C'est à Chokier que le célèbre docteur P.C. Schmerling fit en 1829 la découverte de la première grotte, ou plutôt de la première excavation à ossements qui fut connue en Belgique. Il devait en 1830 découvrir dans la seconde grotte d'Engis des ossements humains associés à ceux d'Ours, d'Hyène et de Rhinocéros.

Fondateur de la paléontologie humaine, il déduisit de cette découverte que les grands animaux préhistoriques devaient être contemporains des premiers hommes.

"J'ai abandonné les hypothèses établies jusqu'à présent, et j'ai fini par conclure que ces restes humains ont été enfouis dans ces cavernes à la même époque, et par conséquent par les mêmes causes qui y ont entraîné une masse d'ossements de différentes espèces éteintes."

Schmerling découvrit des os taillés en aiguille et percés; des os à perforer, des cornes également taillées et des silex polis. Il vit dans ces instruments des restes de l'industrie antédiluvienne et conclut que les hommes étaient alors doués d'intelligence.

"Toute réflexion faite, il faut admettre que ces silex ont été taillés par la main de l'homme, et qu'ils ont pu servir pour faire des flèches ou des couteaux..."

Médecin, il observa que les animaux anciens avaient été sujets aux maladies et reconnu des fractures, des caries, des nécroses et chose plus singulière, des os rachitiques, des exostoses.

"Mais dans les dépouilles si nombreuses de ces races primitives, la majeure partie ne nous est connue qu'à l'état normal. Une nouvelle étude doit venir prendre place à côté de celle qui est déjà si vaste, pour faire utilement marcher de front tout ce qui a rapport à l'histoire et à la structure de notre globe. En effet, les ossements malades que l'on rencontre parmi ces fossiles, méritent, ce me semble, de fixer toute notre attention..."

En 1833, il publia une série d'ouvrages scientifiques qui amenèrent Darwin, 29 ans plus tard, à éditer son traité sur l'évolution des espèces.

Le règne animal a pu, avant ce dernier cataclysme, être tel qu'il existe aujourd'hui; cette catastrophe a pu détruire pour toujours des espèces, même des genres, mais une partie a échappé, et a continué à se propager. La marche graduelle et régulière de la nature ne nous autorise point à adopter des phénomènes apparaissant trop brusquement dans la succession des êtres organisés...

 

P.C. Schmerling
1833
C. Morren
1837
C. Fraipont
1933
L. Hendrickx
1991

 

Google

AVERTISSEMENT :