• Accueil • Remonter • avant 1946 • 1946 a 1949 • 1950 a 1953 • 1953 a 1956 • college • 1956 a 1959 • Scoutisme • apres 1959 • adresses •
 

scoutisme
Merci, Baden-Powell
 
    
     Lord Baden Powell
     Pierre Joubert
     Jeu de nuit trop réussi
     Douloureux souvenir

 

lys anime

Plus que nulle part ailleurs, le scoutisme trouve au Congo un écho favorable que la beauté et la sérénité de la nature amplifient.
 
BP

Sir  Baden Powell of Gilwell ( 22.02.1857 - 08.01.1941 )
Officier britannique envoyé en Inde, il se distingue par son efficacité.
En mission en Afrique de Sud pour défendre les intérêts de la Couronne,
il se bat contre les Boers (colons paysans d'origine hollandaise) et utilise habilement de jeunes éclaireurs
(en anglais scouts) lors du siège de Mafeking. Fonde le mouvement scout de retour au pays.
                                                                     Aloubè tenderfoot (novice)

aloub scout

Peu de sites d'anciens reflètent l'ambiance connue lorsqu'ils étaient scouts au Congo. En voici un qui a le mérite de posséder de nombreuses photos :
http://isuisse.ifrance.com/Elisabethville/unite/LBB.htm des Expatriés de Lubumbashi. Merci à Aiglon persévérant.

Avant de mettre un point final aux souvenirs congolais d'Aloubè, terminons sur un souvenir heureux.

La nature généreuse s'y prêtant idéalement, le scoutisme trouve un écho très favorable auprès de la jeunesse du Katanga.
Baden Powell l'invente d'ailleurs non loin de là (Mafeking, Zimbabwe). Le cadre katangais est identique. Il a connu le même décor. Les scouts en sont fiers. 

Un site sur Baden Powell : http://www.19e.org/personnages/etranger/badenpowell.htm

Les humanités débutent avec son adhésion à la "Première", 1ère unité scoute créée au Katanga, si pas au Congo ! Promu second de patrouille après six mois, Aloubè devient CP (Chef de Patrouille) des Cigognes à la fin de l'année 1958. L'uniforme est kaki clair, passants verts. Le foulard est vert uni. Quant à sa patrouille (les Cigognes), le nœud d'épaule est composé de quatre bandes superposées de tissus, deux bleues extérieures, deux blanches intérieures, cousues  à un anneau de toron aux couleurs belges.

Les camps rassemblent africains et européens en un même endroit perdu au milieu de la brousse. Certaines activités sont menées en commun, de sorte qu'Aloubè a appris sur le terrain comment trouver des fruits enterrés là où un bulaya (méprisant : belgicain) ne voit que plantes stériles, faire du feu sans allumettes, dénicher certaines plantes comestibles, en éviter d'autres, construire un abri rapidement, échapper à un feu de brousse et se soigner sommairement avec ce que la nature offre. 

Devinette ? Comment échapper, sans panique, à un feu de brousse qui se dirige vers vous ?
Réponse :
surlignez ci-dessous.
En allumant un autre feu derrière soi et en le suivant. Lorsque le premier arrivera d'où vous avez allumé, il ne trouvera plus de quoi s'alimenter. Vous pourrez alors continuer.
 

Les feux de camp. Les patrouilles en cercle admirent une montagne crépitante de flammèches dans la magie de l'instant. Là se révèlent les talents innés d'un conteur comme Condor, les facéties des anciens sous l'œil malicieux de notre aumônier. Là aussi que le totem du novice est choisi soigneusement dans le secret, et que son intronisation donne lieu à des cris de joie (ou à une moue désapprobatrice). "Passer sa promesse" permet de porter au côté droit le "Gilwell" (couteau dans une gaine).  Sifflé en morse ".- -." . Préparation. Les activités cessent immédiatement, les scouts tentent alors vainement de mettre un peu d'ordre dans leur tenue vestimentaire et se réunissent en patrouilles, au coup de sifflet ".-." . Rassemblement. Élan, Le Chef d'unité dresse le bilan de la journée puis l'assistant Ourson lance un chant en langue inconnue (il est présentateur à Radio E'ville) déformation d'une mélopée sud-africaine à la mélodie polyphonique superbe. C'est un joyeux tintamarre destiné à ramener le calme lentement. L'aumônier termine par son petit commentaire. Longtemps après la réunion terminée, les scouts s'éparpillent tandis quelques retardataires discutent encore les hauts faits de l'après-midi. Il arrive  à Aloubè de quitter le dernier les lieux, habitant en face du local des réunions.
                                                                                                                                         Uniforme de la 1ère

uniforme scout
 
camp CP

croix scoute congo

écusson scout du Congo Belge

Installation d'un camp scout dans la brousse. Les CP visitent en avant-garde.

camp CP 2

La littérature "Signe de Piste" est également indissociable des souvenirs d'époque, en particulier, la collection Signe de Piste dont les oeuvres sont écrites spécialement pour la jeunesse. Dans un style très enthousiaste, les auteurs transportent alors Aloubè à travers le monde et lui inculquant un esprit "chevaleresque". Les illustrations de couverture de la collection sont dessinées par de talentueux dessinateurs. Parmi ceux-ci, Pierre Joubert (a illustré également des calendriers scouts pendant de nombreuses années). En voici quelques unes ainsi que ses dessins très caractéristiques.Tous les scouts de l'époque le connaissent.

Un site consacré à Pierre Joubert
: http://www.sdp-livres.com/li_pijou/sur_0006.htm

SDP Le Relais SDP Ayaks SDP Grand jeu
feu de camp feu anime dessin joubert
 
 


Un jeu de nuit trop réussi.

Un jeu de nuit particulièrement réussi éveille encore un souvenir. Il se passe à une époque trouble pendant laquelle une certaine jeunesse congolaise
désœuvrée n'a pas bonne presse et commence à chercher noise aux jeunes européens.
Un week-end de congé, l'occasion est donnée de pouvoir occuper une maison de brousse des parents d'un de nos scouts, 
située dans un superbe endroit vallonné et boisé, proche d'une rivière sinueuse à souhait. 
La nuit, Aloubè devait disparaître, pris en otage par des autochtones furieux de nous faire sentir notre présence non désirée. 
Aloubè se lève sans bruit, laisse tomber des lames de cuivre sur le sol (imitant à la perfection le bruit d'une vitre cassée) et quitte la maison 
dans la plus totale obscurité en poussant les cris étouffés de quelqu'un que l'on bâillonne. 
Les scouts, sont éveillés par le tintamarre. Censés partir à sa recherche, ils doivent le trouver ligoté à un arbre. 
Aloubè prend soin de laisser couler une ampoule de mercurochrome (rouge) sur son crâne, imitant un écoulement de sang.
La dizaine de scouts partis à sa recherche l'ont effectivement retrouvé (il faisait assez de bruit pour qu'ils ne perde pas sa trace !) 
au pied d'un arbre, hagard et se plaignant d'un mauvais coup sur la tête. L'illusion étant parfaite à la lueur d'une lampe de poche, 
son frère ne peut s'empêcher de murmurer "..qu'est-ce qu'on va dire à la maison, au retour !?". 
Tout se termine dans un grand éclat de rire, les scouts ayant trouvé le thème du jeu très réussi.
Néanmoins, quelques jours plus tard, un jeune scout "tenderfoot" (novice) est pris d'une coloration jaune d'un plus bel effet, 
développant une jaunisse. La peur, sans doute ! Après s'être excusé auprès des parents, Aloubè na plus jamais osé de jeu de nuit trop réaliste.
.

 


Un douloureux souvenir date de 1958, pendant l'Exposition universelle de Bruxelles. Un grand camp est organisé pour toute la province du Katanga et réunit plusieurs dizaines de participants venus de toutes les unités. Ce n'est pas un Jamboree, mais, cela en prend l'importance aux yeux des participants. A cette occasion, Aloubè représente la 1ère dans un grand "hike" (randonnée solitaire de 2 à 3 jours) consistant en une épreuve d'endurance de marche avec lecture de carte, repérage de nouveaux chemins de brousse, observation de la nature (temps, animaux, flore) survie alimentaire minimale (les allumettes étant comptées, on se fait un point d'honneur à ne pas en consommer une seule et à allumer un feu par d'autres moyens), confection d'un abri pour la nuit. Cette épreuve, il n'a jamais pu la terminer : ses chaussures de marche ayant rendu l'âme au début de la dernière journée et les clous ayant sérieusement blessé la plante des pieds. Ô rage, ô désespoir. La honte !
C'est en camion balai qu'il fait une entrée remarquée au camp de base. 


Le matériel provient en grande partie de stocks périmés de l'armée (Force Publique) conférant à un camp un aspect militaire qui ne dépayse pas un fils de militaire.

C'est chez les scouts qu'Aloubè apprend à se débrouiller en cuisine, secourisme, à s'orienter correctement, lire une carte sans trop de peine, communiquer en alphabet Morse (aujourd'hui abandonné), la débrouille, l'altruisme. Toutes ces petites choses ont déjà bien servi et continuent à se révéler, aujourd'hui encore, bien utiles. Merci BP ! (Baden Powell) Ah, tenez, découvrez le "totem" d'Aloubè en alphabet morse : < -.-. /.- / -. /. / - / --- / -. > 

daffy
 
  fin de page
 

retour à 1956 à 1959

aller à Après 1959