Les problèmes de la Coca.

Un petit résumé.

La Coca est un plante, de la famille des linacées, originaire des vallées tropicales d'altitude intermédiaire de la Cordillère Orientale.
Sa feuille est consommée depuis des temps immémoriaux par les populations des Andes, et est connue pour ses effets de résistance accrue à la fatigue, à la faim et au froid.
Au 19e siècle, elle a attiré l'attention de personnes très diverses (elle est même à l'origine d'une boisson très connue). Un des nombreux alcaloïdes qu'elle contient a reçu le nom de cocaïne, et présente sous forme concentrée des usages et des effets variés, fort différents de ceux de son usage traditionnel.
Depuis les années 70, la Bolivie a connu un terrible problème social, toujours non résolu, à la suite de la fermeture de nombreuses mines d'étain et de zinc. Des centaines de milliers d'habitants des régions minières se sont trouvés sans aucun emploi ni ressources, et ont émigré, les uns vers d'autres villes, et les autres vers des régions plus humides où ils ont tenté de se reconvertir à l'agriculture; on les appelle "relocalizados".
Une partie d'entr'eux ont maintenant des lopins de terre dans des régions tropicales dépourvues de toute infrastructure, notamment le Chapare.
A la même époque, après la guerre du Viet-Nam et le premier choc pétrolier, le Monde, et particulièrement les Etats-Unis, ont connu une explosion du problème de la drogue. Dans la situation politique, alors très troublée, de la Bolivie, les narco-trafiquants ont trouvé un terrain d'approvisionnement très facile (Structural Adjustment and the Spreading Crisis).
Les Etats-Unis exercent depuis longtemps toutes sortes de pressions sur les quelques pays andins qui n'ont pas interdit la culture et la consommation traditionnelle de la coca. Leurs desiterata se heurtent évidemment à deux obstacles sérieux: l'attachement des populations andines (de toutes les couches de la société) à la consommation d'une denrée et d'une boisson traditionnelles, et la grande difficulté à développer des activités rentables alternatives pour les paysans qui n'arrivent pas à vivre d'autres cultures dans des pays au bord de la faillite.
Les gouvernements Boliviens antérieurs tentaient de réduire la superficie des cultures de coca (on admet qu'une majeure partie de la production, et particulièrement celle des régions de basse altitude, est détournée vers le narco-trafic) par des incitants à développer des activités alternatives, et, simultanément, tentaient de mettre en place une surveillance stricte des transports de subtances intermédiaires (pate-base) et des "précurseurs" (solvants et réactifs; ceci a notamment eu pour effet l'emploi de kérozène, voire de fioul, au lieu d'acétone...).
Le gouvernement actuel, craignant de voir réduire des aides internationales, accepte de procéder à des destructions forcées de cultures, sans mesures compensatoires ni alternatives, et sans oser renforcer les mesures de contrôle et de recherche d'ateliers clandestins. On appelle cela une politique de "Dignité nationale" (Voir aussi "La police attaque les cultivateurs de coca").
Il y a trois ans encore, tout le monde admettait que l'efficacité etait médiocre, et les arrachages passaient pour des shows, tandis que les tensions montaient (Amnesty International Report 1999; Human Rights Watch; voir aussi les excès de la Ley 1008). Il est instructif, par exemple, de lire l'émotion causée depuis que des maladies ravagent les quelques maigres cultures alternatives. La politique "coca cero", plus musclée sous les dernières années de la présidence de Banzer, a entraîné une réduction plus drastique des surfaces cultivées, mais aux prix d'une aggravation de la misère paysanne, et soulevé l'opposition de la Conférence Episcopale, qui demande aussi la révision de la loi sur la coca.
Mais il est difficile pour un étranger de mesurer, et encore plus de traduire, le sentiment obsédant d'hypocrisie institutionnelle et de dégoût qu'inspire une politique anti-drogue imposée de l'étranger, opportuniste, et dépourvue de crédibilité, dans une atmosphère de corruption invéterée, telle que la décivait récemment R. Carvalho dans les pages du plus important quotidien de Santa Cruz.
(Voir encore: l'envers des cartes, et le futur du Chapare).
On peut signaler aussi l'importance des "relocalizados" parmi la population paysanne comme une particularité de la situation bolivienne vis à vis des autres pays andins. D'aucuns pensent que les réactions et traditions d'une classe d'origine minière ou ouvrière ont influé différemment sur le cours des conflits, et contribué à éviter des guerillas sanglantes comme celles que l'on connaît au Pérou et en Colombie. Ce serait une raison de plus pour remettre en question les méthodes actuelles de lutte contre le narcotrafic.
Aujourd'hui, après la vive tension au début de 2002 causée par l'expulsion du député Evo Morales du Parlement, la situation se détériore encore:

Des "plans" nationaux, largement soutenus par les Etats-Unis, veulent en finir avec une culture pourtant traditionnelle et rémunératrice. Or, lundi 23 avril, les paysans en colère devaient converger vers la capitale, avec à leur tête le "líder máximo" de la cause : le député Evo Morales. Devaient... car, depuis le début, la marche est littéralement harcelée par la police, au grand dam de la presse locale.Dans un souci de clarté, le quotidien "Opinión" commence par exposer les griefs. "La Bolivie supporte seule les coûts énormes induits par les plans successifs d'éradication des cocaïers. A titre d'exemple, l'application du Plan Dignidad (dignité), qui visait les exploitations du Chapare, a signifié une perte nette de 500 millions de dollars pour l'économie bolivienne. Ce plan a certes réduit à néant 38 000 hectares de cultures et a permis de retirer de la circulation quelque 220 tonnes de cocaïne, mais cette politique a surtout ruiné 25 000 familles désemparées et abandonnées par un gouvernement insensible et aux ordres de l'ambassadeur des Etats-Unis." (Le Courrier International, 24/4/2001).

(Voir aussi "La Bolivie en feu : les Etats-Unis provoquent un soulèvement" - Confidentiel.net, et Guerre du Gaz, Luttte anti-Coca et rébellion Aymara)

Usage traditionnel de la coca.

L'usage traditionnel est de chiquer les feuilles. Elles se consomment aussi en infusion (en Bolivie, le mot "mate" désigne une infusion en général; si on ne spécifie pas, ce sera souvent une infusion de coca; à ne pas confondre avec le mate brésilien ou argentin qui désigne une herbe spécifique).
Sous la colonisation espagnole, la culture et la consommation ont été fort développées, à cause de l'utilité qu'elle présentait pour supporter les conditions de travail extrèmement dures dans les mines d'argent et d'étain.
Son utilité réelle, notamment pour combattre les troubles dûs à la haute altitude, continue d'être appréciée de larges couches de la population, et de nombreux voyageurs. Les sachets de feuilles se vendent sur tous les marchés pour quelques pesos. Mais la plupart des hotels et restaurants préfèrent une forme plus moderne: des brisures de coca en sachets tout semblables à nos sachets de thé ou d'autres infusions. Il existe aussi un "trimate", association de coca, camomille et anis, excellent pour la digestion. Au Pérou on fabrique même du mate instantané.

La coca est-elle une drogue?

(Fable indienne du Statisticien et du Paysan).

Une littérature abondante relate les enquêtes épidémiologiques à la recherche de nuisances dues à la mastication de la coca; de nombreux articles du Bulletin on Narcotics peuvent être consultés su le site de l'UNDCP (ex-ODCCP: United Nations Office for Drug Control and Crime Prevention). Mais seuls les travaux les plus anciens affirment constater des effets attribués à la cocaïne (Ortiz, 1944; Wolff, 1952), voire des hallucinations (Von Tschudi, 1832), déjà contestées depuis longtemps (H.W. Maier), et que plus personne ne déclare observer aujourd'hui.
Il est de toute manière bien connu (Montesinos, 1965; Monge, 1952; Hanna & Hornick, 1977) que la cocaïne est en très grande partie hydrolysée dans le système digestif, et n'atteint dès lors pas le système nerveux central par cette voie; on a bien tardé à rechercher enfin à quelles substances peuvent être attribués les effets de la feuille de coca. (Hanna & Hornick citaient des travaux non encore publiés faisant état de nombreux nutriments; voir les travaux actuels de l'IRD).
Les observateurs sont unanimes à reconnaître que les habitués des pays andins y recherchent une meilleure résistance à la faim, ainsi qu'au froid et à la fatigue.
Des épidémiologistes ont observé des indicateurs de santé statistiquement moins bons chez les chiqueurs de coca, mais admettent que "Coca, by diminishing the sensation of hunger, has an unfavorable effect on the nutritional state of the habitual chewer" (Buck et alii, 1970). En réalité, l'usage de la coca est répandue dans des populations qui font face à des conditions de vie très rudes. L'étude néglige complètement le fait que les indiens accordent à la coca de nombreuses vertus curatives; que donnerait chez nous une enquête statistique sur les consommateurs d'aspirine ou de potions? Prétendre que les mâcheurs de coca souffrent de carences ou d'anémie parce qu'ils usent d'un trompe-la-faim, ne serait-ce pas une insulte aux mal-nourris du monde entier?
Mais la coca ne saurait être suspectée d'entrenir une sous-alimentation car "il a été observé que la consommation traditionnelle de feuilles de coca, considérée par certains comme un substitut alimentaire, ne provoque pas une diminution de l'appétit" (Michel Sauvain, IRD).
D'autres, ayant utilisé les batteries de tests de l'armée américaine chez les misérables paysans du Nord de l'Argentine (Murphy et alii, 1969), ont observé que, s'ils obtenaient d'excellents résultats pour la reconnaissance d'objets ("the more difficult sections of the Army Beta subtests"), ces consommateurs de coca étaint moins bons pour la reconnaissance de formes géométriques abstraites...
On peut aussi remarquer que ces études se déroulaient dans des villages de basse altitude, où une large part des paysans étaient des indiens ayant migré depuis les régions andines, avec tous les problèmes socio-culturels et d'adaptation que celà peut entraîner.
Si l'on s'obstine à étudier la question à coups de statistiques et de tests psychotechniques, au lieu d'analyses et d'études de métabolisme, je préfère arrêter les commentaires, et me bornerai à citer les conclusions de April Rottman (Southern Illinois University Carbondale / Ethnobotanical Leaflets):

"The leaves of the coca plant are used by Andean Indians to relieve fatigue and pangs of hunger, but also provide some nutritive value. Duke, Aulik & Plowman (1975) found that 100 gm of Bolivian coca leaves satisfied the dietary allowance for calcium, iron, phosphorous, vitamin A, vitamin B and vitamin E.
The Andean culture and the coca plant have thrived for centuries. It is ironic that this same plant that is used as a cure in its homeland is the source for so much abuse and misunderstanding in other parts of the world. "

La coca n'agit pas comme une drogue pour au moins trois raisons, unanimement reconnues par les observateurs:
1°) Elle ne donne pas lieu à une dépendance, ni ne conduit personne à une toxicomanie.
2°) Ses utilisateurs habituels n'y recherchent aucun effet d'agrément ni d'excitation (ce qui est par exemple le cas pour la mastication du khat au Yemen), mais seulement une aide à résister à la faim et à la fatigue.
3°) L'importance de leur consommation décroit spontanément lorsque leurs conditions de vie s'améliorent.

(Voir aussi le Musée de la Coca).

"Coca no es cocaína" est plus qu'un slogan ou une chanson populaire, c'est une vérité. Mais le Président de la République qui avait osé le dire publiquement il y a une dizaine d'années s'est vu retirer le visa d'entrée aux Etats-Unis...
La coca a probablement autant à voir avec la cocaïne que l'orge avec le whisky. Elle ne manque pas de partisans de son utilisation commerciale et indusrielle (voir par exemple Eguil Paz, ou encore l'article de Mauricio Mamani Pocoata dans Alternatives Sud, vol III, 1996, et celui de Enrique Mayer "Factores Sociales en la Revalorizacion de la Coca").

Il est moins drôle de constater les excès auxquels peut conduire l'actuelle hystérie anti-drogue. Alors que la mafia du narco-trafic est un chancre qui a rongé le pays pendant des décennies, au lieu d'attaquer les têtes de cette mafia elle-même et de lutter contre le trafic dans les pays consommateurs, les principales autorités du monde d'aujourd'hui préfèrent laisser crever les paysans et faire étrangler le pays par des forces armées spéciales et des lois d'exception ("War on Drugs"; voir aussi plus bas), imposant des restrictions draconiennes à l'emploi des produits chimiques les plus courants. Au Chapare, même une ONG s'occupant d'enfants délaissés a besoin d'autorisations spéciales pour transporter un fût de mazout.

Bien pire, le 28 août 2000, une usine créée par un coopérant dynamique pour exploiter et traiter les minerais de bore et de lithium dans les altitudes arides au Sud de Uyuni, Tierra S.A., s'est vue fermée, et ses dirigeants emprisonnés, parce qu'ils ne pouvaient pas justifier jusqu'au dernier litre l'utilisation de l'acide sulfurique qu'ils importaient [voir aussi: LeSoir - Actualité Internationale, 28 décembre 2000; Le Vif-L'Express 26 janvier 2001; Site de l'ONG Terre: "Les dangers du développement"]. Ruine d'un projet et d'une région, pour satisfaire quelque stratège... et sans doute quelques corrompus, mais qui ne fait que démontrer une fois de plus le caractère nuisible autant qu'absurde de la "Loi 1008", loi d'exception dictée par les Etats Unis dans le cadre de la guerre anti-drogue.

On peut remarquer que la stratégie anti-drogue, menée essentiellement par les Etats-Unis, présente un caractère encore plus vicieux. La présence importante d'anciens ouvriers syndicalisés parmi les cultivateurs boliviens, à la différence de ce qui se présente au Pérou et dans d'autres pays andins, a permis une résistance plus efficace aux mesures répressives (voir Madeline Barbara Leons and Harry Sanabria: Coca, Cocaine and the Bolivian Reality, State Univ. of N.Y. Press, 1997), ce qui a pu prévenir jusqu'ici la formation de guerillas sanglantes telles qu'au Pérou ou en Colombie. Mais le Gouvernement Bolivien se trouve devant une alternative insoluble: s'il ne peut réduire significativement la production de Coca, il risque de perdre sa "certification" qui lui vaut une part importante des aides étrangères (la politique de "Dignité" nationale!); mais s'il y réussissait, il perdrait aussi son rang d'importance par rapport à d'autres pays producteurs comme la Colombie! Il est vraiment urgent que les stratégies anti-drogue soient revues fondamentalement pour éviter de nouveaux désastres politiques et sociaux (sans oublier de remarquer qu'elles n'aboutissent qu'à une diversification et même une extension de l'offre), mais les E.U. paraissent indifférents même à l'avis de leurs meilleurs spécialistes (voir aussi "Coca Eradication" by Phillip Coffin).

Aujourd'hui, à l'occasion de la démission du Président Banzer, on souligne que sa politique économique laisse le pays exsangue (Le Courrier de Genève, 11août 2001), et a ruiné les paysans sans pour autant déstabiliser les narco-traficants (effets similaires au Pérou).

La cocaïne est pourtant une histoire aussi folklorique que sordide. Vous pourrez lire son mode de préparation dans toutes sortes d'articles scientifiques ou non. Mais il faut préciser que la première étape ne se passe pas comme dans les livres. On fait un trou dans la terre, on le garnit d'une forte bâche en plastique, on y entasse des feuilles, et on y verse... du mazout (cfr Drugwar).
Au lieu de chiquer les feuilles, d'en faire du thé, ou d'en revenir au Coca-Cola d'avant 1906...[Histoire]. Mais il y se développa à cette époque un courant de pensée qui inventa aussi la prohibition, laquelle fut, comme chacun sait, l'âge d'or de la Mafia. On y revient toujours... Mais un passage ou le Capitaine Haddock machait la coca pour se remettre fut même censuré dans un album de Tintin!

Pendant ce temps, la Bolivie commence depuis peu, elle aussi, à connaître des problèmes de drogue. Mais la drogue la plus répandue est la vapeur de la "clefa" (pegamento a baso de neopreno), la colle des cordonniers. Et c'est un paradoxe assez écoeurant, au pays de la Coca, d'avoir à contourner, en sortant de chez soi dans la rue, les corps effondrés de gamins "cleferos" assommés par les vapeurs de solvant.

R.Goedertier

--> Liens documentaires sur la Bolivie.

-> Retour à la page d'Accueil.

 

(Bloqueo de Caminos en Santa Cruz)

"ESPERA. Con una bolsa de coca en la mano, los agricultores esperaron durante cinco días por una repuesta positiva"

[EL DEBER, Santa Cruz de la Sierra, Sábado 5 de junio de 1999]

 

Foto JORGE GUTIERREZ

 




On peut rapprocher un passage de l'article de R. CARVALHO, relatant une visite "guidée" de parlementaires étrangers dans la province du Chapare:

"De un hotel de cinco estrellas a un cuartel en Chimoré" fue sido el recorrido que hicieron los parlamentarios de 30 países que llegaron al país para observar los avances del Plan Dignidad del gobierno. Ni siquiera pudieron conversar -como lo pidieron- con los miles de cocaleros que desfilaron ante el cuartel con sus plantas de coca y menos ver los cultivos porque "podían quedar atrapados en un bloqueo indefinido", les dijo candorosamente el vicepresidente. Tampoco hubo represión porque habría sido contraproducente que los visitantes vean cómo se los gasificaba...

de cet autre écho, sans doute plus largement diffusé:

BOLIVIA, WITH U.S. HELP, CLAIMS VICTORY IN DRUG WAR
"The product they were growing here was killing kids [in Bolivia], killing kids in Europe, and in America. It had to be shut down regardless," said Mark Souder, a Republican congressman from Indiana.
Pubdate: Sat, 24 Feb 2001. Source: Bergen Record (NJ) (www.mapinc.org/drugnews/v01/n358/a05.html?20858)

On sait combien les bulletins de victoire des agences concernées peuvent être sujets à caution, d'autant plus que de nouveaux champs de coca apparaissent de tous côtés, en Bolivie comme dans bien d'autres pays, voire jusqu'au Venezuela et au Brésil, et qu'aucune hausse du prix de la cocaïne ne vient confirmer une réduction de l'offre.

Mais c'est un sophisme malhonnête d'accuser la culture de la coca de tuer des enfants. Non seulement la coca millénaire n'a tué personne, au contraire des usages de la cocaïne inventés chez nous, mais c'est l'évolution du commerce occidental qui, sous l'euphémisme de "société de consommation", a fait des jeunes, et depuis une quarantaine d'années seulement, un enjeu commercial. Avant celà, les enfants ne fumaient ni ne buvaient nulle part dans le monde, et aucune drogue ne les concernait. Chacun a compris aujourd'hui le jeu pervers des fabricants de cigarettes; on connaît aussi la mode des boissons "énergisantes". Mais c'est au seul cannabis qu'on attribue l'escalade de la drogue chez les jeunes.

Tandis que le thé de coca est interdit d'exportation...

Il est aussi absurde qu'injuste, et inadmissible, de continuer de faire la guerre aux paysans des pays pauvres. Cette politique est aussi une impasse, et une interview récente de Felipe Quispe, le "Mallku" de la CSUTCB (Confédération des paysans de Bolivie) nous révèle combien la feuille de Coca est emblématique pour la conscience indienne, sans que celà n'implique aucune indulgence pour le narcotrafic.


Coca y Desarollo - Enlaces relacionados: CEDIB

Acronymes d'intérêt politique et social en Bolivie