Mes poèmes    2

 

 

 

 

 

 

Le jour où

 

Il n'y aura plus de neige
A la cime des montagnes,
Où le volcan
Ne crachera plus sa flamme,

Où l'eau des mers, des Océans
Restera calme et sans vagues
Où les rochers
Seront tous disparus,

Le jour où l'herbe sera bleue
Au centre du désert
Où l'aigle se fera mouton
Et le loup deviendra agneau,

Que les poissons s'envoleront
Dans un ciel pourpre à l'horizon
Que le soleil triste pleurera
Des larmes de pluie de fer blanc,

Alors là ! Seulement !
J'en aurais fini de t'aimer

Copyright  2003 © Nymphéa

Imagine

J'ai écrit sur papier machine
Quelques mots à l'encre de chine,
Trois vers et quelques rimes
Payant de la souffrance la dîme.

J'ai dessiné sur papier velours
Ton visage et tous ses contours,
Avec trois craies de couleurs
Cherchant dans tes yeux le bonheur.

Gravé sur le sable doré
Quelques lettres du bouts des doigts,
Trois traits et quelques souvenirs
Mourant de ne pouvoir les retenir.

J'ai posé sur mon coeur
Quelques épines et ma douleur
Trois roses et quelques fleurs
Puisant la force de retenir mes pleurs.

Copyright 2003© Nymphéa

A Borée et Phébus

Mon âme se désaltère
Au paradis des mots
Et mes yeux sont lumières
Lorsqu'ils coulent à flots

C'est à ces doux pilastres
Que mon coeur est ancré
Alors qu'aux cieux les astres
Fleurissent mes idées

Je ne suis ni Rimbaud
Ni Racine ni Molière
Même si cet amour beau
Consacre mes prières

Les extraits de jeunesse
Revivent au passé
Et l'heure de la vieillesse
Peut ainsi s'accepter

A Phébus mon âme
A Borée mon chant
Qu'ils saoulent mes envies
Et comblent mes néants

Copyright ©Nymphéa 2004

L'autre (Sonnet)

Est-elle mieux que Diane, pour combler tes envies
Où encore à Clotho a t'elle vendu son âme
Pour ainsi te garder prisonnier de ses flammes
Et enclaver de faix le reste de ma vie,

Je ne suis, je le sais qu'un pâle histrion
Qui terni son emblème a vouloir du destin
Ôter toutes ces chaînes qui te gardent au loin
O ! Briser l'anathème et jouir de tes dons,

Pour cet amour fugace, entrée en léthargie,
Comme un oiseau fragile aux mains de la fortune,
Je ne veux être gueuse ni pour l'un ni pour l'une,

A l'aube exhalée mon faciès lactescent,
Renie les embus d'un portrait si vivant
Tour à tour si changeant comme l'astre d'Aldéran


Copyright © Nymphéa 2003

Un bal nocturne en forêt


Dans la forêt voisine, lorsque tombe la nuit
Le sommeil indécis le jardin m'enracine
Sous un ciel étoilé que la lune illumine,
Grisée de fraîcheur et du bain de minuit,
J'écoute les cigales et le hibou chanter.

Sous la cime des pins, s'endort le roitelet
Et au pied de la vigne, le vers luisant s'anime,
S'affolent les papillons attirés au quinquet
Où dans leur course folle, pauvres ailes s'abîment,
Pendant que sous les branches moqueur le hibou chante.

Mais le vent dans les chênes secoués, ballottés,
Fait trembler le pauvre être tout recroquevillé,
S'éteignent les lumières, disparaissent les bruits,
Le mistral est gagnant et dans l'ombre mugit,
Emportant avec lui le hibou qui chantait.

Et les plaintes s'activent au coeur du bois sacré
D'où s'évadent les elfes et tous les feux follets,
La rivière achemine dans ses eaux le reflet
De cent ombres chinoises de monstres élancés
Qui dans l'unité pleurent hibou qui a chanté.

C'était un bal nocturne, un ballet en forêt
Où les espoirs s'allument et vivent les regrets,
Où la vie et la mort, ne font que souvenirs,
Sous le jour qui va naître retrouvera le nid
Dans les branches d'un chêne où hibou chantera.

 

Copyright ©Nymphéa 2004

Petite soeur

Je sais bien petite soeur que tu as mal au coeur
Je connais tes blessures et ce que tu endure,
Je sais tous ces matins, trop remplis de chagrins
Je vois bien que tu pleures, je sais tout tes malheurs.
Ne regardes plus hier, sois encore belle et fière,
Allez tends-moi la main, allons sur les chemins
Tout recouverts de fleurs aux cent mille senteurs.

Je sais bien petite soeur, qu'aujourd'hui tu as peur,
Je connais tes angoisses, ces papiers que tu froisses,
Je sais tous ces écrits trop remplis de non-dits
Tous ces écrits du coeur que je connais par coeur
Allez tends-moi la main allons sur les chemins
Oublions de l'amour les regrets de toujours;

Je sais petite soeur, quelles sont tes douleurs,
Je connais ta détresse et tout ce qui te blesse
Je sais toutes ces nuits où le sommeil s'enfuit
Je sais tous ces matins qui reviennent pour rien,
Allez tends-moi la main, regardons vers demain
Allons vers le soleil découvrir ses merveilles

Allez ! petite soeur, sèches enfin tes pleurs,
Je connais les adresses où le bonheur se tresse
Comme des colliers de fleurs aux cent mille couleurs
Au parfum de jasmin, de rose et de lupin,
Allez! Viens petite soeur,
Je veux aussi y croire
Le bonheur n'est pas loin

Le 11 06 2002

Copyright©Nymphéa

L'amoureuse


 

Le nectar de Bacchus
Distillé dans les cieux
N'étourdit la chandelle
Guère plus que le feu

Et l'ambroisie céleste
Rempli la coupe amère
De l'envie charnelle
Qui coule de ses yeux

Cupidon malheureux
De sa flèche transperce
Le vent silencieux

Où sous l'aura lunaire
Trop doucement se berce
Son regard langoureux

Copyright©Nymphéa 2004

Mon cinéma

 

T'es ma morphine, t'es ma coco, ma cocaïne
Quand t'es pas là, je débobine des tralalas
Et tu devines les falbalas que j'imagine,

On est accroc de toi à moi, de moi à toi
Et puis tu vois, le moi sans toi j'suporte pas,
Tu es ma foi, je suis ta loi et c'est comme ça,

Alors pourquoi, pourquoi dit moi?
Es tu si loin, si loin de moi
Ta demi voix dans ce fatras
Je n'comprends pas, pourquoi tout ça!

T'es ma techno, t'es mon Rambo, mon mec à moi,
T'es mon Julot toi mon poteau, j'suis ta nana
Et tu peaufines toutes ces combines, j’sais pas pourquoi?

Tu es ma frime, tu es ma rime dans ce frimas
tu es mon film, tu es mon hymne, mon cinéma
Et j’hallucine et tu t’débines, tout ça c’est toi,

Alors pourquoi, pourquoi dit moi?
Je suis  si loin, si loin de toi
Ma demi voix dans ce fatras
Je n'comprends pas, pourquoi tout ça?

C’est le hasard lui ce toquard qu’a fait tout ça
C’est ce fuyard, lui ce ringard à qui j’dois ça
T’es mon métro à moi rétro un gigolo

T’es ma morphine, t’es ma coco, ma cocaïne,
T'es mon Julot et dit pas ça, c'est loin tout ça!!!
Et oui c'est toi mon cinéma

Copyright©Nymphéa 2004

La lettre à la pensée

Un joli papier bleu
Couleur de l'espérance
A l'encre de mes yeux
T'écrire quelques mots,
Tellement à te dire
Je ne sais que choisir,
T'envoyer mes pensées
Le plus doux de mon amour,


Te dire que je vais bien
Ce serait te mentir,
Par quoi vais-je commencer
Ah! te parler du temps
Mais il pleut comme toujours,
Rien de réjouissant
Quoique j'aime la pluie
A ton bras seulement,


Te dire que je m'ennuie
Tu ne comprendrais pas
De partout on me dit gaie
Mais il ne savent pas
Que derrière un sourire
Une larme se cache
Que d'un pas en avant
Se voudrait au retour

Ma plume reste figée
Et le papier intact,
Attend sans tromperie
Écriture compacte,
Peu de mots à te dire
Mon coeur t'aime d'amour


Et pour combler le vide
Couverte d'un baiser,
D'un livre de poésie
Glissée entre les pages
Séchée une pensée
Parlera mieux que moi,

Peut-être que demain,
Trouverai le courage
Et les mots adéquats
Ceux qui ne pleurent pas
En traçant de ma main
Tremblante sur une page
Parmi les entrelacs
Ceux que tu aimeras
 

Copyright©2004Nymphéa

Marin

Trop gris ce ciel plombé d’amertume
Lorsqu’il confond ces blancs moutons
Aux vagues de la mer, 

Comme une vie trop courte qu’elle écume,
Déferlent sur les flots, ta vie tes émotions,
Tes joies, tes peines 

Tu es là, le cœur et les yeux dans la brume,
Elle ! Ta vie, ton amour, ta Madelon,
De tes veines le sang ! 

Tu es là ! La respire et la hume,
T’enivrer, te saouler juste avant l’abandon,
Le baisser du drapeau 

Oh marin ! L’âme prise à l’enclume,
La mer dièse le ton,
Roulent, coulent de tes maux, 

L’eau salée des adieux.

Copyright © 2004Nymphéa

A petits pas 

 

J’en ai vus tant de paysages,
 Parcourus des chemins par millier
Découverts avec toi tous les plus beaux rivages
Les sentiers de l’amour,
Les lendemains sans fin
Affrontés les orages et les battements d’ailes
de ton cœur en partage
Sans jamais te maudire,
Je comprenais trop bien

Elle a su te garder, je n’ai pu t’oublier

 

J’ai noircies et trempées
Dieu sait combien de pages
Poésies pour mon cœur et ma peau de chagrin
Ton absence en mon âme a fait tant de ravages
Qu’elle se creuse sans fin en d’horribles ravins
Et ce disque s’entête à jouer cette même plage
Adagio, je t'espère, je ne peux t’oublier

 

En rêves éphémères que je joue en solo
A l’insu de ton corps, je vole encore ta peau
Et au vert de tes yeux où je puise encore l’eau
Celle qui me désaltère
toi qui es ma prière mon ave mon credo
Et je tombe et je tombe et toujours de plus haut
Sans cesser de t’aimer ni pouvoir m’envoler

 

Je vois souvent l’image de bonheur irréel
D’un tout petit chemin qui fleure bon le pays
Ou tes pas et les miens pour une aube nouvelle
A petite cadence iraient vers l’infini
Sous un soleil couchant tournés vers l’Éternel

Jusqu’au bout de ma vie pouvoir encore t’aimer.

 

Copyright  © 2005 Nymphéa

  

Toi l'amant, mon ami
Toi l'ami, toi l'amant, où sont posés tes pas ?
Dessine mon destin, montre moi ton chemin.
Je ne sais où tu vis je ne sais où tu vas
En témoin je subi la peur des lendemains
Je déteste ces lois et honni cette croix
Ma main cherche la tienne en espérance ultime
Sur cette terre infâme où je manque de foi
Je traîne ma misère tout au long d'un abîme.
Et mes haillons de guerre troqués pour ceux de soie
me fracassent les reins et ma peau orpheline

Sur cette longue route aux sentiers si étroits
La lumière décroît comme la vie décline
Et en songes mes yeux s'illuminant pour toi
N'entendent que ta voix en doux rêves sublimes.
Faudra t'il que je tisse un suaire en ce drap ?
Toi l'amant, toi l'ami aussi loin que tu sois
Montre moi ce chemin où la douleur prend fin.
Dans la douceur d'un soir loin d'un monde aux abois
Je pourrai m’endormir libérée du chagrin
Et refermer la plaie que ton amour creusa


Mon ami mon amant

Copyright © Nymphéa 2003

Vide


Il disait
Les fleurs, les oiseaux
Leur parfum et leur chant,
IL disait
Mon pays, ma maison,
La musique et l'amour,
Il disait
Les monts, les vallées,
Le printemps et l'hiver
Mais le tout sans soleil
Sans aucune passion,
Il disait
La chaleur, la douceur,
La mer et les feuillages,
Il disait
Le vent, les marées,
La lune et les nuages,
Il disait
Je vis et je respire,
Je vois, aussi j'entends
Mais je vis hors du temps
Puisque mon coeur est vide

Copyright 2002© Nymphéa

 

 

OUVRE TON COEUR

Toi qui as au coeur tant de peine
Fermes les portes de ta prison
Ouvres toutes grandes les fenêtres
Entends les rires et les chansons
Écoutes les toutes ces rengaines
Et fait en un bel horizon
Car on récolte ce que l'on sème
A toi d'y mettre tes passions
De la joie du sourire les graines
Feront des bouquets par millions
Un jardin où dimanches et semaines
Tous les oiseaux bonheur nicheront
Ne laisses plus courir ta peine
Emplis ton coeur et ta maison
De couleurs tendres et de raison
De ta vie prends en mains les rênes
Tu verras se couvrir la Seine
Dans ses eaux grises et ses sillons
D'un ciel bleu qui toujours entraîne
Fleurs, douceur et des papillons

 

Khermi Célia 23 05 2001

 

NE PARLEZ PLUS

Ne me parlez pas de lui
Ne me dites pas où il vit
Car mon âme il a détruit
Balayant le soleil qui luit

Ne racontez plus jamais
Ce qu'il dit ni ce qu'il fait
Je ne l'aime ni ne le hait
Le rêve était trop parfait

Ne voyez pas ses défauts
Il en a plus qu'il n'en faut
De mensonges aussi beaux
Je suis tombée de si haut

Ne me parlez plus de lui
Il est tombé dans l'oubli
Car mon coeur il est guérit
Aujourd'hui tout est fini

Mais parlez moi de demain
Où l'amour sera sans fin
Et poursuivre mon destin
En tenant une autre main

Parlez encore du bonheur
Et décrivez moi les fleurs
Que m'enivre ces senteurs
Et vivre toutes les couleurs

 

LA FUITE

Comme te voilà beau
Avec ton petit cartable
Tes petites histoires
Et ton ordinateur
Ta vie bien rangée
Sans aucune nuée

Toi qui n’avais jamais menti
Toi qui vivais seul dans l’ennui
Le seul à n’avoir jamais trahi
Celui pour qui j’étais la lumière
Son petit coin de paradis
Tu l’a vite jeté dans l’oubli

Comme te voilà heureux
Comme tu sembles bien gai
Prêt à tout oublier
Prêt de ta vie à me chasser
Malgré toutes ces promesses
Elles n’étaient que fumée

Comme tu as du bien rire
Devant mon incrédulité
Comme tu as du te moquer
Pour me laisser aller
Au fond de mes pensées
Moi qui n’avait d’yeux que pour toi

Mais quel est ce plaisir
Que tu en as retiré
A mon âme flétrir
Comme un vulgaire jouet
Est ce là ton pouvoir
Est ce là ton savoir
De quel bois es tu donc fait

Qu’un jour ne viennent les regrets
Qu’a ton tour ne deviennes jouet
La note un jour se paie
Tu devras t’incliner
Tout comme je l’ai fait
Car la lumière à jamais disparaît
Sans haine et sans regrets

Nostalgie

 

Je suis revenue à l’ancienne demeure

Où mon cœur n’a jamais cessé d’aimer

Ces lilas embaumant la nature

Et le chant des oiseaux au printemps,

 

La chevelure argent et l’âme en bataille

Revivant ces instants où tes yeux prisonniers

De mon regard éteint, vers le soleil couchant

Cherche en vain nos émois estompés par le temps,

 

Frissonnant dans le soir sous la ramée en fleur,

Je rêve la saveur d’un baiser, griserie oubliée,

J’entends encore ta voix et le murmure de l’eau

Qui chantait au ruisseau l’intense caresse en duo,

 

J’ai laissé au loin bien de mes souvenirs

Mais aucun n’a d’égal en bonheur à ce coin de verdure

Où l’auvent bleu et blanc cachait notre aventure,

Deux enfants collégiens ivres d’amour et de rires,

 

Ma douceur transposée en un écrin factum,

Nostalgie en ré mineur solitude en majeur,

J’emplis des pages à l’encre  bleue mêlée

 Avec un nom en post-scriptum…..

 

Le 27/03/ 2005 : 22h30

 

 

Mots d’un coeur

 

 

Nous n’aurons en partage que les larmes du cœur

Et tant de souvenirs à garder en mémoire

Tant d’années de vie de rires et de pleurs

A ressasser encore à la tombée du soir

   

Nous ne saurons jamais comment aurait été

Ce voyage au lointain dans l’île de beauté

Encore moins la saveur des longues soirées d’hiver

Blottis au coin du feu, tout est parti de travers

 

Nous n’irons plus jamais  où le vent nous menait

Les rosiers en souffrance, les fleurs sans toi se meurent

A trois pouces sous terre l’olivier a rejoint sa demeure

Et dans notre maison à jamais le silence c’est fait

 

Nous n’aurons d’amour égal à celui qui fut notre

Quand ni haine ni rancœur trahissent nos serments

Mais le vin est tiré nous ne pourrons le boire

Déjà la nuit se voile des larmes plein les yeux

 

Nous n’aurons de caresses que celles venant d’ailleurs

Et de mots à redire comme des automates

Tout ça n’a pas de sens pourtant c’était écrit

Jamais n’aurait du commencer ce qui n’est pas fini

 

Copyright©Nymphéa -juillet 2006

L’avenir

 

J’ai jeté ma croix de pierre
Et  troqué mon cœur
Pour un bout de papier
Bannissant les toujours
Les encore à venir
Pour le moment présent

 

J’ai fermé ma prison
Et scellé dans mes rêves
La clé du purgatoire
Envolées les amours
Émotions  éphémères
Mensonges illusoires

 

Il est fini le temps
De penser à ma place
De jouer les grands juges
Et de voiler ma glace
Chacun rentre en son rang
A chacun son refuge

 

Je fais de chaque jour
Un dimanche en semaine
Une fleur en bouton
Une étoile à naître
Poser sur papier blanc
Les couleurs contre haine

 

Et dans le bleu azur
Où le soleil s’étend
Je laisse aller ma peine
Rejoindre l’océan
J’ai jeté ma croix de pierre
Et largués les amarres

 

Je vogue au fil du temps
Le cœur léger, content
Avec la joie de vivre
Le cœur rempli d’amour
D’un tit bout de deux ans
Comble tout mes néants

 

Le 26 08 06

Copyright©Nymphéa 2006

Poésie envoyée par un ami
écrite pour moi avec ses mots à lui
Qui pourrait mieux qu'un poète
me comprendre et entendre
ce que mon coeur enserre et garde en secret.
Merci  ami toi qui vint sur mon chemin
Pour me réapprendre à sourire
et m'entrouvrir les portes d'un nouvel univers

Miroir de ton âme



Penche toi tendrement au miroir de mon âme
Elle est la citadelle où ton regard échoie
Où tu charme mon coeur au ruban de ta voix
Murmure de désir au soupir qui se pâme

Puise à la fontaine des vagues parfumées
Elles seront la rosée au jardin de l'aurore
Des perles de nacre pour couvrir mon corps
De pétales de soie de fleurs de voluptés

Les sanglots sur la joue je connais la douleur
Ils glissent misère le long de l'infortune
Tombent silencieux dans le puit de la brume
Tristes de n'avoir pu s'abreuver de bonheur

alors
Ne laisse pas le temps pleuvoir des souvenirs
Inonder le pays où tu voulais aimer
Noyer ton horizon à l'amer des regrets
Quand s'éteint le regard, l'amour pleure à mourir

copyright©2004

Joli merle (Villanelle)


Sous un ciel couvert de nuages,
Perché sur la plus haute branche
Joli merle sifflote et annonce la pluie,

Droit et fier, montrant son beau ramage,
A coeur joie, d'une ioulée franche,
Il réveille d'un bond, la forêt assoupie,

Sautillant, pétillant, lissant son beau plumage,
Tel un grand musicien en habit du dimanche,
Joli merle sifflote et annonce la pluie.

A gorge déployée son curieux bavardage
Parfois aigu ou grave plus bruyant qu'une tanche
Il réveille d'un bond la forêt endormie,

Et voilà que s'approche,menaçant l'orage
Se déchire le ciel d'éclairs en avalanche,
Il réveille d'un bond la forêt endormie
Joli merle sifflote et annonce la pluie

Copyright©Nymphéa 2003

Et tire les ficelles

Je ne suis pas un vieux robot,
Je n'ai pas de télécommande,
Et je ne marche pas au trot
Juste, parce qu'on me le demande

Je ne suis pas une servante
Que l'on claque du bout des doigts
Quand le bon plaisir vous en chante,
Vous prendriez-vous pour un roi?

Permettez-moi, ne vous déplaise
Avant que de me déplacer,
Pardonnez-moi, j'suis pas niaise
Si je dois d'abord y penser

Il vous est facile et bien aise,
A me voir ainsi gigoter,
Votre cul assis sur une chaise
Sans être même un peu gêné

Je ne suis princesse ni reine,
J'ai la moitié de cent année,
J'ai déjà vécues trop de peines
Ma foi! j'ai bien assez donné

 

Copyright © 2003 Nymphéa

Vivre

C'est un peu mourir chaque jour
Couché sur la blancheur d'un sein
De ses premiers pas à l'automne
D'un amour qu'on veut pour toujours
Et des espoirs que l'on se donne

C'est le matin se dire bonjour
Le partage entre deux destins
C'est encore l'autre que l'on nomme
A l'heure de baisser l'abat-jour
Pardonner l'erreur que l'on gomme

C'est de parler avec humour
De ses défauts oh! trois fois rien
Apprendre à se connaître en somme
Encore s'ébahir tour à tour
D'un corps de femme et d'un corps d'homme

C'est goûter la vie et l'amour
Emprunter les mêmes chemins
Mais combien de jours monotones
Les yeux mouillés le coeur trop lourd
En attendant l'autre si loin

 

Copyright ©2004 Nymphéa

 

Une étoile Maman

Au crépuscule de ma vie
Quand je repense à ces années
D'enfant puis de petite fille
Me reviennent en tête ces idées
M'as tu un seul jour désirée
Toi qui pour moi étais la fée
Celle que j'appelais incessamment
Quand tu étais si occupée
Tu ne m'entendais pas vraiment

J'ai grandit parmi mes poupées
Et mes beaux livres cartonnés
Ils ne remplaçaient pas l'amie
Que tu ne m'as jamais accordée
Venue l'heure de l'adolescence
Que j'ai regrettes tes absences
C'était vraiment faute à pas de chance
Tu ne m'entendais pas plus qu'avant

Ma vie de femme a commencé
D'autres joies et d'autres souffrances
Si jeune j'ai fait trois beaux enfants
Ils ne devaient t'appeler mammy
Ou bien grand-mère ou même grany
Tu ne souffrais ces mots si vieux
Tu étais femme avant que mère
Ils sont tout l'orgueil de ma vie
Nous aimais tu réellement

Un jour au ciel tu es partie
Sans jamais sortir de ma vie
J'en garde encore un goût amer
J'aurai voulu si tendrement
Te serrer sur mon coeur de mère
En te disant je t'aime tant
Et malgré mon âme aigrie
Être encore ta petite fille
Tu ne m'en a pas laissé le temps

Si aujourd'hui je cherche encore
Parmi tous les astres des cieux
Une douce étoile éternelle
Avec la couleur de tes yeux
Qui me laisserait un goût de miel
Un petit bout de coeur heureux
Une petite étoile dans le ciel
Pour assécher mes yeux brumeux
C'est sur d'entre elles c'est la plus belle
Celle que j'appellerais Maman

 

Copyright © Nymphéa 2003

 


 


 

Retour