1 mois à Salt Lake City.
Nos amis me demandent de relater notre séjour à SLC. Ayant pris quelques notes lors de lune ou lautre soirée, je vais les reprendre une à une, les corriger et les agrémenter.
Passez un agréable moment en notre compagnie
La journée « valises ». (Episode 1)
Ca y est ! Tout est décidé. Nous partons. Un mois à SLC ; javoue craindre la longueur de notre séjour plus que la longueur du trajet. Vais-je my ennuyer ? Un mois à deux ménages nest pas toujours chose aisée. Mais voilà, nous sommes heureux, car nous y allons pour la naissance de notre premier petit-fils.Bon, ce nest pas tout ça, mais il faut préparer les valises et tout un chacun qui me connaît bien sait à quel point je déteste cela : valise, train, avion, bus. Bref tout ce qui porte roulettes et parle de «départ» ne trouve pas grâce à mes yeux. Jai déjà fait un effort énorme. Les valises sont sorties de leur placard depuis deux jours. Oh ! Elles ne bougent guère de place si ce nest passer dun coin à lautre. Mon mari, lui, sait depuis longtemps déjà quil ne faut pas me parler de bagages, que je my mettrais bien à un moment ou à un autre, mais que, surtout, au grand surtout, ne pas prononcer le mot « valises ».
Aujourdhui, nous sommes la veille du départ. Il faudra que je my mette. Oui, oui, mais tantôt. Après le dîner.
Le dîner est fini, la vaisselle faite, le café bu. Les objets qui restent habituellement hors des armoires ont retrouvé leur place dans les placards. Il est inutile de laisser la poussière saccumuler. De même que je ne nettoie plus la maison avant un long séjour, car, de toute manière, la poussière saccumule vite et il faut quand même tout nettoyer au retour. Alors tout est rangé mais rien nest nettoyé.
Ouiiiiiii, je sais ----------------------- va-li-ses !
Il est 17 heures. Je monte ! Jy suis. Je my mets. Vêtements de nuit, de sortie, Bref, une valise. Sans oublier les médicaments. A 50 ans, ils ont remplacé les bonbons. Vieillir, cest probablement cela. Rires !
Mon mari descend les bagages, trop heureux davoir à le faire.

Nous sommes prêts ! Passeports, tickets dembarquement, dollars, mouchoirs et trois valises.
Jai dû insister pour la troisième, mais, après tout, nous pouvons en amener quatre de 23 kg chacune, alors pourquoi écraser toutes les affaires alors que nous avons des tas de cadeaux et quau retour ils seront remplacés par dautres cadeaux ? Je nen démords pas : une valise-monsieur, une valise-madame et une valise-cadeaux plus la valise de cabine. Et comme les veilles de voyage, il vaut mieux me laisser tranquille
Nous partons donc avec trois valises.
La journée «départ». (Episode 2)
Tout est bien calculé pour arriver à temps à Lille Europe. Cest mon frère qui nous y amènera. Croisons les doigts, pourvu quil ny ait pas de grève et que le TGV nait pas de retard, car nous navons quune heure et demie de délai à Paris (aéroport Charles de Gaule) pour prendre lavion.Suite à lattentat manqué de la semaine derniàre, les mesures de sécurité sont renforcées et un employé dAir France nous a recommandé de prendre le TGV plus tôt, de manière à avoir 3 heures décart. Pour nous, cest OK, mais lorganisme qui nous a vendu les tickets nen démord pas « Non ! Inutile ! Dailleurs nous sommes en contact avec Air France, aucune raison de vous inquiéter ,comprend pas le conseil de lemployé ,avez-vous son nom ?(grrrr, cest le moment où je sens que je dois avoir des origines de cannibale) Non ! tant pis mais de toute manière pas de problème, pas de problème pas dinquiétude à avoir »
Et la phrase qui conclue
- De toute manière, vous êtes enregistrés pour le vol dès Lille et à partir de là, lavion est obligé de vous attendre.
Ouais ouais ! Jamais vu davion qui attendait, moi ! Mais bon, puisquil ny a rien à faire
Nous arriverons donc une bonne heure avant le départ du TGV ; ainsi sil y a beaucoup de monde, nous aurons le temps de bien nous inscrire sans nous énerver. Dailleurs nous ne nous énervons pas du tout, puisque nous sommes les premiers.
Cool !, dirait Rose-Marie, ma nièce.
Les pre-miers ! Waah, la détente !
Ouaip la détente ! Trois secondes de détente, en fait ! Le temps de défaire le sourire que nous avions accroché à nos visages.
L!employée, contrariée, nous annonce que leur ordinateur est en panne depuis ce matin :
« Vous nêtes pas enregistrés, vous devrez donc vous dépêcher à Paris. »
Devant mon regard noir, elle se sent obligée dajouter :
- Mais vous navez rien à craindre. Arrivant les derniers, il ny aura plus personne, vous naurez donc pas de file à faire.
Bah tiens ! On men dira tant !
Jaime pas les voyages. Jaime pas les voyages ! Jaime pas les voyages !
- Que marmonnes-tu ?, me demande mon mari.
- Moi, rien, rien, je dis seulement : «Jadorrrre les voyages ».
Jignore pourquoi, mais il ne me croit pas.
Et nous voici au chaud dans la salle dattente. Pas la peine dattraper un rhume et les quais de Lille-Europe sont un courant dair froid permanent. Pourvu que le TGV soit à lheure ! La semaine dernière, deux grèves ont eu lieu.
Le TGV est annoncé. Le TGV est là. Le TGV part. Tchouc tchouc tchouc!Enfin, vu que cest un TGV, cest plutôt Tccccccccccchiiiiiiiiiii que nous entendons.
Paris-Charles de Gaule, tout le monde descend ! Vous pensez que nous allons descendre. Et « rapidos » même. Les trois grosses valises sur le quai, la valise-cabine à ne pas oublier. Je ne la lâche pas.
Vite, vite, un chariot, les valises sur le chariot
Il faut regarder les panneaux,
les avions
, ceux qui montent
, le terminal
terminal A, non!...E
E
E .. ah par là ! Vite ! Zut un escalator, une barrière qui nous empêche de passer avec les chariots « et potfordik !
. Pas le temps de se chercher un ascenseur. On prend les valises ; on va les faire monter.
Essayez donc de monter à toute vitesse sur des escalators pleins de monde avec 4 valises. Il faut les poser le petit côté sur les marches, sur et parallélement aux marches.
Ouf ! Nous voici en haut
terminal E... par ici
à droite
tout droit
tout droit
à gauche
à droite!droite ! Air France. Ici ! Les hôtesses sont là. Et, vous me croyez ou pas, mais pas un seul voyageur ! Nous serons les derniers ! Mais qui leût cru !
Heureusement, tout le monde nous dirige de suite vers «le » bon bureau denregistrement : «Ici », « Ici », « Prenez par là ». Et voilà.
Entretemps, on nous a déjà demandé deux fois, histoire de rien, quelle était la raison de notre voyage aux USA. Sécurité oblige ! Deux cocos qui arrivent comme des fous pour se faire embarquer à la dernière minute, ça a dû leur sembler louche et ce nest pas notre accent belge qui va les dissuader de penser «danger ».
Lexplication de la naissance de notre petit-fils adoucit mes traits et linterlocuteur, le temps de quelques secondes, devient tout sucre et tout miel.
Non ! Nous ne sommes pas des terroristes.
- Vous êtes arrivés à temps, dit lhôtesse, nous allons fermer dans quelques instants.
Moi, pour la seconde fois dans la même journée, je souris aux anges. Je suis là à temps, nous nallons pas devoir poireauter une journée supplémentaire à Paris et devoir prendre lavion du lendemain !
Une valise, deux valises, trois valises, un supplément à payer !
Quoi ! Je me réveille soudain. Sur le site, il est bien noté quatre bagages de 23 kg !
- Non, Madame ! Voyez mon papier officiel, tous les vols enregistrés après le 1er novembre ne peuvent comporter quune valise par voyageur. Il vous en coûtera 50$ par bagage supplémentaire.
Sacrénom ! Les voyages sont de réelles « pompes-à-sous ». Je peste. Jespère que mon mari nira pas dun « Je tavais dit que deux bagages suffisaient ». Mais non, il est, comme moi, trop heureux de pouvoir embarquer. Seulement le marathon nest pas achevé. Les 50, ce nest pas à Air France quil faut les régler, mais à Continental Airlines.
- Au bout de la rangée, tournez à droite. Le comptoir est là. Après, il vous faudra faire vite, je vous conseille de courir.
Comme si lon faisait autre chose depuis une demi-heure !
Tandis que mon mari parle à lhôtesse de lenregistrement, jai déjà préparé mes 50$. On gagnera 5 secondes.
- Pas despèces, avec une carte, déclare suave la jeune employée dAC.
Une minute de perdue.
- Merci et courez, vous navez plus trop de temps, ajoute-t-elle.
Et pour courir, on court. Chariot à bagages devant nous. Heureusement, on nous oriente bien et le trajet est facile
Attention ici on ne descend pas ! Des marches pas possibles avec les bagages:3 fois 24 kg, non ! Sapristi, il doit bien y avoir un ascenseur
là !!!...et il fonctionne (ouf !)
on na pas perdu de temps
la course reprend
et soudain, le miracle !
La porte dembarquement. Ouffffffff ! Nous sommes les derniers, il y a des contrôles de sécurité, il faut encore faire la file. On sen fout ! On respire. Je me demande pourquoi ils nous ont fait courir comme des fous! Il suffisait de nous dire de ne pas faire de lèche-vitrine. On aurait compris. Seulement, ici, on a suivi un entraînement pour les J.O. !
Une chance, à lenregistrement, on nous a changés de place : nous serons deux pour trois sièges. Aaah quil est doux de voyager !
- Avancez, levez les bras. Oui cest bon, vous pouvez y aller. Vous et vous, par ici, allez-y directement.
Nous entrons sur la passerelle.
Sièges ligne G. On sinstalle : le bic, les mots croisés, les livres.
Clac. Clac. Clac.
Mesdames et messieurs, attachez vos ceintures. Ladies and gentlemen,
Déjà blasés, nous nécoutons plus, nous avons déjà commencé à remplir notre première grille de mots croisés.
Lavion décolle.
La journée «Bonheur». (Episode 3)
Altitude 1200 mètres. Bienvenue à Salt Lake City !Dix grilles de mots croisés plus loin, nous atterrissons, pressés de retrouver le plancher des vaches et une nourriture non aseptisée.
Le personnel de laéroport est souriant. « Il en était de même à Houston » dit mon mari, plus voyageur que moi qui nai que lexpérience de la côte Est et, là-bas, tu gagnes le gros lot si tu arrives à faire sourire qui que ce soit !
Quimporte ! Nos bagages ont bien supporté le voyage et cest le coeur au ventre que nous avançons vers la sortie. Un grand roux, cheveux à la Jackson, nous attend : le jeune papa ! Jimmy, notre fiston. Laéroport nexiste plus, on ne voit plus que lui. Et que celui qui ne comprend pas cela me jette la première pierre !
Direction la sortie. Nous passerons dabord à la maison pour y déposer les bagages, ensuite direction « ma-ter-ni-té »:. Nous nattendons que ça !
Oui, mais voilà, comme dans tous les grands jeux télévisés, il y a dabord des épreuves à passer et la première, nous la devinons de suite lorsque nous voyons la voiture de notre fils. Une petite New Beetle qui, comme le lièvre du Canada, a pris sa couleur blanche dhiver. Nous regardons la voiture, puis regardons nos trois valises. Qui de nous six restera à laéroport Pas le chauffeur, bien entendu. Je regarde à nouveau les valises, mon mari, lauto.
- Ne tinquiète pas, maman (avec lui, il ne faut jaaaaaaaaaaaa-mais sinquiéter !), tout rentrera.
Cétait ça lépreuve !
Et elle fut réussie. Le chauffeur derrière le volant, cest mieux paraît-il, mon mari, la hanche fraîchement opérée, sinstalle à lavant, et bien entendu, bibi, qui partage son siège avec les valises entrées je ne sais par quel tour de magie, à larrière.Et nous voici partis. La route nest pas bien longue. Une vingtaine de minutes.
Tiens donc, justement, la route, jai le temps de la regarder. En fait, complètement coincée entre valise et siège, seul un petit rectangle soffre à ma vue. Condamnée à fixer cette lucarne, je remarque quon ne cesse de croiser des New Beetle. Dailleurs, cela nous frappera durant tout notre séjour à Salt Lake : jamais vu autant de NB rassemblées en un seul endroit : toutes les couleurs y sont, représentées et on en trouve à tous les coins de rue. Je me remémore les années 70, en Italie, à un rond-point, une ribambelle de toutes petites Fiat!On aurait dit une course de coccinelles ! Ici, ce sont des New Beetles ! Les coccinelles ont grossi.
La maison quoccupent mon fils et ma belle-fille est chouette. Elle se trouve dans un des premiers quartiers typiques de Salt Lake. Quartier peu à peu abandonné jusquau moment où les gens ont commencé à se rendre compte quil avait un cachet et il a recommencé à se repeupler. Le prix des maisons y a flambé comme dans tous les anciens quartiers des villes qui retrouvent peu à peu une seconde vie. Lidentité retrouvée.
Le quartier est quadrillé. Joli repère cartésien ! Dans un sens (jai oublié lequel), les rues sont numérotées de 1 à 18 ; dans lautre sens, elles sont «alphabétisées» de A à V. Au plus lon monte dans lordre des numéros, au plus on monte en altitude. Et cest peu de le dire, il faudra par la suite le faire ! A pattes ! Les enfants habitent la J Street entre la 9ème et la 10ème rue.
Valises déposées, nous filons à la maternité de luniversité. Altitude 1400 m.
Quel plaisir ! Quelle joie ! Cest un bonheur qui nous arrive en pleine figure, en plein ventre, en pleines mains ; tellement grand quon ne sait pas ouvrir les bras suffisamment « grands» pour le recevoir, le retenir. Une facette du bonheur dont nous ignorions tout et que nous avalons, sans honte, à en éclater !
Un petit garçon. Andréas. 57 cm et 4,400 kg. Un petit-fils. Un bébé à eux, à nous. Et nous devenons gâteux, comme tous les grands-parents le sont.
Je ne vais pas rentrer dans les détails, disons quils resteront dordre privé, mais je tenais quand même à vous en offrir quelques éclats.
Demain sera un autre jour.
La journée " Découverte de Salt Lake ". (Episode 4)
Et tous les lendemains, frais et dispo, nous nous éveillions facilement. Le décalage horaire dans le sens Europe-USA na jamais posé de problème. Le sens inverse, par contre, je ne vous dis pas ! Solide petit-déjeuner bien calé --- et cela vaut mieux car avec nos lascars le dîner, ce sera à midi ou à 13 heures, à 14 heures ou à 15 heures, ou même encore à 16 heures ! Et je nexagère même pas ! Je sens que le petit bout leur remettra de temps en temps les aiguilles de lhorloge en place. Hé ! Hé !Nous ne bougeons pas chaque jour ; par contre nous prenons la température et lambiance de la ville. Rien de tel quun séjour prolongé pour simprégner de latmosphère réelle dun lieu. Et mon premier trajet à pattes, ce sera pour découvrir la ville " vue de haut " !
Souvenez-vous : le quartier où résident les enfants est un magnifique plan cartésien : de 1 à 18 dans le sens " vallée montagne " et de A à V dans le sens " parallèle aux montagnes ". Robert, toujours aussi sportif, malgré une jambe un peu fragile, a déjà tout découvert avant moi car tandis que je fais un peu de ménage, il va à " la découverte ".
Et aujourdhui, il memmène à la 13ème !
- Tu verras le magnifique panorama.
Ca ne métonne pas : 100 mètres de dénivelé en quelques rues à peine ! Pour les genoux, monter nest rien, par contre pour le souffle, cest une autre histoire ! Dailleurs je parle peu mais nen pense pas moins. Mest avis que le mari, il veut devenir veuf en Utah. !
Les maths, encore une fois, servent drôlement : plutôt que de monnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnter de la 9ème à la 13ème puis de tourner à droite en soufflant comme un phoque : je
Attention et suivez le guide !
Je suis sur la J, je monte de 9 à 10, je tourne à droite vers la K ; sur la K je monte de la 10 à la 11, je tourne à droite sur la L ; sur la L, je monte de la 11 à la 12, je tourne à droite sur la M et sur la M, je monte de la 12 à la 13 ! Pas compris ? Pas grave, nous sommes arrivés et sans faire un mètre supplémentaire ! Na.
Et maintenant, balade à une même altitude. Tout est plaisant : les maisons sont quasi toutes individuelles avec une terrasse qui leur donne un petit style colonial. Dans ce quartier, elles sont anciennes et les couleurs gaies ; tout le contraire de bien de villages traversés où les gris, chocolat et beige dominent. Tristounet comme pas possible. Est-ce une certaine austérité qui se traduit au travers des couleurs Ou linverse ?
En tout cas, traverser le quartier de part en part ne me lassera jamais : chaque maison a un petit quelques chose qui la distingue des autres et, comme il y a toujours de lair, des mobiles musicaux se font entendre un peu partout. Quelques fontaines également et malgré que ce soit lhiver, leau continue de couler.
Cest dailleurs une des caractéristiques de Salt Lake City : un air si sec que même par gel intense, leau continue de ruisseler dans les rigoles ! Et là-bas, pas de problème dallergie aux acariens ! Le pied !
Voilà, voilà, me voici, je reviens les pieds sur terre sur la 13ème à " tourner " autour de la ville. Enfin probablement une rotation d1º max (tiens les enfants, ça fait combien en radians, 1ºC (*) ?
La vue est splendide.
- Attends, me dit mon mari, tu verras plus loin.
Et soudain ! A vous couper le souffle ! Nous sommes en altitude, nous avons laissé les maisons du quartier et là où nous sommes, la montagne descend plus brutalement et rien nobstrue notre vision.
Je suis abasourdie.
Je retourne dans le passé. Je remonte le temps. Je viens des montagnes et soudain cette vallée : immense, immensément large et démesurément longue. Une plaine entourée de montagnes. Je vois un désert empli darbustes de sauge sèche sauf que les petits points du désert sont des immeubles, des maisons et que les arbustes sont des arbres ! Enfin, je dis que ce sont des arbres, car je le sais sinon je donnerais ma main à couper quil sagit darbustes. Splendide ! Non ! Le mot ne convient pas.
Ce paysage vous prend aux tripes. Là-bas... au bout
cest à 40 miles (1 mile = 1.650 km) et on a presque limpression que cest tout près. Et là, à droite, un tache bleue
le Grand Lac Salé. Bah oui ! Salt Lake City !
Le Mont Saint Michel, cest du pipi de chat à côté de ce que je vois, de ce que je ressens. Cest beau, cest grand, cest époustouflant. Je nai pas envie de partir, plus envie de redescendre. Je reste. Je ne bouge plus. Je veux voir encore et encore ! Voir, regarder, mémerveiller à en perdre haleine. Ce sera probablement le moment le plus violent de mon séjour en Utah !
Jai mal au cur. Que les hommes sont stupides de se faire la guerre !
Mais il nous faut redescendre. Et tandis quune partie de mon esprit me rappelle de descendre en «escalier» ---histoire de se préserver les genoux, hééé
---, une autre partie est encore là-haut, dans cet époustouflant paysage. Puis les arbustes redeviennent arbres, les petites taches grises maisons,
Dire quici, cétait le désert. A perte de vue

Pourquoi est-ce à ce moment-là que je me remémore un moment particulier de larrivée des Mormons Guidés par Brigham Young, ils débouchaient des montagnes et découvraient cette immense plaine désertique. Et alors que leur prophète annonçait : "Ceci est lendroit. ", dans le groupe, un homme a dit :
- Cela fait trois mois que je marche, je veux bien encore marcher trois mois pour quon ne sarrête pas dans ce désert !
Ils sy sont arrêtés.
(*) ( π/180) rad
La journée «réflexion». (Episode 5)
Cest décidé. Ce sera pour aujourdhui. On la déjà reporté deux fois alors, quel que soit le temps, ce coup-ci on y va ! On visite le centre des Mormons. Jen rêve.Héé ben, heureusement que nous avons dit « quel que soit le temps », car il fait un temps à ne pas mettre un catho, heu pardon, un canard dehors! Rires ! Bref, il fait un temps de chien, un froid de canard et, histoire de préserver encore un peu de temps ses parents, Jimmy nous dépose devant une des entrées du centre mormon. Centre en plein centre ville.
Car Salt Lake City est «leur» ville --- ils ont même donné le nom biblique de « Jourdain » à un fleuve près de la ville --- dont ils en ont dailleurs fait une des plus belles villes des Etats-Unis. A lheure actuelle, environ 50% de la population est mormone contre plus de 90% dans les villages aux alentours. Dans toute la ville, nous croisons sans cesse des Mormons, reconnaissables immédiatement à leur tenue vestimentaire habillée : costume, cravate et pardessus ! Nous sommes en janvier et si la température est agréable, certains jours, ici, il peut faire très froid. Même pour les Mormons.
Bon, je fais un peu dhumour mais SLC est une ville où lon se sent en sécurité comme nulle part ailleurs. Les personnes que lon croise sont polies, souriantes, gentilles et serviables. Et même si cette manière fait partie de leur prosélytisme, je préfère cela à la vulgarité et au sans-gêne. Mais jaurais encore bien des occasions den parler.
De toute façon, les croyances fondamentales des Mormons sont celles des chrétiens. Cette Eglise a été fondée en 1830 par Joseph Smith. Les Mormons étaient établis dans lOhio et le Missouri ; ils furent chassés et, dirigés par Brigham Young, ils émigrèrent jusquen Utah. Ils édifièrent, en plein désert, Salt Lake City.
Je disais donc que dans le centre, au centre, au milieu (vous suivez toujours ?!) dun jardin planté darbres et de sculptures sélèvent deux splendides bâtiments : le Temple et le Tabernacle. Nous ne cesserons dailleurs jamais de découvrir, dans toute la ville, des statues de pionniers et dhommes et de femmes dans leur plaisir ou leur labeur journalier : jeune fille dansant avec des enfants, famille, femme soccupant du jardin, couple, homme travaillant la terre, Moi qui adore les sculptures, je men suis donné à cur joie !

Elles mont bien plus attirée que les peintures qui, elles, font penser à ces petites images religieuses que lon donnait dans les années 50-60 aux enfants sages. Je les aime aussi, jai dû garder ce côté puéril de lenfance, mais bon, mon enfance est derrière moi et jattends plus que ce côté «ami-ami». Mais les images religieuses catholiques sont-elles si différentes ?

Avançons-nous un peu. Quelques minutes suffisent à peine pour que nous soyons accueillis par deux jeunes demoiselles souriantes. Nous nous rendrons rapidement compte quelles sont de toutes les nationalités et quelles se déplacent toujours en binôme.
Nous avons de la chance, les demoiselles parlent le français. Elles nont donc pas à nous envoyer un autre groupe. Durant toute la visite, on ne cesse de rencontrer de ces groupes de deux : toutes les langues y sont représentées. Ces demoiselles viennent de tous les pays du monde. Elles sont toutes en mission, portent un badge sur lequel nous pouvons lire leur nom et y voir le drapeau de leur pays dorigine. Les nôtres sont originaires du Québec et de lAngleterre.
Un élément particulier à leur religion : adultes, ils sont envoyés deux ans en mission dans le monde entier. Six mois avant leur départ, ils reçoivent des cours de langue afin quils aient les bases de la langue quils devront pratiquer. Cette parenthèse missionnaire de deux ans leur donne une magnifique ouverture vers la vie extérieure.
Quand le gynécologue qui a accouché notre belle-fille et qui a passé deux ans de mission à la Côte dAzur a appris que nous parlions le français, il a accouru. Il a gardé les souvenirs des plaisirs et de la joie des Français. Discuter avec lui, comme avec tous les Mormons rencontrés, fut un plaisir.
Au cours de notre séjour, nous en avons ainsi croisé qui étaient allés aux Pays-Bas, en Italie, en Argentine, en Norvège,
Le contact est aisé, très ouvert et très agréable. Comme dit plus haut, un plaisir.
Je me rends compte quil est difficile de tout mettre dans un petit papier. Ce nétait quune petite visite, mais il y a tant à dire.
Et pour la nième fois, revenons à nos hôtesses. Elles répondent à toutes les questions quon leur pose. Elles racontent ainsi : lhistoire de lange Moroni que l on aperçoit tout en haut du Temple. Cest lui qui est apparu plusieurs fois à Joseph Smith. Le Temple où nentrent que les Mormons.

- Lintérieur, cest comme une cathédrale ?
- Oh non, me répondent-elles. Comme un château. Cest très luxueux, ce sont des salons.
Ah ! Jignorais.
Dommage quaucune photo ne soit disponible. On est toujours tenté par linterdit.
Nempêche que lédifice est important, imposant. Par contre sil ma fasciné dès mon arrivée dans Salt Lake, je dois reconnaître quau bout dun mois, ce côté sensationnel fatigue. Je men suis lassée alors que lhôtel de ville, majestueux aussi, avec ses vieilles pierres a gardé son aura durant tout le séjour. On se fatigue vite de ces bâtiments, sauf le respect que jen ai, construits à la Walt Disney.
Dans le centre, un autre grand bâtiment : le Tabernacle dont larchitecture frappe par sa simplicité peut contenir 8 000 personnes. Lorgue gigantesque (plus de 11 000 tuyaux) est l un des plus célèbres au monde ! Il en est de même de sa chorale qui anime les offices. Dailleurs, nous sommes invités à participer au concert qui aura lieu le dimanche suivant. Cest juré. On ira !
[et cest ce à quoi on assistera]
Contrairement au Temple, tout le monde est admis dans le Tabernacle. On y donne régulièrement des récitals, des concerts, des conférences.
En gros, the Church of Jesus-Christ of Latter Day Saints (= lEglise de Jésus-Christ et des saints des derniers jours) (LDS Church et non LSD comme je le dis toujours
pas pareil, pas pareil :-) )
est dirigée par un prophète assisté de douze apôtres. Limage est donc celle de lEglise primitive créée par le Christ.
Mais poursuivons notre visite.
- Les divorces, lhomosexualité sont acceptés ? Je suis curieuse, je pose plein de questions. Après tout, cest le but du jeu.
Elles répondent. Elles sont drillées. Sapristi ! Si tous nos jeunes connaissaient la Bible comme elles connaissent leur religion ! Car, petite parenthèse personnelle, même si jai rarement été sage lors des cours de religion, je dois reconnaître que jai été formée et que jen ai quand même une certaine connaissance. Les jeunes, par contre
. ??? Trop de professeurs de religion ont voulu adapter leur cours à un cours de morale: animation, etc. Je déplore le manque de connaissance, le manque de formation. A quoi sopposer si on na rien autour de soi ? Comment se construire ?
Nous avons des amis du même âge que nous qui maintenant nous disent « Mais que vous apporte la religion ? On ne comprend pas. Nous, nous sentons un vide que vous ne semblez pas connaître, mais on narrive pas à comprendre.»
Et nous, nous narrivons pas à expliquer. Il faudrait repartir à zéro.
Les nuits sont courtes quand on philosophe.
Mais je sens que je vais finir par lasser. Revenons aux règles du jeu.
La question est posée. Quelle sera la réponse ?
- Les divorces et lhomosexualité, on les accepte, oui, bien sûr, mais on n en parle pas.
Chez nous, on dit « accepté mais non toléré ! »
Je continue.
- Je suis catholique mais je ne suis pas pieds et poings liés avec les directives données par lEglise. Ainsi si je ne suis pas daccord avec le Pape, je ne le suis pas. Nous néprouvons aucune difficulté à dire « non». Quen est-il pour vous ? Comment réagissez-vous lorsque vous nêtes pas daccord avec ce que dit votre Prophète ?
- Alors nous prions beaucoup. Nous prions jusquà ce que nous ayons compris ce que le Prophète a voulu nous dire !
- Aucune autre alternative ?
- Non ! Le Prophète sait ce qui est bon pour nous. Cest à nous de prier et de prier et un jour, nous comprendrons.
Et puis soudain, tout se termine. Dhabitude, cest « Noubliez pas le guide SVP ! ». Ici, par contre, cest comme aux Trois Suisses, on nous demande nos coordonnées, ce que lon désire recevoir,
- Une Bible des Mormons !
Mais elles ont compris que nos idées sont solides. Et si elles prennent bien le papier, nous naurons certainement pas de démarcheurs.
Ni de Bible !
Je suis déçue de cet arrêt soudain. Jai encore des tas de questions à poser, moi ! Le soir, en discutant avec mon fils et ma belle-fille, nous apprendrons que chaque groupe ne dispose que dune demi-heure pour la visite.
Avant de sortir, nous flânons encore un peu dans les jardins. Et nous papotons.
Hors de lenceinte, nous restons pensifs, mais ma conclusion mapparaît claire comme de leau de roche :
- Jaime et japprécie énormément de choses chez les Mormons :
chacun donne 10% de son salaire à lEglise,
les Mormons aident les personnes dans le besoin en contre partie dune aide en retour ;
au-delà de tout, ils privilégient la famille, le sens du respect, du devoir, toutes ces valeurs quon nous a inculquées autrefois et qui disparaissent un peu trop.
Oui, cette structure, cette solidité, oui, japprécie, mais
mais, sil vous plaît, laissez-moi ma liberté de pensée !
Cest décidé : je ne deviendrai pas Mormone.
La journée "Bisons futés ". (Episode 6)
La journée est belle. Cet après-midi, direction le Great Salt Lake ou le Grand Lac Salé.

Et cest ainsi que, par une belle journée de janvier, trois Belges, laissant les montagnes Wasatch, quittent SLC pour remonter vers le Nord. Un simple K-Way, voire un pull, suffit.
Je navais pas vu dindustries, je pensais quil ny en avait pas. Bon, cest maintenant chose réglée ! Nous traversons un zoning industriel et bonjour la pollution : raffinage pétrolier, métallurgie, exploitation minière ! Le chemin de fer est la voie de transport par excellence. Zut ! Je croyais quici tout était propre ! Eh bien, pas du tout ! Encore un mythe qui vient d éclater. Je me déniaise à la vitesse de léclair ! Vous me direz quil est plus que temps, que pour un peu on maurait enterrée naïve. Ma foi, nest-ce point le rêve, monsieur Brel, «Etre beau, beau et con à la fois !» ? Argh ! Le pied !
Ainsi, Salt Lake est une ville où, trop souvent, plane un nuage de pollution. SLC est la principale ville industrielle et commerciale de lUtah.
Les alentours de la ville ressemblent à ce que nous connaissons par ici : grandes enseignes, parc dattractions,
et à ce que nous ne connaissons pas par ici : les larges avenues toutes droites ! Mes cheveux se hérissent, lorsque, par ici, ma belle-fille prend le volant
L étroitesse des rues na rien de commun avec la largeur des routes étasuniennes. Bah je lui pardonne mes frayeurs, elle nous a donné un adorable petit-fils!
Rouler là-bas est un plaisir. La vitesse est réglementée et cela ne pose pas de problème. Les gens sont plus détendus.
Un exemple de courtoisie appliquée : dans le quartier-feuille quadrillée quhabitent mes enfants, il est courant de voir 4 panneaux STOP au croisement. Le premier arrivé passe en premier. Essayez un peu cela chez nous ! Ce seraient les auto-tamponneuses ! La ducasse tous les jours.
Mais poursuivons notre route. Les usines sont derrière nous.
Les rochers deviennent rouges. Nous passons près des carrières. Et, tiens, deux immenses silos de céréales ! Jimmy nous explique : ce sont les réserves des Mormons. En cas de pénurie, tout est prévu. Lorganisation est au top. Et en fin dannée, si tout sest bien passé, le grain est distribué aux indigents.
Autre chose qu on ignore des Mormons : quand la catastrophe eut lieu à New-Orleans, ils furent les premiers sur place avec des vivres et de laide.
Jai également lu un article sur la tornade qui sest abattue sur leur ville le 11 août 1999. Lorganisation de ce peuple quant à laide à apporter, quant au compte-rendu des dégâts et quant à la reconstruction a été exemplaire.

Un peu plus au Sud dici se trouve une des plus grandes mines de Cu au monde.
Quelques lignes pour Manuella, notre prof de géo bien-aimé e. Elle risque de vouloir mon scalp si je ne lui ramène rien pour agrémenter son cours. Et jaurai beau lui dire que cela ne se fait plus, elle
. Maman!!
Voici donc sur Google Earth quelques latitudes et longitudes :
*le temple des Mormons et tout le complexe (environ 10 ha) des Mormons (bibliothèques, centre de la généalogie, bureaux, etc.) :
40 degres 46'13.20"N 111 degres 53'31.33" W
*le grand Lac Salé et lîle aux Antilopes où nous nous rendons :
41degres 00 '08.12 " N 112 degres 12 '59.27" W
Attention ! il ne faut pas confondre le Lac Salé et les plaines salées; cest sur les plaines salées quont lieu les essais à grandes vitesses des autos-fusées (cest ainsi que je les appelle). Je pensais que cétait la même chose: eh bien pas du tout! Le lac salé fait la moitié de la Belgique et à certains endroits, on y voit flotter le sel. Il est le deuxième lac le plus salé au monde (teneur en sel six fois celle de la mer). Le premier étant la Mer Morte bien connue de ceux qui souffrent du psoriasis.
Bref, on a affaire à un vrai lac. Et c est sur une île de ce lac que nous nous rendons: lîle des Antilopes.
Les Américains ont construit une route qui permet daller sur lîle des Antilopes. Une fois le droit dentrée payé, on prend le pont-route et on admire.

Attention :voici ce que lon voit à gauche, au milieu et à droite.
Le temps est superbe et on admire les différentes couleurs du lac
Pour les géologues, lî le est un paradis : sa crête est constituée dune roche parmi les plus vieilles accessibles sur Terre.
Prenons à gauche, dit Jim, les bisons seront de ce côté.

( les vaches chez nous et les bisons chez eux)
La route qui contourne ce côté du lac est sinueuse. Lîle est un ensemble de petites collines. Où sont les bisons, Jimmy ?
Nous sommes en janvier, nous ne croisons quasi personne, cest lavantage, le plaisir. Dis Jimmy, où sont les bisons ?
Le lac est splendide, la végétation riche sert de nourriture aux antilopes et bisons. Mais où sont les bisons ?
Non ! Ça c est nous !
Là !!!!!!!!!!! Mauvaises langues ! Mauvaises pensées ! Vous aviez déjà pensé quil ny en avait pas ! Et bien si ! Tout un troupeau ! Je nen avais jamais vu à létat sauvage. Splendide ! Splendide.
Non plus ! Mafia belge qui pose. Sourire. Par contre, sur les photos suivantes sauf les deux à lavant-plan de la photo de droite
..
..
Clic clac clic clic ! Photos !

Attention, ne pas marcher sur les côtés. Respecter la nature. Recommandé sur le dépliant.
Des espaces sont même prévus pour les campeurs. Idéal pour qui aime l isolement et les oiseaux.
Le fiston est heureux. Le connaissant, je suis certaine quà un moment il a dû craindre ne pas croiser la moindre bestiole. Ça peut quand même être gentil les enfants nest-ce pas !
Lheure passe, il nous faut rentrer.

Nous reprenons le pont et
le soleil se couche. Soudain, en quelques minutes, les couleurs changent du tout au tout. Alchimie.
Agréable après-midi. Jai aimé ce que nous avons vu.
Un jour, jaimerais marcher sur les plaines salées.
La journée «Neurones». (Episode 7)
Salt Lake City est la capitale de létat d Utah(*) aux USA ; on y trouve plusieurs universités dont limportante Université de lUtah .Cest dans cette université que Jimmy et Enkeleida font de la recherche en mathématique.
Alors, après la journée "bisone" et la journée "mormone", aujourdhui cest la journée "neurones".
Tandis que Robert fait les courses, quEnka joue à la petite maman, jaccompagne Jimmy à luniversité. Il a deux heures et demie de cours de math à donner.
Pour commencer ma journée, je me laisse offrir un café dans le petit bar des étudiants, section géologie. Les murs sont des pans entiers tranchés dans de magnifiques pierres. Aussi diverses quoriginales. Japprécie cet espace. Jim a tenu à me faire découvrir lendroit ; je ne le regrette pas.
Quelques jours plus tard, je ferai la connaissance du magasin de lUniversité. Lamabilité et la disponibilité des étudiants qui y travaillent sont exemplaires et il est agréable de jeter un il sur tout ce qui se vend outre-Atlantique ! Le prix des calculatrices et des PC me laissera baba !
Nous ramènerons un squelette à Emeline. Jespère quil est vraiment en plastique et que ce nest pas le squelette dun ancien prof ! Quoiquil soit vraiment petit
Sourire !
Mais les choses sérieuses commencent. Nous quittons la cafeteria pour rallier le bâtiment des mathématiques. Tranquille. Tout est tranquille. Je nai jamais traversé une université belge dans un tel climat de calme. Jai beau me tourner de tous côtés, ce sont presque des zombies que je croise. Et tous les jours, il en sera de même. Les étudiants traversent le campus de part en part. Généralement, ils sont seuls. Là où chez nous, on ne voit que des groupes, là-bas, ils vont de part et dautre seuls ou, au maximum à deux. Cest le système qui le veut, puisque les cours sont choisis «à la carte».
Cest lheure.
Deux heures et demie de math, théorie et exercices. Eh bien dis donc, cest quil va vite le fiston ! Par contre, il structure très bien. Heureusement, sinon je resterai en rade
! Je suis toute fière, car je nai aucun mal à suivre. Je vais même au tableau, vous men direz tant !
Le public, une douzaine détudiants, est divers. Jen vois un totalement largué, deux autres qui prennent fébrilement note, un autre encore qui pose diverses questions mais je naime pas le ton, il y a plus de lattaque que de la discussion. Mest avis quil ne comprend pas grand-chose et quil « discute » la théorie. Sinon lambiance est calme, on nentend quasi que la voix de Jimmy.
Et vlan, voilà un travail à faire pour le cours suivant! Cest courant ici.
Tiens létudiant de tout à lheure accapare mon fils
.
Un quart dheure plus tard
OK javais bien repéré le zouave. Il croit savoir ce quil ne sait pas.
Le niveau nest pas celui des universités belges. En fait le niveau des universités américaines varie très fort dun endroit à un autre. Il vaut mieux se retrouver dans le top 10 ! Certaines ont un niveau excellent, mais il nen est pas de même partout !
En repartant, je jette un il dans le bâtiment des inscriptions. Quel immense hall ! Et face à moi, douze ou treize guichets. Tout est grand. Ici tout est grand. Les rues, les campus, les boutiques, les parkings, tout !
Cest fou comme jai envie de minscrire pour une petite année à lUniversité de lUtah. Allez, je m inscris? Au moins, jaméliorerai mon anglais. Le cours de math ne pose pas de problème pour létudier en anglais ; cest bien la branche la plus facile pour ce jeu de langues.
Voilà donc le quotidien : deux heures et demie de math entre des repas pris à des heures impensables
Même quhier soir, Robert crevait de faim ; ça peut être ronchon un mari ! Je lentends encore :
- Moi, à cette heure-ci, je doooors, alors j ai faim! Je me vengerai demain en réveillant avec délices le fiston à 7 heures du matin!!
Faut dire quici, ça ne se couche rarement avant 1, 2 voire 3 heures du matin !! Pffff!
Mais le repas est prêt et après le cerveau, on se remplit lestomac. Ce midi: pommes de terre, chou-fleur gratiné et filet mignon cuit d'une manière particulière. Je vous livre la recette.
On saupoudre le filet de sel puis de Caraway (une épice indienne) et ensuite on verse dessus quelques cuillers dhuile dolive. Et au four ! Délicieux ! Normalement, cest le rôti de porc que l'on cuit ainsi; jen ferai à mon retour. Ma belle-fille me fait, à chaque fois, découvrir une nouvelle recette.
Laprès-midi sera studieuse
souvenez-vous du devoir ! Somme toute, une journée ordinaire. Nous lapprécions à sa juste valeur.
Le bébé est mignon comme tout. Il dort. Il sourit.
Je viens de réaliser : mon petit-fils est américain (**) !
(*)Le mot «Utah» dérive du mot «Utes» qui sont des Indiens vivant essentiellement dans lUtah et le Colorado.
(**) Le mot «Amérindiens» couramment utilisé représente les Indiens, premiers occupants de lAmérique, et leurs descendants.
La journée «Capitole de Capitale». (Episode 8)
Aujourdhui, balade à pattes ! Rappelez-vous comme ça descend et comme ç a monte à moins que ce ne soit le contraire! Finalement tout dépend du côté où lon attaque la pente. Si vous partez du bas, vous monterez-Comment ?
- :-(
-Ah bon ! Vous avez compris. OK, je continue donc mon chemin quoique je naie même pas encore eu loccasion dy faire un premier pas que vous minterrompez déjà
Oui, ç a va, ç a va, jai compris ! Je continue.
Nous partons donc de la J Street à mi-hauteur entre la 9ème et la 10ème avenue et nous nous mettons à descendre à hauteur de la 7ème sur lavenue A. Nous ne ne descendons pas plus bas que le «A» ou bien nous tombons dans le canyon ! :-)
De lautre côté, le splendide Capitole.
Aux Etats-Unis, il y a un capitole dans la capitale de chaque état et celui de SLC est le second plus beau après celui de Washington ! Seulement voilà : il est de lautre côté du canyon et notre moyen de locomotion décidé est la-machine-à-pattes.
- Et on y va comment au Capitole ? que je demande dune petite voix
- Comme tu veux. On y va ou on ny va pas. On prend la grand-route ou on descend le canyon ; il y a un petit sentier cimenté qui descend vers le fond et qui traverse le parc du Souvenir. Tu choisis.
Je sens que mon mari a bien envie de descendre ici alors : décidé ! Nous descendrons le canyon et à la moindre alerte des genoux, nous remontons. Jy vais avec précaution, ne brûlant aucune étape. Ce sentier très agréable a été aménagé lors des J.O. de 2002 et est dédié à tous les bénévoles qui ont uvré pour la bonne marche de ces J.O. Belle reconnaissance ! Je me demande combien dédiles politiques de combien de pays penseraient à inaugurer un sentier, une route, à renommer un chemin en lhonneur de bénévoles !?!
Relativement court à descendre ce sentier, mais, mazette, quest-ce quil descend fort! Et, de plus, il nousfaut prendre garde aux plaques de glace et à la neige que lon retrouve encore partout. Au fur et à mesure de la descente, je réfléchis quil nous faudra remonter, mais quavant de remonter, il nous faudra, une fois la route du canyon atteinte, monter sur lautre versant afin datteindre le Capitole. Je me demande si je nai pas présumé de mes capacités physiques ? Bon, nous verrons bien.
Une fois en bas, une rivière court tout le long du canyon et agrémente de son chant the Canyon road. Pelouse, petits ponts, statues, chapelle, plaques en lhonneur des soldats de lUtah morts durant les différentes guerres, cloches,
et joggeurs ! Il y en a partout, mais il faut dire quun peu plus haut, la route du Canyon est partagée en deux bandes : une bande occupe le tiers de la route pour les voitures et lautre les 2/3
,réservée aux piétons ! Fantastique ! Et rassurant : on a beau traverser de petits bois, on se sent en sécurité, tout est calme et chacun salue tout le monde.
Nous voici donc tout en bas. Le Capitole est, lui, tout en haut. Monte ? Monte pas ? Monte ? Monte pas ?
Monte.
Mais ce choix, vous laviez certainement deviné
depuis la nuit des temps, le danger attire la femme
Eve déjà!! Et je souris.
..
(photo de Scott Catron from Sandy, Utah, USA)
Des marches, un sentier, un bonjour peu démonstratif à lAmérindien et avant même de réaliser létendue de ce quartier,
nous nous trouvons au pied du Capitole. Je me sens toute petite! En fait, je vois le nombre incalculable de marches quil me faut encore gravir pour en visiter lintérieur.
Bon, je laisse partir mon mari en éclaireur :
- Si cela en vaut la peine, tu me fais signe. Je grimperai.
Jai grimpé !
Et je vous assure que je ne lai pas regretté.
De lextérieur déjà, la vue nous amène très loin : jusquau Lac Salé. Lintérieur ensuite. Il est splen-di-de : le hall immense est décoré de sculptures et de peintures racontant larrivée des premiers colons. Les murs et colonnes sont de marbre. Nous montons à létage pour y admirer the Senate Chamber, the House Chamber, the Supreme Court, la salle dorée des réceptions, the Gouvernors Suite et les différents bureaux.
(Cliquer sur le lien ci-dessous pour un voyage panoramique à lintérieur du Capitole)
Clic!
En voyant ces images, vous avez dû réaliser que la fatigue est oubliée. Enfin
presque. Mais ce qui est certain, cest que nous ne regrettons pas cet après-midi. Nous ne nous attendions pas à un tel spectacle. Il est dommage que ce quartier passe trop dans lombre par rapport au centre mormon et à son Temple.
Cest lheure du retour. Ding dong dong ding ding ! A chacune de nos visites, nous entendons différentes cloches de la ville sonner les heures. Les mélodies sont merveilleuses. Dailleurs durant tout notre séjour, nous ne nous en lasserons jamais : où que nous soyons dans la ville, nous nous arrêterons pour les écouter et, subtil détail, il y a un léger décalage entre elles, ce qui nous permet de profiter de chacune delles.
Allons donc ! Il nous faut retourner. Voyez la carte de litinéraire : nous avons pris le chemin noir. Pour retourner, mon mari me propose de prendre la route normale, la blanche !Dites donc, vous avez vu la longueur du trajet ! Je suis courageuse, je veux gagner mon ciel sur terre. Je rigole. En réalité, je nai nulle envie dallonger ma route dune heure de marche supplémentaire. Alors, cest tout vu, nous reprenons la route du Canyon
souvenez-vous :descendre marches, descendre canyon, remonter canyon et remonter entre 9 et 10!
Cest sûr maintenant ! Dans les chaussures, les chaussettes ne résisteront pas !
La journée «Franc-maçonnerie». (Episode 9)
Quand je vous disais que les chaussettes en prendraient un coup ! Il suffit de voir mes orteils pointer à lair pour le comprendre. Aussi, avant de repartir pour une nouvelle journée, allons-y pour une heure de raccommodage de chaussettes.Oui, mais que faire quand on ne trouve de laine à repriser nulle part ?
Eh bien, lon fouille la boîte à couture de la maison et on fait avec ce quon trouve : à savoir de la laine jaune ! Je me promènerai donc avec des chaussettes bleues à orteils jaunes : ça ne suit pas, des chaussettes brunes à orteils jaunes ? Tiens, ça suit ! Chaussettes style Art déco (Bonjour Kate(*) !)

Mais revenons maintenant les pieds sur terre.

Avant de poursuivre, je vous indique cette adresse url dun site écrit par un ancien mormon. Ses dires sur le mormonisme sont extrêmement intéressants et, si vous avez envie dêtre sérieux un bon quart dheure,
cliquez sur le lien, vous ne le regretterez en rien.
Clic!
Quant à nous, nous partons pour la visite du temple de la franc-maçonnerie. Sa façade mavait attirée et nous avons tout simplement sonné et demandé si nous pouvions visiter le temple.
Un sphinx tient le globe terrestre, un sphinx tient le globe qui repré le ciel.
Le rendez-vous fut pris pour aujourdhui. Sur place, nous apprenons quun car de médecins allemands est attendu. Nous patientons donc dans le Lesser Hall aussi grand que six salons. Les fauteuils sont confortables mais élimés ; les vitrines, décorées de photos et dobjets symboliques, ont vieilli ; de grandes peintures ornent les murs. Tout est ancien et a une présence. Soudain, dans un coin, je vous le donne en mille : un distributeur de cocas ! Comme nous tournons tout autour de la salle, le guide nous suit du regard. Nous montrons le distributeur et vraisemblablement il partage notre «chocking».
Nous regardons notre montre, le temps passe. Finalement, vu la grande quantité de neige tombée ce matin, après vingt minutes dattente, nous apprenons que le car narrivera pas. Nous avons donc droit au guide pour nous «tout seuls».
Chouettttttttttttttttte !
Lhomme est super gentil, serviable, désireux de raconter et de nous répondre. Vous nous suivez ? OK. Suivons le guide.
Et nous déchantons à la vitesse de léclair : nous ne comprenons strictement rien à ce quil raconte. Et il ne comprend pas que nous ne comprenons pas. Son accent est à découper au couteau et son débit hyper-rapide. Bref, cest galère ! Marshmallow, patate chaude en bouche, marshmallow, marshmallow, oh lala !
Quelle déveine que les enfants naient pu nous accompagner ! Au bout dune heure, ils en auraient certainement eu marre de traduire, mais au moins nous aurions compris quelque chose.
- Are you mormon ?
- Yeah !
Ouf ! Jusquici ça va !
- And your parents ?
-
- Your mother ?
- Caaatchui
- ??? cachun ? sorry, would you mind repeating please ?
- Caaaatchuic
- ???
Mince, on est propres! Je vois son regard. Il nous prend pour des demeurés, il ne comprend pas
que nous ne comprenons pas. On réessaie.
- Im catholic, my husband is catholic, Youre mormon. And your mother ?
Mon dieu , je ne donne pas cher de notre Q.I !
- caaaatchic
Ah ça y est ! Enfin pas pour moi ! Jai toujours été sourde aux langues étrangères, ce qui nest pas le cas de mon mari qui a saisi.
- Il dit que sa mère est catholique.
- Ah catholic !
Comme si jallais changer son accent.
- Yes !
Bon le contact est passé. Jeee sens que je vais beau-eau-eau-coup mamuser. En réalité, deux heures à ne quasi rien comprendre. Jinterpelle mon mari qui rigole:
- Robert, travaille un peu ;-) Tu comprends davantage !
Ah oui, il est vrai que vous ignorez que nous travaillons souvent en binôme! Il a une meilleure oreille que moi et moi jai plus de vocabulaire que lui. Ca donne à peu près ceci (visualiser la méthode) :
il comprend, me traduit, je réponds, il répète avec le bon accent.
Et tout va bien !
Enfin ! sauf ici.
Et la visite commence. Les généralités dabord. Lhistoire, dans cette grande salle. Mais jai juré de ne rien vous dévoiler de ce qui a été dit ici : de larrivée des premiers mormons, de la grande toile qui orne le mur de la salle daccueil, de linsertion des francs-maçons dans la vie sociale de Salt Lake, de leur engagement financier dans un hôpital de la ville,
Je ne vous dirai rien.
Je nen ai saisi que les titres !
Croyez-moi, cela me désole plus que tout. Lhomme qui nous guide raconte, raconte, montre et montre encore et encore. Si nous avons bien compris, toute une partie dun hôpital des enfants de Salt Lake est financée par eux. Ils sont très engagés, se veulent en ouverture vers la ville et organisent régulièrement des spectacles ouverts à tous.
Dailleurs la salle où se donnent des spectacles ferait pâlir plus dune commune. Elle peut contenir huit cents personnes et est chapeautée dun ciel de petites loupiotes qui est une merveille à lui seul.
Quatre étages avec des salles toutes plus grandes les unes que les autres : la salle de spectacles dont je viens de vous parler,
une salle de réunion pour près de cinq cents personnes et beaucoup dautres splendides salles encore :
..
la salle gothique,la salle égyptienne,
mais aussi la salle des maures,
,
la salle des femmes agrémentée de miroirs (rires !) qui, grâce à des balcons, peuvent apercevoir leur mari qui se trouvent un étage plus bas... Autant garder un il sur eux ! Hé hé ! Même ici !
Dans ces différentes salles, on trouve «lil» de Dieu (God) et un élément de la décoration que jai adoré plus que tout : une volée descaliers menant à une salle supérieure : sur chaque marche, on peut y lire une inscription. Voyez.

Jaime cette manière dà la fois poser le pied sur un élément de vie et davoir lesprit «tiré» vers le haut.
Il faut aussi savoir que,
pour certaines obédiences,
pour être franc-maçon, il suffit de croire en un être suprême. La religion na aucune importance; par contre, pour eux, les athées ne peuvent lêtre. Jadmire cette recherche spirituelle dans la liberté de conscience personnelle, transcendée par un mouvement de cohésion fraternelle. La puissance qui se dégage de cette cohésion est phénoménale. Veiller surtout à ne pas oublier quil ny a pas qu«une» franc-maçonnerie mais des franc-maçonneries.
Je ne puis, malgré tout, mempêcher de poser cette question : à lheure actuelle, le côté «affaires» ne lemporte-t-il pas, ici aussi, sur cette recherche délévation ? Philippe,un de nos amis, dont le père faisait partie du Probus, déclarait récemment quactuellement le monde des affaires prenait plus de place que le monde de la curiosité des arts. Lenrichissement a changé dorientation. En est-il de même ici ?
Je lignore.
Mais la visite continue.
Une pause :
clic sur le lien ci-dessous : une visite virtuelle vous attend dans the Salt Lake Masonic Temple. Les photos vous décriront mieux que je ne puis le faire ce que nous avons vu.
Clic!
[ Ne craignez pas de cliquer sur les différentes offres :
> Grand Stair Case
> Great Hall
> Colonial Ante-Room
> Colonial Room
> Egyptian Room
> Auditorium
> Upper Landing
> Gothic Room
> Moorish Room
> Lesser Hall
> Banquet Hall ]
Nous passons détage en étage grâce à un ascenseur, mais une rampe est construite dun bout à lautre. A lextérieur, les deux sphinx montent la garde. Chacun a la patte posée sur un globe : le globe terrestre pour lun, le ciel pour lautre.
Etage supérieur. Mes lèvres ne peuvent retenir un sourire de surprise et de joie : nous sommes dans les vestiaires
Tous les habits servant aux cérémonies sont ici : poussiéreux, sans éclat. Jai la nette impression de me trouver dans les coulisses dun théâtre de province. Les habits sont ternes et cest léclat des projecteurs qui les fait prendre vie. Ahurissant ! Je mattendais à quelque chose de «plus propre», de «plus chatoyant». Tout ce que je vois, des armoires aux costumes, y est vieux et semble grisâtre. Ca sent la poussière. Nous sommes réellement dans une salle-grenier.
Que nous traversons.
Pour arriver dans une autre grande pièce (décidément, ici, rien nest petit) : deuxième étonnement. Il sagit dune salle de répétitions pour musiciens. Les pupitres sont ouverts, les partitions aussi, les instruments sont là. On voit de suite quil sagit dun endroit où lon vit, où lon travaille. Mais, encore une fois, une impression dun coin de coulisses de théâtre !
Une réflexion toute personnelle : je ne comprends pas que la musique ne soit pas une matière à part entière comme les maths, le français, la géo,
. Avec elle, plus besoin desperanto: elle est langage universel, paix, symbiose. Décidément, non ! Je ne comprends pas.
Mais laissons les portées, les arpèges, les cuivres, les clarinettes. Ressortons.
- Il think you want to see the library ?
- Oh yes !
On ne le regrettera jamais. Que de vieux grimoires, de vieilles bannières également, déposées ça et là, un peu branlantes ! Mais des livres, des livres encore des livres. Et quels livres ! Toute lhistoire de la franc-maçonnerie sy trouve. Elle est dune richesse incroyable ! Dan Brown (**), pour se documenter pour son livre «Le symbole perdu», y est venu pour travailler. Ce dont nous ne doutons pas une seule seconde, tant elle est complète et très bien fournie.
Le guide raconte toujours. Il a tant à dire. Cest juré, nous enverrons notre fiston faire le même tour que nous. Il racontera et jenrichirai alors mes dires.
Et puisquil faut bien terminer un jour, le guide nous demande si nous avons dautres questions. Il meurt denvie de nous renseigner, il est aux petits oignons pour les deux malheureux petits Belges un peu balourds que nous sommes.
- Do you wish to know the other elements ?
- Oh yes, we have many questions but we will not ask them because we dont understand the answers.
Et il sourit. Nous aussi, lui ne doit pas trop nous comprendre, mais nous, nous sommes déçus.
Jimmy, Enka, il faudra que vous alliez voir ça ! Et vous, si un jour vous allez à SLC, frappez à la porte du temple maçonnique. Vous ne le regretterez pas.
(*) Kate Milie
(**) Dan Brown
La journée «restauration». (Episode 10)
Nous ne sommes pas rentrés squelettiques des USA car, hormis les heures indues auxquelles nous prenions nos repas, nous mangions bien. Très bien même.Jai même découvert quelques nouvelles épices comme le caraway dont je vous ai parlé dans un des chapitres précédents et le poivre au citron qui agrémente les salades.
Il en est bien dautres et vous en connaissez certainement plus que moi car je cuisine assez «au naturel».
Seulement les enfants nont pas voulu que nous fassions limpasse des restaurants. Cest ainsi que nous avons dîné (midi) dans un restaurant himalayen, soupé (soir) dans un restaurant italien, un japonais, un turc et, politesse oblige, un américain! Je souris, car il ne sagit nullement de politesse, mais bien de curiosité.
* * *
Enkeleida est à la maternité, elle se repose de la naissance du petit. Il a un jour et nous venons darriver, fatigués mais heureux. Jimmy veut fêter cela en nous emmenant dans un bon restaurant japonais où lon cuisine le poisson cru: tout un spectacle qui peut sadmirer si lon obtient une place au «bar» de cuisson.
Pour le parking, aucun problème: nous nous arrêtons face au resto, remettons nos clés à une des personnes devant le resto. Il ira la parquer à un endroit autorisé et reviendra rejoindre sa place au pas de course. Une autre manière de faire du sport. Une autre manière de stationner très agréable pour le client, qui na pas à faire 1 km à pied pour retrouver sa voiture.
A la sortie, le coursier ira la rechercher. Et ce qui ne gâte rien, la somme exigée nest pas très élevée. De plus en plus de restaurants procèdent de la sorte.
En tout cas, ce restaurant-ci est très prisé et est reconnu pour la fraîcheur de son poissson. Beaucoup de célibataires y passent leurs soirées car, installés au «bar», ils peuvent parler avec le cuistot et lui demander ce quils désirent. Ce dernier se fait un plaisir de les épater avec ses sushis artistiquement présentés, le tout avec un poisson hyperfrais. En fait, si on le veut plus frais que cela, on le mange vivant!
Cette manière de faire crée la convivialité dans une ambiance agréable et détendue.
Clic!
Nous nobtenons pas de place au «bar», mais si cela chagrine un peu Jimmy qui désirait nous offrir «la totale», nous, nous sommes heureux de rester à 50 cm du sol. Nous venons de passer près de 12 heures à 9 000 m daltitude, alors retourner à 1 mètre du sol, sur un tabouret, aussi confortable soit-il, ne nous tente pas davantage. Meuh! le bon plancher des vaches!
Je ne répéterai rien du nom des plats qui nous ont été servis. Je ny connaissais rien! Je suis «très» chanson française, cuisine française...et, merci de me le souffler, provinciale. Ce qui nempêche pas la curiosité et tous les plats sont de petits tableaux. Alignés comme à l'armée, les sushis nous sont servis sur de petits plats par des serveurs extrêmement gentils. Les plats sont jolis comme tout! On mange avec les baguettes ou avec les doigts. Je choisis les doigts car, rien à faire, avec les baguettes, je tricote! Oui, oui, provinciale! Je sais.
Le poisson est tranché finement ou en morceaux extra-fins, entourés ou pas de riz, assaisonnés ou pas dépices, en croûte parfois. Jai beaucoup aimé le saumon, carpaccio miniature. Le reste..., je naccroche vraiment pas. Ce qui n'est pas le cas des autres convives ni de mon mari. Tous apprécient et sen délectent.
Edmée (*), une amie, me disait adorer ça plus que tout au monde. Elle raconte: les sushis sont poisson et riz collant présentés ensemble dans de petits rouleaux ou cubes. On y ajoute des algues etc. Et les sashimis sont les tranches de poisson cru, servies avec le riz collant à part, avec des lamelles de gingembre et la fameuse moutarde verte qui fait sauter au plafond, le Wasabi.
Jolie expérience que ce restaurant japonais dont le type de cuisine extrêmement «branché» est régulièrement présenté à la télévision.
Ah oui ! Au moment de régler laddition aux USA, ne jamais oublier dajouter les 20 à 25 % de taxes et de service. Il vaut mieux sen souvenir lorque lon regarde le prix des menus ; quand on ny est pas habitué, ce Œ du prix non mentionné rend trompeur le prix affiché.
* * *
Les enfants rentrent dune visite de chez le pédiâtre. Non! Le pédiâtre, ce nétait pas pour le papa! Le repas est prêt.
- Eteins tout, maman. Nous vous emmenons au resto!
Et nous voici, entassés à cinq dans la New Beetle. Cest le petiot, installé dans son siège, qui prend le plus de place!
Et justement, à propos de siège pour enfant : quand Jimmy est allé chercher Enka et Andréas à la maternité, il fallait déjà avoir le siège pour bébé. Quand il y est installé, quelquun vient vérifier le tout. Et si ce nest pas en ordre ou si tu n'as pas de siège, tu nemportes pas le bébé! Cest clair et net! Aucune dérogation ni compromis à la belge!
Vous voilà prévenus.
Retour au centre ville.
Nous stationnons facilement devant le restaurant himalayen et laccueil reçu est des plus sympathiques.
Clic!
Nous remarquons immédiatement que les enfants sont bien connus et appréciés ; ils expliquent quils y viennent fréquemment lorsquils reçoivent des professeurs étrangers pour des conférences. Les prix ne sont pas élevés et lon y mange vraiment très bien.
Toujours perdus dans ces menus dont ne comprenons pas un traitre mot, nous nous laissons guider tout le long du buffet. Et nous avons aimé: les différentes sauces dont les piquantes qui nous feraient presque plonger la langue dans n'importe quoi pourvu que ça rafraîchisse
, les différents légumes, les différents plats.
Et ce que jai le plus aimé est une boisson à la saveur à nulle autre pareille : elle est à base de yaourth et elle rafraîchit délicieusement la bouche: le lassi
Le bébé nous accompagne. Il dort durant tout le repas et, comme tous les bébés, attire tous les regards. Le patron est aux petits soins pour la jeune maman. Il explique:
- Dans mon pays, nous donnons une boisson qui revigore les jeunes mamans. Je vais dire à mon cuisinier de vous en préparer immédiatement.
Aussitôt dit, aussitôt fait! Et le cuisinier, tout fier, ramène un bol contenant un bouillon brûlant à base de jus de légumes et surtout de beurre fondu, le tout aromatisé de caraway. Et il faut boire! Enka est entourée: le patron qui sourit, le cuisinier qui attend le verdict, quelques serveurs qui passent et repassent et nous.
Je souris. Pas facile, facile. Enka ne pourra vraiment pas le terminer. Que faire ?
Aucun problème. On lui ramène un petit thermos de la cuisine. La boisson arrivera à la maison.
Merveilleux accueil empli d'humanité.
Ces Népalais ont tout quitté pour venir gagner leur vie ici et ils y sont parvenus. Que Dieu, quelle que soit la manière dont on l'appelle, fasse quils gardent leurs racines !
* * *
Le restaurant italien.
Restaurant classique, chic et qui offre une belle carte.
Clic!
Un grand parking. Une place de choix. Etonnant, le peu de monde...alors que dhabitude, il faut réserver longtemps à lavance
! Cest que ce soir a lieu la grande finale du super-bowl. Moment sacré entre tous: tout le monde reste chez soi pour suivre la finale à la télé!
Je nétais pas très tranquille:cestle soir, le petit bout qui nous accompagne toujours est fatigué. Je reconnais que, pour moi, quand on a un petiot, rien ne vaut être à la maison. Mais, là aussi, il dormira à poings fermés durant tout le repas. Brave petit bout dchou!
Jai oublié sur quels mets se sont portés nos choix: nous avons tous pris quelque chose de différent, histoire de piquer à gauche et à droite. Tout fut très bon et la soirée agréable. Comme toujours.
* * *
Mais aussi le restaurant américain!
Nous sommes à Moab, nous venons de visiter le parc des Arches. Moab, jen parlerai dans un prochain épisode. Aujourdhui, je me réserve aux plaisirs de la bouche.
Le «manger» à laméricaine, cest la troisième fois que je le vivais.
Une première fois à Atlantic City, le Las Vegas de l'Est. Rien nest cher puisque lon chouchoute les clients dans lunique but que ce qui n'est pas dépensé au resto lest dans les casinos. Jai vu là-bas un gaspillage comme je nen ai jamais vu. Des assiettes énormes dont les deux tiers resteront sur les tables. Des assiettes gorgées de desserts divers dans lesquels une seule bouchée a été prélevée. Jai été écurée comme jamais. Ecurée par la nourriture et par le gaspillage. Je déteste cela plus que tout! Trop de gens dans le monde meurent de faim.
Une seconde fois à Philadelphie. Nous avions fait connaissance à Philadelphie dun petit, comment dirais-je, dun petit snack sur un marché. Construit à la place de lancienne gare, ce marché accueillait marchands de fruits, de légumes, bouchers, boulangers, amishs (à ne pas confondre avec les mormons) et leurs légumes et, dans ce marché, quelques coins étaient réservés à la restauration.
Nous avons mangé à laméricaine et je vous assure que nous ne sommes pas prêts de loublier: hamburger et frites. Manger proprement fut difficile tant la graisse coulait des oignons emprisonnés dans leshamburgers. Les jeunes aimaient, les amis des enfants aussi, même si tout le monde était bien daccord pour dire que lon ne pouvait surtout pas manger ainsi tous les jours! Bah tiens!
En tout cas, mon mari qui fuit le cholestérol comme la peste, fut bien difficile à calmer. Je souris à ce souvenir dimmersion gustative dans ce type dendroit.
Et aujourdhui, Moab. Nous choisissons un restaurant américain. Jai envie d'un hamburger américain, de frites américaines. Jai envie aussi de ces rondelles frites que les Américains mangent avec la boisson apéritive.
clic!
- Que mangent-ils, demandé-je à Jimmy ?
- Ca, cest typique à lAmérique, cest très bon, ce sont des oignons frits.
Jentends mon mari qui dit :
- Noooon! Tu ne vas pas prendre cela!
- Si, si! Jai envie dessayer. Zut alors ! Ce nest pas demain la veille que je reviendrai par ici et, sous le regard réprobateur de Robert, nous commandons une assiette doignons frits.
Résultat: bof. Surfait. Même une mouche entendrait les yeux de mon mari dire "Bien fait!".
Tout le reste fut bon. Encore une fois, un plat à ne pas prendre chaque jour, mais être en Amérique et ne jamais manger ce qui leur est typique, non, je ne pouvais pas leur faire cela. Ni me faire cela. Rires!
Un petit mot sur le personnel: gentil comme partout. Cest une des qualités ici, la gentillesse des gens. Leur ouverture à la discussion, à léchange. Jadore. Vous leur demandez tout ce que vous voulez, vous craignez dêtre indiscrets
Eh bien pas du tout, on vous répond très simplement. Il nest pas de sujet tabou.
Elle est là, la liberté américaine.
Cest elle aussi qui accepte toutes les idées, du «pour-l'IVG» au «contre-IVG», du «pour-le-port-d'arme» au «contre-le-port-d'arme». Lavis de chacun, ici, nest pas un problème et lEurope se laisse encore trop manipuler par le sensationnalisme des reportages télé qui satanisent certaines attitudes, certains mouvements.
Quand je dis à mon fils et à ma belle-fille :
- Vous avez bien vu ces groupuscules nazis.
Ils me répondent:
- Ici, ce nest pas un problème. Cest une minorité et si on monte tout un dossier sur une minorité, cest uniquement dans le but de créer un reportage-choc. Ne tinquiète pas, ces mouvements sont parfaitement connus et contrôlés.
Cette liberté et ce côté «battant» sont deux traits du caractère américain que jaime par dessus tout.
Je me révolte contre la délation qui fait que si quelquun met ses pieds sur les sièges d'un train (compagnie privée), aussitôt deux «GSM» sortent des poches et, à larrêt suivant, la police monte dans le train.
A ma révolte, on me répond:
- Tu dois savoir ce que tu veux. Tu naimes pas le saccage, tu naimes pas lindifférence et le manque de prise de responsabilité. Ici, on la prend. La manière est peut-être discutable, mais la pseudo-indifférence est-elle si jolie ?
Et vlan! Je dois à nouveau réfléchir.
Mais zut, je naime toujours pas la délation!
Par contre jai aimé quand, à Paris, Jean-Jacques, un ami de mon mari, a houspillé un jeune de 12 ans qui emm... tout le monde dans les transports en commun. Il fut le seul à avoir osé. Ca, jai aimé et, semblant de rien, le Jean-Jacques, eh bien, il ma donné une leçon que je ne suis pas prête doublier.
Et dire que, dans ce paragraphe, tout a commencé par un hamburger!
* * *
Cest la veille du départ. Normalement, nous aurions dû passer les deux derniers jours en compagnie des parents et de la famille d'Enka. Seulement, à Philadelphie, il y avait 53 cm de neige et laéroport était fermé. Nous naurons donc pas la chance de nous revoir.
Odisea, Evelina, Joey, Milena, Toshi, Lluk je vous envoie mille baisers dici, many kisses from Salt Lake !
Nous devions également passer cette dernière soirée ensemble dans un restaurant libanais . Nous disons aux enfants de remettre cela à plus tard. Cest mal connaître les enfants que de croire, ne fut-ce qu'une seconde, quils nous écouteront!
Ce soir, restaurant libanais.
Clic!
Allez Andréas, en route! Tu as à peine un mois et ton inconscient a déjà dû sentir les parfums de lItalie, du Japon, de lHimalaya, des USA et maintenant ceux de la Turquie. Aucun ne vaut celui de maman, nest-ce pas mon petit bout! Quant à moi, je sens déjà l'odeur du départ et cette odeur-là, je lexècre entre toutes!
Nous poussons la porte: atmosphère particulière. Jadore ces petites lampes qui tamisent lambiance, ces couleurs qui donnent de la chaleur. Jaime moins le fait quil faille attendre son tour pour avoir une table.
Sur ce point, on ne me changera pas. Jaime le confort du luxe et le luxe du confort. Et attendre une place me dérange toujours énormément. Mais pourquoi men faire ? Andréas dort, je nai donc quà attendre partiemment notre tour.
En deux temps trois mouvements, la table est dressée. Nous sommes bien placés et nous pourrons apprécier tous les mets qui nous serons servis.
-- Je reviendrai compléter cette page une fois les enfants-là, car jai totalement oublié tout ce que nous avons pris---
- Sil vous plaît, pas de dessert!
Mais vous lavez deviné. Nous aurons un dessert. Un bbbb-finger. Et ce fut bien un finger. Petit et délicieux.
Finalement jaurais bien pris two fingers.
* * *
Bon appétit !
(*) Edmée de Xhavée
La journée «soirée basket, soirée américaine ». (Episode 11)
Ce soir : vraie soirée à laméricaine. Avec son côté familial, son côté consommation, son côté bon-enfant et son côté exagération.Dans une rue de SLC, une inscription de Young dit que les gens ont autant besoin damusement que de religion. Ce soir, nous rencontrons ce peuple qui travaille beaucoup, vraiment beaucoup, qui gagne de largent et qui, avec cet argent, se fait plaisir. Et lun de ces plaisirs est le match de basket. En avant donc pour une soirée basket.
Les billets sont réservés et, comme pour chez nous, il faut trouver une place pour stationner. On ne sinquiète pas, Jimmy connaît la ville et sait où garer la voiture à un endroit pratique. Oui, vraiment pratique, mais fichtrement éloigné du stade ! Il a de grandes jambes le gaillard ! Les miennes le sont un peu moins et, principe de physique oblige, si je veux suivre, je dois, comme dhabitude, les faire tourner plus vite que les siennes. Et comme dhabitude, ces deux-hommes-heureux-de-se-retrouver-à-deux ne mattendent pas ! Jaime ça mais jaimerais aussi quils ralentissent un peu.
De toute façon, sils exagèrent, je ne vais pas me tuer, je marrêterai tout simplement au prochain croisement. Ils viendront my rechercher.
Ils ne viennent pas me rechercher ! Ils rigolent, oui. Je sais où ils vont. Alors maman, débrouille-toi.
Bref, je fais mouliner mes gambettes et je suis.
Le temple sert de centre de symétrie entre notre parking et le stade...Ouais ouais! Vous me direz qu'un peu de marche ne me fait pas de tort. D'accord mais je dois courir avec mes deux hommes !
Et sachez déjà quau retour, distraits, on se trompera de route pour parcourir deux blocs supplémentaires, je vous en dirais tant moi! Ce soir, je rentrerai morte. Riez seulement.
Un petit détail très amusant chaque passage pour piétons du centre ville est agrémenté dun chant doiseau différent. Pour les mal-voyants ? Je lignore.
Le match oppose léquipe locale Utah Jazz à celle de Sacramento. Le nom du stade : Energie Solutions Arena.
http://assets.espn.go.com/photo/2009/0707/travel_e_utah01_576.jpg
Il peut contenir 25 000 personnes.
Et quand je parle du stade, waaah quel stade!! Immense nest même pas le mot qui convient, cest immmmmmmmmmense, gi-gan-tes-que, démesuré ! Et je profite au max de cette démesure, car je sais que dans un quart dheure, je m'y serai complètement habituée. Et pour lheure, je nai absolument pas envie de my habituer trop vite, je veux profiter, profiter! Je jette un il à chaque porte, à chaque trou de souris, je regarde les boutiques, les vendeurs de pizzas, de casquettes, de
, de
, de
, de tout! Sans cesse, nous croisons des hommes qui amènent des colonnes de pizzas!!!
- Cest pour nous tout ça ?!
La question est naïve. Bien sûr que cest pour nous. D'ailleurs je men rendrai compte dans quelques minutes.








En attendant, après être passés par la sécurité obligatoire, --- montrer son amusement en parlant français nous attire toujours la sympathie et le sourire. Comme les Texans, les gens dici sont gentils à souhait--- nous croisons une foule, mais pas de cohue tant il y a de l'espace. La largeur des couloirs est impressionnante. Nous respirons.
Porte J.
Mon dieu (et ce nest pas une prière au dieu des mormons)...cest magnifique, cest haut, grand, les gens en haut ont la grandeur de mouches. Au centre de lespace un immense (bah oui) écran à 4 faces suspendu au-dessus du terrain à je ne sais quelle hauteur!
Nous sommes une demi-heure à lavance, mais le spectacle a déjà commencé: pom-pom girls, animations diverses
Il y a un monde fou sur le terrain. La musique va fort (trop pour moi mais voilà ils ne mont pas demandé mon avis. Pourtant on ne peut, à moins de hurler que converser avec son voisin). Faut soutenir les Jazz n'est-ce pas !
Côté spectateurs, ce sont des familles entières qui débarquent, du grand-père jusquau poupon de moins dun an : papa, maman, le grand frère, la grande sur. Quant à la plus grande
, elle est sur le terrain ! Lassistance est familiale. On est loin du hooliganisme de nos stades même sil y a un service de sécurité omniprésent.
3, 2, 1, zéro! Tout le monde se lève, la main sur le c:ur et se tourne vers nous...Non, pas vers nous
Bah ! on aurait dit
que regarde cette foule
quy a-t-il au-dessus de nos têtes ? Car cest vraiment de notre côté que les 25 000 personnes se sont tournées. Trouvé! Un immense drapeau américain est déployé à létage supérieur juste au-dessus de nos têtes.
Jai appris par la même occasion que ce salut au drapeau se faisait au moindre match, même dans le secondaire.
Et c'est parti pour quatre quarts temps ou deux heures et demie de spectacle(s) non-stop. Même lors des temps morts, les pom-pom girls arrivent pour une danse d'une bonne minute. Ajoutez à cela un speaker, tous les entraîneurs ; dans tout ce monde, il faut presque chercher les joueurs.
Il me faudrait quatre paire dyeux, car tandis quen bas on discute tactique, sur lécran, une petite dizaine de caméras dispersées, histoire de ne rien laisser passer question ambiance, montrent là deux enfants qui dansent, là deux jeunes filles, retour sur les joueurs, puis tout un groupe qui chante et ainsi de...
Non, pas vrai! Une montgolfière passe au-dessus de nos têtes (un cylindre de 4m de long sur une hauteur de 2 m) télécommandée et qui lâche des bons d'achat. Fermez la bouche, cest géant.
Jimmy samuse de notre plaisir et comme il veut cette soirée parfaitement à laméricaine, il est allé chercher coca, bière et un truc dont j'oublie toujours le nom : sorte de chips que l'on plonge dans le fromage fondu. Bonsoir (bah oui! nous sommes le soir) les calories. Autour de moi, tout le monde mange et boit : pizzas (tiens, ce sont elles que j'ai dû voir passer tantôt, rire), grande assiette de salade +???+???, cocas, sodas, etc.
"""


Et le match dans tout cela, je finirais prsque par loublier, tant il se noie dans cette soirée-spectacle. Le match vaut la peine, le ballon de basket est-il vraiment aussi grand que le nôtre ? Ah oui !!! Ah, pendant un moment, jai cru quil était plus petit: comment font-ils donc ? Il semble leur coller à la paume. Super leur vitesse, leur adresse et leur respect vis à vis de l'arbitre ! Japprécie.

Temps mort: une dizaine de pom-pom girls débarquent dans un couloir du haut, lencadrent et distribuent
pizzas ? Je ne sais pas, je suis trop loin, mais ce sont des centaines de boîtes qui sont distribuées.
Maintenant, cest un lâcher de ballons : y sont suspendus, encore et toujours, des bons d'achat. Sponsoring oblige.
Un peu plus tard, des petits ballons de baskets sont lâchés dans le public.
Et maintenant, un chien abandonné sera proposé à ladoption.
Cest fou ! On ne sait où donner de la tête. Le tout sous une voix de speaker enthousiaste. Tout le monde, lui compris, samuse comme de grands enfants. Spectacle familial, je vous lavais dit. Je confirme.
Sur l'écran, on nous invite à former un numéro de téléphone. Une TV à gagner à la fin du match.
Les joueurs jouent à nouveau. Le match passerait presque inaperçu, mais non, nous nous délectons à voir le jeu qui a lieu entre les animations. Le jeu est grandiose.
Cest lentracte, nous mangeons un hot-dog ! Il faut une bouche deux fois plus grande que la mienne pour mordre dedans, alors à la guerre comme à la guerre, nous mangeons le plus proprement possible
Heureusement que les serviettes sont fournies !
Nous assistons bien à un match de basket de NBA. Beau match, vraiment beau match.
L'équipe de SLC gagne le match ! Yeah ! Hourrah!!!!! Et sur lécran saffiche le message suivant : (je traduis) allez dans un Mac Do. Comme nous avons gagné, le Mac Do échange votre billet dentrée contre un Mac Giant.
Cest la sortie: distribution de pralines à la menthe. Désolée, mais elles sont délicieuses et celles-là, je les mange!
Retour à pattes avec le fameux détour
Passage par le Mac Do
Nous ramenons les 3 Giants à la maison et nous partageons avec Enka qui a passé la soirée avec le bébé.
Fin de la soirée américaine.
Jai adoré.
Et demain, nous mangeons du bison ! Yahoooooooo !
A bientôt.
La journée «Parc des Arches,le désert ». (Episode 12)
Nous sommes dans une des plus belles régions des U.S.A. ; il est temps de visiter quelques parcs.
Nous avons dailleurs appris que Salt Lake City était la ville idéale pour celui qui désire visiter la région. Elle est au centre de tout : les Parcs, le Lac Salé, la Californie, Las Vegas. Et cette ville-là me manque. Allergique à tout casino, jeux de hasard, Robert na pas voulu y aller. Moi, jaurais aimé et, après tout, je naurais pas dépensé tous ses sous ! Rires !
Enfin (soupir !), je connais Atlantic City. Cest une première. Et Evian. Mais là, pas pareil, nest-ce pas Emeline ! Hi hi !
Le temps de louer une voiture et nous voici partis pour le Parc des Arches.
http://www.nps.gov/arch/index.htm
http://www.discovermoab.com/
Exit lautoroute, nous prenons le chemin le plus court, histoire daller à la rencontre de ce pays.
Dabord traverser toute la plaine de Salt Lake City, se faufiler entre les montagnes, faire des km et des km de routes sans croiser grand monde mais en longeant, traversant ou coupant de fameux plateaux de pierres. Lun nous étonnera, car il donne limpression de former les remparts dune immense ville de 50 km de côté. Il aura même fallu pas mal de temps avant de me rendre compte quil sagissait dun mur de rochers, tant limpression de remparts était prenante.
Nous traversons quelques villages ou quelques hameaux. Ce qui étonne, cest la couleur des maisons : des gris, des bruns ; leurs couleurs se confondent avec celles du paysage : cest à vous mettre le moral au trente-sixième dessous.
Dans les pays de pêcheurs, les gens mettent les couleurs de leur bateau sur leurs murs : ça égaie et permet aux pêcheurs qui arrivent de repérer leur maison. Mais dans le désert, je vous défie de trouver un pêcheur. Est-ce pour cela que les maisons sont si tristes ?
Histoire de faire le plein et de discuter un peu avec les gens, nous nous arrêtons dans un de ces petits villages perdus. Un bled quoi ! On imagine "Psychose" tourné ici. Brr. Nous demandons à la pompiste si elle aime lendroit où elle habite.
Et contrairement à toute attente, elle adore ! Elle a suivi son mari, originaire du lieu, et pour rien au monde ne voudrait retourner à Salt Lake City, sa ville natale.
- Il y a beaucoup plus de sécurité pour les enfants ici quà Salt Lake ! dit-elle. On y est beaucoup mieux. Lendroit est calme. Jaime beaucoup être ici. Nous sommes en sécurité.
Je me dis quil vaut mieux quelle ne vienne pas chez nous ! Nous venons de plonger dans lAmérique profonde. Dautres besoins. Un autre monde.
Et le voyage reprend. Le temps nest pas beau : lui aussi a pris la couleur grise des roches et une brume nous recouvrira durant tout le temps du voyage. Un avantage : les petits avions de la police ne sortent pas par ce temps. Je rappelle que les limitations de vitesse sont à respecter scru-pu-leu-se-ment !
Nous avons environ 300 km à parcourir et la route est tantôt droite, tantôt sinueuse découvrant soudain en plein virage là où il ny a rien une usine ! Une usine et des rochers.
Une chaîne montagneuse ainsi que des croix noires qui ne sont rien dautre que des poteaux télégraphiques sur route enneigée nous feront une haie durant des km et des km.
En réalité, nous nous déplaçons toujours dans des canyons.
Et cest ainsi que, au cur du plateau du Colorado, nous nous enfonçons peu à peu dans le désert. Mon mari ne reconnaît pas les couleurs de lété.
Elles se déclinaient dans les rouges, les oranges ; ici ce sont les oranges et les bruns. Janvier nest pas un bon mois pour la visite des parcs. Car si nous ne rencontrons que très peu de monde, si nous avons le loisir de circuler tranquillement dans ce désert,
dadmirer tranquillement danciennes dunes figées, des rochers instables qui défient la pesanteur, des arches qui naissent, cassent et font craindre que le ciel ne nous tombe sur la tête,
il nous manque, par contre, les belles couleurs des grès rouges creusés par lérosion.
..
Cest gigantesque. Des pierres, des pierres et des pierres encore et encore des pierres. Etre seul au monde au centre dun désert et hurler à la mort ou rire à la vie. Ou se taire dans le silence. Cest gigantesque !
Nous parcourons ainsi le Parc des Arches. A trois. Clic clac ! Une halte. Clic clac ! Photo. Clic clac ! Grimpette près dune arche.
..
..
..
.. levons la tête
Clic clac ! Cest quoi cet arbre ? Des genévriers. Clic Clac ! Au bord dun canyon, la très célèbre Delicate Arche, la toute première photo de cet épisode, symbole de lUtah repris sur les plaques minéralogiques. Clic clac ! Photo. Clic clac ! Plusieurs films célèbres ont été tournés ici ainsi quà Moab où nous passerons la nuit.
Mais avant tout, Jimmy nous entraîne sur le passage des Amérindiens. Des tribus ont vécu près dici et ont laissé des pétroglyphes (= dessins gravés sur la pierre). Nous cherchons des dessins gigantesques et, en fait, ils sont tout petits. Il y en a des centaines. Les trouver, les voir, les regarder, puis en trouver dautres encore a un côté très émouvant.
..
Et après avoir traversé le Colorado (splash splash), nous arrivons à Moab. Jai les yeux ébahis : cest la ville américaine au milieu de nulle part ! Une longue avenue, des bâtiments bas. Rien avant, rien après ! Nous sommes dans un autre temps ; pas étonnant que plusieurs films aient été tournés dans ses rues. En la parcourant, jai la nette impression davoir plongé dans un "ailleurs". Je suis loin, très loin de ma vie de tous les jours.
http://www.moab-utah.com/
Dans un autre épisode, je vous ai parlé de notre repas américain.
A voir aussi, un joli magasin sur les "native" américains. Dailleurs, dici, ce sont des "bi-sioux" que nous envoyons à nos proches ! Rires !
Mais cest lheure daller au lit : la chambre à lhôtel Best Western est superbe. Tiens ! 2 lits !
Robert prend le premier.
-Je prends lautre que je dis à Jim.
-Daccord maman, prends lautre, je vais dans le van, mais demain vous rentrez à pieds
Bon, je nai pas envie de traverser le désert à pattes, alors je lenvoie dormir avec son papa!
Ça va, ça, ça va, jai compris, je vais dormir avec le monsieur qui est mon mari et le petit, il aura un grand lit à lui tout seul ! Cest égoïste, hein des enfants !
La nuit fut très bonne et le réveil lest tout autant : Robert a ouvert les rideaux de la chambre dhôtel
..Il a neigé et il neige encooooore et encoooore
Je ne sais pas si on pourra reprendre la route des montagnes et visiter les parcs suivants, nous verrons après le petit déjeuner
Emeline,
Jai pris la photo de ton papa sous la neige,
je veux prendre celle de Jim sous la douche, mais il ne veut pas! Rire! Et si je my risque malgré tout, je risque, moi, dêtre complètement trempée alors
?
Bon, je le laisse tranquille, je serai perdante : faut jamais entamer des combats perdus davance!
Cétait un de ces petits plaisirs familiaux que tu connais bien, nest-ce pas !
Finalement, après un solide petit déjeuner à la mode dici, (on est bien calés, je peux vous le jurer !) nous reprenons la route. Il neige et on ne voit pas grand-chose.
..
En fait le temps sera tellement exécrable que la route de montagne que nous devions prendre est impraticable.
Le Dead Horse Point qui domine le Colorado, ce ne sera pas pour cette fois. Il y a danger.
Jimmy est déçu, mais cela ne nous fait rien. Nous sommes heureux davoir vu le Parc des Arches.
Sur le chemin du retour, nous croisons surtout les gros camions américains
qui font le plaisir de mon mari. Il faut dire que ce nest pas un temps à mettre une coccinelle dehors.
Retour au bercail où Jimmy est attendu. Tomorrow is another day !
Note de dernière minute.
En surfant sur la toile, jai eu la chance de tomber sur un des plus beaux jeux de photos qui soient sur le site des arches. Vous y trouverez aussi les photos de "the wave" en Arizona. Vnoa a réalisé des merveilles. Laissez-vous entraîner et, SURTOUT, allez voir les photos de la partie 2. Photos de " the wave" ! ! !
Suivez Vnoa.
Clic!
La journée "Sports dhiver". Episode 13
Le séjour touche à sa fin et nous profitons dun bel après-midi pour nous rendre sur les pistes enneigées de lUtah: direction Park City. Park City est une station de ski qui doit sa renommée aux Jeux olympiques dhiver de 2002 de Salt Lake City.Pour nous y rendre, nous avons à remonter la route des Mormons et à prendre la direction des montagnes Wasatch. Elles sétendent sur 200 km, bordent Salt Lake City et forment la bordure occidentale des Rocheuses.
montagnes Wasatch vues du campus de Salt Lake City - http://fr.wikipedia.org/wiki/Montagnes_Wasatch
Nous avons une pensée émue pour ces hommes, femmes et enfants qui arrivèrent à pied, cheval, roulottes dans ces chemins caillouteux de montagne. Jadore ce nom de "Wasatch", la langue claque comme un fouet quand on prononce le mot et cela mamuse. En réalité, il vient dune tribu amérindienne originaire de la région.
Les paysages sont splendides. A linstar deJean Ferrat, nous disons "Mon Dieu, que la montagne est belle!". Dans le bas, nous longeons un lac formé par un barrage
Quand soudain, devant nous, un mur dun mètre de neige! La route est fermée, nous devons prendre un autre itinéraire avant darriver dans ce magnifique village de montagne!
Je suis dans la Main Street (rue principale) et encore une fois, jai la drôle dimpression de remonter le temps. Donnez-moi un cheval, un chapeau de cow-boy, je ferme les yeux pour les rouvrir deux secondes plus tard dans un autre monde: rues étroites, saloon, petites boutiques qui ont gardé le charme dantan
Le dépaysement est complet. Même les voitures garées de part et dautre narrivent pas à annihiler cette vision. Lhistoire dici se fond également avec lexploitation de la mine dargent découverte en 1860.
Mais dabord, la station: cest la première fois que nous allons aux Sports dHiver. Waah, sublime! Nous sommes les pieds dans la neige et devant nous déboulent des dizaines de touristes, skis aux pieds. Nous nous amusons comme des gosses à découvrir ce monde de neige. Après une petite demi-heure de plaisir pur, sachant que nous ne rajeunirons pas, nous décidons dêtre plus sages et de prendre un chocolat chaud. Des Canadiens sont nos voisins et la conversation est aisée. Le seul "hic" est la vitesse à laquelle tout le monde déverse son flux de paroles. Et comme il y a tant à dire, à écouter, à échanger, cest dur-dur. Durant tout notre séjour, nous naurons rencontré en tout et pour tout quun seul Américain qui se soit exprimé len-te-ment!
Après lambiance du lieu et le chocolat bu, nous reprenons la route du retour.
Nous avons plus de cinquante ans (cinquante-neuf ans et 335 jours pour mon mari ;-) ) et venons de vivre nos premiers sports dhiver. Ça valait bien un clin dil, non ?
La journée «généalogie». (Episode 14)
Passer plusieurs jours à Salt Lake et ne pas visiter le centre de généalogie aurait la même signification qualler à la côte et ne pas se balader le long de la mer du Nord.Et comme des ploucs (nous mourrons ainsi alors autant laccepter une fois pour toutes, ploucs nous sommes nés, ploucs nous mourrons; rires), nous nous sommes dabord trompés puisque nous pensions que le centre se situait dans le Joseph Smith Memorial Building.
Aucun regret, car cet immeuble, ancien hôtel, est tout simplement splendide! Transformé en bureaux, restaurants, salles diverses, de magnifiques tableaux ornent les murs, la décoration est soignée, lambiance feutrée et les personnes que nous rencontrons sont, comme dhabitude, très aimables. Elles nous expliquent que nous nous sommes trompés de bâtiment. En fait, je lai plutôt deviné que compris, car je reconnais quen réalité je nai rien compris du tout. Et pour une fois, mon mari non plus. Ouf! Pas marrant de toujours être la dernière à comprendre!
Bon, à force de moulinets avec les bras, nous voyons quelle direction prendre!
Cest dailleurs tout droit! Je me demande dailleurs pourquoi il fallait "mouliner", vu que le "go straight along this road" en pointant le bras droit devant soi aurait largement suffi. Mais allez comprendre les autochtones!
Et nous voici in the Family History Library (library = bibliothèque; bookstore = librairie).Clic!
De suite nous sommes dirigés vers une Française qui se fit un plaisir de nous expliquer comment procéder: utilisation de lordinateur, des bibliothèques, des micro-films. Waah, je ne mourrai pas idiote. Depuis le temps que je désirais "voir" comment on lisait un microfilm dans ce type de centre, cest chose faite maintenant. On accroche le micro-film sur une bobine et on tourne la manivelle.
Lorganisation des bibliothèques est superbe.
Un autre mot concernant les micro-films. Comme nous avions déjà fait des recherches généalogiques, nous avions donc déjà vu les vieux documents poussiéreux des diverses mairies. Quelle surprise de voir sur un écran situé à lautre bout du monde, les mêmes pages, les mêmes documents que ceux que nous avions tenu en mains quelques années plus tôt! Lavantage du micro-film: on peut agrandir limage, car la lecture de ces documents est loin dêtre commode.
Bref, vous avez compris que nous ne cherchions pas de renseignements sur notre famille, mais que nous cherchions à "voir" comment fonctionnait le centre. Il y a moyen dy passer des heures! Un étage est réservé à lAmérique, un autre à lEurope, au reste du monde.
Mais pourquoi les Mormons ont-ils eu besoin de faire ces recherches ? Là est la question ?
La réponse est dans leur religion: les ancêtres retrouvés sont baptisés rétro-activement.
Voici donc un après-midi passé auprès de nos ancêtres les Javais envie décrire "nos ancêtres les Gaulois". Non, pas eux. Je me demande dailleurs de quels Gaulois nous descendons. Pouvoir remonter dans le temps en tant quobservateur, ça ne devrait pas être si mal que ça?
Enfin, quelques dernières images récapitulent bien Salt Lake sur ce site Clic!
Notre séjour se termine sur ces quatorze épisodes que vous aurez peut-être eu la curiosité de lire.
Mais il est encore tant de choses vues, ressenties, avalées consciemment et/ou inconsciemment et qui nous reviendront peu à peu que je terminerai en disant que nous avons aussi aimé:
*le Brigham Young History Park pour sa roue à aubes et ses splendides sculptures,
*la mairie,
*les passages pour piétons annonçant la permission de passer par le chant doiseaux tous différents,
*le travail des Mormons qui, après avoir été persécutés et après être arrivés dans lUtah, drainèrent et donnèrent la vie à 60 000 ha de désert,
*les Américains et leur caractère de combattant,
*les Américains et leur liberté de penser,
*le tout petit Coffee shop du quartier où résident les enfants (toutes les tables occupées par des étudiants et leur ordinateur donnent une atmosphère bon enfant, très calme),
*la gentillesse, louverture et le sens de la famille chez les Mormons,
*les décorations de Noël autour du Temple, la quiétude qui y règne,
*la qualité de vie à Salt Lake pour qui veut y élever ses enfants,
*les peintures, les vitraux, les couleurs, la décoration et les "trompettes" situées à lavant de lorgue de la cathédrale Ste Madeleine Clic! et
*la vue splendide de Salt Lake la nuit à partir de la 16 ème Clic!.
Par contre, nous navons pas aimé:
*le grand Coffee shop du centre de SLC, froid, sans vie, ni
*le manque dhumanité dans certaines situations délicates ni
*le manque de liberté de penser de la religion mormonne ni
*la cérémonie religieuse trop froide de la cathédrale Ste Madeleine.
Nous avons été émus lors de notre visite du grand cimetière de Salt Lake,
du public plus pauvre entrevu à la messe en la cathédrale Ste Madeleine.
Mais par dessus tout, au-delà de toutes les splendeurs, tous les superlatifs vont à limmmense bonheur davoir vécu avec notre petit-fils Andréas.
Merci dêtre restés avec moi jusquà ces derniers mots. Demain, nous retournons vers notre plat pays chargés de
nos trois valises!
Fin.
Retour
