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le temps des pauvres
Je suis née dans les catacombes Là où le péché observe un silence traître J'ai entériné mon nom sur une gigantesque ombre
L’absurde aura vrillé mes pleurs, seuil de mes tombes Sans consulter mes pairs on me fit disparaître Car je gênais les entités, rictus sombre
J’étais filleule de la lune, je l'ignorais! Mes dons stagnaient, veule aporie Mes angoisses innées , cultivaient leur peine
Mes pleurs se lamentaient, chapelet que j'assermentais Ce temps qui s'abat, stigmate de l'ironie! Cette enfance qui m'a détruite! un jour je serais reine!
De son oeil terrible ,un cyclope me défendit Mes ascendants me chuchotaient des mots barbares
Je
sus être choisie,la mort une rose m'offrit Poésie lascive où le verbe se fait chair Où les mots étalent leur inconduite Révérence au passé désuet ,esquive Peinture de passions, romantisme d'hier Sépulture violée,fautes éconduites Fêtes galantes,débauches vénielles La vie apparaît dans les replis de la nuit Ces mots qui tant craignaient l'obscurité plaintive Se hâtent dans une file fantasque vers le lit d'EPICURE Le maître jouit de cette fille qui fuit Débridée, dont les yeux l'évitent
Se
défait, et, sournoise, endosse la luxure
Dans cette eau trouble, séculaire, fontaine se reflète l'image d'un amour grotesque NARCISSE, en noyant sa passion soudaine vit surgir une fleur aux accents fantasques la déesse ECHO ,souffla son nom à EOLE enivré et l'olympe connut l'histoire de la passion malheureuse! distrait, ZEUS, songeait à MNENOSYNE tandis qu'HERA usait de paroles fielleuses et sur sa tombe flottante des nénuphars me contèrent cette épopée des eaux stagnantes
où NARCISSE épousa ses chimères
Il me semble revoir l'impudence de ta voix et tes yeux accuser mes jours répudiés tes mains, caresses sournoises, libres de moi je ferme l'absurde, ombre avinée
Il me semble perdre l'irréel de ta présence oublier ton corps, gage d'impudence mes plaies stigmatent le dérive de mes sens mes larmes outrées sont en partance
Il me semble que ma tristesse étouffent des bâillements fossiles de tourments hypothèses sans tombe la vie me délègue son parlement il jette les haillons de pugilat sur l'ombre de la honte
Il me semble que le rire délabré me toise et que l'indifférence allume sa froideur je souris à l'automne qui trépasse dont les feuilles arrachent la laideur
CARNAVAL Équinoxe de rondes, entrelacs, filles sans joie grimées Carnaval songeur apocryphe, apôtre des menteurs Grimace des ombres, hymnes aux accents séducteurs Retour au paganisme, épisodes effrénées Indécence des moeurs ébréchés, sonate débridée Valsez folles dentelles, jupons aux airs tentants Marquise aux yeux de page songez à l'intention D'assumer le naufrage d'un galant énamouré Carnaval,vieux ,sans âge, épique passion Encercle les rives sacrées des vierges stupides Caresse la veuve frigide, veille l'émotion D'un amour doucereux simulacre d'inconduite Luxure et ivresse, rendez-vous au bistrot éphémère La porte évince l'ébriété des sols gisants et insomniaques L'aube en retrait guette les figurines d'hier Retour fiévreux ,bâillements de l'horloge asymétrique
ATHENA LA SOURCE MAGIQUE Au pied d’une montagne nommée IOBE coule une source Son nom est ATHENA. La journée se prélassant au soleil La nuit protégée du froid par une lune rassurante ATHENA n’était pas une source ordinaire, elle possédait Des pouvoirs magiques.Toutes les nuits, les fées, les nains Des forêts avoisinantes se baignaient au clair de lune Ce bain leur était indispensable pour préserver leurs dons mystérieux Une nuit, un nain du nom d’HECTOR ne se présenta pas à l’heure habituelle ATHENA s’en aperçut ;le vent apporta de mauvaises nouvelles HECTOR s’étant blessé au talon gauche se mourait dans la forêt La source magique aidée du vent se coula péniblement dans la forêt Dense et terrifiante.<<HECTOR réponds nous ,où es tu ?>> Une plainte leur répondit .Le vent trouva le petit nain au pied d’un sapin ATHENA le baigna de son eau magique et… HECTOR revint à la vie ,heureux Reconnaissant.
Epilogue :on raconte que l’amitié de la source, du vent et du petit nain Dure toujours
FEUILLE EPARSE
Feuille dentelle , reflet d’ambre qui danse Accostée par le vide ,désordre factuel Timide révérence aux saisons en transes Dans un soir paisible elle outre sa cadence
Elle descend les meurtrissures du temps Sans se presser elle défroisse sa robe usée Elle est en retard , cette petite feuille sur l’horaire d’été Déjà ses compagnes ont rejoint la galaxie du vent
Elle s’étourdit un peu, happée par la course Elle étanche sa soif d’une goutte de pluie Elle observe les étoiles qui se vêtent de tulle orangée La nuit la presse de rejoindre la source
Le pavé où gisent les feuilles délaissées Mais la petite chose a décidé de se réincarner Elle supplie une branche de la réintégrer Dans l’arbre chevelu, la branche dans ses bras la prit Et berça sa destinée Epilogue : Jamais plus la petite feuille ne tombera Elle est à présent la doyenne de l’arbre chevelu
LE LIVRE Ce livre je l’ai aimé sans esclandre Obscure paroles que j’ai lues sans les entendre Les mots, si compliqués, m’aspiraient, fait étrange Suis-je assez sotte ! il s’avéra que le titre dérangeait
Ce livre je l’ai aimé imprudemment Mon esprit en léthargie réintégra la vie J’ai dû m’éprendre des mots lancés rigoureusement Par inadvertance, j’en compris le sens, ravie
Ce livre je l’ai aimé absolument J’abordai un univers, celui de DANTE Pages ensorcelantes, je vivais dangereusement Par la magie de ces écrits, je devins savante
Mon livre ! j’aurais prouvé mon inaltérable fidélité Je me rassure en te scrutant Sorcier d’un âge fatigué tu m’as déniaisée Depuis , j’écris un peu , beaucoup, maladroitement
LES ENFANTS DE LA LUNE
Deux enfants posent leurs regards embués Sur un quart de lune troublant l’hémisphère Un pan d’oubli affecte leur témérité Ils sont issus d’un affaissement de la terre
Deux enfants par la main se tiennent décidés A survivre, à outrer le destin invisible Ils interpellent les grimaces divines De leur candeur jaillit une eau parfumée
Deux enfants font rougir la vie Pourquoi dans nos berceaux nous avoir trahis ? L’illusion se courbe, vétuste, dérisoire Pardonnez lui son absence il se fait tard
Deux enfants façonnent des bruits Ils essayent de saisir l’absurde et le néant Ils sont autistes épigramme à l’en-tête de la nuit Une virgule s’est égarée sur la lune des revenants
HEIMDALLR
Deux petits lutins, CASTOR ET POLLUX guettent le clair de lune Afin d'entrevoir cette nuit si magique la ronde des vagabonds Le ciel octroie une fois l'an une fête souveraine Aux troubadours de l'éternel ,aux petits lutins capricieux La planète enverra des ambadasseurs, la forêt fera sa mielleuse Car les fées, les sorcières cuisineront des mets délicats Sous l'oeil millénaire des sapins indulgents On se réunira à MINUITdans la clairière des GEANTS On chuchote que le prince des ténèbres sera présent HEIMDALLR ,le roi des lutins ouvrira la procession Imaginez ces lutins vêtus de soie, de satin,de crêpe Les messages portés par le vent volent dans les airs Et se saluent poliment L'heure approche, MINUIT moins trois secondes Enfin la forêt s'illumine, HEIMDALLR en tête du cortège Entonne" l'hymne à la nuit magique" et la forêt curieuse Ondule savamment afin d'apercevoir cet évenement unique La procession met un genou à terre devant la DIVINE DES TENEBRES Dame LUNE avait revêtu pour la circonstance une robe Couleur "pétale des dunes"brodée d'étoiles fluorescentes Un tambour aux joues rouges se fit entendre:le dîner serait servi De manière imminente.Une table immense était dressée Dans la clairière DES GEANTS; de touts petits sièges Ss balançaient en riant,les fées,les sorcières, réconciliées Pour un jour apportèrent des marmites odorantes. Un orchestre composé De petits oursons jouait en sourdine Le festin fut des plus agréables, on se sépara à l'aube, qui, les accueillit Dans son palais décoré de tulle perlée
L'année suivante à minuit moins
trois secondes soyez au rendez vous 2006
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