Buzenol 2011

Petits arrangements

avec la vie et avec la mort  - additions et soustractions, prothèses et ossements.

 

 

 

                              

Monique Voz  prolonge ici son obsession des verres bombés qui avaient fait l’objet de travaux précédents - les bijoux pour voyeurs - en proposant des montages avec œilletons de porte et autres loupes pour visionner l’infiniment grand et l’infiniment petit. Dans une optique de vie et de mort et non plus de sensualité.

 

>> Additions: Vanités intégrant de minuscules têtes ou arrière-trains de lapins, grenouilles, chats, renards, os de chevreuils, de sangliers,… portant des prothèses dentaires, péniennes, oculaires,… Arrangements farfelus pour prolonger la vie. Revisiter l’obsession humaine de l’ajout de vie artificielle à la vie. En la transposant dans l’univers animal.
 


 

>>Soustractions: Ossements, espionner la vie à travers l’œilleton de la mort. Explorer l’univers entier au travers d’un ossement. Quelle trace la mort garde-t-elle de la vie? Poser comme thèse que seules les émotions fortes, les fantasmes, laissent une trace dans les cellules. Vues d’accouplements au travers des loupes, vues de chasse où le faon est tué.


Vérifier la qualité fractale de l'univers, à savoir qu'un seul de ses éléments contient le tout.
Tout l'univers est compris dans un grain de sable (William Blake)
L’univers entier, les étoiles, les soleils, les planètes, dans la bouche d’un dieu selon la légende indienne mettant en scène Vishnou, incarné en Krishna.

Donner vie à la mort en explorant les œuvres qu’elle laisse…



Cette vision insolite et néanmoins profondément tragique du monde animal qui entoure Buzenol et l’espace du centre d’art propose dans cette installation, une hypothèse. Monique Voz raconte-t-elle une histoire vraie? La réponse, qui n’en n’est pas une, sera celle de l’archéologue David Houbrechts: «Nous ne savons pas grand-chose, nous n’avons pas tout compris, cela ne nous empêche pas de le dire à tout le monde»

 

 

 

Et où est la vie dans cette expo pleine de petits arrangements, d’ intentions, de demandes, me direz vous ? Elle est dans la question que pose l’installation elle-même, qui dés lors porte les germes de vie : l’incertitude, le mouvement,  le pas que nous marquons en sortant d’ici,  inconnu, non figé, risqué, puisqu’il nous porte à chaque seconde au  bord du précipice.

 

Mise en abîme.