Crépuscule imparfait

Je te croyais le fruit de mon imagination,
Chimère de mon esprit égaré, simple illusion,
Tu as su dire les mots pour moi ta passion
Et c'est ainsi que j'ai retrouvé le chemin de la raison,

Enfin presque, puisque j'écris pour oublier mon délire
Qui saurait d'hier, gommer toutes mes craintes,
Tu me chanterais nuit et jour ta complainte,
De l'amour me rassurant par tes étreintes

Loin de mes crépuscules d'argent, imparfait,
J'oublierais la brume épaisse de mon cafard,
Je plongerais mon regard dans ton regard
et j'attendrais de toi, Le Bonheur Parfait...

Crépuscule d'Argent ( Philippe)

Copyright© C_d'Argent 2004

 

Souvenir

Au parfum ensablé d'un souvenir d'enfant,
Je rappelle à mes heures, la langueur d'une lagune
Longtemps je respirais, allongé sur la dune
Cette odeur marine que m'amenait le vent.

Je veux m'en souvenir de ce lointain passé
Mais ses berges sont usées par le vent et le sel
Et ma rancoeur gémi sous le vent et le fiel
Et ne s'apaise pas d'avoir tant oublié.

J'ai longtemps abîmé mon âme nostalgique
A ces récifs acerbes qui chavire la raison
De vouloir retrouver ce lointain horizon
La senteur érodée de lunes amnésiques

Endormi sur ma joue, vers mes lèvres doucement,
Le passé se rappelle dans une lame saline
Et ce goût retrouvé libère la nuit chagrine
Et me mène sur la grève dessous le firmament.

Souvenir endormi et maintenant ?

.  .  .  .  .  .  .
 

J'ai dessiné la nuit.....

À l'heure où le jour se maquille de reflets mordorés
Quand les yeux des étoiles commencent à briller
À l'heure où les paupières du ciel se fardent d'un rose doux
Le visage de la nuit se révèle à nous.

On entre dans son silence sur la pointe des pieds.
Les voix se font plus douces comme murmures feutrés.
Les pensées, sous le front, quittent la monotonie,
Et se drapent dans un voile tissé de rêveries.

Le corps las, abandonné sur un nid de coussins
Dérive, comme entraîné au creux d'un chemin,
Parsemé d'herbes folles et de cailloux précieux,
De fleurs au teint de songe et parfums capiteux.

Glissant dans le sommeil, le réel s'estompe.
Les pas marquent la trace du sable d'un autre monde.
Le temps n'a plus nom, demain n'existe plus,
Aux entrailles de la nuit, voilà qu'on s'est perdu......


Crépuscule d'Argent ( Philippe)

Copyright© C_d'Argent 2004

 

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