Comment les survivants s’en sont ils sortis ?
J.H. Leech : assis dans le salon fumeur au moment de l’impact, il fut sauvé lorsque le plafond s’effondra et fut retenu par un des canapé. Il s’échappa en se frayant un chemin à travers les cloisons en bois endommagées du salon jusqu’à la structure et ensuite à travers l’enveloppe extérieure.
A.V. Bell, J.H. Blinks, A.J. Cook et V. Savory: se trouvaient respectivement dans leur cabine moteur qui étaient situées à l’extérieur de la coque. Lorsque le R 101 atterrit, ils purent ainsi sortir par la fenêtre de la cabine et s’éloigner de la carcasse.
M.G. Radcliffe : a survécu au crash et a pu sortir de l’épave. Il décéda malheureusement peu de temps après à l’hôpital de ses blessures.
A. Disley : dormait dans ses quartiers lorsqu’il fut réveillé
par l’inclinaison de sa couchette lors du premier plongeon. Au même moment
Hunt, qui passait par là, mit les membres d’équipage au courant de la situation
puis continua son chemin.
A ce moment-là, Disley entendit
le télégraphe sonner. Le tableau à fusibles se trouvait à portée de main et il
se leva pour couper le courant dans le dirigeable.
Il y avait deux séries de
fusibles et Disley se rappelle en avoir basculé une. Il savait que lors d’une catastrophe aérienne il y
avait toujours des risques d’incendie dû à des court-circuits.
Pendant qu’il coupait cette
première série de fusibles, le R 101 effectua son deuxième plongeon,
moins accentué que le premier ce qui permit à Disley de rester debout.
Lorsque le dirigeable toucha le
sol, il était juste occupé à couper la seconde série de fusibles et les
lumières s’éteignirent.
Disley se rappelle que l’impact
ne fut pas suffisamment fort pour le faire tomber. Dans les secondes qui
suivirent, tout comme Leech, il se fraya un chemin à travers la structure et
l’enveloppe.
S. Church : pu lui aussi s’échapper de la carcasse mais décéda
3 jours plus tard de ses blessures à l’hôpital.
Il donna néanmoins une interview
durant ce temps : « Je trouvais que le vol était plutôt cahoteux mais
pas de manière exagérée. Le second quart de veille venait de s’achever et je
m’en allais lorsque l’appareil a effectué un plongeon assez raide. A ce moment
j’ai reçu l’ordre de vider le ballast d’urgence situé à l’avant (soit ½ tonne
d’eau) mais avant que je puisse y parvenir le crash est survenu ».
Alors
qu’ils s’éloignaient du R 101, Disley et Cook remarquèrent quelques
détails intéressants.
Disley constata que même si
l’enveloppe extérieure brûlait, il n’y avait presque plus d’enveloppe du côté
gauche, à l’arrière des charpentes 10 et 11, sur le sommet du dirigeable. Le
dirigeable ressemblait à un squelette.
Cook, quant à lui, observa que
le côté inférieur du gouvernail était toujours recouvert de son enveloppe et se
trouvait toujours en position de remontée.
Ceci démontre que le pilote
essaya jusqu’à l’ultime seconde de garder le nez de l’appareil vers le haut.
L’enquête montrera que le nombre de tours du tambour du treuil auxiliaire
(chargé de manœuvrer le gouvernail) confirme cette hypothèse.