RÉFLEXIONS SUR NOTRE (
??? ) SOCIETE
LA COMPETENCE
Rappelons
d'abord le "Principe de Peter" : " Dans beaucoup d'organisations, chacun est
promu jusqu'à atteindre son niveau d'incompétence". C'est bien connu, et pas
tellement spécial. Mais il y a pire : le mot compétent, qui signifie
littéralement " qui est capable de, qui a la capacité de traiter un problème..."
est utilisé dans le langage courant
actuel pour désigner " celui qui s'occupe de" !! Idéalement, ce serait parfait : celui
qui, éventuellement par ses connaissances, est capable de traiter un problème,
s'en occupe .
En pratique,
on admet qu'il en est ainsi ! Celui qui s'occupe d'un problème est présumé être capable de s'en occuper.
Plus aucune distinction n'est faite entre les capacités et le titre . D'où par
exemple l'abominable utilisation du terme " autorité compétente ".
Pensons par
exemple ( il y en a tellement ) aux compétences pédagogiques des autorités
"compétentes" en matière d'enseignement !...
LA VOIE
HIERARCHIQUE
Dans son
remarquable ouvrage " Soumission à l'autorité" ( dont une petite partie a été
reprise dans le film " I comme Icare " , Stanley MILGRAM montre jusqu'où la
soumission aveugle à l'autorité peut mener . Les constatations faites par
l'équipe de Stanley Milgram dépassèrent les prévisions les plus
pessimistes. " Le chef a dit"... "
Le ministre a dit" justifient n'importe quoi, souvent absolument n'importe quoi
( demandez à Hitler et surtout aux sous-fifres ! ) .
Et où en
sommes-nous? Pour la majorité de nos actions ( par exemple dans le
fonctionnement d'une entreprise ou administration ) , toute action ou décision
doit être soumise au supérieur hiérarchique, qui lui même demandera à son
supérieur hiérarchique ... pour finalement aboutir à ... l'autorité compétente
!
LE
POUVOIR
Quoiqu'on puisse en penser, les ministres ont, dans les gouvernements européens (et autres?) beaucoup de pouvoir. Un conseil des ministres peut prendre des décisions affectant la vie de tous les jours. Et ceci simplement parce que ces ministres sont presque en haut de la chaîne des "supérieurs hiérarchiques". Je pense qu'une amélioration peut être obtenue en imposant à quelqu'un, pour être "ministrable", d'avoir au moins un Q.I. - disons de 120. Et également d'avoir des "connaissances" dans le domaine concerné. Au pire, cela ne changerait rien, mais pourquoi ne pas essayer? Idéalement, ces gens devraient aussi passer un examen d'honnêteté, mais cela ne semble pas réalisable. Cette proposition n'implique nullement que chacun doive se promener avec son Q.I. affiché sur sa tête. On saurait simplement que ceux qui sont ministres ont un Q.I. relativement élevé et des capacités dans le domaine dont ils s'occupent.
L'HABITUDE
Désignez une
ineptie que vous constatez, peu importe laquelle . Quelle réponse vous fera
-t-on très souvent? :" On a
toujours fait comme cela " - Et tout se trouve ainsi justifié. Encore mieux, on
vous répondra : " on a toujours fait comme cela, demandez au chef... "
Que faire pour en sortir??? Je ne sais pas, et c'est sans gaieté que j'écris ces quelques lignes...
PEUT -
ETRE
Une "
obligation de penser" , de ne pas obéir stupidement " parce que c'est le chef,
parce qu'il sait, parce que l'on a toujours fait comme cela, parce que je ne
veux pas prendre de responsabilité, parce que si je ne le fais pas un autre le
fera " ... mais le chemin à faire est tellement grand, tellement
long...