Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_de_Tchernobyl
Tchernobyl est une 
ville d'Ukraine, 
près de Kiev.
Causes de la catastrophe

La catastrophe de Tchernobyl résulte de la fusion du cœur du réacteur nucléaire n°4, par l'élévation excessive de la température 
des barres (crayons) constituant le combustible nucléaire. Lorsque la chaleur produite par le réacteur n'a plus été évacuée en 
quantité suffisante par le système de refroidissement, le combustible nucléaire s'est mis à fondre. La chaleur a provoqué la 
radiolyse de l'eau servant de caloporteur, et la recombinaison de l'hydrogène et de l'oxygène libérés a produit une explosion 
projetant en l'air la dalle de béton recouvrant le réacteur, ce qui a libéré de grandes quantités de radiosotopes. L'accident qui s'est 
produit à la centrale nucléaire de Tchernobyl dans le réacteur numéro 4 est de magnitude 7 selon l'échelle INES, ce qui correspond
à l'accident nucléaire le plus grave et le plus meurtrier qui puisse être mesuré par cette échelle.

Conception et construction du réacteur

Le réacteur de la tranche no 4 est de type RBMK (réacteur de grande puissance à tubes de force). De par sa conception, son 
coefficient de vide est positif (contrairement aux réacteurs plus récents) : si des bulles se forment dans le fluide caloporteur, la 
réaction tend à s'emballer. D'autre part, l'utilisation du graphite comme modérateur le rend inflammable lorsque la température 
augmente trop. Enfin, le système d'arrêt d'urgence du réacteur est particulièrement lent (20 secondes).
En plus de ces problèmes de conception, la construction de la centrale a été réalisée sans respecter les normes établies. Un 
rapport confidentiel de 1979, signé par le président du KGB Iouri Andropov et cité par Nicolas Werth, souligne : « Divers chantiers 
de construction réalisant le bloc no 2 de la centrale atomique de Tchernobyl mènent leurs travaux sans aucun respect des normes, 
des technologies de montage et de construction définies dans le cahier des charges.»
En 1983, l'« acte de mise en exploitation expérimentale » du réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl est signé alors que « Toutes 
les vérifications n'avaient pas été achevées.»1Expérimentation menée sur le réacteur [modifier]
Depuis sa mise en service en 1977, la centrale est dirigée par Viktor Petrovitch Brioukhanov, un ingénieur en thermodynamique et 
non un spécialiste du nucléaire. Il fait partie d'une génération d'hommes promus grâce à « leur volontarisme militant, qui consistait 
d'abord et avant tout à remplir et dépasser le plan de production, nonobstant le respect des normes de construction ou de sécurité. 
»
L'accident s'est produit suite à une série d'erreurs commises par les techniciens de la centrale et d'une conception non sécurisée. 
Les opérateurs ont notamment violé des procédures garantissant la sécurité du réacteur et donc de la centrale.
Une expérience était en cours sur le réacteur n°4, pour tester l'alimentation électrique de secours qui permet au réacteur de 
fonctionner en toute sécurité pendant une panne de courant. La puissance thermique3 du réacteur avait été réduite de 3'200 MW à 
1'000 MW dans le cadre de ce test dans la nuit du 25 au 26 avril.

Chronologie des évènements
25 avril 1986, 13:05 : La puissance du réacteur est stabilisée autour de 1'600 MW.
25 avril 1986, 23:10 : La puissance est encore abaissée à 500 MW. Cependant, la puissance de sortie chute brutalement à 30 MW, 
ce qui provoque un empoisonnement du réacteur au xénon. Les opérateurs essaient alors de rétablir la puissance, mais le 
xénon-135 accumulé absorbe les neutrons et limite la puissance à 200 MW. Pour débloquer la situation, les opérateurs retirent les 
barres de carbure de bore, qui servent à contrôler la température du réacteur, au-delà des limites de sécurité autorisées.
26 avril 1986, entre 01:03 et 01:07 : Deux pompes supplémentaires du circuit de refroidissement sont enclenchées pour essayer 
de faire augmenter la puissance du réacteur. C'est le dernier moment pour arrêter le réacteur et le sauver.
26 avril 1986, 01:19 : Pour stabiliser le débit d'eau arrivant dans les séparateurs de vapeur, la puissance des pompes est encore 
augmentée. Le système demande l'arrêt d'urgence. Les signaux sont bloqués et les opérateurs décident de continuer.
26 avril 1986, 01:23 : L'essai réel commence. Les vannes d'alimentation en vapeur de la turbine sont fermées, ce qui a fait 
augmenter la pression dans le circuit primaire.
26 avril 1986, 01:23:40 : L'opérateur en chef ordonne l'arrêt d'urgence. Les barres de contrôle sont descendues, sans grand effet.
26 avril 1986, 01:32:44 : La radiolyse de l'eau conduit à la formation d'un mélange détonnant d'hydrogène et d'oxygène. De petites 
explosions se produisent, éjectant les barres permettant le contrôle du réacteur. « En 3 à 5 secondes, la puissance du réacteur se 
voit centupler. »4 Les mille tonnes de la dalle de béton recouvrant le réacteur sont projetées en l'air et retombent de biais sur le 
cœur de réacteur, qui est fracturé par le choc.
Un incendie très important se déclare, tandis qu'une lumière aux reflets bleus se dégage du trou formé.
Il est à noter que les techniciens présents sur place, ainsi que Brioukhanov réveillé à 1h30, ne saisissent pas dans l'immédiat 
l'ampleur de la catastrophe. Celui-ci appelle le ministère de l'énergie à 4h en déclarant que « Le cœur du réacteur n'est 
probablement pas endommagé. »

La catastrophe et sa gestion 
La lutte contre l'incendie (26 avril 1986)
Afin d'éteindre l'incendie, Brioukhanov appelle simplement les pompiers. Ceux-ci, venus de Pripiat, située à 3 km de la centrale, 
interviennent sur les lieux sans équipement particulier. Au matin, l'incendie est éteint. Les pompiers, gravement irradiés, sont 
évacués et mourront pour la plupart dans des conditions atroces
L'incendie éteint, les techniciens de la centrale prennent conscience de l'étendue des dégâts provoqués par la retombée du toit sur
le réacteur : celui-ci est fissuré. Le graphite toujours en combustion, mélangé au magma de combustible toujours en réaction, 
dégage un nuage de fumée saturé de particules radioactives.
L'étape suivante de la gestion de la catastrophe est donc d'étouffer la réaction nucléaire incontrôlée. Ce n'est que par la suite que le
réacteur pourra être isolé par un sarcophage.Un « sarcophage », constitué d'une partie en béton à sa base et d'une charpente 
métallique sur les parties supérieures a été construit par les liquidateurs autour et sur les restes du réacteur détruit. Sa fonction 
principale est de protéger les matières radioactives des intempéries. Il sert aussi à maintenir les gaz et poussières radioactives 
dans des limites raisonnables permettant d'effectuer des travaux aux alentours du site.
Ces travaux ont été réalisés en un temps record compte tenu des conditions extrême de radioactivité (le sarcophage à été mis en 
service au mois de novembre 1986, soit seulement six mois après la catastrophe). Cet exploit à été rendu possible grâce à la 
participation en masse des soldats de l'armée soviétique et plus largement de l'ensemble de la population masculine valide de 
l'URSS.

Cette opération est réalisée à partir d'hélicoptères militaires de transport. 1000 pilotes y participeront. Il s'agit de larguer dans le 
trou béant des milliers de tonnes de sable, d'argile, de plomb, de bore, de borax et de dolomite. Ce mélange doit servir à stopper la
réaction nucléaire. La mission est difficile, car elle revient à larguer les sacs à une hauteur de 200 m dans un trou de 10 m de 
diamètre environ, et le plus vite possible, car les personnes reçoivent 15 Röntgen en 8 secondes, même à cette altitude (cela 
équivaut à 3000 fois la dose maximale tolérée par an en France pour une personne). Dans la seule journée du 30 avril, 30 tonnes 
de sable et d'argile sont ainsi déversés sur le réacteur.
Sur le toit et aux alentours immédiats de la centrale, une cinquantaine d'opérateurs a été employée dans les premiers jours suivant
la catastrophe pour collecter les débris très radioactifs. Chaque opérateur ne disposait que de 90 secondes pour effectuer sa 
tâche, pendant lesquelles il était exposé à des niveaux de radiations extrêmement élevés en raison d'équipements de protection 
dérisoires, en fait principalement destinés à l'empêcher d'inhaler des poussières radioactives. Nombre d'entre eux ont développé 
par la suite des cancers et beaucoup en sont morts dans les années qui ont suivi.réf. nécessaire
Sous le cœur du réacteur en fusion, la dalle de béton menace de fondre. On amène donc des dizaines de milliers de mineurs des 
mines des environs de Moscou et du Donbass pour qu'ils creusent un tunnel sous le réacteur. Ils installent un serpentin de 
refroidissement pour refroidir la dalle de béton du réacteur. Les mineurs travaillent dans des conditions très difficiles dues à la forte
température et au niveau très élevé de radiation : le débit de dose à la sortie du tunnel est d'environ 200 Röntgen par heure.
Les radiations baisseront momentanément puis reprendront. Ce n'est que le 6 mai que la radiation absorbée en 8 secondes chute
enfin à 1,5 Röntgen. Après cette date, ce sont encore 80 tonnes de mélanges qui seront déversées. « Liquidateurs » était le nom 
donné en ex-URSS aux hommes ayant travaillé à la décontamination du site de la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine, 26 avril 
1986) et à la construction du sarcophage recouvrant le réacteur nucléaire n°4 en fusion. Le terme provient de l'expression utilisée 
par les responsables pour expliquer leur rôle aux volontaires et personnes réquisitionnées : il s'agissait de « liquider » la radiation.
Le terme de liquidateurs désigne donc le personnel civil et militaire intervenu immédiatement sur les lieux le 26 avril au matin, 
mais aussi les équipes impliquées dans la consolidation et l'assainissement du site à plus long terme, jusque dans les années 
1990. Le bilan les concernant doit être distingué du bilan civil de la catastrophe.
L'enjeu immédiat, dans les jours qui suivirent Tchernobyl, était d'éteindre le graphite brûlant encore dans le réacteur pour éviter une
réaction nucléaire en chaîne conduisant à un accident thermonucléaire : les scientifiques soviétiques avaient calculé que cet 
incendie devait être maîtrisé avant le 8 mai sous peine d'assister à une explosion démultipliée encore plus dévastatrice, à l'échelle 
de l'Europe.
Des dizaines de milliers d'ouvriers furent acheminés sur le site dans l'urgence, afin de construire un sarcophage à la va-vite. Les 
équipes furent exposées par roulement pendant des durées de quelques secondes à quelques minutes à une radioactivité 
intense, avec ordre de s'attarder le moins possible. Ces intervenants ne disposaient ni d'informations sur les risques encourus, ni 
de protections efficaces ; ils bricolèrent tout au plus des sortes d'armures avec des matériaux récupérés. Une distribution de 
cachets d' iode aurait été effectuée parmi eux, mais elle ne fut pas systématique et l'ordre de la prendre ne fut pas toujours 
respecté. Les travailleurs déblayant les matériaux de la centrale et les pilotes survolant le site à travers le nuage de poussière 
radioactive étaient particulièrement exposés. Il en allait de même pour les intervenants sur le toit du réacteur n°3 qui récupéraient 
les débris de graphite, connus sous le nom de « chats du toit » dans le cas de certaines unités. C'est dans ces conditions que 
l'incendie finit par être maîtrisé le 6 mai 1986.
Entre 1986 et 1992 on estime qu'il s'agit au total de 600 000 à 800 000 individus en provenance de toute l'URSS, opérateurs de la 
centrale, sapeurs-pompiers, pilotes d'hélicoptères, mineurs, terrassiers, ouvriers, militaires ou civils, qui se relaieront sur le site.
Une partie de leur travail était motivée par ce qui fut salué comme un acte de dévouement, voire un véritable « sacrifice » (dans le 
cas de personnes conscientes du danger); et plus largement par des promesses de salaires élevés et d'avantages sociaux 
(logements, places dans les crèches...) ou symboliques (médailles et diplômes) décernés par le gouvernem: les liquidateurs en 
vie souffrent actuellement de pathologies rares, parmi lesquelles une forte proportion de cancers. Les sauveteurs et les pompiers 
intervenus immédiatement sur les lieux sont décédés les premiers, dans les semaines qui suivirent l'accident. Des cancers de la 
thyroïde, de la peau et des os, la plupart très rares, ont été relevés chez les autres avec une fréquence 4 fois supérieure à la 
moyenne nationale (d'après une étude de médecins biélorusses). Certains de leurs enfants présentent des malformations 
congénitales à la naissance

Le bilan de la catastrophe relatif aux liquidateurs est controversé, et ce jusque dans la définition et l'évaluation numérique de ce 
groupe.
• Une étude de 1998 de l'OMS aurait annoncé, pour 72 000 liquidateurs, 212 morts. 
• En avril 2004, un texte de commémoration de la catastrophe provenant de l'Ambassade d'Ukraine en Belgique faisait état du 
décès de plus de 25 000 liquidateurs sur 600 000 depuis 1986. 4 
• Selon un rapport provisoire de l'ONU de septembre 2005, sur plus de 200 000 liquidateurs en 1986-1987, 47 sont morts et 2 200 
pourraient encore décéder. Ce bilan a été revu à la hausse en avril 2006

• Selon le décompte du physicien biélorusse Gueorgui Lepnine, qui a travaillé sur le réacteur numéro 4, « Le nombre de 
liquidateurs décédés atteint aujourd'hui près de 100 000 personnes, alors qu'un million de personnes au total ont travaillé à la 
centrale de Tchernobyl. » 
• Selon Vyacheslav Leonidovich Grishin, président de l'Union Tchernobyl (la principale association de liquidateurs) sur 600 000 
liquidateurs « 25 000 sont morts et 70 000 restés handicapés en Russie, en Ukraine les chiffres sont proches, et en Biélorussie 10
000 sont morts et 25 000 handicapés», ce qui fait un total de 60 000 morts (10% des 600 000 liquidateurs) et 165 000 
handicapés6. 
Le 26 avril 1986, la population locale n'a pas été prévenue de l'accident et a poursuivi ses activités habituelles sans prendre de 
précautions particulières ni être évacuée. Ainsi à Pripiat, 900 élèves âgés de 10 à 17 ans participent à un « marathon de la paix » 
qui fait le tour de la centrale.
L'évacuation débute le 27 avril, les 45 000 habitants de Pripiat sont les premiers évacués par l'armée. Ils avaient été informés 
quelques heures auparavant par la radio locale, qui leur demandait de ne prendre que quelques affaires et leur promettait qu'ils 
seraient de retour sous 2 ou 3 jours. Ils furent hébergés dans des conditions précaires dans la région de Polesskoie, elle-même 
hautement touchée par les radiations. Les premiers symptômes d'une forte exposition aux radiations (nausées, diarrhées, etc.) 
apparaissaient déjà chez beaucoup d'entre eux.
la fin du mois d'août. Chaque évacué reçoit une indemnité de 4000 roubles par adulte8 et 1500 roubles par enfant. Les évacuations
concernent au total environ 250 000 personnes de Biélorussie, de Russie et d'Ukraine. Slavoutich, une ville comptant plus de 30 
000 habitants fin 1987 est créée ex nihilo.
Quatre « zones de contamination » décroissantes sont définies. Deux d'entre elles ne sont pas évacuées, mais les habitants 
disposent d'un suivi médical et de primes de risque.

Outre l'évacuation des zones qui a constitué un traumatisme majeur sur les populations vivant de l'agriculture (et leur a rappelé les 
douloureux souvenirs de l'exode devant l'invasion allemande à l'été 1941), c'est le phénomène des samosioli qui reste aujourd'hui 
prégnant. Les samosioli (ou « colons individuels » en français) est le nom donné aux personnes revenues vivre dans la zone 
d'exclusion, malgré les interdictions. Leur nombre est estimé à un millier1. Ces personnes vivent sur place de leur lopin en 
autosuffisance alimentaire.
D'autre part, le trafic s'est développé. Il concerne des objets et mobilier laissés à l'abandon (et parfois fortement contaminés), le 
bois de chauffage abattu illégalement et le braconnage des animaux qui ont proliféré depuis l'évacuation de la zone.
Enfin, des agences de tourisme spécialisées dans la visite du site attire des « touristes nucléaires » venus du monde entier.
En 2000, les autres tranches de la centrale ont été arrêtées définitivement, sous la pression de l'Union européenne et en échange 
d'aides financières.
Depuis des années, l'eau et la neige s'infiltrent dans le « sarcophage » : le béton a souffert de la radioactivité, et la structure a été 
bâtie sur des fondations préexistantes ou sur des structures instables dont l'état n'est plus connu avec précision.
En 1997, la communauté internationale jugeait qu'une intervention sur le site de Tchernobyl était nécessaire. Il s'agissait de 
stabiliser le sarcophage actuel, préparer le site à la construction d'un nouveau sarcophage pour finalement le construire.
Entre 2003 et 2006, des travaux des construction d'un bâtiment de vestiaire, d'un hôpital, d'un centre d'entraînement, d'une base de 
construction, des réseaux d'alimentation en eau et énergie(s) ainsi que d'un bâtiment administratif ont été réalisés. En 2006, suite 
à un appel d'offre, une entreprise Russe à procédé à la stabilisation des parties instables du sarcophage existant. En 2001 le 
concept « arche de Tchernobyl » fut choisi entre 2002 et 2003 un avant projet à été réalisé. Un appel d'offre international à été lancé 
le 11 mars 2004 pour la conception, la construction et la mise en service du nouveau confinement. Les travaux de terrassement ont
débuté en 2006 et la construction de l'arche devrait s'achever en 2010.