1. La politique du moment.
Il est difficile aujourd’hui, surtout pour ceux qui ne l’ont pas vécu, de se représenter ce qu’était l’aviation au début du 20ème siècle.
Depuis la première guerre mondiale, les
gens commencent à croire en la navigation aérienne.
Alcock et Brown, deux britanniques, sont partis de
Terre-Neuve et se sont posés en Irlande à bord de leur bombardier Vickers en
1919.
En 1927, Charles Lindbergh réussi le même exploit, en
solitaire, à bord du fameux Spirit Of Saint Louis.
Malgré les premiers exploits de ces aviateurs, on ne croit
encore guère en l’avenir de l’avion.
Le dirigeable, lui, a déjà fait ses preuves.
Déjà avant la première guerre mondiale, on pouvait se
rendre d’une ville allemande à une autre en Zeppelin en toute sécurité et
confortablement.
Trois semaines après l’exploit d’Alcock et Brown, le
dirigeable britannique R 34 fit l’aller-retour entre la Grande Bretagne
et
l’Amérique et ce en dépit de mauvaises conditions climatiques.
Le dirigeable allemand Graf Zeppelin, quant à lui,
effectue régulièrement des trajets au dessus de l’Atlantique et même des tours
du monde à 1.000 livres la place.
C’est une époque où sur terre comme sur
mer le rêve est aux trains de luxe et aux paquebots somptueux.
Il devait en être de même dans les airs.
Si l’avion prenait son essor, il ne pouvait encore
transporter beaucoup de passagers et se révélait encore par trop inconfortable.
Ce sera donc les dirigeables qui tiendront ce rôle.