(AI, 2003)

 

(En 1964 déjà, alors que j'enseignais à l'Université de Kinshasa, et à la suite de l'échec sanglant de la rébellion muléliste, je me suis livré à un macabre petit calcul, que plus personne n'oserait envisager aujourd'hui.
J'ai comparé les bilans de divers massacres ayant eu lieu dans le pays, en rapport avec la place qu'ils occupaient dans la presse, tant européenne que congolaise d'ailleurs.
J'ai ensuite fait le rapport du nombre de morts africains et du nombre de morts européens ayant occupé une place équivalente dans les journaux; je suis arrivé à un quotient de plusieurs centaines...
Et ce serait encore beaucoup plus effrayant depuis de nombreux évènements que vous savez.

Voilà pourquoi j'ai si peu d'estime pour la presse, et surtout, que je ne supporte absolument plus d'entendre parler de sécurité.)

(Comme disaient certains habitants d'Afrique Occidentale "les Blancs sont comptés".
Lorqu'il en manque un ... )

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