|

histoire d'une sécession
 |
1961 -
Drapeau du Katanga sécessionniste.
Rouge pour le sol, vert pour la végétation, les 3 croisettes
de
cuivre, son principal minerai. |
La situation financière catastrophique engendrée par
le retrait des capitaux étrangers peu après l'Indépendance du Congo
(30 juin 1960) conduit le gouvernement de
Léopoldville à puiser dans les réserves de devises générées par le Katanga, son
coffre-fort. L'hémorragie atteint une importance telle que la majorité des nombreuses sociétés
implantées au Katanga
(minières, entre autres) ne tolèrent plus. Elles réagissent rapidement.
Il faut, coûte que coûte, empêcher le pouvoir central de rendre le Katanga exsangue.
Le 15 juin 1960, le Katanga décide de modifier la
Loi Fondamentale (*)
afin
de pouvoir procéder à la sécession du Katanga.
|
* Loi Fondamentale
Elle est mise en oeuvre le 19 mai 1960.
Le Parlement central de Léopoldville comprend 2 Chambres dont une Chambre
des Représentants élue au suffrage universel (137 membres) et un Sénat de 87
membres désigné par les Assemblées provinciales (à l'instar des Institutions
belges).
Les 259 articles d’importance inégale comportent un certain nombre de mesures
transitoires pour amener à l'Indépendance du 30 juin 1960.
Si les schémas organisationnels apparaissent satisfaisants,
l’ensemble du pays suit avec un certain retard. La situation ne cesse de se
détériorer : l’autorité belge (très bridée) ne s‘exerce plus, les impôts ne
rentrent plus. Faute de ressources financières, de nombreux employés sont
licenciés et renforcent la cohorte des mécontents. Les militaires ne vont pas
tarder à être "lâchés" également.
Il y a distorsion totale entre les administrations belge et congolaise qui, le
30 juin, "bombarde" des adjoints fantoches aux tâches qu’ils doivent assumer.
D'importantes difficultés surgissent pour former le gouvernement
congolais. Les élections de mai 1960 voient la victoire relative du MNC Lumumba.
Ministre des Affaires Coloniales, M. Ganshof Van der Meersch hésite entre
Lumumba et Kasavubu. Après de longues et difficiles tractations, on aboutit à
un gouvernement bicéphale : Kasavubu est élu chef de l’ État par 159 voix contre
43 alors que Lumumba est élu chef de gouvernement deux jours auparavant, par 74
voix pour, 1 contre, 5 abstentions et 57 absences de la Chambre, 60 voix pour,
12 contre et 8 abstentions au Sénat. Les ancestrales palabres ressurgissent.
C’est dans cette atmosphère de bousculade politique que l’ Indépendance est
proclamée. Jusqu’alors, les luttes tribales sont contenues par la Force Publique
dont le général Janssens garantit le loyalisme (à la Belgique). La sédition de
la Force Publique aux mains des Congolais ne permet plus de contenir les forces explosives.
C'est le chaos. Ce sont les émeutes et les massacres de juillet 1960. |
La Sécession
du Katanga est déclarée le 11 juillet 1960.
Politiquement non viable, la Belgique la soutient cependant dans l'ombre. Le
Katanga garde les noyaux techniques et les conseillers belges. Ils se mettent en
bloc au service de "leur" pays d'adoption. Les jeunes qui sont nés au Congo, et
plus particulièrement les jeunes katangais, s'engagent avec ferveur et
conviction dans la Gendarmerie Katangaise
ou la soutiennent.
De partout, des hommes s'engageront sous les croisettes de la
bannière katangaise contre les forces de l'ONU dépêchées sur place par le
gouvernement central de Léopoldville. Mais, n'anticipons pas !
Le 11 juillet 1960 également, Moïse Tshombe s'autoproclame
président du Katanga au micro du studio de
Radio-Collège, (une station créée en 1946 par un professeur de sciences du collège
Saint
François de Sales, le
père Dethier,
radioamateur passionné).
Il est élu président de
État Indépendant du Katanga, avec l'assentiment tacite(*) de la plupart des
gouvernements étrangers.
(*)
La non reconnaissance de l’ONU
empêchera la Belgique de l’appuyer autant que l’auraient voulu les groupes
financiers. Il faut savoir que le Katanga produisait de la pechblende dont on
tire l’uranium et le radium. Les Américains, gros consommateurs et principaux
acheteurs ne voulaient pas de l’ Indépendance du Katanga sous l’égide de la
Belgique. D’autre part la France lorgnait vers ce pays qui, 26 fois plus grand
qu’elle, regorge de richesses minières incalculables. L’ONU refusa donc de
reconnaître le Katanga et envoya même des troupes pour rétablir le régime de
Léopoldville. En 1963, Moïse Tshombe devra reconnaître la fin du nouvel état.
 |
Moïse Tshombe
issu de chefs Lunda,
études
chez les missionnaires,
devient président de la
Conakat,
puis, maire à Élisabethville,
Président de État Indépendant
du
Katanga.
On remarquera le
conseiller belge au sein de la
garde d'honneur du Président.
|
 |
Le Katanga prospère tandis que le Congo Léo
se meurt. Débarrassé du marasme de la gestion
de Léopoldville, soutenu par la collaboration de ses meilleurs éléments, ses richesses lui
redevenant propres - au grand dépit du gouvernement central de Léo - Une
exposition internationale est organisée par le nouvel état sur le terrain de l'ancien
Musée(*).
Elle connaît un franc succès et donne l'occasion à la ville d'ouvrir de
nouvelles rues, d'ériger de nouveaux bâtiments. L'Hôtel de Ville, face au Palais
de Justice, est inauguré en grande pompe. C'est alors un des plus hauts
bâtiments d'Élisabethville et certainement le plus moderne de l'époque.
le Katanga vit une époque d'euphorie. Très peu de temps cependant...
|
(*) Bref
historique du Musée
1937 à 1960 - Arrivé au Katanga en 1936, Francis CABU, Docteur en
archéologie de l'Université de Liège (Belgique), se fit l'année suivant
l'obligation de présenter au public les récoltes de ses premières fouilles
archéologiques (1936-1937). L'exposition eut lieu dans sa salle à manger. Ce
fut la naissance du Musée d'Elisabethville. Cabu poursuivit ses missions,
seul ou secondé notamment par Van De Brande et Anciaux de Faveaux. D'abord
archéologiques, les missions s'intéressèrent d'années en années à d'autres
disciplines au nombre desquelles l'Ethnographie. Les collections devinrent
de ce fait à la fois nombreuses et diversifiées. Après onze déménagements
successifs à travers la ville, Cabu eut finalement le 1er janvier 1946, le
bonheur d'exposer ses collections de façon définitive dans ce qui fut
baptisé officiellement "Musée Léopold II" et par le public "Musée Cabu".
1960 à 1970. En 1960, le Musée changea d'emplacement. Son terrain
devant accueillir la "Foire internationale d'Elisabethville", les autorités
décidèrent de construire un nouveau bâtiment à l'endroit actuel. Les
collections gagnèrent le nouveau Musée en 1961 mais la guerre éclata
aussitôt. Les troupes de l'Organisation des Nations Unies (ONU)
transformèrent le Musée en caserne. D'importants dégâts furent causés. Le
personnel du Musée parvint néanmoins à sauver une partie des collectons
qu'il évacua à la Kipopo dans la région minière de Kipushi. La guerre prit
fin en 1963. Les collections quittèrent la Kipopo et réintégrèrent le Musée.
Celui-ci fut baptisé Musée provincial du Katanga. Le belge Roger De Poerk en
fut nommé conservateur. Les efforts de De Poerk, appuyés en particulier par
la "Société des Amis du Musée", aboutirent en 1967 à l'ouverture des deux
salles d'exposition consacrées à l'ethnographie. Après ces réalisations, le
Musée se mit à végéter.
1970 à 1986. En 1970 fut créé l'Institut des Musées Nationaux du
Zaïre qui regroupa tous les musées existant au Zaïre. Le Musée provincial du
Katanga prit le nom de Musée National de Lubumbashi et placé sous la
direction du belge Guy De Plaen. De 1972 à 1977, le Musée de Lubumbashi fut
doté d'importants fonds. Furent ainsi exécutés de grands travaux de
restauration (réparation des toitures en particulier), effectués plusieurs
compagnes de fouilles archéologiques et réalisées de nombreuses récoltes
ethnographiques ; les réserves furent également réaménagées plus ou moins
correctement ; enfin, cinq salles d'exposition furent ouvertes au public,
deux consacrées à l'archéologie, deux autres à l'ethnographie et la
cinquième à l'entomologie. A partir de 1978, le ciel s'obscurcit
soudainement : les subsides se firent non seulement rares mais surtout
dérisoires.
1986 à nos jours. En septembre 1986, Alphonse Simbi prit le relais de
G. De Plaen. D'entrée de jeu, il dut affronter la situation héritée de son
prédécesseur : modicité et irrégularité des salaires, absence de subsides de
fonctionnement et d'investissement, délabrement du bâtiment, insuffisance et
vieillissement du personnel, manque de produits d'entretien et/ou de
restauration des collections. Bref, le Musée courait à la catastrophe. Face à
cet état de choses, il entreprit aussi les autorités nationales et
provinciales ainsi que les industriels et les commerçants de Lubumbashi dans
l'espoir d'obtenir quelques fonds, habité par la conviction qu'un pays, une
région ne peuvent se développer en dehors de leur culture, et décide de
sauver l'un des dépositaires de sa culture, en vain... |
Les troupes de l'ONU constituées
initialement de forces suédoises "investissent" le Katanga et plus
particulièrement sa capitale. Ces troupes trouvent à Élisabethville l'équivalent
des "délices de Capoue". Elles ne combattent pas et fraternisent très rapidement
avec les jolies katangaises. Ainsi, on peut les rencontrer au
Lido, en maillot de bain,
batifolant avec l'ennemi, la mitraillette négligemment posée sur les bancs de la
terrasse qui surplombe les jardins descendant vers la Lubumbashi. Cette
situation de "gel des opérations" ne tarde pas à inquiéter Léopoldville. Elle en
avise les autorités de l'ONU qui envoie alors un contingent de ghurkas.
Les soldats ghurkas sont loin d'avoir
la même conception de l'art de la guerre que les suédois. Ce sont de véritables
guerriers. Ils sont féroces et possèdent les vertus nécessaires pour remettre ce
katanga au pas. Ils commencent par encercler la ville et la soumettent bientôt à
un tir nourri de mortiers. La belle ville est bombardée ! Les plus beaux
quartiers sont touchés. Des dizaines de villas subissent les explosions d'obus.
Les combats sont sporadiques mais bien menés. La gendarmerie katangaise est
pleine de bonne volonté et ses "affreux" infligent souvent, par la connaissance
parfaite des lieux, des revers aux envahisseurs. Des "mayele"
(ruses) seront utilisés afin d'obliger l'ONU à disperser ses forces. L'aviation
katangaise utilisera au mieux son Fouga-Magister pour bombarder des pistes et
des colonnes onusiennes. En vain. Certains quartiers d'Élisabethville seront
défigurés par des tirs de mortiers parfaitement et savamment orchestrés pour
toucher des objectifs civils. Des exécutions sommaires auront lieu sous le
commandement de l'ONU. Les troupes katangaises ne peuvent indéfiniment se
battre...
Au terme de deux années de guerre
larvée, sous le nombre d'effectifs et la qualité de l'armement des forces de
l'ONU, sous la pression énorme des politiques étrangères, les Katangais sont
forcés de rendre les armes. Le Katanga Indépendant a vécu...
Une histoire émouvante
racontée de l'intérieur, avec tant de vérité, sur cette période de troubles au
Katanga est exposée sur le site incontournable de Tchamoûka, page :
http://www.tchamouka.net/index_fichiers/page67.htm

Analyse de
Charles Zorgbibe,
Président du comité éditorial
de Géopolitique Africaine/African Geopolitics, où il apparaît que l'enjeu
politique de la fin de sécession ne concerne pas seulement la Colonie et ses
anciens colonisés.
|
La mise au pas du
Katanga
Le 28 janvier 1961, par une
lettre adressée à Dag Hammarskjöld, le président Kasavubu et le nouveau chef
du gouvernement, le président du « Collège des Commissaires généraux »,
Bomboko, réclament, pour la seconde fois, l’assistance militaire de l’ONU
pour réduire les « gouvernements de fait » provinciaux. Mais l’orientation
politique du pouvoir central s’est modifiée après l’élimination de Lumumba :
les gouvernants de Léopoldville n’entendent plus agir contre le Katanga,
dont ils tiennent désormais le gouvernement pour « légal », mais contre les
Exécutifs de la Province orientale et du Kivu, qui sont d’obédience
« lumumbiste ». Le président Kasavubu demande que « les forces des
Nations unies interviennent, au besoin par la force, pour rétablir les
autorités légales dans leurs attributions ». La résolution du 21 février
1961 du Conseil de sécurité semble répondre exactement aux vœux de
Léopoldville : les forces de l’ONU « pourront avoir recours à la force,
si besoin est ». Mais la force, loin d’être utilisée contre le
« gouvernement de fait » d’Antoine Gizenga, à Stanleyville (Province
orientale), le sera, à partir des derniers jours d’août 1961, contre le
« gouvernement légal » katangais de Moïse Tshombe.
L’adoption de la résolution du 21 février 1961 ouvre, en réalité, une
seconde phase dans l’action des Nations unies. L’aggravation des risques de
conflit interne à la suite de l’assassinat de Lumumba conduit le Conseil de
sécurité à enjoindre aux « autorités responsables des Nations unies »
de prendre immédiatement « toutes mesures appropriées pour empêcher le
déclenchement d’une guerre civile au Congo ». Le 15 avril 1961,
l’Assemblée générale, « gravement préoccupée par le danger de guerre
civile », confirme la politique de l’Organisation. Le 25 août, Sture
Linner, l’un des hauts fonctionnaires chargés de l’opération des Nations
unies au Congo, déclare publiquement que « l’ONU soutiendra toute
politique qui tend à faire rentrer le Katanga au sein du Congo ». De
fait, une action coercitive est bientôt mise en oeuvre par la Force des
Nations unies, le plan « Rumpunch » qui permet d’expulser, par surprise et
sans effusion de sang, les mercenaires étrangers. À partir du 13 septembre
1961, les unités de l’ONU passent à l’offensive afin, selon le représentant
de l’ONU au Katanga O’Brien, de réduire manu militari la sécession
katangaise.
L’opération aurait dû aboutir à l’arrestation des membres du gouvernement du
Katanga ; elle connaît un échec sanglant. La résolution du Conseil de
sécurité du 24 novembre 1961 lève alors les ultimes équivoques : elle
prévoit expressément l’usage de la force « contre les mercenaires »
et permet d’entreprendre une action de grande envergure contre le Katanga.
Celle-ci, qui se déroule du 5 au 18 décembre 1961, est cette fois un succès
complet. L’ultime épreuve de force se jouera du 28 décembre 1962 au 21
janvier 1963 : les Nations unies, prenant pour prétexte des incidents
suscités par la gendarmerie katangaise, parviendront à évincer Tshombe et à
mettre fin à la sécession du Katanga.
L’intervention coercitive de l’ONU dans l’affaire du Congo revêt un
caractère exceptionnel dans le monde divisé de la guerre froide. Elle
résulte d’une conjoncture elle- même exceptionnelle : une fois passée la
phase des anathèmes et des gesticulations sur la scène de la diplomatie
publique, les deux « Supergrands » ont conclu une trêve sur le dossier du
Congo, dont les « sécessionnistes » d’Élisabethville font les frais. Un très
éphémère consensus soviéto-américain a permis, pour un temps, de tenir hors
de la guerre froide ce Congo devenu un enjeu international. |
Cliquez sur le
drapeau katangais pour entendre la "Katangaise"
- fichier MP3 tiré du site
http://www.lubumbashi.be.tf/

texte et musique de Joseph Kiwele pour la "Katangaise" :
http://kolwezikat.free.fr/Jpegs/La%20Katangaise.jpg
Quelques témoignages de son Indépendance.
 |
Monnaie
katangaise
de deuxième génération
Une coulée de cuivre,
une centrale hydroélectrique,
une croisette...
La richesse du Katanga et sa fierté.
Un site sur la devise katangaise :
http://aes.iupui.edu/rwise/countries/katanga.html |

Une anomalie scientifique
entache cette belle pièce de
5 F en cuivre. Trouvé ?
solution : les bananes poussent vers le haut. |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
1ère version du billet
de 10 F
(coupure la plus utilisée)
On remarquera que ce billet
a été émis
fin de l'année 1960
(1 décembre).
Il représente le Théâtre de la Ville.
De facture plus rustique que le billet qui
suivra, il porte néanmoins la
caractéristique de la majorité
des billets
katangais : la figure
de son président. |

Air Katanga
Document issu d'une série
composée par
un spécialiste de l'aviation Katangaise
|

plaque minéralogique |
D'autres infos sur la monnaie katangaise ?
Voyez le site d'un fana
http://kolwezikat.free.fr/numismat.htm
Des infos sur l'aviation katangaise ?
sonckjeanpierre@hotmail.com
Commentaires sur les photos ci-dessus :
Hans Bloemendaal (merci !) vit en Australie aujourd'hui. Il était
au Katanga en 1961 et a tiré ces 2 photos d'une gendarmerie katangaise en
fringant uniforme. La première photo montre une unité équipée de masques et qui
défile sous la chaleur ! Quant à la deuxième photo, on y retrouve un peloton
superbement équipé et encore sous la férule d'anciens militaires belges.
La fin d'un rêve !
 |
Sous la pression de l'ONU
et par la voix de son Président Dag Hammarskjöld
qui lui promet un statut indépendant, le Katanga entreprend de longues
négociations afin de revenir dans le giron du gouvernement central. Moïse
Tshombe ne peut tenir plus longtemps, il cède, malgré la forte résistance
des Katangais qui s'opposeront aux exactions de l'ONU.
Livre Blanc (éditeur inconnu) édité au
Katanga contre les exactions de l'ONU - très controversé !
Ce livre retrace les événements de septembre (l'attaque de la poste et le
massacre de Radio Katanga)
ainsi que les évènements douloureux de décembre 1961. |
Une adresse où l'on peut consulter ce livre blanc :
http://users.skynet.be/christhel/katanga/livreblanc/
Le Katanga cesse la sécession le 17 janvier 1963
et revient dans le giron du Congo central.
Par une ironie propre à l'Afrique, l'ancien Président du Katanga, Moïse Tshombe,
deviendra peu après Premier Ministre de ce même Congo qu'il aura voulu quitter.
|
Sur l'intervention des troupes de l'ONU
au Katanga.
Les troupes de l'ONU ont été parachutées sur Élisabethville.
E'ville a été soumise à de nombreux pilonnages de mortiers lancés
méthodiquement.
Ainsi, la plupart des quartiers ont été massacrés sans aucune raison
stratégique.
Trop d'Evillois ont perdu la vie, leur bien, connu le feu. L'ONU est criminel.
En mémoire de
Jean-Claude Lemmens,
un copain croyant à l'idéal Katangais, mort
sous les balles de l'ONU,
pas celles de Mobutu !
.jpg)
Le Monument aux Morts
|
 |
|
fin de page |
|