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dialogue
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Santé |
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La douleur est
universelle
parlez-en
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Quelques précisions
La douleur un double problème
La maladie: le partenaire le plus important dans la lutte contre la
douleur
Combattre les idées
reçues
Peut-on mesurer la
douleur?
La douleur ne doit pas
être une barrière entre le patient et son entourage
La douleur
chronique, une maladie proprement dite
L'arthrose, une douleur particulière
Les progrès de la
prise en charge de la douleur
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Personne n'a
besoin d'une définition scientifique pour reconnaître la douleur car tout
le monde a eu, un jour ou l'autre, mal aux dents, mal à la tête, mal suite
à une blessure... ou mal sans que l'on puisse expliquer pourquoi.
S'il était autrefois de bon ton de souffrir en silence, cette attitude est
désormais tout à fait révolue et les professionnels de la santé
s'attachent actuellement à offrir les meilleurs traitements à tous ceux
qui souffrent.
Grâce aux progrès scientifiques et aux formations davantage axées sur
l'écoute du patient, ils sont aujourd'hui en mesure de proposer des prises
en charge performantes adaptées à chaque type de douleur.
Prévenir la douleur, respecter le confort du malade et préserver sa
qualité de vie sont devenues des priorités quotidiennes. Seul un paramètre
essentiel reste encore à améliorer: apprendre à tous à exprimer sans
crainte et sans retenue ses souffrances. |
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Quelques
précisions
On classe généralement la
douleur en deux catégories:
La douleur aiguë = est une réponse immédiate à une agression de
notre corps. Lorsque la cause peut être écartée et les conséquences
traitées, elle se résout spontanément et relativement rapidement.
La douleur chronique = une
douleur qui persiste parfois encore longtemps même après la guérison ou
une douleur dont on ne peut déterminer la cause exacte et qui dure plus de
trois mois.
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Les patients évaluent généralement bien leur douleur
Les résultats de vastes études portant sur la douleur par les patients
eux-mêmes coïncident avec les chiffres rapportés par les études
scientifiques.
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La
douleur aiguë
La douleur aiguë est une alarme, elle indique
qu'il se passe quelque chose d'inhabituel dans le corps (blessure,
maladie, traumatisme, etc...) et incite à la réaction.
Elle fonctionne comme un véritable système d'alarme qui, lorsqu'il se
déclenche, alerte les habitants et les voisins qui se préoccupent de ce
qui se passe. Une fois le problème résolu, le bruit de l'alarme n'a plus
aucune raison d'être et s'il persiste, il agace tout le monde. C'est
exactement ce qui se passe avec une douleur aiguë. Une fois traitée, elle
n'elle plus utile et si elle persiste, elle ne peut qu'être défavorable à
notre état physique et psychologique et peut même retarder la guérison. Il
est donc extrêmement important d'agir quand elle se manifeste. |
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La
douleur chronique
La douleur chronique n'a par
contre aucune fonction d'alarme, elle est même plutôt considérée
aujourd'hui par les médecins comme une maladie proprement dite qui mérite
toute leur attention. Quand quelqu'un souffre continuellement du dos, du
genou, des hanches ou de maux de tête réguliers, il rencontre en plus de
la douleur une série de problèmes qui s'y rapportent. Il doit, par
exemple, gérer une gêne physique qui l'empêche de fonctionner normalement
et qui n'est pas sans conséquence sur son moral. C'est pourquoi une
personne qui souffre continuellement a tendance à se replier sur
elle-même. La douleur complexe qui mérite une attention spécifique car une
multitude de facteurs annexes entrent en ligne de compte dans sa prise en
charge.
L'approche multidisciplinaire à l'hôpital permet de tout mettre en oeuvre
pour soulager au mieux la douleur chronique et offre au malade la
meilleure qualité de vie possible.
Une équipe composée de plusieurs spécialistes (médecin, infirmier,
pharmacien, rééducateur, kinésithérapeute, physiothérapeute, psychologue)
permet d'offrir une approche adéquate dans laquelle le malade a un rôle
essentiel à jouer. |
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La douleur chronique, bien plus qu'une douleur
On parle de plus en plus de syndrome de douleur chronique, un terme qui
désigne l'ensemble des signes et des symptômes que ressent le patient
atteint de douleur chronique. Il peut avoir un impact important sur la vie
quotidienne, familiale, sociale ou professionnelle du patient.
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Qualifiée de
"multidisciplinaire" cette approche permet de mettre en place un
traitement qui vise prioritairement à :
- réduire la douleur
- rétablir au milieux les
capacités physiques du malade
- adapter son mode de vie et
lui permettre d'accepter ses limites
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Parler de la douleur
Il est important de savoir que les médecins et les thérapeutes se sentent
aujourd'hui très concernés par la douleur. A partir du moment où un
patient dit qu'il souffre, ils savent qu'il faut prendre cette douleur en
considération.
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La douleur cancéreuse
La douleur cancéreuse est
probablement un des problème majeurs dans les cancers. Elle peut être
consécutive à la compression exercée par la tumeur sur les fibres
nerveuses, mais elle résulte aussi parfois du traitement lui-même.
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La douleur :
un double problème
Il est logique que tout le
monde ressente une douleur de temps à autres puisqu'elle est un signal
d'alarme. Mais il est plutôt inquiétant de savoir qu'une personne sur
quatre souffre de douleurs chroniques dans notre pays. D'autant que ces
douleurs, non traitées, perturbent en moyenne les activités normales
durant un mois par an et engendrent inévitablement de l'absentéisme. Ces
absences ont, elles aussi, des conséquences sociale et économiques pour le
patient et exposent souvent l'employeur à des frais supplémentaires pour
remplacer ces travailleurs. De telles situations sont difficiles à vivre
pour celui qui ne peut pas toujours assumer correctement son travail et
qui peut se voir emporté dans une spirale négative.
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La maladie:
le partenaire le plus important dans la lutte contre la douleur
Seul la maladie sait
exactement ce qu'il ressent. Aussi, le premier pas vers un traitement
médical adéquat consiste pour le médecin à reconnaître la douleur
qu'exprime le malade et à en parler avec lui. Trop de personnes pensent
encore qu'elles seront considérées comme trop sensibles, émotionnellement
déséquilibrées ou peu crédible si elles avouent avoir mal. Cependant,
comme la douleur ne peut pas se voir, il est indispensable de l'exprimer
pour mieux la faire comprendre.
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Combatte
les idées reçues
"A blessure égale, douleur égale"
Le degré de douleur n'est pas directement lié à l'origine et à la gravité
du mal. IL a été prouvé par exemple qu'un malade chez qui les
radiographies montrent clairement la présence d'une hernie discale (une
hernie au niveau d'un disque vertébral) peu ne pas souffrir, alors qu'un
autre malade avec un traumatisme plus léger ou à peine visible peut
souffrir énormément.
"Les antidouleurs, c'est
mauvais"
Tout médicament engendre les effets secondaires. Le bon usage d'un
médicament repose donc sur le bon équilibre entre son efficacité et ses
effets secondaires. Pour parvenir à cet équilibre dans le traitement de la
douleur, le médecin doit souvent procéder pas à pas, en commençant par un
médicament de base tel que le paracétamol et en adaptant ensuite le dosage
jusqu'à obtenir un effet antidouleur satisfaisant avec un minimum d'effets
secondaires. Si ce médicament de base s'avère insuffisant, dans ce cas, le
médecin opte pour un antidouleur plus puissant.
"Une douleur persistante
signifie que la maladie est incurable"
Ce n'est absolument pas vrai. La douleur chronique est par définition une
douleur qui persiste longtemps, parfois même bien après la guérison de la
maladie ou la disparition de la lésion initiale. De même qu'une douleur
liée à un cancer peut durer longtemps sans que cela ne témoigne d'une fin
imminente.
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Peut-on mesurer
la douleur?
Bien que la douleur
soit invisible et plus difficile à mesurer que la température avec un
thermomètre ou la tension grâce au tensiomètre, il est toutefois possible
d'en faire une évaluation correcte par des moyens très simples.
Le premier est une échelle visuelle analogique qui permet de mesurer
l'intensité de la douleur. Elle se présente sous la forme d'un trait
correspondant à une règle graduée de 0 à 10 cm. La valeur 0 signifie qu'il
n'y a aucune douleur tandis que la valeur 10 représente la douleur la plus
intense que le patient puisse imaginer. En demandant au patient de montrer
sa douleur sur l'échelle, le médecin peut mieux l'évaluer et proposer au
patient un traitement approprié. |
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Une autre échelle représentant
les visages des célèbres "smileys" dans différentes attitudes, allant
d'extrêmement heureux à triste, permet aussi de mesurer la douleur. Cette
échelle appelée "smiley analogue scale" est surtout utilisée chez les
enfants. |
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Les médecin utilisent parfois
une échelle imaginaire allant de 0 à 5 points où 0 équivaut à l'absence de
douleur, 1 à une douleur très légère, 2 à une douleur légère, 3 à une
douleur moyenne, 4 à une forte douleur, 5 à une très forte douleur. |
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Une évaluation régulière
Ce type de mesure reste bien entendu très sugjectif. Mais en le faisant de
manière répétée et régulière, le médecin peut à la fois mieux évaluer la
douleur et l'efficacité du traitement antidouleur prescrit.
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On peut
également mesurer la qualité de la douleur du patient en lui demandant de
décrire avec précision (liste de mots, etc.). Certaines douleurs font
parfois penser à une décharge électrique un coup de couteau ou une douleur
continue... Cette description est importante, car elle donne des
informations précieuses qui permettent au médecin de juger au mieux la
douleur et de proposer un traitement adéquat. La mesure de la mobilité du
patient peut également constituer un bon indicateur pour le médecin. A
l'aide de questions ou liste de mots, il peut mesurer l'influence de la
douleur sur sa mobilité.
Exemples:
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Êtes-vous
capable de vous déplacer sur 100, 500, 1000 m?
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Êtes-vous
capable de monter les escaliers?
-
Êtes-vous
capable de vous baisser pour mettre vos chaussettes et/ou vous
chaussures?
-
Êtes-vous
capable de lever votre bras pour peigner vos cheveux?
-
Etc..
Par ces
mesures, le médecin peut aussi évaluer au final la qualité de vie du
patient. Si un patient ne peut plus bouger comme il veut, s'il ne peut
plus accomplir lui-même certaines tâches, et s'il ne sait pas comment les
choses vont évoluer, sa qualité de vie s'en trouve diminuée et son moral
n'est plus au beau fixe.
Par ce travail de collaboration, le médecin et le patient parviennent
souvent ensemble à faire une bonne évaluation de la douleur et une
meilleure gestion.
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La douleur ne doit pas
être une barrière entre le patient et son entourage
Quelqu'un qui souffre de douleur
aiguës suscite souvent beaucoup d'attention de la part de son entourage.
Mais une fois la cause déterminée, le traitement établi et la douleur
soulagée, tout rentre dans l'ordre.
Quand quelqu'un souffre de douleurs chroniques ou récurrentes, les choses
se complique. Il est parfois difficile pour l'entourage de comprendre la
situation car la personne qui souffre devient souvent incapable de remplir
certaines tâches et n'est pas toujours de bonne humeur. Elle se replie
souvent sur elle même, tente de dissimuler les choses et se résigne à
accepter ses soucis de façon solitaire... bref, elle développe un
comportement asocial.
Voilà pourquoi l'écoute du malade par un thérapeute est si importante. Ce
n'est qu'ensemble qu'ils pourront développer une stratégie de traitement
efficace.
Toute personne inquiète doit par conséquent contacter son médecin
traitant ou un thérapeute. Ce sont des prestataires spécialement formés
qui sont prêts à apporter leur aide et leurs conseils pour redonner
confiance au malade et l'aider à parler d'autre chose que sa maladie avec
ses proches et à vivre des moments heureux en famille ou entre amis.
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La
douleur chronique, une maladie proprement dite
Qu'elle prenne la forme d'une
fibromyalgie, d'un mal de tête, de dos ou d'une arthrose, la douleur
présente à chaque moment de la vie de celui qui en souffre. En parler,
apprendre à porter sur elle un autre regard permet souvent à celui qui la
vit, même depuis longtemps, de gérer sa douleur plus adéquatement.
FORUM DOSSIERS
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L'arthrose,
une douleur particulière
L'arthrose est une cause
fréquente de douleur chronique. On la décrit comme une infection, une
usure des articulations ou comme une maladie "classique" liée au
vieillissement. Les articulations les plus touchées sont celles de la
colonne vertébrale, du genou et des hanches.
L'arthrose touche presque toutes les personnes de plus de 60 ans, mais
cela ne signifie pas pour autant que toutes en souffrent. Celles qui en
souffrent éprouvent, dans la plupart des cas, une gêne fonctionnelle et un
handicap répété. Or, il n'existe encore aucun moyen permettant de guérir
l'arthrose. Le traitement le plus adéquat consiste à diminuer la douleur
le plus possible et à entretenir le mouvement des articulations par un
programme d'exercices physique afin de rétablir un fonctionnement normal
ou de maintenir un certain degré de mobilité des articulations. Le but
principal est de préserver la qualité de vie du patient.
En associant des médicaments et un mode de vie approprié, on peut éviter
au malade de se retrouver dans un cercle vicieux.
Une équipe européenne d'experts propose de suivre les directives
suivantes afin de traiter l'arthrose de manière optimale:
Combiner médicaments et un mode de
vie approprié.
Personnaliser le traitement.
Bien informer le malade.
Contrôler le poids (le risque de
souffrir un jour d'arthrose du genou diminue de moitié quand le malade
perd 5kg, en cas d'arthrose douloureuse, une perte de poids de 10% procure
15% d'amélioration au niveau de la mobilité).
Renforcer les muscles qui entourent
l'articulation affectée en pratiquant de l'exercice physique pour mieux la
soulager. Attention, toutefois aux exercices qui surcharge les
articulations: jogging, squash, tennis, etc... La natation et le cyclisme
sont particulièrement recommandés.
Prendre des médicaments antidouleurs
en commençant, selon les recommandation comme traitement de base.
Associer des médicaments
anti-inflammatoire en application locale ou par voie orale pour améliorer
le traitement.
Si le traitement ne donne pas de
résultats satisfaisants, on peut associer au traitement de base
(paracétamol par exemple) des dérivés opiacés.
Si ce traitement se montre également
insuffisant, on peut bénéficier de médicaments injectables dans
l'articulation atteinte (cortico-stéroïdes intra-articulaires).
En cas d'échec de tous ces
traitements, la dernière solution consiste à opérer (intervention
chirurgicale pour poser une prothèse du genou ou de la hanche ou une
intervention chirurgicale du dos).
Une dose de paracétamol
recommandée est de 1 gramme (1000mg) par prise jusqu'à 4 fois par jour.
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Les progrès
de la prise en charge de la douleur
1. Les médicaments:
"Premium
non nocere", premièrement ne pas nuire! Ce principe médical de base
est plus que jamais prioritaire dans la prise en charge de la douleur.
C'est pourquoi, les médecins préfèrent débuter les traitements antidouleur
par de médicament efficaces n'entraînant que peu d'effets secondaire, même
en cas d'utilisation prolongée. Le paracétamol, un antidouleur pur, est
une molécule qui possède à la fois des effets antidouleurs d'action rapide
et peu d'effets secondaire. C'est pourquoi il est unanimement reconnu sur
le plan scientifique comme un produit de référence dans le traitement de
la douleur. Cependant, on constate que la grande majorité des gens
l'utilise en trop faible quantité par rapport aux doses recommandées.
Quand le paracétamol ne donne pas suffisamment de résultats, le médecin
peut décider de prescrire des anti-inflammatoires non stéroïdiens qui
agissent selon un autre mode d'action. Ces produits ont à la fois un effet
antidouleur et anti-inflammatoire qui est parfois plus approprié dans le
traitement de certaines douleurs.
Cependant, leur utilisation peut à long terme endommager la protection
naturelle de l'estomac ou des intestins. Ces produits ont également une
influence sur la coagulation sanguine (ils fluidifient le sang), ce qui
les rend moins aptes aux traitements préventifs de la douleur en cas
d'intervention chirurgicale ou d'extraction dentaires.
2. La
prévention de la douleur
-
Les
interventions chirurgicales sont souvent douloureuses. C'est
pourquoi il existe des directives proposant de donner au malade un
antidouleur en prévention avant l'intervention et d'opérer sous
anesthésie locale ou générale dans le but d'améliorer son
rétablissement. De ce fait, au moment où le malade ou la partie du
corps endormie se réveille, l'analgésique administré préventivement
est toujours en action.
-
On pratique
aussi de plus en plus "l'analgésie contrôlée" pour gérer les
douleurs post-opératoires. Dans cette approche, le malade participe
activement au traitement dans la phase post-opératoire en
s'administrant lui-même, sous certaines conditions, les doses
d'antidouleur dont il a besoin. Concrètement, on place au malade un
cathéter relié à une pompe contenant un antidouleur. Quand le malade a
mal, il peut, en appuyant sur un bouton, s'administrer lui-même une
dose supplémentaire d'antidouleur pour autant qu'un temps minimum se
soit écoulé depuis la dernière dose.
-
L'anesthésie péridurale est aussi en exemple de prévention de la
douleur et aujourd'hui, il est pratiquement impensable de ne pas la
proposer à une femme qui accouche. Cependant, la prévention de la
douleur ne se fait pas uniquement à l'hôpital, quand un soin
particulier risque d'être douloureux en ambulatoire, il arrive que
l'on conseille aussi au patient de prendre un antidouleur une
demi-heure avant de se rendre à l'examen. De ce fait, le médecin ou le
technicien travaille dans de meilleures conditions et le patient ne
souffre pas.
3.Le
traitement de la douleur chronique
La douleur
chronique est très complexe et une multitude de facteurs rentrent en ligne
de compte dans sa prise en charge. C'est pourquoi le traitement doit être
établi par des professionnels de la santé en étroite collaboration avec le
malade. Il doit intégrer différentes approches: une approche médicale (des
médicaments et des soins) de la rééducation et dans certains cas une
approche psychologique. Toutes ces disciplines jouent un rôle important et
complémentaire.
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Les
médicaments visent avant tout à apporter une protection efficace
contre la douleur durant 24 heures. Pour y parvenir, il faut prendre
des médicaments en respectant des horaires précis.
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Les séances
de rééducation et les soins de kinésithérapie visent à apprendre
au patient à faire des mouvements qui lui permettent d'augmenter son
degré de mobilité et de préserver sa qualité de vie.
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Lorsqu'un
patient développe une hantise ou une angoisse par rapport à un
mouvement ou une posture qui est à l'origine de sa douleur, il est
important qu'un psychologue analyse avec lui la situation. Par des
entretiens structurés, il pourra vérifier dans quelle mesure le malade
souffre d'une phobie par rapport à ces mouvements (une angoisse) et
l'aidera par une thérapie cognitive de comportement à
l'accepter et à la gérer. Il n'est pas toujours possible de supprimer
complètement la douleur chez un malade chronique, mais il faut
toujours essayer d'améliorer au maximum sa qualité de vie. Pour ce
faire le malade doit parfois apprendre à vivre avec un certain
handicap et peut-être aussi avec une douleur résiduelle.
4.Les centre
de référence multidisciplinaires de la douleur chronique
Afin
d'améliorer la prise en charge de la douleur chronique dans notre pays, l'Inami
mène depuis le début de l'année 2005 un projet pilote dans 9 hôpitaux
reconnus comme centres de référence multidisciplinaires de la douleur
chronique.
Ces unités particulières, qualifiées de multidisciplinaires, parce
qu'elles se composent d'intervenants médicaux et non médicaux (médecins,
pharmacien, infirmière, kinésithérapeute, psychologue, ergothérapeute,
assistant social, etc...) offrent en Belgique, une opportunité de prise en
charge élargie et spécifique aux personnes souffrant de douleur chronique
tant à l'hôpital qu'en ambulatoire. |
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Pour qui et
comment?
Seuls les patients souffrant
de la douleur chronique et traités sans succès depuis au moins six mois
par leur médecin généraliste (première ligne) ou un spécialiste (deuxième
ligne) peuvent être dirigés par ces derniers vers ces centres. On les
appelle aussi centre de troisième ligne, car outre leur mission de
prestation de soin, ils doivent assurer une activité de recherche et de
formation concernant les problématiques de la douleur chronique. Le
patient y bénéficie d'une approche nouvelle et y fait l'objet d'un
diagnostic multidisciplinaire basé sur les rencontres avec les différents
intervenants médicaux et non médicaux. Ce diagnostic est le véritable
point de départ à partir duquel les membres de l'équipe élaborent ensemble
un plan de traitement personnalisé et adapté à la situation du patient.
Selon les cas, le traitement est conduit au sein de l'hôpital ou en
ambulatoire et le médecin traitant (généraliste ou spécialiste) à
l'origine de l'orientation du patient vers ce centre est tenu informé du
diagnostic et du traitement afin d'être en mesure de le poursuivre au plus
vite.
Avantages de ces
structures
Ces structures élaborées à titre expérimental et financées en partie par
l'Inami seront évaluées en 2008. Sélectionnées sur base de critères très
stricts, elles réunissent de nombreux avantages d'un point de vue des
prestations de soins:
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une synergie
exceptionnelle de l'expertise et de l'expérience de nombreux
intervenants qui offre les meilleures chances d'écoute,
d'information, de compréhension et d'éducation au patient. |
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l'accessibilité aux meilleures technique interventionnelles(infiltration,
radio-fréquance, neuromodulation, etc...) |
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Un centre de
revalidation fonctionnelle |
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des
programmes de travail en groupe |
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un système
de collaboration étroite avec les médecin généralistes et
spécialistes. |
Des
avantages non négligeables dans la poursuite des objectifs principaux:
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soulager les
patients et les aider à maîtriser leur douleur |
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amender la
consommation de médicaments contre la douleur |
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aider les
patients à retrouver un maximum d'autonomie fonctionnelle |
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réinsérer
les patients dans la vie (familiale, professionnelle, sociale,
etc..) active |
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améliorer
leur qualité de vie |
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diminuer
leurs besoins de prestations de santé ou d'assistance liés à la
douleur. |
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Conclusion
La douleur ne devrait pas faire
partie de ce monde. Aujourd'hui, un patient n'a pas à supporter la
douleur. De nombreux produits sont disponibles. Ils sont capables de
soulager des douleurs de courte durée. Si la douleur ne disparait pas
après quelques jours, il est préférable d'en parler à un médecin pour
qu'un traitement mieux adapté soit prescrit selon les besoin du patient.
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Dialogue & Santé
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