En guise de curriculum...

Note liminaire

N'étant à la recherche ni d'un emploi, ni d'aucune sorte de mandat, je n'avais pas jugé utile de rédiger un quelconque curriculum vitae.
Mais, à considérer mon site, que j'avais élaboré sans but précis dans les premières années suivant le décès de mon épouse, puis mon départ à la retraite, je vois clairement qu'il ne correspond ni à l'ensemble de mes aspirations, ni à l'inventaire de mes expériences.
Ma première page web était une page de liens météo (qui fait toujours le gros de ma page d'accueil), motivée par le double intérêt d'ex-spécialiste de la pollution de l'air, et de pratiquant de la voile en Mer du Nord.

J'y ai rapidement joint quelques souvenirs des voyages que je faisais en Bolivie, à l'invitation d'un ami bolivien que j'avais connu vingt ans auparavant, à l'occasion de ses études en Belgique. Malgré mon intérêt jamais éteint pour les problématiques du développement, je n'ai voulu m'y mêler à aucun organisme lié à la coopération. Je me contentais de faire partager des impressions sur la vie du pays, l'intérêt qu'il y avait, pour la sentir, à s'impliquer dans la vie quotidienne de citoyens moyens, qui n'étaient ni très pauvres, ni liés à l'administration, ni à aucun circuit international, et je faisais quelques suggestions pour ce que je considérais comme une manière de voyager intelligente et respectueuse du pays, avant la mode (encore limitée) du tourisme alternatif.
Si je me suis par la suite impliqué davantage, vous n'en trouverez que des traces allusives et limitées, par exemple dans mes pages sur l'information bolivienne, ou sur la coca.
Et il y aurait tant d'autres choses à dire...
En attendant une révision générale, passons donc à une brève présentation.

Etudes

Après des études primaires, pendant la guerre, et des humanités gréco-latines (terminées en 1952 au Collège St Michel à Bruxelles), je passai l'examen d'admission aux Ecoles Spéciales (Ingénieurs Civils) en 1953.
(Mon intérêt passionné pour la radio et l'électronique, dès l'âge de 14 ans (eh oui, déjà en 1949), et quelque facilité pour les maths et les sciences, l'avaient emporté sur mon goût pour la nature, et sur ma grande curiosité (déjà, aussi) pour les populations lointaines...).
Je bifurquai cependant encore un peu, puisque je devins candidat en Sciences Mathématiques et en Sciences Physiques, puis licencié en Sciences physiques (UCL, 1958) et Docteur (UCL, 1962).

Activités professionnelles

Boursier de l'IRSIA, puis chercheur, pendant mon doctorat, à l'Institut Interuniversitaire des Sciences Nucléaires, je partis immédiatement après à l'Université Lovanium à Kinshasa (alors Léopoldville) en avril 1962 (20 mois après l'Indépendance si mouvementée), où je devins Chargé de Cours, et titulaire du cours de Physique Générale. (On y connut plusieurs gouvernements, la grande rébellion Muléliste, et le coup d'État de Mobutu). C'était aussi l'époque où René Dumont écrivit son premier ouvrage "L'Afrique noire est mal partie"...
Revenant après un peu plus de quatre ans, je n'étais plus tellement bienvenu là d'où je venais, et pris un nouveau tournant. Pendant près de 6 années, je fis partie du Laboratoire de Développements Avancés de la M.B.L.E., qui était, à l'époque, la plus importante industrie électronique de notre pays.
On y étudiait les interfaces de semiconducteurs et de couches minces déposées; mais l'immense avenir de ce sujet (structures MOS/MIS) n'empêcha pas cette société d'abandonner complètement ce domaine.
En 1973, je tâtai donc de l'enseignement, secondaire d'abord (mais les responsables d'établissement se méfiaient fort de qui pouvait avoir l'expérience de terrains différents), puis technique supérieur (cours de télécommunications en hyperfréquences et d'électronique industrielle à l'INRACI, qui formait des ingénieurs à l'époque).
En 1974 (j'approchais d'un âge que, assez ridiculement, beaucoup considèrent comme fatidique, voire rédhibitoire), j'eus l'occasion d'entrer au Département de l'Environnement de l'Institut d'Hygiène et d'Épidémiologie (aujourd'hui Institut Scientifique de Santé Publique), pour l'étude de la pollution de l'air. Plus tard, ce département a disparu pour raisons politiques (régionalisation...), tandis que j'étais devenu administrateur de l'ordinateur central. Je fus aussi responsable informatique du département de Biosécurité, avant de prendre ma retraite en 1998. Plusieurs de mes anciens collègues sont encore actifs dans le cadre de l'IBGE ou de la Celine.

Vie associative

J'étais, jusqu'à mon séjour en Afrique, un catholique très zélé. En 1944, à huit ans, sous l'occupation, clandestinement, j'étais déjà aux "Louveteaux" d'une unité scoute paroissiale (51e BP). Ceci m'a toujours paru important, et, plus tard, je n'ai point obtempéré à l'exigence du Collège de ne faire partie, sans autorisation, d'aucun mouvement (même scout) étranger à l'établissement. La libre fréquentation de milieux différents m'a très tôt paru une dimension essentielle de la vie humaine.

De 1962 à 1966, je vécus et je m'investis en Afrique, où je pensais d'abord travailler longtemps, et j'ignorais totalement (je ne les découvris que par la suite) les profondes transformations des activités de la jeunesse en Europe à cette époque. De 1967 à 1973, je militai principalement dans les comités de lutte contre la guerre au Viet Nam, ce qui m'amena à fréquenter de nombreux mouvements d'extrême-gauche, malheureusement en perpétuelle dénonciation mutuelle. A partir de 1975 (et alors que, curieusement, l'opposition entre communautaristes et régionalistes prenait le pas sur l'hostilité entre communistes et trotskystes, même parmi les fondateurs de l'Association Belgique-VietNam...), je m'éloignai progressivement de ces "paniers de crabes".

Et ce n'est qu'une vingtaine d'années plus tard, devenu veuf, que je me remis à collaborer, de manière occasionnelle, à diverses initiatives, telles que le bureau belge de Médecins du Monde (dont je réalisais la première version du site web), la minuscule mais combien efficace association qui gère depuis treize ans la Casa de Niños Padre J.M. THOMAS à Oruro (Bolivie), Ingénieurs sans Frontières, la Fondation Paul Raymaekers, ou encore un Magasin du Monde à Ixelles, et l'Association du Quartier Léopold (AQL), sans oublier la MAPHYL, association des anciens physiciens et mathématiciens de l'Université de Louvain.
Je m'étais joint aussi au comité de défense de la société TIERRA S.A. (voir aussi son histoire), ce remarquable projet industriel et social qui a créé depuis plus d'une douzaine d'années des centaines d'emplois dans une région particulièrement désolée et difficile en Bolivie (et même l'usine la plus haute du monde, à 5023 mètres d'altitude), mais qui s'est trouvée en bute à des manoeuvres de toute sorte, jusqu'à une incroyable accusation de narco-traffic, dont le procès a duré plus de cinq ans. Ce projet précurseur a pu survivre à toutes les vicissitudes, et son initiateur s'est impliqué dans le projet pilote de la COMIBOL pour l'exploitation du lithium du Salar de Uyuni, dans le cadre de la politique de maîtrise des ressources naturelles menée aujourd'hui par le Gouvernement Bolivien.

Sports et Hobbies

Beaucoup de choses, dans le désordre...  De ma passion d'adolescent pour la radio, je garde des caisses de restes qui sont peut-être dignes d'un musée.
A la fin de mes études, bien que d'aptitude physique modeste, je me passionnai pour l'alpinisme (en Oisans et à Freyr, avec les CIHM), que j'abandonnai cependant dès mon départ en Afrique ; mais je lui dois sûrement, encore aujourd'hui, une part de ma forme physique, et garde toujours le goût de la randonnée, sur tous les continents.
Aviation: au Congo, je crus utile d'apprendre à piloter (merci au moniteur Minnoye), formation que je poursuivis ensuite à l'école Devleminck à Grimbergen, mais que j'arrêtai complètement après avoir quitté la MBLE, à la veille du premier choc pétrolier.
A 40 ans je m'initiai à la croisière à la voile en Bretagne, et passai le brevet de Yachtman à l'Ecole de Navigation Côtière à Ostende en 1978. Je ne pratiquai cependant plus jusqu'en 1996, lorsqu'à 61 ans j'achetai un petit catamaran Hobie 16, que j'utilisais encore à 71 ans à la côte belge (au RBSC à Duinbergen, où j'étais devenu le doyen des barreurs de cata).
Entretemps, ce n'est qu'à 50 ans que j'avais approché pour la 1ère fois un cheval, mais, jusqu'il y a quelques années, je connaissais en détail tous les sentiers cavaliers de la Forêt de Soignes, et des pourtours du Zwin.

Robert Goedertier     

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Informatique

Je fus responsable de mainframe et, jusqu'en '98, administrateur de réseau. Je n'ai plus de contacts professionnels, mais je continue de m'impliquer dans l'utilisation de l'informatique et de l'Internet comme moyen de communication dans les pays moins avancés, et dans le monde associatif. Si, pour ce qui est de la "fracture numérique", toute aide à l'équipement reste bienvenue, je demeure convaincu que les problèmes doivent d'abord être rencontrés au départ de l'existant, et donc par l'usage de procédures compatibles avec les équipements vétustes et les télécommunications médiocres ou difficiles rencontrés sur le terrain.  (Même sans aller jusqu'au tam-tam...  ;-)
Ceci supposerait une évolution des formations ou initiations à l'Internet, au moins dans la sphère privée, ainsi que dans les services d'information (la vie au bureau n'est pas la vie dans le monde réel !), et j'ai rédigé quelques suggestions en ce sens (résumé de propositions ; appel).
Je trouve irrationnel que beaucoup de professionnels de l'informatique considèrent que ces suggestions relèvent plus de l'éthique que de la technique.

*Haut.   

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Vresse, 1942