La musicothérapie, c'est l'utilisation de la musique dans un but thérapeutique. Mais cette thérapie n'est pas nouvelle. Déjà des peuples anciens entrevoyaient les pouvoirs des effets sonores et musicaux sur les hommes. 

De nos jours, la musicothérapie fait l'objet de travaux scientifiques sérieux qui lui ont permis de prendre place dans de nombreux Centres Hospitaliers en tant que thérapeutique complémentaire ou à part entière. 

On distingue deux approches : ...

Réceptive

La musicothérapie réceptive où le sujet écoute un programme sonore établi après un entretien psychologique et un test de réceptivité musicale. Le programme sonore est établi en fonction de l'âge, de la culture musicale et des problèmes psychologiques du patient. Par des techniques de relaxation sous induction musicale, on parvient à améliorer les états d'angoisse, d'anxiété, de nervosité, d'insomnie ainsi qu'à traiter diverses maladies psychosomatiques. 

Active

 La musicothérapie active est davantage axée sur des productions sonores ou sur le travail de la voix pour faciliter la communication avec des adultes ou des enfants en grande difficulté (psychotiques, autistiques, par exemple). Le sujet s'exprime par le biais de la musique et du son. 

Bénéfices ?

La pratique de séances de musicothérapie permet d'acquérir une meilleure connaissance de son corps et facilite la relation avec les autres. La musicothérapie constitue ainsi un moyen d'expression et de communication lorsque tous les autres teechniques ne suffisent plus ou s'avèrent impossibles ... . Elle peut alors représenter une nouvelle approche et favoriser le développement sensoriel, jouer le rôle de soupape émotionnelle, constituer une stimulation mentale et un moyen de socialisation. Les techniques psychomusicales, ce sont les utilisations du son, de la musique, dans un but qui n'est pas l'étude de la musique exclusivement ou l'apprentissage d'un instrument, mais plus généralement un moyen d'aider une personne en difficulté, à un moment précis. Font partie des techniques psychomusicales: Les méthodes de détente et de relaxation sous induction musicale, l'analgésie par le son, la musique (en chirurgie dentaire, en obstétrique, ...), l'utilisation de la musique pour des rééducations en kinésithérapie, psychomotricité, orthophonie, etc ... .

Histoire récente ...

C'est depuis la première guerre mondiale que le courant scientifique a posé un regard nouveau sur les effets de la musique. Ces recherches ont surtout été l'oeuvre d'auteurs anglo-saxons comme Schoen et Gatewood (1927), Hevner (1936), Carpuco (1952) et Cattell (1953). Parallèlement à ce courant des chercheurs, et parmi eux plusieurs auteurs français, se sont penchés plus précisément sur le problème des significations musicales et certains ont même tenté d'élaborer un système théorique. Citons des chercheurs comme Frances, Imberty, Jost, Pratt, Simon et Werbick. Des pionniers dans le domaine de la musicothérapie ont réussi à prouver statistiquement la fidèlité et la validité de la modification de l'état affectif des individus qui écoutaient une oeuvre musicale. En synthétisant les observations de Frances (1958) et Edith Lecourt (1970), on peut conclure que la signification attribuée à une oeuvre musicale peut déboucher sur des mesures statistiques dont une moyenne représentative pour la population.

Histoire lointaine ...

La plupart des traditions de tous les continents le disent: "Au commencement était le ... son, le souffle, le Verbe, ...". Si la science parle d'un "big-bang" pour décrire la création de l'univers, ce n'est pas un hasard. D'après les Egyptiens, le dieu Thot avait créé le monde en poussant un grand cri. Dans l'ancien testament, Jéricho est détruit par le bruit des trompettes. Dès la plus haute antiquité, le son est donc décrit comme créateur ou destructeur. Au départ des idées de Pythagore, Platon avait créé un véritable système philosophique centré sur l'harmonie. Il reposait sur un équilibre de proportions simples emprunté à la musique. Comme l'Harmonie dans le macrocosme et le microcosme repose sur les lois du nombre, la musique était intégrée aux mathématiques. Chez les Grecs, il existait déjà des musicothérapeutes qui influençaient l'humeur et les humeurs en utilisant divers instruments, rythmes et sons. "Selon le mal, ils choisissaient l'aulos au jeu extatique et émouvant ou celui doux et harmonieux de la lyre". Patrick l'Echevin, (1981) - Musique et Médecine - Stock Musique. Au IVème siècle, Saint-Augustin dans "De Musica" émet des idées fondamentales dont celle selon laquelle la musique reste un bruit insignifiant jusqu'à ce que l'esprit soit touché. Confucius montre que les philosophes chinois pensaient à peu près la même chose: "Jouis de la musique, c'est la formation de l'harmonie intérieure". Les contes et légendes d'Orient fourmillent d'évocations mettant en valeur les influences conscientes et inconscientes de la musique. Rappelons que les Lamas tibétains continuent à pratiquer les techniques ancestrales issues d'influences venues de l'Inde. Dans la musique africaine traditionnelle, le rythme sonore et la musique sont utilisés pour la fête mais aussi pour générer des états de conscience modifiés. 

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