"On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels."  Anatole France
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La guerre du Vietnam fut lourde de conséquences pour les pays et les hommes qui l'ont menée !

Suel Jones (témoignage)

Vingt ans, le tendre mot magique

The Rock and Roll war...

What I Learned In Combat !

What was a typical day like...

Une vie de chien !!

En rêvant au bord du Song-Baï

Femme en Cheyenne...

Chiffres et dates...

Quelques chiffres

Vietnam War Casualties

L’opinion publique américaine et la guerre du Vietnam

Les Forces Vietcong

Les rats de tunnels

A propos des Kangourous au Viêt-Nam

A Letter of Warning From Australian Forces Vietnam 1968-1969

Abréviations utilisées lors de la guerre du Vietnam

Le BMC (Bordel Militaire de Campagne)

Mythe du nombre de GI noirs

Mythe : usage de drogue... (en anglais)

Les ouvriers et la guerre du Vietnam

Une loterie !

As de Pique

Portés disparus

On ne naît pas tueur, on le devient !

Fusil d’assaut M16A1

Fusil-mitrailleur M60

Fusil sniper M21

Ce fut une époque "formidable" pour la musique, enfin, pour ceux qui aiment !

The Rock and Roll war...

Toutes ces musiques proviennent du Site « The Sound of Vietnam », que vous pouvez visiter à cette adresse : http://www.manchu.org/sounds/.

Vous ne pouvez écouter les morceaux du présent lecteur, je vous conseille de télécharger RealOne Player (Player gratuit) à cette adresse : france.real.com.

What I Learned In Combat !

 

·        If it's stupid, but works, it ain't stupid.

·        Bullets hurt and they ain't prejudiced.

·        New draw fire, it pisses off everyone around you.

·        When in doubt, empty the magazine.

·        Never share a fighting hole with one braver than you.

·        My weapon was made by the lowest bidder.

·        All five second grenade fuses are three seconds.

·        The enemy diversion you are ignoring is the main attack.

·        If your short on everything except the enemy, you're in combat.

·        In coming has the right of way.

·        No combat ready unit ever passed inspection.

·        No inspection ready unit ever made it in combat.

·        Teamwork is essential, it provides more moving targets.

·        Tracers work both ways.

·        Radios will fail when you need fire support.

·        The point made is better off than the guy bringing up the rear.

·        Try to look unimportant, the bad guys may be low on ammo.

·        Command is expendable, good grunts aren't.

·        Never be awarded medals for valor, the lieutenant will expect more from you.

·        The only thing more accurate than incoming fire is incoming friendly fire.

·        Never, never piss off the doc.

·        Eat while you have it.

·        Never stand when you can sit, never sit when you can lie down, never stay awake when you can sleep.

·        I expanded my vocabulary and learned two new words "Why me"?.

·        I learned how to count backwards

·        The bad guy hates night patrols, ambushes, LPs and OPs, just like me.

·        Don't throw anything away you might regret....ammo.

·        If you cut the sleeves from your shirt or sweater, save them, you may need them for spare socks later.

·        Forget John Wayne, it doesn't work that way.

·        Be on a first name basis with the supply sergeant.

L’opinion publique américaine et la guerre du Vietnam

La guerre dans un fauteuil; le Vietnam les civils et les médias 

Les médias et notamment la télévision ont joué un rôle essentiel dans la perception de l’opinion publique américaine. 

En effet aux États - Unis, en 1968, 98% des foyers possédaient un poste de télévision et plus d’un tiers en avait deux. Il est donc évident que la population pouvait suivre au jour le jour les péripéties des troupes américaines au Vietnam à l’heure de grande écoute du « prime - time ». 

De cette version télévisée de la guerre, Lyndon Johnson dira en 1968 qu’elle a installé le défaitisme chez les Américains. 

C’est surtout à partir de 1965 que l’envoi de troupes s’accélère pour atteindre rapidement le demi million d’hommes. 

L’accroissement des bombardements, puis en 1968, l’offensive du Têt traduisent les mécomptes de l’escalade au point de contraindre Johnson à renoncer à un nouveau mandat présidentiel. 

Y a-t-il cependant corrélation entre les réaction négatives du public et les déboires de la stratégie militaire ? 

S’il est permis de contester a posteriori cette conception pessimiste de l’impact des médias audiovisuels sur l’opinion publique, il est clair en revanche qu’elle contredit l’optimisme de rigueur affiché par l’administration de Johnson et qu’aucune preuve convaincante ne viendra jamais étayer. 

En 1968, ce sont essentiellement des soldats américains que l’on voit soumis au feu de l’ennemi, et des civils vietnamiens victimes d’atrocités. 

Les nouvelles, données séparément sur les radios, peuvent enfin contredire les images que voient les téléspectateurs, outre que les messages et autres que informations officielles fournis par l’Exécutif fédéral ajoutent à la confusion des esprits.  

L’accoutumance aux scènes d’horreur dont on sait qu’à la télévision, elle tarit les réactions émotives et conduit à l’indifférence plutôt qu’elle ne stipule l’agressivité, a pu aussi déterminer un rejet du sentiment communautaire et le repli sur soi. 

Les médias américains ont, dans leur ensemble, servi le discours des dirigeants et ont contribue à légitimer la politique nationale, la télévision plus que la presse écrite. 

Les journaux télévisés ont en effet évolué, grandi, mûri en même temps que se développait le conflit indochinois. 

La télévision renforce de surcroît l’influence de tous ceux qui dans l’opinion publique sont à quelque titre détenteurs d’un contre-pouvoir. 

Les grandes universités américaines manifestent plus que les « collèges » un pacifisme que justifie leur crainte de voir l’extension de la conscription et en conséquence la baisse des effectifs. 

Aux États - Unis, la protestation politique intervient en même temps que l’avènement de la contre-culture. 

Aussi les images télévisées associent-elles les marches pacifistes à l’expression souvent cacophonique de nouveaux courants de pensée, depuis la conscience alternative de Timothy Leary et la musique de Bob Dylan jusqu’aux idéaux de la « Great Society » de Johnson. 

La prise de conscience de la guerre 

L’émotion publique créée par l’agression réelle ou supposée du cuirassé « Maddox » en mer de Chine au début du mois d’août 1964 permit au président des Etats - Unis d’autoriser des opérations de bombardements au nord du 17e parallèle et de doubler les effectifs américains au Sud - Vietnam. 

Quelques semaines après le lancement de l’opération « Rolling Thunder » plus de 64% des Américains interrogés étaient favorables à l’engagement massif de troupes U.S au Vietnam. 

Toutefois le consensus éclata rapidement après le rapatriement des premières morts et blessés, et surtout avec l’appel du contingent. Le mécontentement se traduisit par une série de manifestation dans certaines universités américaines durant l’année 1965, car bon nombre d’étudiants, bien que sursitaires, s’inquiétaient du prolongement du conflit. 

La mobilisation contre l’intervention américaine au Vietnam gagna l’opinion internationale. 200 000 Américains manifestèrent en avril 1967 dans les rues de New York et de San Francisco. Dans les pays de l’Est des manifestations similaires furent organisées... La mobilisation contre la guerre du Vietnam gagna le Japon et l’Europe occidentale. 

Le mouvement pour la paix au Vietnam, dans le monde entier, et à plus forte raison aux Etats - Unis, fut essentiellement un combat de jeunes, comme le notait en 1969 Jacques Almaric dans Le Monde du 18 novembre 1969 : 

" Combien étaient- ils, venus de tous les États - Unis de l’union manifester leur opposition à la guerre du Vietnam?

Le chef de la police de Washington a parlé de deux cent cinquante mille, mais il s’agissait, a-t-il dit, « d’une évaluation modeste ». 

Les organisateurs du second « moratoire » ont cité le chiffre de huit cent mille. 

Sans doute la vérité se situe-t-elle entre les deux. 

Quoi qu’il en soit tous les « records » ont été battus(...) Si la manifestation a drainé un nombre considérable de jeunes, elle n’a pas « mordu », en revanche sur la population adulte: huit manifestants sur dix étaient, en effet, des étudiants ou des élèves du secondaire. Les noirs n’étaient guère représentés, malgré la présence de la jeunesse qui forme les rangs des opposants à la guerre et qui constitue une véritable société à l’intérieur des États-unis. "

Par le double effet d’une prise de conscience politique et de ses conséquences pratiques sur la vie de nombre Américains, la guerre du Vietnam a pénétré dans de larges secteurs de la société américaine; certains la refusent, d’autres l’approuvent en nombre déclinant au fil des années. 

Ces grandes tendances se sont déroulées de façon relativement autonome, le rôle de la presse n’étant nullement fondamentale; bien entendu, les journaux et les télévisions ont rendu compte de la guerre, comme ils ont « couvert » les grandes manifestations étudiantes de 1966et 1967, le tout avec précaution mais sans chercher à dissimuler les diverses réactions de la population. 

« L’opinion publique n’avait pas de sentiments antiguerre. Contrairement à beaucoup de gens du mouvement pacifiste, le peuple américain ne voulait pas voir son pays humilié. Mais, après bientôt trois ans de combats, il se sentait frustré parce qu’aucune fin proche n’était en vue. » 

"En rêvant au bord du Song-Baï"

Le casque toujours tu mettras.
La quinine journellement tu prendras.
Ta température régulièrement tu surveilleras.
Même ta moustiquaire jamais tu n'oublieras.
De la Vénus Jaune toujours t'écarteras.
D'alcool jamais tu ne boiras.
Du Viet-Minh toujours tu te méfieras.
Rien de lui ne te surprendra,
et ainsi de loin tu éviteras
ces embûches dont on rigolera.
En l'air souvent tu regarderas
pour voir quand il viendra ?...?
Atterrir le gros Dakota !
Pas un cri tu n'auras,
même si du courrier tu n'en as pas.
Au rapatriement jamais tu ne penseras
car un marsouin sait où il va.
Plus tard en France à toi pensera,
quand de Pastis beaucoup on en boira.
Tous tes copains n'étant plus soldats
que si on te revoit là-bas
après avoir subi tous ces tracas,
c'est que vraiment avec toi Dieu sera.

Réponse censurée pour violence. (sic)

Hanoï 1947, Paul Fiquet, 6ème RIC.

 On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels. Anatole France

La guerre commence toujours par des heures héroïques et finit par des minutes de silence. Henri Jeanson

L'ennemi est con, il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui. Pierre Desproges

Une honte de notre siècle est d'avoir rendu la mort abstraite.

Quand on tue au fil de l'épée, on sait qu'on est en train de tuer.

Quand on appuie sur un bouton surveillé par un écran de contrôle, on ne le sait plus. Le massacre prend alors des proportions industrielles, et non plus artisanales. Didier Nordon - Des cailloux dans les choses sûres

2.700.000 américains ont servi au Viêt-nam dans une guerre qui a coûté 100 milliards de dollars.

Ils ont largué 10 millions de tonnes de bombes et d'obus. Ils ont tué 900.000 ennemis. Ils ont quand même perdu.

Voici pourquoi...

Selon les sources officielles, 57.939 américains ont trouvé la mort au Viêt-nam.

Mais parmi les 2.700.000 appelés qui y sont allés, on estime que 500.000 d'entre eux souffrent encore aujourd'hui de troubles nerveux graves. Ce que l'on appelle le "stress post-traumatique".

Pour l'armée américaine, la guerre du Viet-nam fut une étrange expérience, tout à fait imprévue. Toutes les prévisions officielles se révélèrent erronées.

En 1964, le président Johnson avait affirmé que l'industrie du Nord Viêt-nam pouvait être détruite en douze jours par les bombardiers de l'US Air Force.

Entre 1965 et 1968, les opérations de bombardement sur le Nord coûtèrent à l'Amérique 6 milliards de dollars.

Les dommages causés par ces opérations ne se sont pas élevés à plus de 700 millions de dollars.

Les troupes Américaines se sont trouvées confrontées à une situation impossible.

Au bout de quelques années de guerre, le moral et la discipline en ont singulièrement pâti.

Il y eut 32.000 désertions. Et les chiffres concernant les actes d'insubordination ou de mutinerie ont toujours été grossièrement sous-estimés.

Au Viêt-nam, les communistes payèrent leur victoire de leur propre sang.

On estime qu'ils ont perdu vingt fois plus d'hommes que les américains.

Ils menèrent une guerre sournoise, acceptant de subir de lourdes pertes afin de tirer profit de l'énorme puissance de feu américaine: 5% des bombes larguées par les B-52 tombaient intactes entre leurs mains, de même que 2% des obus d'artillerie.

Soit 800 tonnes d'explosifs par mois pour fabriquer leurs "pièges à cons".

A l'origine, le Viêt-cong était constitué par un noyau de vétérans de la première guerre d'Indochine.

Ils avaient combattu les Français dans les années 50 avec le Viêt-minth.

Mais de plus en plus, la conduite de la guerre allait être prise par les forces régulières du Nord Viêt-nam communiste.

Je vous présente quelques abréviations utilisées lors de la guerre du Vietnam, par les soldats américains, abréviations provenant du site ci-après : http://www.thevietnam-database.co.uk/Resource/Abbreviations.htm 

Vous pouvez constater que certaines d’entre-elles sont entrées le langage courant. 

AMF - Literally, "Adios, Mother Fucker." 

BLACK CADILLACS - Combat Boots.

Beaucoup : from the French. In Vietnam it can mean many, much, big, huge, very, etc.

BOOM BOOM - "Short Time" with a prostitute, typically cost $3-$5.

CHARLIE, CHARLES, CHUCK - Vietcong--short for the phonetic representation Victor Charlie. 

DOPE - Marine term for the adjustments made to weapon sights. Also a term for marijuana and other illicit drugs. 

FNG - Acronym, Fucking New Guy .most common name for newly arrived person in Vietnam. 

HANOI HILTON - Nickname American prisoners of war used to describe the Hoa Loa Prison in Hanoi.

HOT - Dangerous, such as Hot LZ (where aircraft are receiving enemy fire)  

INTEL - Intelligence information. 

KHONG BIET - Vietnamese for "I don't know" or "I don't understand."

KLICK - A kilometre : the U.S. military uses the metric system. 

LZ - Landing zone "Hot" LZ - one active with enemy fire, or expected fire. 

MAD MINUTE - Concentrated fire of all weapons for a brief period of time at maximum rate; also called "Mike-mike." 

NEWBIE - Any person with less time in Vietnam than the speaker. 

PLATOON - Approximately 45 men belonging to a company. Commanded by a Lieutenant, a platoon is an organizational unit composed of two or more squads. A sergeant is usually second in command.

R & R - Rest-and-Recreation. Vacation taken during a one-year duty tour in Vietnam. 

Saigon Tea: colored water (sometimes soda) purchased in thimble-size glasses as the price of a hostess' company in a bar or nightclub. The hostess gets a commission, and she can drink as many as the customer can buy, as fast as he can buy them.

SEARCH AND DESTROY - Offensive operations designed to find and destroy enemy forces rather than establish permanent government control; also, called "Zippo missions."

SURPRIZE PACKAGE - An ambush patrol.

The 'Nam: Vietnam.

THE PILL - Any one of several types of tablets taken weekly by all servicemen in Vietnam as a defense against most types of malaria.

THE WORLD - The United States or any place outside of Vietnam.

Vietnam War Casualties

Cause: Hostile & Non-Hostile

Cause Of Casualty Hostile & Non-hostile (Percentage):

Gun shot or small arms fire ---- 31.8

Drowning and burns ---------- 3.0

Misadventure (Friendly fire) -- 2.3

Vehicle crashes ------------ 2.0

Multiple frag wounds grenades, mines, bombs, booby traps -- 27.4

Aircraft crashes ---------- 14.7

Illness, also malaria, hepatitis, heart attack, stroke -- 1.6

Arty or rocket fire -------- 8.4

Suicide ---------------- 0.7

Accidental self-destruction, intentional homicide, accidental
homicide, other accidents. -- 5.8

Other, unknown, not reported -- 2.0

Quelques chiffres :

C'est le 8 juillet 1959 que mouraient le premier soldat américain au Vietnam, le dernier devait mourir le 20 avril 1975.

En 1965, les VC annoncèrent que plus d'un million de femmes prenaient part à leurs opérations.

Entre 1965 et 1973, 15 millions de jeunes américains déclarés aptes au service national, refusèrent de répondre à l'appel.

En 1967, il y avait 486 000 Soldats Américains au Vietnam.

Pendant la guerre du Vietnam, la moitié des objecteurs de consciences, qui étaient déjà sous les drapeaux, fut rendu à la vie civile.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, l'âge moyen des soldats combattants était de 26 ans. Il n'était que de 19 ans au Vietnam.

Les douze mois pendant lesquels les soldats Américains devaient servir au Vietnam étaient désignés par l'expression "TOUR DE SERVICE".

Un soldat Américain au Vietnam, avait une chance sur cinquante cinq de se faire tuer pendant ce qu'on appelait son "Tour de Service".

Plus de 134 000 soldats de l'armée américaine furent grièvement blessés ou mutilés au cours de la Guerre du Vietnam.

Pendant toute la durée de la guerre du Vietnam, il y eu plus de 500 000 déserteurs dans l'armée américaine.

On estime qu'en 1970, 10 à 15% des combattants américains au Vietnam consommaient de l'Héroïne sous différentes formes.

Au cours des seules années 1969 et 1970, 16 000 soldats furent rendus à la vie civile avec blâme pour détention de stupéfiants.

40 % des soldats morts au Vietnam furent tués au cours de leur trois premier mois de service.

Les noirs représentaient 13 % des troupes américaines au Vietnam. 28% d'entre eux étaient au front et seulement 2% avaient un grade d'officier.

Entre 1961 et 1971, près de 70 millions de litres d'un défoliant appelé Agent Orange furent épandus au-dessus de l'Asie du Sud-Est.

Plus de 2 300 soldats américains ont été portés disparus pendant la guerre du Vietnam, et jusqu'à ce jour, personne ne sait vraiment ce qu'ils sont devenus. D'après des témoignages, il semblerait que certains d’entre eux soient encore retenus prisonniers en Asie du Sud-Est.

Les Américains ont effectué 36 125 000 missions en hélicoptère pendant la guerre du Vietnam. Le nombre de missions effectué par l'ennemi est inconnu.

Napalm sticks to kids,
Napalm sticks to kids,
Napalm Napalm sticks like glue
Napalm sticks to old ladies too.

A propos des Kangourous au Viêt-Nam (ou le rôle des soldats australiens dans la guerre du Vietnam) :

Le gouvernement australien décida d'envoyer des troupes pour une raison évidente, la peur que les communistes ne gagnent le sud et accentuent leur emprise en Océanie.
En 1962, il décida donc d'acheminer une trentaine de conseillers. En 1965, ces "conseillers" avaient atteint un tel effectif, que le gouvernement australien changea de politique. Il achemina des troupes non plus pour conseiller mais pour combattre.

Ils furent environ 1400 à débarquer en 1965, l'évènement était tel, que c'est le général Westmorland en personne, qui les accueillit. Le contingent d'intervention australien au Viêt-Nam, a atteint le nombre d'environ 7 700 hommes. Les forces terrestres furent essentiellement chargées d'effectuer des missions de nettoyage dans le sud-est de Saigon, dans la province de Phuoc Tuy. 

Entre les mois de juin 1966 et novembre 1971, les "kangourous" s'occupèrent de la guérilla qui sévissait dans la province de Phuoc Tuy. Cette région, au sud-est de Saigon faisait partie de la zone du IIIème corps. C'était une zone très active pour les Vietcongs, beaucoup de troupes s'amassaient dans cette zone, se reposaient...

La composante australienne se composait de deux bataillons, un troisième est venu compléter l'effectif par la suite. Son premier objectif était de prendre le contrôle de la plaine centrale de la région. Il est a remarqué d'ailleurs, que ce premier mouvement amena une des rares batailles rangées de la guerre du Viêt-Nam. En effet, 18 août 1966, une compagnie du 6ème Régiment royal australien, se heurta de plein fouet au 275ème régiment Vietcong. Ce dernier après de rudes combats et des assauts répétés, se retira, en laissant de nombreux cadavres sur le terrain.

Cette réussite au combat, a offert aux troupes australiennes de se tourner vers un nouvel objectif. Ils décidèrent de s'attaquer à la guérilla Vietcong sur un secteur qui était couvert par l'artillerie alliée. 

Les troupes australiennes étaient de très bonnes troupes dans les combats de guérilla, ils avaient eu l'expérience de la Malaisie entre 1948 et 1960. Ces hommes possédaient des techniques propres à ce genre de mission. Ils avaient, par rapport à leurs alliés américains, troquer le casque lourd pour le bob ou le béret. De plus, les officiers avaient pour habitude d'enlever leur grade et distinction pour éviter d'être pris pour cible par les Vietcongs. Leur armement était standard mais c'est leur technique qui l'était moins, doublé d'un moral de fer, ils obtinrent de très bons résultats. Pour preuve la cinquantaine de médailles décernées à ces hommes, plus 4 Victoria Cross.

Des techniques très sures, comme le déplacement des villageois dans d'autres villages sécurisés, la mise en place de troupes locales fidèles au régime de Saigon... Le but final de ces techniques était de priver les combattants Vietcongs du soutien des populations locales. Ravitaillement perturbé, protection non assurée, soins des blessés refusés... 

Mais tous les résultats ne furent pas aussi concluants. Plusieurs opérations ponctuelles connurent l'échec. Notamment, lors de l'installation d'une zone minée. Vers Dat Do, ils construisirent une barrière de mines, or les Vietcongs s'emparèrent de la zone. Ils purent ainsi récupérer les engins, les mines et tout le matériel se trouvant sur place. Mais le gros point faible du dispositif australien restait le manque d'effectif. Comment tenir une zone immense avec deux, voir trois bataillons. Même avec des troupes spécialisées dans ce genre d'action, c'est trop peu quantitativement.

Ces techniques de pacification donnèrent toutefois de bons résultats au final. Mais comme aux Etats-Unis la guerre devint de plus en plus impopulaire. Les troupes envoyées effectuaient des rotations comme les GI américains, le nombre total d'australiens morts aux combats est d'environ 496 pour 2 400 blessés. Les effectifs australiens qui participèrent à cette guerre du Viêt-Nam furent au total de 46 852 hommes.

Des résultats honorables pour une participation minime mais avec des effets désastreux sur la politique intérieure australienne, telle est la conclusion que l'on peut tirer de l'intervention australienne au Viêt-Nam.

Fusil d’assaut M16A1
 

Remplaçant le lourd fusil M14 à partir de 1965, le M16 s’est vite taillé une mauvaise réputation au sein des GIs pour sa fragilité et sa tendance à s'enrayer rapidement.

 

Cyniquement, les GIs martelaient en riant aux nouveaux venus : "T’occupe pas de ton flingue, tant qu’il est au sec !" facile à dire en pleine jungle…

Fusil-mitrailleur M60

10,4 kilos d’acier, alimenté par bandes et capable de tirer 600 coups à la minute jusqu'à 900 mètres, le M60 servira longtemps d’arme de support d’infanterie, mais également d’arme montée sur un grand nombre de véhicules terrestres et de "ventilateurs" (hélicoptères).

Fusil sniper M21

Le vieux fusil semi-automatique M14NM (National Match) a été converti autour de 1969 en fusil sniper XM21 afin d'être déployé au Viêt-nam.

Doté d'une lunette Leatherwood ajustable de x3 à x9, pour des tirs de 300 à 900 mètres, il n'est toutefois précis que jusqu'à 700 mètres.

Massacre de My Lai 

Le 16 mars 1968, la compagnie Charlie, appartenant à la 11e brigade de la division américaine Americal, entrait dans le village vietnamien de My Lai.De nombreux soldats de cette unité avaient été tués ou blessés les jours précédents dans des combats.

Quand les troupes pénètrent dans le village, leur chef, le lieutenant William Calley, leur dit : « C'est ce que vous avez attendu, une mission, chercher et détruire. »

Bilan : entre trois cents et cinq cents morts, presque tous des civils, et parmi eux de nombreux vieux, femmes et enfants.

L'armée américaine annonça une grande victoire et la mort de 128 ennemis.

Bien que des informations aient été disponibles sur la réalité des faits, le commandement tenta de les camoufler, et ce ne fut qu'en septembre 1969, à la suite des multiples démarches d'un soldat américain, Ronald Ridenbourg, que des charges furent retenues contre Calley. 

Mais les faits ne devinrent publics qu'en novembre, quand le journaliste américain Seymour Hersh publia les premiers témoignages sur ce crime. 

Jugé seul en 1970, le lieutenant Calley fut condamné seul, malgré ses affirmations qu'il avait reçu des ordres de son capitaine de tuer tous les habitants. Il fut condamné à la prison à vie, mais libéré en 1974. Il est retourné à la vie civile. 

"Si nous pouvions montrer de la patience, de la tolérance, la compréhension d'autres cultures, de l'amour, je crois du fond du coeur que nous pourrions avoir la paix sur terre", a déclaré à ,My Lai, Lawrence Colburn, qui était intervenu pour tenter d'arrêter ce massacre. 

Il s'exprimait devant plus d'un millier de personnes qui se trouvaient sur le site où les soldats américains avaient tué en quelques heures 504 civils, pour la plupart des femmes et des enfants, le 16 mars 1968, écrivant l'une des pages les plus noires de la guerre du Vietnam.

Colburn avait 18 ans et ce jour là servait la mitrailleuse d'un l'hélicoptère piloté par Hugh Thompson et à bord duquel se trouvait un troisième soldat Glenn Andreotta. 

Thompson survolait My Lai lorsqu'il avait aperçu des soldats américains exécutant des civils blessés. 

Il avait alors posé son appareil entre les civils et les militaires et avait demandé à ses deux passagers de pointer leurs armes en direction des militaires américains. 

Puis, il était sorti de l'hélicoptère en criant aux soldats de s'arrêter. 

Ils avaient sauvé 12 Vietnamiens de cette tuerie. 

Thompson est également revenu sur le site pour commémorer le massacre."Quelque chose d'horrible s'est produit. Je suis désolé de ce qui est arrivé et je ne peux pas expliquer pourquoi cela est arrivé", a-t-il déclaré. 

"Je regrette simplement que nous n'ayons pas pu sauver ce jour-là davantage de personnes", a-t-il ajouté, assis en face d'une sculpture de ciment en souvenir des victimes. 

Thompson and Colburn avaient été décorés le 6 mars à Washington de la "Soldier's Medal" (médaille des soldats) pour leur héroïsme, de même que, à titre posthume, Glenn Andreotta, tué au Vietnam deux mois après le massacre de My Lai.

On ne naît pas tueur, on le devient !

Je suis né à Jonesboro, Arkansas, mais je passe mon temps à voyager autour du monde pour enseigner à des médecins, des policiers et même des militaires ce qu’est la guerre et ce que tuer veut vraiment dire.

J’ai beau être un expert international ès “sciences de tuer” [killology], j’ai été atterré comme tout le monde, le 24 mars 1998, lorsque deux garçons de 11 et 13 ans ont massacré, dans ma propre ville, quatre écolières et une enseignante, et blessé dix autres élèves.

Avant de prendre ma retraite militaire, j’étais officier d’infanterie et psychologue.

J’ai passé près d’un quart de siècle à étudier comment tuer les gens.

Les soldats américains sont très bons à ce jeu-là. Pourtant, tuer son prochain n’est pas un geste naturel. On doit apprendre à le faire.

La thèse que je défends ici est que nous conditionnons nos enfants à tuer de la même manière que l’armée conditionne ses soldats. J’éclairerai ce propos de mon expérience militaire.

Lorsque des animaux à bois ou à cornes se battent, ils entrechoquent leur tête, mais évitent de se blesser mutuellement. En revanche, lorsqu’ils se battent avec des animaux d’autres espèces, ils s’en prennent à leurs flancs pour tenter de les étriper et de les saigner….

 Il en va de même pour les êtres humains. Lorsque la colère ou la peur les submerge, à moins qu’ils ne soient sociopathes, ils se retiennent de tuer leurs semblables.

C’est pourquoi ils se battent en faisant beaucoup de cinéma, en produisant des bruits effrayants, en prenant de grands airs, en essayant de s’intimider mutuellement - jusqu’à ce que l’une des parties fuie ou se soumette.

A vrai dire, les batailles de l’Antiquité n’étaient guère que des jeux de pousse-toi-de-là-que-je-m’y-mette.

Les massacres, s’il y en avait, ne se produisaient que lorsqu’une des parties fuyait et était frappée dans le dos.

A l’époque moderne, le taux d’usage des armes à feu sur le champ de bataille a commencé par être incroyablement bas. Patty Griffith démontre, dans The Battle Tactics of the American Civil War, qu’un régiment de la guerre civile américaine avait la capacité théorique de tuer, à chaque minute, de 500 à 1 000 adversaires, mais qu’il n’en tuait, dans la réalité, qu’un ou deux.

Après la bataille de Gettysburg, on put constater que 90 % des 27 000 mousquets pris sur les soldats morts ou mourants étaient encore chargés, ce qui veut dire que le soldat moyen chargeait son arme, épaulait, mais, au moment de vérité, ne parvenait pas à tirer pour tuer. Même parmi ceux qui tiraient, la plupart visaient au-dessus de la tête de l’ennemi.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le brigadier-général S. L. A. Marshall confia à une équipe de chercheurs la mission d’interroger les soldats sur ce qu’ils avaient réellement fait pendant les combats. L’équipe découvrit que, lorsqu’ils avaient un adversaire en ligne de mire, seuls 15 à 20 % des fusiliers tiraient vraiment. Seul un petit pourcentage des soldats était donc naturellement capable de tuer - quand bien même la plupart d’entre eux étaient prêts à mourir pour leur patrie.

Des fusiliers dont le taux de tir est de 15 % ne valent pas mieux que des bibliothécaires dont 15 % seulement sauraient lire.

Lorsque l’armée prit conscience de ce “problème”, elle s’y attaqua systématiquement.

Avec succès, puisque le taux de tir est monté à 55 % durant la guerre de Corée et à plus de 90 % durant la guerre du Vietnam.

Les méthodes mises au point par l’armée sont la brutalisation des soldats, leur mise en condition psychique et l’usage de modèles.

La brutalisation et la désensibilisation sont les moyens privilégiés des boot camps, camps destinés à “dégrossir” les jeunes recrues.

Dès l’instant qu’elles descendent du bus, les recrues sont malmenées physiquement et verbalement. On les contraint à des “pompes” sans fin, à des heures de garde-à-vous, à des courses innombrables avec paquetage complet, toujours sous les hurlements de sergents professionnels. On leur rase la tête, on les rassemble toutes nues, on leur colle sur le dos le même uniforme, on leur fait perdre leur personnalité.

Cette brutalisation vise à casser leurs habitudes et leurs normes, à leur injecter un nouveau style de vie et à leur faire révérer de nouvelles valeurs : la destruction, la violence, la mort.

Au bout du compte, les recrues perdent toute sensibilité à la violence, qu’elles acceptent comme un savoir-faire normal, essentiel pour survivre dans le monde brutal qui est désormais le leur.

David Grossman "Le Temps Stratégique" (Genève), février 2000

Le BMC (Bordel Militaire de Campagne)

« Ces filles étaient des soldats. De vrais soldats. Elles se sont conduites de façon remarquable.

Tous mes blessés, tous mes amputés, mes opérés du ventre étaient à l'abri dans des trous souterrains. Et il fallait qu'ils pissent, qu'ils fassent leurs besoins, qu'ils fassent un peu de toilette.

Ce sont ces femmes, ces prostituées transformées en "anges de miséricorde" qui m'ont aidé à les aider, qui ont permis à nos blessés de supporter leurs misères.

Elles les ont fait manger, boire, espérer contre toute espérance... »

De la suite, de leur agonie, il n'y a plus de témoins directs, simplement le récit que Grauwin a recueilli plus tard, parce qu'un commissaire politique, dans un camp, a parlé de ces femmes à un prisonnier :
« Pourquoi un commando de femmes contre nous ?
– Il n'y avait pas de tel commando.
– Si, elles nous ont tiré dessus...

Ainsi donc, les filles des BMC, infirmières au plus fort de la tragédie, auraient-elles aussi pris les armes lorsqu'elles n'ont plus eu d'espérance à offrir. 

Grauwin sait qu'elles ont été rossées, tabassées, affamées. Elles n'ont cessé de crier à leurs bourreaux qu'elles étaient françaises qu'à l'instant où elles ont reçu, l'une après l'autre, une balle dans la nuque...

Source : Geneviève de Galard, l'héroïne de Dien Bien Phu

Les "rats de tunnels"

Les soldats du Vietcong n'étaient pas très « avancés technologiquement », ils utilisèrent donc beaucoup de procédés assez anciens.

Ils installaient toutes sortes de pièges formés de pieux en bambou.

Mais ils fouillaient aussi les anciens champs de bataille de l'Indochine à la recherche de mines et de bombes n'ayant pas explosé.

Ils les amenaient dans des centres spécialisés dans le "recyclage" des explosifs et, après, pouvaient les poser dans la jungle.

Ils creusèrent aussi des tunnels, qui pouvaient parfois être longs de plusieurs kilomètres.

Ainsi apparurent des gigantesques réseaux de tunnels, qui leur permettaient d'alimenter les maquis et parfois même de pénétrer les bases américaines par en dessous.

Avec tous ces procédés barbares, beaucoup de nouvelles formations apparurent dans les Forces Spéciales américaines, comme les "rats de tunnels", chargés d'infiltrer les réseaux de tunnels pour les saboter.

Les "Forces" Vietcong.

VC Local Guerrillas

These were the archetypal 'farmers by day, soldiers by night', comprising those either too old or too young to fight in the regular VC units and dressed as local peasant farmers.

Whilst their primary activities consisted of intelligence gathering, sniping and emplacing booby traps, these troops were employed in the support of VC Regional and Main Force units operating in their locality as porters, scouts and guides.

Force size was dependent on the size of the local village or hamlet and ranged from a single 3 man cell to a platoon of 3-4 squads. Generally operated at the squad level of 12 men.

VC Mainforce Regional Guerrillas

The Mainforce Regional units of the Vietcong more often than not operated as independent companies but often split up and dispersed into platoons, squads and cells. These soldiers were full-timers and were better equipped and trained than the local guerrillas. The personnel of these units were often local to the area in which they served.

Generally these units operated within their home region and fought as fully formed units.

VC Mainforce Regulars

Known as 'hard hats' since they wore the ubiquitous pith helmet, these forces operated and were organised along traditional military lines. Organised into battalions consisting of 3 Rifle Company's and a Combat Support Company these troops were, on the whole, well trained, aggressive and well led.

On larger operations, they could be organised and deployed as regiments of 2-3 battalions.

A disproportionate number of blacks were killed in the Vietnam War.

86% of the men who died in Vietnam were Caucasians, 12.5% were black, 1.2% were other races.

Sociologists Charles C. Moskos and John Sibley Butler, in their recently published book "All That We Can Be," said they analyzed the claim that blacks were used like cannon fodder during Vietnam "and can report definitely that this charge is untrue.

Black fatalities amounted to 12 percent of all Americans killed in Southeast Asia - a figure proportional to the number of blacks in the U.S. population at the time and slightly lower than the proportion of blacks in the Army at the close of the war."

 

Mythe : Un nombre disproportionné de noirs ont été tués dans la guerre de Vietnam.

 

86% des hommes morts au Vietnam étaient des caucasiens, 12.5% étaient noirs, 1.2% étaient d'autres races.

 

Les sociologues, Charles C. Moskos et John Sibley Butler ont, dans leur livre « All That We Can Be », analysé l’accusation selon laquelle les noirs ont été « utilisés » comme chair à canon pendant la guerre du Vietnam et ils ont prouvé que cette affirmation était fausse.

 

Le pourcentage des noirs morts au Vietnam atteint 12 % des Américains tués en Asie du Sud-Est, ce qui correspond à la moyenne des noirs aux Etats-Unis à cette époque.

 

http://www.vietnam-war.info/myths/

Les ouvriers et la guerre du Vietnam 

Des étudiants anti guerre d’un côté ; des ouvriers pro guerre de l’autre.  

Telle est l’image souvent véhiculée à propos de l’engagement militaire américain contre le Vietnam. 

Pourtant, la plupart des enquêtes indiquent que, jusqu’en 1967, ce furent les Américains les plus riches et les mieux éduqués, et non les ouvriers et employés, qui soutinrent le plus activement la politique impériale de leur pays.  

Ce n’est qu’une fois remise en cause la disposition permettant aux étudiants d’être sursitaires jusqu’à la fin de leur scolarité que l’opposition à la guerre des milieux privilégiés s’étendit...  

La répression policière contribua ensuite à la durcir. 

L’hostilité des milieux ouvriers au conflit indochinois progressa elle aussi à partir de 1968, à l’arrière mais aussi sur le front.

Dans un contexte d’émeutes raciales et d’essor de la contre-culture, la généralisation du recours à la drogue et l’animosité croissante entre les soldats et leurs commandants atteignirent des proportions de crise ouverte. On enregistra des centaines de cas de troupes refusant de se battre et au moins dix mutineries significatives.

L’orientation belliciste de la centrale syndicale AFL-CIO n’a donc pas coïncidé autant qu’on l’a prétendu avec les sentiments des soldats les plus jeunes et des combattants tout juste revenus d’Indochine. 

Source : http://www.monde-diplomatique.fr/2003/07/FANTASIA/10257

Would you have been drafted?

On December 1, 1969, the United States began a new method* of drafting young men to fight the war in Vietnam: It held a lottery

It worked like this : Each day of the year was printed on a piece of paper. These pieces of paper, representing each potential draftee's birthday, were placed in blue plastic capsules. Then all 366 capsules (one for each day of the year, including leap years) were placed in a large glass jar. 

As millions watched on TV or listened on radio, the capsules were drawn from the jar, one by one. The first date drawn was assigned a draft number of "one"; the next date drawn received draft number "two"; and so on, until each day of the year -- each potential birthday -- had been drawn from the jar and assigned a draft number. 

After the lottery, draftees were called for duty in order of their draft number, beginning with number "one," proceeding to number "two," and so on, until the military's manpower needs were met. So if you drew a low number in the lottery, you were likely to be drafted; if you drew a high number, you probably wouldn't be. In this particular draft**, anyone who received a number lower than 196 was eventually called to report; anyone who received 196 or higher was not. 

Being drafted was not an automatic ticket to Vietnam.

In fact, of 307,276 men who reported for duty as a result of the December 1969 lottery, only 162,746 were actually inducted. The rest were rejected on physical, mental or legal grounds (convicted felons, for instance, were rejected).

Those who were inducted still might not be sent to fight; over the course of the entire Vietnam War, draftees stood only a 38 percent chance of serving in Vietnam. 

Soldiers who belonged to that 38 percent, however, were statistically more likely to die in combat than soldiers who volunteered -- principally because the overwhelming majority of draftees sent to Vietnam were a part of the U.S. Army ground forces that did much of the fighting.

* Before the lottery was implemented, local Draft Boards determined who would serve. This system was criticized for inequities, and resulted in uncertainty for the potential draftees during the entire time they were within the draft-eligible age group.  

** The "draft number" you received here would have been your actual draft number only if you were eligible for the December 1, 1969 lottery -- which was held for young men born between January 1, 1944 and December 31, 1950. Your birth date would have yielded a different draft number in subsequent lotteries held for anyone born after 1950. These were conducted yearly until 1973, when the draft ended and the United States converted to an all-volunteer military.

Source : http://www.backwash.com/

En février 1966, une imprimerie a reçu une étrange commande de plusieurs millions de cartes représentant l'as de Pique

S'agissait-il d'un collectionneur monomaniaque ?

Ou bien d'un magicien désireux de s'assurer le forçage de cette carte jusqu'à la fin de ses jours ? 

La raison est beaucoup moins amusante ! 

A ce moment, les soldats américains pataugent dans la boue au Vietnam. 

Et au Vietnam, l'as de Pique représente la mort. 

L'as de Bicycle contient une représentation féminine (la statue de la liberté du Capitole de Washington), symbole du mal dans la région Est du Vietnam. 

Pour effrayer et démoraliser les troupes Viêt-Cong, le G.I. semaient ces cartes sur leur passage. 

Et voilà comment on devient arme de guerre ultra secrète ! 

D'après Imagik n°2 - janvier 1994

Dans sa lettre écrite le 10 juillet 1967 à sa femme, le lieutenant Dean Allen a confié ses inquiétudes profondes :

"Pourquoi dois-je voir un homme mort ou blessé ?

Pourquoi suis-je celui qui doit donner l'ordre de faire quelque chose provoquant la mort ?...

Être un bon chef de section est une affaire de solitude.

Je ne veux pas réellement me lier avec quelqu'un, car la perte d'une personne qu'on apprécie est vraiment insupportable.(...)

Peut-être après mon retour, je m'efforcerai de t'expliquer à quel point j'étais et je suis toujours épouvanté.

Chaque nuit, je prie de revoir le soleil, le lendemain matin, et de rentrer auprès de toi"...

Malheureusement, peu de temps après avoir lu cette lettre de son mari, Mme Allen reçu un télégramme annonçant sa mort.

Just for fun !

A soldier in Vietnam saw a local man coming down the road with his wife behind him with a bicycle loaded with all their worldly possessions. The soldier asked him why he carried nothing but a cigarette and his wife had to push the bicycle alone. The man replied, "TRADITION".

Two weeks later he saw the same local man on the same road but this time she was in front and he was pushing the loaded bicycle. The soldier asked him what happened to TRADITION and the man said "LAND MINES"

What was a typical day like ?

I spent many days on patrol in a platoon of about forty men. This is a description of a typical day. Some other days and nights were much worse. The really bad days and nights were very intense and filled with extreme horror. These times were incredibly exhausting both physically and emotionally.

We would get up with the sun. There was no need to get dressed, we always slept fully clothed. For breakfast we had C-rations. This didn’t taste very good, but it was a high energy diet. A packet of instant coffee was included with the C-Rations. I would usually make a small but extra strong cup. This was cooked with a small piece of C4 plastic explosive. This cup of coffee became one of my very few pleasures in the field. 

After breakfast we would often take the time to clean our weapons in preparation for going on patrol. The last task before leaving was to retrieve our trip flares and claymore mines. 

A day of patrol was often endless hours of walking in intense heat with what seemed like tons of equipment on my person. As a rifleman my personal quick access inventory included, an M16 rifle, 200 rounds of ammo, 3 or 4 hand grenades, two canteens of water, one belt of machine gun ammo and sometimes a small anti-tank rocket launcher. In my sixty-pound pack was another 400 rounds of M16 ammo, a claymore mine, a couple of flares, a couple days of C-Rations, a 35mm camera, a transistor radio, two ponchos, a poncho liner and some other stuff that I can’t remember. I was a walking bomb, if hit in the right place, I could have gone off like a roman candle. 

Although walking on patrol could get monotonous we had to keep a keen sense of where we were and what we were doing. If there was any easy way to walk though an obstacle we had to remember not to go that way. If you always took the less convenient and more difficult path you had a better chance of avoiding the booby traps. Even today I have a very heightened sense of everything that’s going on around me. In the past my wife was surprised at all the things I noticed as we walked down the street to a movie or at the mall.

The typical day of boredom was occasionally interrupted with a few sniper rounds. We never had a casualty to the snipers. However, it was certainly both a physical and emotional drain. We never really knew exactly where to return fire, we just blindly shot in the general direction of the sound. The sniper, of course, was already safely out of sight in a protected position.

The days were also interrupted by booby traps. These were usually made with hand grenades and unexploded artillery rounds. If it was just a hand grenade, and we weren’t walking too close together, only one or two men would get hit and seldom killed. The artillery round was a different matter. There was much more damage, men were instantly killed and literally blown to pieces. 

Around noon we would meet up with a supply helicopter. If we were in a pretty safe place this would include a hot meal. This was delivered in large insulated containers that the helicopter had to come back for. Also included with the supplies was our mail. 

After lunch we would head out on patrol again to our position for the night. For the night we would usually connect up with the other platoons in our company. When we got to our night-time position, the first order of business was to determine where to put the machine guns. In case we were being watched it was best to set up the machine guns in decoy positions and then move them to the real position after dark.

Basically this night position was kind of a circle of three to five man positions. Once we were in our assigned positions we would deploy our defense devices. This usually was a couple of claymore mines and a few trip flares. Then we had time to eat dinner, and build some sort of shelter if the weather was bad. At this time we often had a few minutes to relax, talk, and spend a little time reading and writing letters.  

When the sun went down, the mood quickly changed. The twilight was very short in Vietnam and darkness came quickly. The night was spent rotating guard duty with the others at your position. If there were only three men at the position, we had two hours to sleep and it was time to be on guard for an hour. A good night of uninterrupted sleep was never an option in the field.  

Usually we would send out a squad or two, about ten men each, on a night ambush patrol. I hated this duty. We would leave the main group, after dark, and set a position a few hundred meters away. Our job was to listen for the enemy and maybe ambush them. Fortunately none of my night ambush patrols engaged the enemy. 

Sometimes the night was very dark and if there was a wind blowing there was no chance of hearing anything. This, combined with the constantly interrupted sleep, would make the night seem endless. The arrival of daylight was a tremendous relief.

 "I gave my life for freedom --this I know:
for those who bade me fight had told me so."

 W. N. EWER 

A Letter of Warning From Australian Forces Vietnam 1968-1969

To XXXX

This is to inform you that during the month of ................................... 196..........your Husband/SonJUncleILover/Cousin/Nephew/Mate/Fiancee/Pet/Old Friend/Brother.......................... , having completed an arduous tour in the Republic of Vietnam, will be returning home to Australia (RTA).

You should appreciate that he is no longer the sweet, unspoilt boy who left
Australia fired with the patriotic fervour and zest for adventure.

 He is now older, probably leaner, wiser in the ways of the world and possibly short tempered so, get the women off the streets, hide all the beer and grog, put a chain around the fridge, and note the following:

One of the earlier indications of the changes of character will be periodic hot and cold flushes, accompanied by shortness of breath and trembling of the knees, this could be due to either Malaria, the rigours of Australian winter or to mini-skirts which he has never seen.

He will gaze in awe and fascination at blonde hair, trams, blue eyes, clean sheets, hotels and tight sweaters. Remember that his only contact with white women (round eyes) has been via the Playboy Centrefold, and he will probably think that all girls have staple marks on their stomachs; if you wish to disillusion him do so gently.

If he walks across the garden and climbs through the window humour him. He doesn't trust the path - it may be mined.

Flushing toilets will be a source of constant delight to him. If he grabs a shovel and heads for the back garden merely direct him to the nearest convenience, as you gently relieve him of the shovel.

If he is reluctant to rise at a suitable hour (we suggest midday) simply whisper "lights on the wire" then stand back and watch as he leaps out of bed.

Encourage him to drink out of a glass. If you give him a can he will drink it certainly, but then he may fling it over his shoulder with a roar of "up the old red rooster" and the furniture will suffer.

Force of habit may cause him to do some strange things, e.g. sleep with his boots on - shower in public - swear fondly at his closest friends, grind his butts into the carpet. He will constantly look at trees not because he is particularly fond of the local fauna, but because he suspects a sniper. He will distrust bus-stops, because they have an unpleasant attraction for grenades and claymores. Also if litter bugs throw something from a passing car he will scream and dive for the gutter, this can be amusing and endear him to passers by.

Please explain to visitors he is not used to Australian customs, if they complain as he searches them before they enter the house. This is the normal custom to prevent bombs from being smuggled into hotels and billets.

If he complains of being thirsty and is looking for a five gallon plastic jerry can, explain to him that the water in the tap is potable (drinkable).

Never ask him about powdered eggs, American bacon, hard rations, powdered milk, rubber trees, chlorinated water, canned beer, rice paddies1 or mud.

Please don't be alarmed by above as he should be a rational human being again in a year or so, try to make him feel important and occasionally whisper to him "Uc-Dai-Loi Number One" to boost his morale. Explain to him all about mini skirts, their respectability etc. Also that rain is necessary, bar maids are not easily won, cabbies are not all robbers and point out to him when necessary that
Vietnam is a long way away, everybody loves him and that mosquitoes won't hurt him.

He may look a little strange and act a little peculiar, but this is to be expected after months in
Vietnam.

Please do not send any more letters or parcels to . ... ............................ , note the above and above all humour him, the Viet Cong could not shatter his composure, but civilisation just might. His rehabilitation is up to you: his family and friends.

Thank you and good luck.

Témoignage :

At Khe Sanh: December 13, 1967 - April 18, 1968
Lance Corporal, Marines, communications platoon, H&S Company, 3/26 (at combat base); India Company, 3/26 (Hill 881S) 

I was 20 years old when I was stationed at Khe Sanh. On the Combat Base, I worked on the Battalion radio net sending and receiving messages.

On Hill 881S, I was a radio operator for the Forward Air Controller, helping to keep radio contact with airborne air controllers. I also worked in the Combat Operations Center (COC) sending and receiving messages to and from the Combat Base.

When 3/26 first arrived at Khe Sanh, daily life was a routine of settling in: digging bunkers, filling sand bags, extending the perimeter to accommodate the battalion. During the siege, we spent a great deal of time underground during rocket, artillery, and mortar attacks. In between the incoming rounds, there was a frenzy of activity as we scurried about, improving our defences, patching up damage to the air strip, and collecting our supplies

Life up on 881S was very similar, except on a smaller scale. I went up to 881S in mid-February, well after India Company had taken control of the Hill. I was lucky enough to join three Marines who had a bunker. Most of the Marines on the Hill lived in what we called "bunny holes," which were carved into the interior wall of the trench that ringed the Hill. Some of the bunny holes, however, were somewhat elaborate, with floors made from ammo boxes, and walls and ceilings covered with parachute silk.

Several days stand out in my memory. One is when the ammo dump was hit. Rounds were cooking off with tremendous explosions and tear gas was drifting across the base. For a while, I thought all of the explosions were part of the NVA barrage that had set the ammo dump off, and I was certain that the big attack we were expecting had begun. 

Another memorable day, a night really, was when Kilo Company was nearly overrun on Hill 861. I was on the Battalion radio net when the attack began, and I fielded most of the communication coming off of the Hill. A friend of mine named Gieger (if I ever knew his first name, I cannot recall it; we knew each other by nicknames and last names only) had just gone up to the Hill to serve as the company radio operator. In between requests for air and artillery support, Gieger provided a running commentary (a play by play of the action) on who was wounded, who was dead, and how far the NVA had advanced into the perimeter. 

Another day I will never forget is the day I helped put Corporal Terry Smith on a medevac helicopter. I had never seen a person so devoid of color before, and I knew instinctively that he would not survive the short flight to Charlie Med at the Combat Base. I had been on 881 for about a week, and Terry had been training me to help his replacement with the Tactical Air Control Party (TACP) while Terry was on R&R. He was the first KIA I had seen.

When we left Khe Sanh, I had difficulty moving too far from a trench line. After more than two months of life in the trenches of the Combat Base and Hill 881S, I was not used to being above ground for such a long period of time. It was like some macabre version of musical chairs. None of us wanted to be too far from safety when the incoming started. When we arrived at our new location, Dong Ha, field showers had been set up, and we discarded the filthy, rotten clothing we had been wearing. On my way to collect some freshly laundered utilities, I was overcome by the stench drifting off of the pile of discarded clothes. I said to a friend, "God, we stunk!"

He replied, "You think we would have noticed that before now, wouldn't you?"

After Vietnam, Ronald E. Smith attended college on the GI Bill. He has taught college English since 1977. 

I haven't really slept for twenty years.

I lie down, but I don't sleep.

I'm always watching the door, the window, then back to the door.

I get up at least five times to walk my perimeter, sometimes it's ten or fifteen times.

There's always something within my reach, maybe a baseball bat or a knife, at every door...

Once when my daughter was younger and I was that way, she came up behind me and before I knew it I had her by the throat up against the wall. I can still see her eyes. I put her down and just walked out of the house without saying anything to anybody and didn't come back for a week."
 

Anonymous account from a Vietnam veteran (Shay, 1995).

« Portés disparus »

Malgré la fin officielle de la guerre du Vietnam en 1973, la question des 2 278 soldats américains « portés disparus » fut durant des années un frein à la reprise des relations diplomatiques entre la République du Vietnam et les États-Unis.

Ce nœud militaro-émotionnel mettant en jeu des impondérables physiques comme des préoccupations politiques et électorales, ne fut jamais véritablement tranché, et fut en définitive progressivement neutralisé par la judicieuse utilisation du facteur « Temps », notamment par les autorités américaines.

http://www.harnois.fr/ag/ag04.html

Je l'appelais "Femme" en cheyenne.

Elle était vietnamienne et jeune, très jeune.

Elle tenait ma cahute propre et elle me faisait la cuisine.

Elle me massait les épaules.

Je m'appelle John Hawk.

J'ai bu et je lui ai parlé dans ma langue. 

Elle paraissait si familière

Dans la nuit moite 

Elle semblait faire ma cahute avec trois fois rien.

Elle la faisait ressembler à un sauna.

J'ai pas mal sué, mais je ne suis pas encore propre.

J'ai tué tant de gens.

J'ai tué une Ancienne parce que mon officier commandant m'a dit, "Tue-la ! Vise ou fait viser dans le dos, Hawk !"

Elle aurait pu porter une bombe dans son ballot.

Je la visai. Je tremblais tellement que j'espérais la manquer.

Il y avait des petites boîtes de rations militaires dans son sac, des boîtes qu'elle avait mendiées auprès de braves soldats comme moi.

Ma femme ne pleura pas.

Qu'est-ce que la bataille, de toute façon? Y suis-je maintenant?

Il fait sombre. Ses cuisses sont douces et semblent saines.

Je pense aux filles indiennes que j'effraie, à mon retour.

Dans leurs os, je sais qu'elles se souviennent.

Un jour je suis rentré et elle était partie.

Toutes les filles autour desquelles je tourne ressemblent à ma plus jeune soeur.

Je me suis saoulé et j'ai canardé la petite cahute.

Je l'ai abandonnée complètement détruite.

Je parle vietnamien aux femmes.

Je suis sûr qu'elles se souviennent de 'Nam

et que j'ai tué leurs grands-mères.

Je porte des treillis quand je danse traditionnel à l'assemblée des vétérans.

Ma musette est bourrée de tout ce que je possède.

J'attends que quelqu'un m'arrête et me dise de rentrer. 

Je tiens mon visage à deux mains

Non, je ne pleure pas

Je tiens mon visage à deux mains

Pour réchauffer ma solitude

Deux mains protégeant

Deux mains nourrissant

Deux mains empêchant mon âme

de me laisser en colère.

C'est un poème que j'ai écrit pendant la guerre du Vietnam. Il parle de la colère.

J'avais écrit ce poème après que la ville de Bên Tre qui est la ville natale de sœur Chân Không ait été bombardée par l'aviation américaine.

Un officier américain a décidé de la bombarder et de la détruire à cause de la présence de cinq ou six guérillas dans cette ville. Cet officier a déclaré plus tard qu'il a voulu la bombarder et la détruire pour la sauver des communistes.

J'étais en colère; ce n'était pas seulement la colère d'une personne mais celle d'une nation entière.

http://www.villagedespruniers.org/ens_libre.htm

Vingt ans, le tendre mot magique
Qui fait chanter, qui fait rêver.
Ô ma jeunesse féerique,
Je ne te reverrai jamais.

Vingt ans, pour vous garçons de France
C'est le bonheur, la joie, l'amour,
C'est aussi la douce insouciance,
La gaieté de vivre ce jour.

Vingt ans pour vous, filles de chez moi,
C'est la beauté, c'est le printemps,
C'est aussi le premier émoi,
Le premier flirt, le fol amant.

Vingt ans pour moi, c'est peu de chose
Une opération au Delta*
C'est un jour qui se lève morose
Et qui me trouve déjà las.

Pour mon cadeau d'anniversaire,
J'ai eu la pluie, la guerre, la boue,
Une patrouille dans la rizière,
Des rations "G", un point c'est tout.

Il m'en reste un peu d'amertume,
Car à vingt ans, quelle ironie,
D'avoir pour femme l'infortune,
Alors qu'est si belle la vie.

C'est idiot cela je le sais,
Mais ce soir lourd en y pensant,
J'aimerais pouvoir effacer,
Ce que furent à moi... mes vingt ans.

Para E.L. 7° B.P.C. - Hanoï le 28 Août 1951

Source : http://www.chez.com/lebargy/poeme.htm 

We drank for joy and became miserable.

We drank for sociability and became argumentative.

We drank for sophistication and became obnoxious.

We drank for friendship and became enemies.

We drank to help us sleep and awakened exhausted.

We drank to gain strength and it made us weaker.

We drank for exhilaration and ended up depressed.

We drank for "medical reasons" and acquired health problems.

We drank to help us calm down and ended up with the shakes.

We drank to get more confidence and became afraid.

We drank to make conversation flow more easily,
and the words came out slurred and incoherent.

We drank to diminish our problems and saw them multiply.

We drank to feel heavenly and ended up feeling like hell.

Author Unknown

Une vie de chien !!  

The use of dogs as an auxiliary in-war is as old as war itself. Primitive man used dogs to guard his family, his belongings and himself. He also took his dog into battle with him when rival tribes clashed. Throughout the history of warfare, dogs have gone into combat at the side of their masters or have been used in direct support of combat operations. 

The Army Quartermaster Corps began the U.S. Armed Forces first war dog training during WWII. By 1945 they had trained almost 10,000 war dogs for the Army, Navy, Marine Corps and Coast Guard. Fifteen War Dog platoons served overseas in World War II. Seven saw service in Europe and eight in the Pacific. War Dogs continued to serve the US Army with distinction during the Korean War. 

In Vietnam, the U.S. Army was the largest employer of War Dogs of all the services. 

The Army used; Sentry, Scout, Tracker, Mine and Tunnel dog and had bases for training them in Texas, Georgia, Malasia and Vietnam. 

"Sentry Dogs" 

Worked on a short leash and were taught to give warning by growling, alerting or barking. The sentry dog teams mostly were members of Military Police units and patrolled the perimeters of the Army's bases and installations in Vietnam.

"Scout Dogs"

In Vietnam, Scout Dog Platoons were part of the Infantry. Scout Dogs, trained to work in silence, provided early warning of snipers, ambushes, mines and booby traps, and other enemy forces in the immediate area. Scout Dog Teams were normally assigned the point position (first in line) when on patrol.

"Tracker Dogs"

Combat Tracker dogs, usually Labrador Retrievers, were used to track and re-establish contact with the enemy after it had been broken and the enemy had fled.

"Mine & Tunnel Dogs"

Were used to detect mines, booby traps and the tunnels used by the enemy as cover and sanctuary 

Myth : Drug Use Was Rampant In Vietnam 

Much has been made of drug use among personnel in Vietnam.  

What is ironic is that the overwhelming percentage of American drug users were civilians, and a very high percentage of anti-war activists were drug users. 

The number of drug-related arrests by Military Police officers and CID agents during the war actually represents a much smaller percentage of drug use among the military than in the overall civilian population during the Vietnam War. 

Further, drug use in Vietnam was confined almost exclusively to personnel stationed at base camps and other relatively secure installations.

Drug use in the field was rare and was discouraged even by personnel who used drugs in the rear. 

The reasoning was fairly straightforward: drug use in the field endangered lives. 

It was not a "victimless crime" in the field. Peer pressure was usually enough to discourage drug use when in the field. Those who were stupid enough to use drugs in the field were often beaten senseless by their non-drug-using comrades. 

Those that persisted were usually killed in action, sometimes by hostile fire, and occasionally, tragically, by friendly fire. 

Je vous invite à visiter le site ci-après : http://www.rjsmith.com/war_myth.html

Suel Jones : du 3ème Marines au quartier Ho Hoan Kiem.

Suel Jones a soixante ans. Il est venu au Vietnam en 1968 dans le 3e Marines. Ce Texan avait alors vingt-quatre ans. " J’étais parmi les plus vieux " précise-t-il car il s’était enrôlé dans les garde-côtes pour éviter la conscription.

Dans sa famille, on cultivait les valeurs américaines de travail, de justice, de droit, et Suel avait confiance dans le gouvernement de son pays.

« Si j’ai tué des Vietnamiens ? Bien sûr, car on nous avait formés pour ça, les Marines, c’était notre boulot. Mais ce qu’on cherchait surtout, c’était à survivre. Je ne suis qu’un survivant. » Blessé, il passera six semaines à l’hôpital.

Revenu de l’enfer au bout d’un an, il en a violemment voulu à son père, à ses cinq oncles qui ont combattu dans le Pacifique et en Europe lors de la Deuxième Guerre mondiale, à l’Église, au gouvernement.

" Ils m’avaient tous menti. Sur la guerre et sur le reste. "

Il s’en est allé vivre dans une cabane à soixante kilomètres de chez lui, de petits boulots, " pour tenter d’oublier ".

Le " chagrin de la guerre " - titre du si fort roman de Bao Dinh - ne semble pas lui avoir laissé d’autre choix.

Tout au long de sa traversée du désert, il pensait, jusqu’à se faire mal : " Qui nous donné le droit moral d’envahir un pays, de tuer des gens qui ne voulaient que l’indépendance ? Moi aussi, je me serais battu comme eux si la Russie avait cherché à nous envahir. On a donc pu se permettre cela parce que c’étaient des Jaunes ? "

Suel, peu à peu, s’est à nouveau faufilé dans la vie, même si l’idée de suicide l’a souvent effleuré. "

Il n’y pas une journée où je ne pense à cette période. "

Puis, trente ans après, un beau jour de 1998, il est revenu au Vietnam. Il s’est alors retrouvé dans une chambre d’hôtel de Hanoi à tourner mille fois dans sa tête la même question : " Que vont-ils me dire ? " Puis il s’est lancé dans la rue. Là, un passant lui a demandé d’où il venait. " Des USA ? Mais alors vous êtes un ennemi ! ". Affrontant la situation, Suel a réussi à murmurer : " Oui, votre ennemi. " Et l’inconnu de lancer : " Bienvenue chez nous ! Seul le gouvernement américain était notre ennemi. " Suel Jones, vétéran du 3e Marines, en a eu les jambes qui flageolaient.

Il a donc décidé de s’installer au Vietnam. Lui, le " My ", l’Américain, il habite maintenant à Hanoi dans le quartier Ho Hoan Kiem. Si ce n’est pas le bonheur, cela y ressemble. Il donne en tous cas l’impression d’avoir trouvé une terre à remonter le temps, jusqu’à ce temps béni où il avait l’innocence du Yankee puisant aux bonnes traditions de son pays, et non la lourde culpabilité du " warrior " d’une sale guerre.

Dans les locaux de l’Association de vétérans vietnamiens, il aime échanger et partager ses souvenirs avec des combattants, maintenant ses amis, qui se trouvaient dans les mêmes lieux et temps que lui sur le terrain : à Can Tien, Cam Lau et Khe San. " J’ai rencontré des soldats qui ont combattu les Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, puis les Français, ensuite nous les Américains et enfin les Chinois. Incroyable ! "

Il n’a que deux mots à l’endroit des Vietnamiens : respect et admiration. Maintenant les uns et les autres se retrouvent du même côté de la barrière, à aider le Village de l’amitié et ses victimes de la dioxine.

Suel en est même devenu le représentant international. L’année dernière, il a ramassé trente-cinq mille dollars aux États-Unis pour aider le Village, alors que le gouvernement américain n’a pas versé un cent de réparation en trente ans.

À son programme cette année : ramasser encore plus d’argent, assurer une tournée dans les universités américaines contre la guerre et ses conséquences horribles, et organiser l’arrivée au Village d’une vingtaine de vétérans américains.

À propos de ce présent à nouveau lourd de menaces, Suel s’emporte : " On a eu trois mille morts à Manhattan et c’est horrible. Mais ici on en a fait trois millions. Qui s’en soucie ? " Il retrouve dans l’attitude de l’actuel gouvernement US la même manière de procéder que lors du drame vietnamien : " On crée des images déshumanisées à l’usage des masses américaines et mondiales. Hier le Viêt-cong, aujourd’hui les musulmans. Et cela devient ensuite plus facile de tuer. " Pour lui, les marines qui débarquent au Proche-Orient, la guerre qui semble se rapprocher jour après jour de Bagdad, c’est l’intolérable même, mettant à vif sa douloureuse expérience, ses souffrances qui ne cicatriseront peut-être jamais. " Malgré tous les discours dont la pare Bush, cette guerre est une guerre du pétrole. "

P. O.

Article paru dans l'édition du 15 février 2003, source : http://www.humanite.presse.fr/journal/2003-02-15/2003-02-15-309333 

"Tigerland", réalisé en 2000, par Joël  Schumacher,  avec Colin Farrell, Matthew Davis, Clifton Collins Jr., Tom Guiry, Nick Searcy  (Musique : Nathan  Larson)

En 1971, à Fort Polk, dans un camp d'entraînement de la Louisiane profonde, les futurs soldats s'entraînent avant leur départ au combat sur le sol vietnamien.

À cet endroit, les nouvelles recrues doivent oublier leur humanité et leurs émotions pour se préparer à affronter les pires atrocités.

Le deuxième classe Jim Paxton est un idéaliste qui rêve de devenir écrivain, Miter veut prouver qu'il est un homme, tandis que Wilson affiche un enthousiasme certain à l'idée de monter à l'assaut. Mais l'arrivée d'un jeune Texan se prénommant Roland Bozz va bousculer les habitudes de la Compagnie.

Avant de tourner, les acteurs du film, pour la plupart inconnus, subirent deux semaines d’entraînement au sol à Camp Blanding. Devant la caméra, ils accomplirent leurs propres cascades, se passèrent de caravanes et de fauteuils de repos. A l’exception du sang et de quelques contusions, les personnages principaux ne furent pas maquillés.

Tigerland est inspiré de la réalité, de ce que j’ai vécu durant mon propre entraînement. », commente le scénariste Ross Klavan.

Engagé parmi les réservistes, Ross Klavan a suivi l’Entraînement Avancé de l’Infanterie (E.A.I.) à Tigerland en 1971.

« Si vous accomplissiez avec succès l’E.A.I. à Tigerland », précise-t’il, « vous étiez bon pour le Vietnam. (…) l’humeur était au fatalisme. Le patriotisme ne comptait pas beaucoup. Les gars y allaient parce qu’ils n’avaient pas le choix. ».

© Copyright 20th Century Fox

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