Il y a bien longtemps, dans le village de Cugnon, près de Bertrix, les bergers conduisaient leur troupeau sur les berges vertes de la Semois.
Ils avaient remarqué qu'il y avait toujours quelques vaches en plus qui descendaient des hauteurs.
- Ce sont les bêtes des fées !
- Il ne faut pas les chasser, sinon il nous arrivera malheur!
Dans la vallée, tout le monde était convaincu que, sur les hauteurs de Cugnon, il y avait le château des fées.

Quelques habitants avaient cru l'apercevoir un soir de pleine lune, entouré de brumes étrangères, avec des lumières d'un autre monde. On le décrivait comme merveilleux, aux nombreuses tours et tourelles découpées comme une dentelle dans le ciel, émergeant des nuages comme une vision.
Mais personne n'était jamais parvenu à s'en approcher.
Les vieux disaient:
- Il ne faut pas déranger ces dames du haut, car elles jetteraient un mauvais sort sur le village.
- Mais si, au contraire, on est bon avec leurs bêtes, elles nous récompenseront.
Effectivement, il arrivait régulièrement qu'une des vaches porte autour du cou un petit sac rempli de présents: des pièces d'or, des perles rares ou encore des sucreries délicieuses.

Mais un jour, alléché par les trésors que les fées devaient cacher, Doumon, un paysan avide, décida de capturer une des vaches pour découvrir le passage menant au château.
Il attacha une corde solide autour des cornes de la bête et s'apprêta à la suivre. Mais la vache se mit à courir tellement vite que le fermier trébucha et fut entraîné sur une longue distance dans les broussailles. Meurtri de toute part, il dût lâcher la corde. L'animal continua à monter et le paysan eut juste le temps de la voir sauter en bas du rocher que surplombe la falaise au bord de la Semois.
Doumon contourna le massif pour rejoindre la rivière croyant y trouver la vache écrasée ou noyée.
Mais il n'y avait nulle trace de la vache des fées.

A la même heure, un nuage de sauterelles s'abattaient sur les prés de Cugnon. Il ne resta plus une brindille d'herbe dans toute la vallée. Les bergers durent aller jusqu'à Auby et Herbeumont pour mendier un peu de fourrage chez leurs voisins. Les habitants de Cugnon y voyaient une malédiction des fées.
- C'est la faute de Doumon ! Il a provoqué la colère des fées.

Depuis ce jour, plus personne n'aperçut les vaches des fées. Le château lui-même avait disparu pour ne laisser que quelques amas de pierres.

 

Emprunté  au Site   « La Pergamena Virtuale »

 

 

 

 

 

 

Réunion des CUGNON à Cugnon/Semois en 1976