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mention figurant sur les cartes géographiques des 18e et
19e siècles à l'emplacement du Congo
Que découvrent les explorateurs ?
Une histoire du Congo très complète :
http://www.urome.be/Congobel.htm

Une histoire encyclopédique du Congo jusqu'à nos jours
:
http://www.lecsf.org/LookaboutGreetingDetail.cfm?GtId=223&OtherGtId=5
L'Afrique
et l'Antiquité.
Une énigme jalousement gardée
C'est sous le règne de Néchao que se
place le fameux périple de circumnavigation autour de l'Afrique qui fit couler
tant d'encre et qui soulève encore tant de passions. De nombreux savants,
historiens et navigateurs se penchent toujours sur le texte d'Hérodote qui pose
l'une des énigmes les plus célèbres de l'histoire. Il relate le voyage effectué
par un capitaine phénicien vers 600-595 avant J.C. sur les instructions du
Pharaon Néchao. Si on en croit Hérodote, ce hardi
navigateur, parti de Suez boucla complètement le périple d'Est en Ouest et
retourna en Égypte par Gibraltar après avoir fait le tour complet de l'Afrique.
Hérodote mentionne : "...ils
doublèrent les Colonnes d'Hercule dans la troisième année et parvinrent en
Égypte. Et ils racontèrent des choses croyables peut-être pour d'autres mais
incroyables pour moi, entre autres, qu'en tournant autour de la Libye
(nom générique de l'Afrique à l'époque), ils avaient le soleil à leur
droite...". La controverse qui s'est établie dès l'antiquité sur le
récit d'Hérodote dure encore.
L'hypothèse de Wheeler nous semble la plus vraisemblable. Le
départ aurait pu avoir lieu en mai. Poussés par le vent du nord qui balaie la
mer Rouge jusqu'en septembre, les navires phéniciens auraient reconnu Guardafui
en octobre à l'époque de la renverse des moussons. Entraînés par le vent du
nord-est et le rapide courant de Mozambique, ils auraient doublé le Cap de Bonne
Espérance en avril de l'année suivante pour se trouver au nord de l'Équateur en
juillet au plus tard. Compte tenu des nombreux arrêts, ils auraient atteint le
Sénégal en mars de la seconde année et l'Égypte dans le courant de la troisième
année. La place manque pour en tracer l'itinéraire sur la carte, mais
l'hypothèse est à retenir. Cependant, rien ne sera tranché tant qu'une preuve
matérielle, inscription ou trace formelle de leur passage ne sera mise à jour.
Il y a malheureusement peu de chance, car les Phéniciens entouraient leurs
voyages d'un secret extraordinaire et conservaient, même à leur retour en
Égypte, un mutisme implacable sur le déroulement de leurs expéditions et
l'étendue de leurs découvertes.
L' Association
Pount (terre du sud dans l'Antiquité égyptienne -
Éthiopie ?) dans laquelle figurent des
égyptologues de renommée mondiale a aidé à reconstituer un navire de mer
pharaonique de l'époque.
Parti d'Alexandrie en 1988, il a fait le tour de l'Afrique, en deux ans
et demi, comme les Phéniciens, prouvant que le périple était possible dans le
temps indiqué par Hérodote.
Le géographe
Ératosthène (*) de Cyrène
n'ignorait pas, 250 ans avant JC l'existence de lacs africains à l'origine du
Nil. Néron, en 66 après JC, envoie une expédition à la recherche des
sources du Nil.
La carte de Ptolémée (**)
datant du 2e siècle après JC
mentionne 2 lacs (Albert
et Victoria), en donne une position assez précise et les entoure des "Monts de la Lune" (Ruwenzori). Après lui, un silence de 13 siècles recouvre le Congo.
Un site sur la cartographie antique :
http://coll-ferry-montlucon.pays-allier.com/cartogan.htm
Un site sur les explorateurs de l'Antiquité :
http://coll-ferry-montlucon.pays-allier.com/explorat.htm#top
* Ératosthène : (-284,-192) savant et
philosophe grec d'Alexandrie. Le premier à évaluer la circonférence de la Terre
et à lister les nombres premiers.
** Ptolémée Claude : (100-170) savant grec. A compilé toutes les
connaissances astronomiques de l'époque.
Sa géographie fait loi jusqu'à la Renaissance. Il place la Terre au
centre de l'univers.
Le Congo, colonie portugaise.
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Diogo
Cam
(Cão) navigateur portugais
du XVe siècle chargé en 1483 par
Alphonse V d'un voyage de découverte des côtes d'Afrique à la
recherche de la route maritime des Indes,
découvre l'embouchure du fleuve Congo en 1484, explore le Congo et pousse
jusqu'à 22° de lat. S.
Bartolomeu Dias* (1450-1500), contourne le Cap de Bonne Espérance
(1488) et ramène
des africains à la cour où ils sont "civilisés" afin de
faciliter une implantation portugaise au
Zaïre,
nom d'origine du Congo.
Les missionnaires haïs par les rois locaux, sont
chassés ainsi que les colons.
Inscriptions
datant de 1485, environs de Matadi ( Musée Royal de l'Afrique
centrale )
* Plus sur le navigateur Dias :
http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/ni/ni_3068_p0.html
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La découverte de l'Amérique en 1492 met tristement l'Afrique en évidence pour
son réservoir d'esclaves.
Le trafic triangulaire
s'installe.
A la fin du 16e siècle, quelques soldats flamands et wallons
occupent, vaille que vaille, un poste à l'embouchure du fleuve. (d'autres
flamands et wallons fondent la
Nouvelle-Amsterdam
- qui deviendra New York sous la domination anglaise - à peu près à la même
époque. Le belge s'exporte bien.) Malgré les maladies et les attaques, cette
colonie prospère jusqu'à la fin du 17e siècle, opérant la traite des esclaves
pour le compte des portugais, espagnols, anglais et français. Ainsi exploité, le
royaume du Congo, ne fait plus parler de lui jusqu'à la fin du 18e siècle.
La traite des noirs :
http://www.monde-diplomatique.fr/1998/04/M_BOKOLO/10269
Les explorateurs.
En 1815, la Royal Geographic Society
envoie le capitaine
James Kingston Tuckey
à la découverte du fleuve Congo. Il y découvre les survivants de la colonisation
portugaise abandonnés par la mère patrie. Les missions catholiques fondées
depuis le 16e siècle sont moribondes.
En 1853, le pasteur écossais
David
Livingstone
séjourne également dans le pays et constate, en homme d'Église,
que la foi chrétienne survit encore. Il souhaite même la renforcer par
l'envoi de missionnaires et de pasteurs protestants, le Portugal ayant
"lâché" ses fidèles depuis longtemps.
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Parti d'Afrique du Sud, Livingstone rencontre le 10 novembre
1871, à Uzizi, dans la région
des lacs l'explorateur
Henry Morton Stanley (John
Rowlands de son vrai nom) soutenu financièrement par Gordon Bennett,
propriétaire d'un journal américain, à la recherche des sources du Nil. -
l'anecdotique rencontre sous un manguier " Docteur Livingstone, je présume ?" est célèbre - Il lui fait
part des potentialités du pays, ayant pu estimer, en cours de route,
les richesses du Katanga.
"... Docteur Livingstone, je présume ?"
Stanley relate la rencontre de
Livingstone à Uzizi
( texte anglais) :
http://www.fordham.edu/halsall/mod/1871stanley.html
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En 1874, Stanley poursuit l'œuvre de
Livingstone. Parti de Zanzibar
(côte est) avec des centaines d'hommes (les Zanzibarites), il se dirige vers les lacs
Victoria, Albert et
Édouard,
découvre le mont
Ruwenzori,
puis accède et descend les fleuves Lualaba et Congo, découvre et contourne les
« Stanley Falls »,
chutes qui le contraignent, en 1876, à poursuivre à pied
en direction de la côte ouest et de
Boma. Sur une carte
d'Afrique centrale, Stanley traça à la main, et pour la toute première fois,
l'entièreté du cours du fleuve. Son expédition vivant de rapines, les indigènes traditionnellement hospitaliers,
finissent par se défendre et même l'attaquer. Épuisé, affamé, Stanley envoie un message à Boma où le commerçant belge
Alexandre Delcommune monte d'urgence
une expédition à sa rencontre. Il le sauve d'extrême justesse.
Revenu en Angleterre, Stanley veut offrir ce territoire à la Couronne
britannique. Celle-ci l'éconduit.
Quel pays rencontre-t-on ?
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Après la
génération des explorateurs célèbres du Congo, le pays est
rapidement visité par une suite d'expéditions
ethnographiques et scientifiques. Il s'agit de faire connaître au
monde entier cette partie du globe restée si longtemps inconnue.
Pour ce faire, les pays anglophones (principalement, les USA) ne
lésinent pas sur les moyens Ils "montent" des expéditions à partir
de 1908.
Expédition des
américains James Chapin et Herbert Lang
(1909 - 1915)
Celle-ci partit d'Anvers pour Boma puis
remonta le fleuve Congo jusqu'aux environs de Stanleyville. |
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La
taille du pays est représentée sur la carte ci-contre. Reporté à l'Europe continentale, il la couvre
entièrement, à l'exception de la presqu'île ibérique. 80 fois la surface de la Belgique, plus de 4 fois celle de la France. Ses distances extrêmes iraient de la frontière russe à Madrid et de Londres à Athènes.
C'est le 3e pays d'Afrique en superficie, après l'Algérie et le Soudan.
A l'exception de la cuvette centrale (Allemagne, Tchéquie, Autriche et Suisse sur la carte), le climat est sain. Les explorateurs suivent naturellement le fleuve Congo, alors dangereux car vecteur du paludisme (mouche tsé-tsé)
L'éradication de cette maladie sera la première préoccupation des autorités sanitaires en place.
2.345.000 km² - 500 ethnies - 4
langues principales.
Les habitants vivent de la cueillette, la chasse et la pêche. Potentiels minier et hydro-électrique immenses et ignorés. |
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le Congo précolonial.
Les colonies étant dans l'air du temps, la Belgique obtient la sienne par
le roi
Léopold II.
Après l'échec d'implantations en Chine, Australie, Amérique du Sud, il reste
l'Afrique et sa "terra incognita" : le Congo.
Léopold II lit les articles élogieux d'un certain
Verney Lovett Cameron sur ses
richesses minières, possibilités d'agriculture,
essences de bois précieux. Il soutient la fin du trafic d'esclaves organisé
par des arabes.
Prudent et conforté par le désintérêt des puissances coloniales, Léopold II
contacte les personnes susceptibles de le renseigner.
Le 12 septembre 1876, au château de Laeken, s'ouvre une conférence
géographique internationale.
L' Association Internationale
Africaine ( A.I.A. ) était née
ainsi que le futur drapeau du Congo : une étoile dorée sur fond d'azur.
Tippo-Tip,
(Mohammed ben Saïd), redoutable et célèbre esclavagiste swahili apprend
l'expédition de Stanley et la possibilité de contourner les
Stanley Falls,
lui ouvrant de nouveaux horizons.
Lors du retour de Stanley en Europe, il envahit les territoires découverts
et les pille.
A son troisième séjour en Afrique, Stanley constate les ruines, les ravages,
la reprise du trafic d'esclaves. Ce fait soulève l'indignation des ligues
anti-esclavagistes et offre à l'A.I.A. le prétexte pour
opérer contre les esclavagistes. Il est temps pour Stanley de reprendre du service car Léopold II l'appelle.
Stanley insiste sur la nécessité de développer le chemin de fer
au Congo. Il recrute des hommes pour mener une expédition destinée à créer
un accès au
Stanley Pool (site de Kinshasa, en
amont de chutes importantes) depuis l'océan,
remonte le fleuve autant que possible en créant des postes. L'expédition de 1879 dure 5 ans. Durant cette époque de travaux
exténuants, d'explosions à la dynamite, Stanley gagne le nom
de
"Boula Matari" (casseur de rocher), attribué par la suite aux blancs. La France (Pierre
Savorgnan de Brazza) soutenue par
l'Allemagne et le Portugal (revendiquant ses comptoirs) tentent bien de
mettre un frein à l'expansion de Stanley. Échec.
L' A.I.A. devient l' Association Internationale du Congo (A.I.C.), avec le
même statut et même but.
Sous couvert d'association hautement humanitaire, elle est reconnue par les
États-Unis, puis l'Allemagne.
1er juillet 1884, naissance de l'État
indépendant du Congo (E.I.C.).
Novembre 1884 - La Conférence de Berlin fixe les
premières frontières du nouvel état.
Le Portugal garde l'enclave de Kabinda et reconnaît enfin l'État du
Congo. La Belgique, partie prenante, le reconnaît la dernière. La
Conférence de Berlin autorise Léopold II à percevoir des droits à l'exportation.
26 février 1885 - délimitation du bassin du Congo.
16 avril 1885 - Léopold II de Belgique en devient le souverain.
1890 - Conférence antiesclavagiste. - Léopold II peut percevoir des
droits d'entrée au Congo. Il y a un peu plus de 400 Blancs au Congo.

Comment les européens racontent l'esclavage
Les récits de
Livingstone,
héros de l’humanité, ont un impact particulier, ainsi que ceux de Stanley
sur l’effroyable bilan de la traite :
« Dans les cent dix-huit villages
mentionnés, les Arabes ont fait 3 600 esclaves. Il leur a fallu tuer pour cela
25 000 hommes adultes pour le moins et de plus 1.300 de leurs captifs ont
succombé en route au désespoir et à la maladie. Étant donné cette proportion, la
capture des 10 000 esclaves par les cinq expéditions d’ Arabes n’a pas coûté la
vie à moins de 33 000 personnes et encore quels esclaves que ceux que je vois là
enchaînés et pour lesquels frères, pères et maris ont répandu leur
sang... de faibles femmes, de tout petits
enfants...»
Comment des livres scolaires des congolais de l'époque
coloniale relatent-ils la campagne anti-esclavagiste ?
Vers 1840, les Arabes venus
de Zanzibar avaient pénétré au Congo Belge et exerçaient dans toute la partie
orientale leur domination.
Ils vendaient les hommes et les femmes comme des animaux. Ils faisaient
prisonniers des caravanes des Noirs chargés d'ivoire.
Les Arabes avaient des chefs puissants qui commandaient plus de 30.000 hommes.
1886. Les Arabes brûlent le poste de Falls.
1888. Fondation en Belgique de la Société Antiesclavagiste belge. Elle
envoya au Tanganyika quatre expéditions dans le but d'y ériger une barrière
infranchissable aux traitants arabes venant de l'est. Leur action combinée avec
celle de l'État contribua à anéantir l'influence arabe.
1890. Ngongo-Lutete marche sur Lusambo à la tête de 500 guerriers; il est
mis en déroute par Dhanis, Michaux et Lagat avec 200 soldats Noirs.
1892. Commencement de la campagne contre les Arabes. Une seconde attaque
de Ngongo-Lutete est repoussée par Dhanis et Michaux. Les chefs Ngongo-Lutete,
Lupungu, et Pania-Mutombo se soumettent. Les Arabes massacrent Hodister et cinq
autres Belges à Riba-Riba.
De Bruyne et Lippens sont assassinés par Sefu à Kasongo. Sefu marche ensuite à
la tête de 10.000 hommes contre Ngongo-Lutete., Michaux l'écrase au passage de
la Lomami. 4000 hommes sont tués. Dhanis poursuit l'ennemi, mais se heurte à une
armée de 10.000 guerriers commandés par Munie Moharna. Celui-ci tombe dès le
début de l'action. La déroute des Arabes est complète.
1893. Prise de Nyangwe. Sefu s'enfuit à Kasongo. Dhanis fait l'attaque de
Kasongo à la baïonnette et s'en empare. La victoire fut complète.
Entre-temps Chaltin vient au secours du poste des Falls, assiégé par Rachid. Il
culbute les Arabes et fait 1.500 prisonniers.
Ponthier, aide de Lothaire, met en pièces les troupes de Kibonge à Kirundu, fait
1.000 prisonniers et poursuit les Arabes, jusqu'à la Lowa; il s'empare de 25
chefs arabes, parmi lesquels Saîd qui est aussitôt fusillé. Ensuite Ponthier
rejoint Dhanis à Kasongo.
A ce moment, Rumaliza, sultan de Udjidji, arrive au secours des Arabes à
Kasongo, Dhanis l'attaque, mais la position arabe est trop forte. Dans une
contre-attaque arabe Ponthier est tué. Rumaliza se replie et se maintient dans
trois enceintes fortifiées. Après 2 mois de combats journaliers, au cours de
l'un desquels Sefu reste parmi les morts, Dhanis attaque le camp arabe avec
trois canons qui y mettent le feu. Aussitôt Dhanis fait donner l'assaut et
remporte une victoire complète. Lothaire poursuit l'armée de Rumaliza en fuite
et s'empare de Kabambare. Descamps continue à combattre les Arabes dans les
environs du lac Tanganyika; il assiège pendant 50 jours le village du chef
Masala; après un violent bombardement il en fait l'assaut à la baïonnette; le 22
septembre 1894 il s'empare du dernier village arabe et rend la liberté à des
milliers d'esclaves.
Une galerie de
portraits d'époque
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Jules Cornet |
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Tippo-Tip |
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Léopold II |
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Livingstone |
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Stanley |
Les principales
races
rencontrées
La
cuvette du Congo
est habitée depuis la préhistoire. Des outils préhistoriques en font foi.
Sommairement, trois grands groupes ethniques se rencontrent au Congo à l'époque
de sa découverte.
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Les Pygmées
- 200.000, de petite taille (celle d'un enfant européen de 9 ans), ils
habitent les forêts du N-E et la cuvette centrale du Congo, ne pratiquent pas de
scarifications (incisions de la peau formant un dessin par relief
cicatrisé). Nomades, ils cultivent le sol et chassent. dans une forêt
qu'ils maîtrisent admirablement, habitent des huttes rondes couvertes
de feuilles sur une armature de tiges pliées en arc et fichée dans le
sol. Ils sont très peu vêtus. Les autres races le craignent ou le
méprisent, tour à tour. |
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Les
Bantous
-
15 millions - occupent les 2/3 du Congo, sont de stature robuste
et souple. Industrieux, observateurs nés, éveillés si pas curieux,
ils ont un caractère jovial, respectent l'autorité sans contester
si celle-ci ne se compromet pas à leurs yeux. La famille a une
importance primordiale et la maman suscite un respect profond et
durable. La palabre est une joute nécessaire où le temps n'a pas
court, les arguments étant repris sans cesse et avec conviction.
Ils pratiquent le tatouage et les scarifications sur le visage, le
ventre et le dos (marques laissée en cicatrice d'incisions).
Différentes, les langues bantoues ont du avoir une origine
commune.
Les Nilotiques du
NE du Congo se distinguent par une taille supérieure à celle de
leurs voisins. Le lac Léopold II est leur domaine d'élection en
qualité de pêcheurs, pasteurs et agriculteurs. |
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Les Hamites et
les Arabisés.
Les Tutsi sont les
représentants de l'ethnie Hamite. Visage allongé, haute stature
filiforme et souple
(1,85 à 2 m de haut , le vêtement ample et en forme de toge, la lance
au flanc, ces pasteurs très reconnaissables ont des qualités
exceptionnelles de danseurs et de sauteurs, au déhanchement mu par
une gestuelle tour à tour lente ou saccadée. Le mouvement circulaire
appliqué à leur coiffe par un geste brusque de la tête, le rythme
syncopé des tambourinaires ont contribué à leur renommée bien au delà
des frontières du Rwanda et de l'Urundi.
Fiers et réputés hautains, les Arabisés rencontrés le long de
la frontière Est du Congo portent la longue robe et la toque des
musulmans. Commerçants. Ils parlent Swahili, pratiquent l'Islam et
côtoient facilement l'européen. |
La découverte du Congo est
intimement liée à celle des rites, coutumes et usage des
populations qui le composent. Parmi ceux-ci :
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La scarification, reconnaissance
ethnique ou esthétisme ?
Cette pratique a existé de tout temps en
Afrique. De nombreuses peuplades l'utilisent pour la reconnaissance de
groupe, d'ethnie ou de statut social. Les scarifications ont été réalisées à
l’aide d’éclat de bois et de petits cailloux introduits sous la peau. A
terme, elle doit provoquer une boursouflure de la peau. Les principaux
endroits traités sont : le visage, le dos, les bras. Elle est pratiquée dès
le plus jeune âge. Cette pratique trouve
un prolongement actuel en nos contrées, beaucoup moins douloureux mais
presque aussi indélébile : le tatouage. Peut-on parler, dans ce cas, de
caractéristiques esthétiques, dans les deux
cas ?
Scarification des épaules et
des omoplates. On peut aussi la pratiquer sur le visage et le dos. |
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Artifices esthétiques corporels.
La déformation du crâne
A la naissance, l'enfant
subit un enveloppement par bandelettes serrées autour de la partie
arrière du crâne. A la longue, il se forme une élongation plus ou moins
pointue que certaines peuplades considèrent comme un canon de beauté.
Les chinois pratiquaient également le serrage des pieds des femmes (dans
un tout autre but : empêcher de courir).
Élongation du cou -
Déformation des jambes
Dans le même esprit
d'esthétique tribale et d'appartenance à un groupe ethnique, certaines
femmes portent des colliers successifs qui allongent de quelques
centimètres le cou. De même, les jambes des femmes sont enserrées dans
des anneaux pesants de cuivre. La démarche devient pénible et les
risques d'infection grands.
Femme Mangbetu (nord-est du Congo) au crâne enserré dans une coiffe. |
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La dot en mariage
Le futur mari "achète" sa future femme auprès de ses beaux parents. A
l'époque précoloniale, cette "dot" est constituée en nature. Les biens
les plus utiles en premier, à savoir : le sel, le cheptel, les
instruments de travail. Selon le rang estimé, la dot peut constituer une
monnaie d'échange. Le mari est-il mécontent de sa femme, ne peut-elle
lui donner des enfants ? Il retourne auprès des parents de sa femme, la
leur rend et demande en retour sa "dot".
Société matriarcale ou patriarcale.
Les enfants héritent des biens de la famille d'une façon assez
compliquée : tantôt les biens se transmettent par les hommes (succession
patrilinéale), tantôt par les femmes (succession matrilinéale).Lorsque les terres sont affectées aux cultures, le champ de chacun, le
travail et les fruits récoltés sont individuels, Si un indigène néglige
de cultiver le champ sur lequel le chef l'a autorisé à faire des
cultures ou n'exécute pas les obligations imposées par la collectivité,
le champ ou les terres font retour à la collectivité.
cérémonie de mariage en 1937. Les mariés sont sous un dais. |
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Croyances
les rites initiatiques
Les jeunes gens nubiles doivent passer une série de rites initiatiques.
A cette fin, ils sont isolés. Les filles sont soumises
aux "matrones" qui les initient aux pratiques conjugales. L'apparition
des premières règles les engagent dans une tradition de réclusion
mensuelle. Les garçons sont également initiés et doivent subir une
période de mise à l'épreuve consistant parfois en un exploit
de chasse. Ces rites sont associés à certaines pratiques
douloureuses (excision, infibulation, circoncision...).
Sorciers, fétiches, gri-gri...
Le Congolais a facilement recours au sorcier lorsqu'un évènement dépasse
son entendement. Il espère, par son intermédiaire, trouver la solution
au problème rencontré. Il fait également appel à son "génie" ou esprit
propre à l'activité envisagée et qui l'accompagne. Sa représentation se
matérialise en des amulettes, fétiches, statuettes...
masque initiatique Yaka en couronne de raffia. (Kasaï - Angola) |
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Le culte des anciens
Les personnes âgées sont recueillies par la famille. Les
vivants ont des devoirs envers les morts. Ils leur font des offrandes,
marquent de la déférence, demandent leurs conseils...Les morts
protégent leurs descendants et jouissent d'un pouvoir semblable aux
grands esprits, limité aux affaires du clan, de la famille ou de la
tribu. On attribue la mort de parents à la colère ou à la vengeance des
esprits mal
honorés.
Le rite de la sépulture.
Le défunt est lavé, le
corps exposé. Les manifestations de tristesse sont organisées
rituellement, entrecoupées de périodes où l'on raconte des
anecdotes : on fait la fête, pour oublier. La tristesse est collective
afin de diminuer la souffrance et l'angoisse des proches. Lorsqu'un
membre de la famille s'isole pour pleurer, c'est signe que la fête a
assez duré. Les rituels de chants et de pleurs reprennent. Des femmes spécialistes savent animer les pleurs
convenablement Le corps enveloppé est posé sur un brancard. Les femmes
portent des peintures blanches en
signe de deuil. Le cortège hésite sur le chemin à prendre, revenant
parfois sur ses pas. Le mort ne désire pas se
séparer des vivants. Il est enterré avec les cris des pleureuses. La
tombe est régulièrement garnie de nourriture pour le mort qui,
selon la croyance, vient s'alimenter la nuit.
Repose-tête luba
(katanga).
Certaines coiffures demandent
l'utilisation de ce "chevalet" pour le cou. |
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La philosophie bantoue
Le "Muntu"
C'est l'être humain, le
symbole de la force de vie. Il reçoit un nom selon la tradition. Par
exemple Ngoy. Ce nom est le seul considéré comme valable par le
Congolais. Le prénom ajouté par le missionnaire ou le colonial n'a, à
ses yeux, aucune valeur particulière. C'est pourquoi, Mobutu s'est
empressé de retourner à la tradition par la Zaïrianisation. Le nom a
une filiation matrilinéaire.
La maladie
Elle est due à un mauvais sort. Si le sorcier ne le guérit pas, le
malade s'adresse à un docteur. Un Muntu ne paie pas le
muganga (docteur) pour ses services
mais, à l'inverse, se fait payer par le daktari
(docteur) pour que celui-ci puisse
exercer son métier. Le raisonnement n'est pas plus bizarre que le
chinois qui paye son médecin quand il est en bonne santé et cesse de
la faire quand il devient malade. Cette éventualité étant considérée
comme une faute professionnelle de la part du médecin.
Costume luba rituel pour l'initiation.
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art
congolais
Les principales langues
- les ethnies
Les congolais parlent facilement la langue de leurs voisins immédiats.
Le service militaire oblige tous les soldats à parler le
lingala.
Ceci permet au blanc de recruter sans apprendre les 80 dialectes
principaux du Congo.
langues.
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Le kiswahili -
Langue des marchands et des esclavagistes arabes, parlée dans tout l'est
africain, elle concerne l'Est du Congo.
D'origine bantoue, fortement influencée par les arabes, elle emprunte
des mots à toutes les nations coloniales. Les européens la parlent mal
et il n'est pas rare que l'autochtone l'estropie volontairement pour se
mettre au diapason. Son expansion rapide et son usage généralisé lui ont
valu que le cinéma ("Akuna matata") fait systématiquement parler
l'africain en kiswahili.
Le lingala
(ou bangala) -
Langue de la cuvette, de la capitale, du nord-ouest et du fleuve Congo
en aval de Stanleyville.
Répandue facilement par les soldats dont c'est l'idiome adopté.
Le tshiluba
(ou kiluba) se parle depuis
l'Angola jusqu'à Luluabourg et le début de la frontière ouest du
Katanga.
Le kikongo
se pratique dans l'ouest et le Bas Congo,
jusque dans l'Angola et le long de la côte atlantique.
De nombreuses variantes se greffent sur chacune de ces langues,
principalement aux frontières de leur sphère d'influence.
Les ethnies sont en lettres blanches. |
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les animaux
particuliers rencontrés
Bien sûr, ils ne sont pas tous représentés !
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Première ligne
(supérieure)
Girafe - Léopard - Lion - ? -
Chien sauvage
Deuxième ligne
Gnou - Zèbre - Hyène - Guépard (rare)
Troisième ligne :
Antilope - Éléphant - ? - Kudu
Quatrième
ligne :
Hippopotame - ? - Suricate -
Rhinocéros
Dernière ligne
(bas)
Antilope cheval - Buffle - Gazelle -
Phacochère |
quelques animaux typiques au Congo
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| gavial
(crocodile) |
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chimpanzé
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gorille |
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okapi |
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caméléon |
quelques vermines indésirables
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| sauterelles |
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fourmis rouges |
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moustique
anophèle |
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termites |
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cancrelat |
la plus dangereuse
de toutes les bestioles
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La mouche tsé-tsé
La maladie du sommeil, mortelle, que l'on croyait rayée
de la surface de la terre depuis la fin des années soixante, fait sa
réapparition. |
Il y a un siècle seulement, les épidémies de maladie du sommeil
décimaient des villages entiers d'Afrique centrale. L'une d'elle fit à
elle seule
un demi million de victimes. C'est à peu près à la même époque que le
parasite responsable de la maladie et son mode de transmission (par la
mouche Tsé-tsé) sont identifiés. Cette découverte aboutit à la mise en œuvre
de campagnes de grande envergure pour lutter contre la maladie : des équipes
mobiles sont envoyées de village en village pour dépister la population et
traiter les personnes infectées ; les sous-bois autour des points d'eau,
habitat naturel de la
mouche, sont méthodiquement assainis à proximité des villages. Cette
stratégie, mise en oeuvre à l'échelle internationale, entraîne une
diminution
considérable du nombre de personnes affectées : vers les années 60, on ne
recense plus que quelques rares cas de maladie du sommeil.
Lorsque les pays africains accèdent à l'indépendance, les activités des
équipes mobiles sont abandonnées faute de moyens. Les guerres, dans
de nombreux pays, paralysent les programmes de lutte et entraînent des
déplacements massifs de populations qui favorisent la propagation de la
maladie.
Celle-ci resurgit ainsi dans une grande partie du continent africain,
provoquant parfois, même, des épidémies.
Cette situation est très décourageante, on se croirait revenu 60 ans en
arrière. Selon les estimations, un demi million de personnes serait
actuellement touché par la maladie. Pratiquement disparue d'Afrique il y a
40 ans, la trypanosomiase, mortelle, est revenue.
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les
maladies sous les tropiques.
rencontrées principalement par les premiers explorateurs et
les pionniers des coloniaux sont les suivantes :
les maladies tropicales :
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la fièvre jaune - maladie infectieuse due à un virus de la famille
des Flaviviridés transmis par un moustique. |
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la maladie du sommeil - maladie contagieuse due à la piqûre de la mouche
tsé tsé (trypanosomiase) |
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la malaria
(paludisme) - maladie parasitaire transmise par le
moustique femelle "anophèle". |
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la bilharziose - infection parasitaire s'attaquant aux intestins,
rectum, foie et voies urinaires. |
les autres que l'on connaît aussi autre part :
la lèpre -
maladie infectieuse chronique pouvant être contagieuse, transmise par un
bacille (de Hansen).
le tétanos -
maladie infectieuse due à un mauvais traitement de blessures.
le typhus - maladie infectieuse contagieuse due et transmise par
les poux.
la tréponématose (syphilis)
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maladie infectieuse transmissible sexuellement.
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