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Géographie de l'Empire Humain Dans l'Empire humain, on distingue trois types de systèmes solaires. On appelle « systèmes principaux » les vingt systèmes colonisés lors de la première phase d'expansion partie de T0039 Terra. Ils forment l'épine dorsale de l'Empire et constituent autant de capitales décisionnelles. Leur économie est hautement spécialisée, ce qui les rend interdépendants et dépendant de leurs systèmes satellites. Les systèmes satellites furent colonisés lors de la seconde phase d'expansion de l'Humanité à travers le centre galactique. Plus autonomes et souvent plus indépendants, leurs relations avec les systèmes principaux sont tendues au mieux, catastrophiques souvent, et parfois ouvertement belliqueuses. Dans ce cas, on n'hésite pas à parler de sécession et il n'est pas rare qu'une flotte impériale s'amasse aux alentours. Seul le commerce et le pouvoir des Spatiocoms semblent empêcher bon nombre des systèmes satellites de déclarer leur indépendance ferme et définitive. Finalement, les systèmes extérieurs sont les laissés pour compte de l'Empire. Laissés à leur propre sort lors de la Guerre galactique, ceux qui n'ont pas été détruits ou abandonnés et qui ont réussi à conserver leur autonomie sont farouchement indépendants. Ces systèmes sont le paradis de commerçants opportunistes, de mercenaires intrépides, de trafiquants patibulaires et, quand il y en a un, du Spatiocom qui les dessert. Les systèmes principaux sont les vingt systèmes qui furent colonisés par l'Empire humain à la fin de la Grande Transhumance. Pendant les deux siècles qui furent nécessaires à l'instauration de l'Empire, les systèmes principaux furent largement colonisés par un effort de terraformation tel que l'Empire n'en connut plus par la suite. Suite à cet effort de colonisation, les vingt systèmes principaux se replièrent sur eux-mêmes et les bases théoriques de la technologie autorisant les voyages interstellaires furent peu à peu perdues. En même temps, la flotte de colonisation, principalement composée de supercroiseurs et de supercargos, vit son état se dégrader car leur entretient, extrêmement coûteux, fut négligé. Quand l'Empire vit sa cohésion se déliter, il décida de relancer le commerce interstellaire. Mais le gouvernement central, appauvri, ne pouvait assurer ce projet titanesque qui nécessitait la remise en état des supercargos, et il confia cette tâche à quatre compagnies privées en échange du monopole sur les lignes qui relient les systèmes principaux. Les quatre premières Guildes spatiales étaient nées. Depuis l'instauration des monopoles stellaires, chaque système principal s'est spécialisé dans la production d'une denrée de qualité et/ou de luxe. Ce monopole forcé est régulé par les quatre Guildes spatiales historiques qui redistribuent les denrées. Cette spécialisation a également fortement différencié les modes de vie sur chacun des systèmes principaux. Depuis, une cinquième guilde spatiale, le Spatiocom noir, a vu le jour et elle assure les déplacements de la flotte impériale ainsi que l'ouverture de nouvelles lignes entre les systèmes principaux, satellites et, surtout, extérieurs.
Andirac est un monde rude, aux mœurs simples mais rigides. Les habitants de ce système sont courageux et volontaires. La démographie d'Andirac est importante et ce système connut rapidement des problèmes de surpopulation. Ces deux paramètres expliquent qu'Andirac possède de nombreuses colonies satellites. Les usines stratosphériques d'extraction de méthane sont à la fois un des joyaux industriels de l'Empire et un des milieux de vie les plus rudes qui soit.
C'est sur B0569 que se trouve la Grande Loge des Superviseurs, le véritable centre décisionnel de l'Empire. C'est ici que se rassemblent les vingt superviseurs des systèmes principaux accompagnés de centaines de superviseurs secondaires et de lobbyistes en tous genres. Les systèmes satellites de Bosphorus s'étant soulevés contre le superviseur de ce système, une escadre de la flotte impériale, composée de deux croiseurs et cinq corvettes, y est actuellement stationnée et reste en permanence sur le qui-vive.
Briga possède une gigantesque ceinture d'astéroïdes ferreux complètement transformée en un titanesque chantier spatial. Le fer qui y est extrait ne sert pas qu'à construire les vaisseaux spatiaux mais aussi les gigantesques infrastructures du complexe. Les systèmes satellites fournissent en sous-traitance les pièces détachées nécessaires aux chantiers. Ils en tirent une grande richesse leur permettant de se procurer des denrées de base luxueuses. Le niveau de vie y est un des plus élevés de l'Empire.
Les solutions novatrices développées ici ont naturellement décidé de implantation du Centre Impérial des Technologies Propres, l'épine dans le pied de Horbis. Les jardins du Centre sont les plus beaux de l'Empire d'autant qu'ils ont bénéficié de techniques de décoration Bah-Li, en faisant le lieu le plus apaisant de l'Empire. Les systèmes satellites de Borsuth ont tous bénéficié des dernières technologies de terraformation. Et les habitations y sont en harmonie avec la nature environnante tout en offrant un confort apprécié.
C'est aussi dans ce secteur que se trouvent les ateliers de l'armée et de la flotte spatiale. Elhm est le seul système principal qui pourrait vivre en autarcie si besoin était car ses systèmes satellites lui sont indéfectiblement loyaux et assure la production des denrées de base et manufacturées nécessaires en cas de repli sur soi. Minosax est un système binaire de 7ème génération stellaire ce qui explique qu'il est riche en métaux rares, métaux lourds et terres rares. Ses mines fournissent les matières premières dont Elhm a besoin. Elles sont acheminées en orbite par vingt-cinq ascenceurs gravifiques reliés par le plus grand anneau planétaire artificiel jamais construit au sein de l'Empire.
Depuis que les Machines ont livré les plans originaux des anciens supercroiseurs impériaux, c'est ici qu'on les entretient. Pour ce faire, il a fallu construire les plus grandes cales sèches spatiales de l'Empire qu'on rentabilise en y entretenant les supercargos des Guildes spatiales. La rivalité de ce système avec B1037 Briga est importante et seul l'arbitrage du Spatiocom constructeur permet d'assurer une paix économique relative entre les deux systèmes. Gotha est connu pour ses courses de voiliers solaires. Les régates de surf corollaire où ces vaisseaux frisent les corolles des binaires à des vitesses subluminiques offrent un spectacle saisissant de beauté. Parlez-moi d'un sport extrême!
L'élevage et l'agriculture n'ont pas la réputation de rapporter beaucoup d'astrocrédits, mais quand les porcs sont génétiquement modifiés pour que leur viande propose plus de 300 goût différents, on obtient rapidement le monopole de la viande naturelle. Et qui dit monopole dit bénéfices substantiels. Greba est un des rares systèmes principaux qui pourraient vivre en autarcie, le cas échéant. On y extrait également de l'eau lourde qui est uniquement distribuée à ses systèmes satellites. Cette exception pose d'ailleurs des problèmes récurrents aux technocrates d'Ibrask.
Le spatioport principal est le plus imposant de l'Empire. C'est le seul à pouvoir accueillir les supercargos miniers, venant d'Okad et de Terra, chargés de véritables montagnes de minerais. Cette énorme plate-forme posée sur sept ascenceurs gravifiques est une des merveilles de l'âge d'or de l'Empire. L'acheminement des produits manufacturés des planètes vers les spatioports et de ceux-ci pour les autres systèmes principaux génère un balai constant de cargos, supercargos et une kyrielle de vaisseaux interplanétaires de tous calibres.
Le plus grand continent de la planète n'est qu'une gigantesque usine vouée à la préparation des milliards de plats tout préparé que l'Empire engloutit chaque jour. Mais on y forme aussi les plus grands chefs connus à l'Académie culinaire d'Hinur. On y fixe également les modes culinaires qui ravissent tous les palais assoiffés de nouveauté et de goûts étranges. Hinur est l'Empire du Goût où les saveurs sont reines.
Cette centralisation et l'émulation constante qui en découle assurent la primauté technologique de l'Empire. En tout cas, c'est ce que la propagande essaie désespérément de faire croire. D'ailleurs elle investit plus d'argent dans cette tâche qu'à la formation des élites intellectuelles ou à la mise à niveau des industries impériales. Si l'Empire possède encore de beaux restes, surtout depuis sa courte alliance avec le Consortium Electronicae, force est d'avouer que son niveau technologique stagne. Il n'est aucun système où le défaitisme s'affiche aussi ouvertement et où le moral est aussi bas que sur Horbis.
Contrairement à l'extraction, le raffinage des minerais se déroule sur I0335. Ce sont des millions de km² qui sont sacrifiées et pollués par les boues de décantation issues des raffineries. Malgré le traitement des celles-ci par les techniques les plus avancées, la pollution qu'elles génèrent est insupportable à la vie et aux hommes. Maladies et empoisonnements sont légion auprès des Intègres qui manipulent et entretiennent les machines et robots de traitement des boues. Les lagunes aux couleurs vives offrent un magnifique spectacle depuis l'air ou l'espace.
Qu'une planète entière soit nécessaire à gérer l'administration pourtant profondément informatisée de l'Empire témoigne de la gangrène bureaucratique de celui-ci. Ses dédales, au propre comme au figuré, sont tels qu'une nouvelle élite y a vu le jour: les Administocrates. Paradis est le séjour du reliquat d'aristocratie que compte encore l'Empire. C'est aussi le siège des plus importantes chaînes de Visinter qui y trouvent matière à divertir les Bénéficiaires.
Pour assurer un revenu complémentaire au système, on y a développer l'extraction minière de la ceinture d'astéroïdes O0375. On trouve à ses abords l'un des rares spatioports vagabonds de l'Empire. Il se déplace le long de la ceinture en une rotation quadri-annuelle. Les supercargos miniers qui y accostent repartent chargés d'une montagne de minerai brut. Parmi le cercle des Vingt, on prétend qu'être Superviseur d'Okad est une sinécure, mais c'est surtout considéré comme une voie de garage. Cependant, il serait bien malvenu de le faire remarquer à un fier Okadien.
Point commun entre tous ces cultes, ils pratiquaient la méditation et des exercices servant à développer l'esprit. Cela explique peut-être pourquoi les premiers humains doués de facultés psioniques furent découverts sur Odirac. Si la cité est tombée en désuétude depuis l'adoption du Gradusocialisme qui décréta la religion antisociale, le Grand Temple forme toujours des psionoprètres au service de l'Empire.
Les Bénéficiaires apprécient que les repris de justice de l'Empire y trouve une nouvelle justification: leur divertissement. La plus célèbre de toutes est la Cybertech Arena sur O2245. Son environnement hostile et son parrainage par Imperium Visinter, la plus grosse corporation audiovisuelle de l'Empire, en ont fait l'arène la plus appréciée des vispectateurs. C'est aussi le centre de divertissement le plus apprécié des nobles qui y parient des sommes astronomiques sur les combats qui s'y déroulent.
On trouve également sur cette planète un centre important de chaque guilde spatiale dont le quartier général du Spatiocom Noir. Il n'est certes pas erroné de dire que ce système représente le second centre décisionnel de l'Empire. Les geysers d'acide de S0313, situées non loin du CSTVI forment une attraction touristique unique et très courue.
C'est aussi un système réputé pour la diversité et la qualité des poissons et fruits de mer qu'on y produit. La pêche et la pisciculture produisent des denrées de luxe qui s'exportent dans tout l'Empire. Certains crustacés hallucinogènes de S1666 sont à la base d'un narcotrafic juteux. Certaines rumeurs prétendent d'ailleurs que celui-ci serait dirigé en sous-main par le superviseur de Serix. Le système est connu pour ses pirates spatiaux, les mieux équipés et organisés de l'Empire. Leurs liens avec le narcotrafic sont assez ambigus, mais il est certain qu'il participe à leur financement...
La Flotte Impériale a installé ses quartiers dans ce système et de nombreux corps de l'armée planétaire y possèdent d'importantes casernes. La réfection des coques et blindage est effectuée dans ce système. Le site d'atterrissage de T0339 est culte en tant que seule preuve tangible de la Grande Transhumance.
Vu l'abondance de minerais précieux de grande qualité, c'est donc tout naturellement que les maîtres orfèvres, tailleurs de pierres et artisans bijoutiers y ont installé leurs fonderies, ateliers, et bijouteries. Presque chaque ville importante de T1360 et T1460 possède son quartier des orfèvres et tailleurs de pierres. Ces quartiers sont de véritables forteresses gardées par de puissantes milices privées. Vu les richesses qui circulent dans le système, de petites bandes de pirates l'écument. L'Empire y a donc délégué une escadron de la Flotte Impériale pour sécuriser l'espace interplanétaire du système. Sans grand succès, hélas!
X0439 est un vrai paradis écologique. Aucune ville d'importance ne défigure sa surface. La majorité des habitations sont à moitié construites dans le sol et possèdent des recycleurs de déchets. Les champs et vergers sont de petites taille et entretenus par des humains, sans aide robotisée. Seuls taches dans ce décor idyllique, les trois spatioports terrestres qui assurent une connexion avec le reste du système. Ces infrastructures désuètes devraient être remplacées par un spatioport orbital et trois ascenseurs gravitationnels, mais la cicatrice dans le paysage que cela imposerait fait frémir la population locale. Les sectes écotopistes pullulent dans ce système et elles y sont très influentes, surtout depuis la rencontre avec les Bah-Li qui ont installé sur X0339 leur centre de relaxation le plus couru . La zen attitude y est plus qu'une façon de vivre, c'est un manifeste politique...
Contrairement aux systèmes principaux, la centaine de systèmes satellites sont assez autonomes. Si rares sont les systèmes qui pourraient se permettre de vivre en totale autarcie, le couple système principal-systèmes satellites peut souvent se le permettre, par contre. La grande majorité des systèmes satellites possède leurs propres productions primaires (nourriture, extraction, énergie), mais ils restent dépendant de certaines importations que leur fournit leur système principal. L'autonomie politique d'un système satellite est généralement à la hauteur de son autonomie matérielle. La dépendance politique des systèmes satellites envers leur système principal est souvent mal vécue par les élites locales. Dès lors, de nombreux Superviseurs de systèmes principaux ont créé une interdépendance économique et matérielle entre leur système et ses satellites. De plus, ils mettent généralement en place un système de clientélisme, via le paiement partiel des charges des Superviseurs locaux qu'ils mettent en place. Cependant, le principal ciment entre systèmes principaux et satellites vient du monopole des Spatiocoms. En effet, le pouvoir des guildes pèsent lourdement au niveau de ces petites unités car les lignes reliant un système principal à ses systèmes satellites sont le monopole exclusif d'une et une seule guilde. Elle régule donc totalement le transport entre le système principal et les systèmes satellites. Il est dès lors presque impossible pour un satellite de faire sécession sans que le Spatiocom n'y trouve un avantage. A moins bien sûr d'arriver à annihiler le conditionnement qui assure la loyauté d'un astronavigateur à son Spatiocom ou de dérober les carnets d'astronavigation nécessaires! Les systèmes extérieurs sont les laissés-pour-compte de l'Empire humain. Ils furent colonisés lors du second grand boom démographique que connût l'Empire. A l'étroit dans ses systèmes, l'Empire devisa un grand plan de colonisation de nouveaux systèmes stellaires. Les liens entre l'Empire et les systèmes extérieurs ont toujours été des plus ténus. Malgré qu'ils participent aux échanges entre l'Empire et les autres factions, que ce soit la Sociale Démocratie P'täär, le Consortium Elctronicae, ou plus fréquemment la Fédération Bah-Li, leur apport à l'Empire est généralement jugé négligeable. C'est à peine s'ils sont reconnus comme relais indispensables pour le commerce. La meilleure preuve de cet état de chose apparut lors de la Guerre Galactique. Les systèmes extérieurs qui ne furent pas évacués, furent tout simplement laissés de côté, proies faciles pour le Consortium Electronicae, les P'täär, voire le Zharn. Nombreux furent les systèmes qui furent purement et simplement détruits lors de cette guerre et pour lesquels l'effort colonial serait à reprendre à zéro. La rancœur née depuis ce qu'on appelle dans les systèmes extérieurs le Grand Abandon en avant, référence obscure à un passage cryptique de la Grande Transhumance, n'est pas prêt de s'éteindre. Et du point de vue de l'Empire qui se replie sur sa propre décadence et perte de pouvoir, l'intérêt des systèmes extérieurs a d'autant plus faibli. Sans compter qu'on les regarde d'un œil suspicieux eut égard à leur commerce avec les factions non humaines (Bah-Li, Machines et P'täär). Dès lors, les quelques systèmes qui ont survécu à la Guerre Galactique sont devenu le repaire des ambitieux, des opportunistes et de la lie de la galaxie peu regardante au respect du Codex Imperial. On y trouve souvent des ressortissants Bah-Li et quelques P'täärs qui fuient pour des raisons obscures leur monde natal. Cette promiscuité des races est considérées comme décadente par la plupart des élites impériales. |
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