4.1. Visite du dirigeable.

     Le salon : la couleur dominante du salon était donnée par les panneaux blancs incrustés de dorures. Les rideaux bordant le pont promenade étaient d’un fin bleu Cambridge.
L’ameublement était composé de petites tables et chaises en osier recouvertes d’une garniture de couleur verte.
Du côté gauche, à chaque extrémité, se trouvaient des tables pour que les passagers puissent écrire leur correspondance.
Les murs étaient décorés de tableaux, mais à l’heure actuelle on ne peut plus affirmer avec certitude leur sujet.
 

Sur la photographie ci-contre nous pouvons apercevoir les trois petites marches qui permettaient de monter sur le pont promenade. Les rideaux étaient tirés le soir afin que les passagers puissent admirer le panorama sans être gênés par la lumière provenant du salon.

On peut noter au passage que les coussins des sièges étaient remplis d’air et non pas rembourrés par quelque matière que ce soit et ce toujours dans le but d’économiser un maximum                                                         de poids.

     La salle à manger :
La salle à manger pouvait accueillir 60 personnes à la fois.
Un serveur hissait les différents plats qui étaient préparés dans l’office située directement en dessous de la salle à manger.
Une radio était encastrée dans un mur pour diffuser de la musique pendant les repas.




         Le pont promenade :Son design était fortement inspiré de celui des paquebots de luxe          comme on peut aisément l'imaginer.
Ainsi, il était meublé par des transats (aussi dans le soucis constant de diminuer le poids au maximum) et la rambarde comprenait un repose-pieds.
Il se trouvait de part et d’autre du salon et courrait le long de la salle à manger.
Dès les premières esquisses, les concep- teurs suggérèrent que la promenade soit en relation directe avec la salle à manger et le salon. Il n’y avait donc aucune porte entre la promenade et ces deux pièces.
Les fenêtres d’origine étaient en verre d’une certaine épaisseur pour la sécurité. Celle-ci furent remplacées par des vitres en verre sécurisé qui offrait les mêmes qualités pour un poids nettement                                                                                          moindre.

                            Une seconde promenade, également pourvue de fenêtres, courrait le long du         corridor tribord des accommodements passagers, près des quartiers de repos. Ces fenêtres         furent retirées en septembre 1930 toujours dans le but d’alléger le dirigeable.
        Il n’existe aucune photographie montrant le
R 101 sans cette seconde série de fenêtres.