Dans ses yeux
Dans le vert de
ses yeux,
la lumière, le soleil,
le ciel et la terre s'unissaient,
comme dans un cri de joie!
J'y voyais mon visage
épanoui et heureux,
je sentais son regard
me couvrir de tendresse.
De tant de promesses,
de serments amoureux,
des plus tendres aveux.
Mon âme je donnerai
pour m'y plonger sans fin,
cruel est le destin
qui me l'a fait connaître,
pour l'emmener au loin.
Copyright 2000 © Nymphéa

Les lèvres grenadine

La nuit se
fait câline,
Tendresse et passion
Et la lune lambine,
Traîne sur les visions
De ses rayons taquine,
Les vallées et les monts,
Oh! image divine,
D'un coeur en pâmoison.
Un sourire
se dessine,
Le voilà papillon,
Un rayon s'illumine
Oh! sublime émotion,
Des lèvres grenadine,
Trahissent les frissons.
Les larmes opaline,
Glissent sur l'édredon.
L'aurore
s'achemine,
Et revient la raison,
Le rêve se termine,
Réveille tous les démons
D'une humeur chagrine,
Comme un bout de charbon.
Renaît la blanche aubépine,
Le houx et le chardon.

Pluie sur Versailles

Encore la pluie sur Versailles
C'est mon humeur qu'elle cisaille
Aussi mon coeur qu'elle tenaille
De mon âme elle connaît les failles
Où est le temps des épousailles
Oublier le temps des chamailles
Chasser au loin cette grisaille
Revivre encore nos fiançailles
Novembre et sa nouvelle bataille
Doux souvenirs qu'elle entaille
De la tête au pieds je tressaille
Il pleuvra encore sur Versailles
Copyright © 2003 Nymphéa .

Tes souliers noirs

Ça si fait longtemps
que je traîne mes
souliers noirs sur
le pavé,
Bien trop longtemps
que j’attends, bien
trop longtemps que
j’me mens
Le temps passé, le
temps d’avant, le
temps est vent,
Tout est futile et
inutile, je vais
marchant, je vais
dansant,
Tout est fragile et
indocile, comme mes
pas, comme le froid,
Comme l’oiseau,
comme mes maux, non
jamais rien ne
changera,
Et l’hiver passe et
le temps lasse et le
printemps, et puis
les ans
Et mon cœur casse,
ma voix se tasse,
tout me dépasse,
Comme dans un monde
où rien ne va, comme
dans un monde où
tout est las,
S’il est un dieu? je
ne sais pas, s’il
est un roi? je ne
crois pas,
S’il est un sens? je
n’en sais rien, s’il
est un astre? je
n’en vois rien,
Mais il me blesse et
il me stresse et je
déteste ce temps là,
S’il faut souffrir,
s’il faut périr,
pourquoi courir vers
le néant,
S’il faut partir,
s’il faut mourir,
que ce soit toi mon
cimetière,
Que ce soit toi,
tout à l’endroit où
la vie cesse après
trépas,
Mes souliers noirs
sur le pavé, mon âme
s’égare, c’est un
chantier,
Il est midi, il est
minuit et tout
s’enfuit et tout
revit comme ces non
dits,
Quand c’est la vie
qui m’ennuie, quand
c’est la haine qui
me suit,
Le paradis il est
maudit, il est le
fruit des interdits,
il est celui qui a
tué,
L’amour est né,
l’amour est mort,
vive la vie et vive
la mort
Tout est fini et
tout est dit… mes
pas s’en vont sur le
pavé,
Mes souliers noirs
sont trop usés et
mes pieds se sont
déchirés,
Triste l’hiver et
puis l’été, mes
mains ont trop
souvent cherché
Mes yeux, bien trop
souvent pleurés tes
souliers noirs sur
le pavé….
C'est l'aventure de
la vie, c'est la
mesure indéfinie, le
temps!
Temps qui, non!
jamais ne s'oublie.
Copyright © Nymphéa
juin 2004

A la nuit tombante

Mouchent les cheminées,
leur fumée grisonnante
Dans les rues désertes
le bal des ombres commence,
Le chat sous la lanterne
miaule sa romance
Et le chien qui aboie
hurle sa lancinante.
Les délits sont refaits
et les lits sont défit
Les langues alanguies
délient leurs secrets,
Quand la lune reflète
le jeux des amoureux
Les murs de craie blanche
ont trahis leurs aveux.
Douze coups de minuit,
au clocher de l’église
Déchirent l’air brumeux
de la nuit qui s’avance,
Des chandelles figées,
dans leurs larmes de cire
Passent mes rêveries
sous un ciel étoilé.
Et
l'aube qui surprend
les corps nus enlacés
Des amants non coupables
de s'être trop aimés,
C'est Paris qui s'éveille
novembre écartelé
Dans les rues en sommeil,
dans un matin gelé.
Copyright © Nymphéa 2003


Secrets
d'un cœur
Seriez vous morte que m’importe
N’avez vous pas assez ri de moi
Lorsque vous étiez la plus forte
Alors que moi j’étais sans quoi
Bien des fois je vous ais maudite
Quand vous passiez devant ma porte
Votre nez sous un chapeau gris
Et votre caniche en escorte
Exhibant vos biens sans vergogne
Toisant le plus petit que vous
Ah non d’une pipe quelle charogne
Personne ne pleurera sur vous
Et puis voilà, tombe la nouvelle
Madame est morte ce matin
Le pauvre chien à côté d’elle
Pleurait sur le fauteuil en rotin
Je vous ai vu passer devant ma porte
Une larme à coulé sur ma joue
Sans doute vous étiez la plus forte
Mais aujourd’hui je vous l’avoue
Je vous aimais... Je vous aime…
Copyright © Nymphéa 2003

Ma plume

Lorsque ma
plume écrit
Tous
ces beaux mots d'amour,
C'est mon coeur qui ravi
S'en rappelle toujours.
Comme le temps des cerises
Il fut pourtant trop court
Mais je garde l'espoir
De le revoir un soir

Quelques mots
simples sur un papier
Griffonnés un matin d'été,
Un coeur fleur bleue c'est épanché
Paroles tendres, amours d'été.
Deux ou trois lettres au vent glacé
Empreintes de noir étalé,
Un coeur amer s'est déchiré
Traces de larmes papier mouillé.
Une page blanche au ciel d'été
Sous le soleil s'est envolée,
Un coeur en paix s'est accroché
Il a trouvé la liberté.
Copyright
© Nymphéa 2003

Ma richesse
C’est une fleur d’une douce couleur
C’est une rose d’un parfum de douceur
Tout aussi délicate qu’un coquelicot
De mon âme elle épanche le flot
De mes regards amers
De mes nuits de Prévert
Où mes songes d’ébène
Se frottent aux épines anciennes
Souvenirs qui toujours reviennent
Ma richesse
C’est un cœur d’une douce chaleur
C’est un écrin de toute les couleurs
Aussi grand qu’un océan bleu
Sur mon âme il étend un flot
De regard de tendresse
De baisers de caresses
Où mes rêves satin
Cultivent le bonheur sans cesse
Comme un grand soleil que tu dresses
Ma richesse
C’est un endroit calme et serein
C’est une voix qui me prend par la main
Plus forte que tout mes chagrins
De mes yeux il assèche la vague
De ses mots harmonieux
De son mélodieux
Où mes noires hantises
se perdent dans la paisible tiédeur
De tes bras protecteurs
Copyright © 2002 Nymphéa


Extrait d'un poème
de Félix Arvers
L'amour caché
Mon âme a son secret, ma vie a
son mystère
Un amour éternel, en un moment
conçu
Le mal est sans remède, aussi j'ai dû le taire
Et celle qui l'a fait, n'en a jamais rien su
Je ne t'écrirai pas
J'ai trop
souvent écrit
Des pages lettres mortes
J'ai trop souvent pleuré
Pour encore espérer
J'ai trop prié le ciel
Et Dieu et tous ses saints
Qu'ils m'ont fermé la porte
Sans même m'écouter
Si aujourd'hui tu portes
Seul cette lourde croix
J'en garde les stigmates
Ancrés au fond de moi
Gravées en ma mémoire
Ces images de Toi
Du temps où le bonheur
Et l'amour étaient rois
Adieu mon âme
Adieu ma vie
Je ne t'écrirais pas
Copyright ©2003
Nymphéa


A
contre sens
je me
langui de vous
déjà le soir m'appelle
tout comme un délire fou
une attente cruelle
n'étiez vous rien qu'un rêve
une image trop belle
quand tout en moi se ronge
de plaies immortelles
la
coupe de l'espoir
que je bois trop rebelle
couvre le ciel de noir
au fond de mes prunelles
le
bonheur c'est enfuit
restent larmes rituelles
résonnent avec elles
tambourins et crécelles
.
. . . .
je me
langui de vous
et la nuit nous appelle
au délires les plus fous
des instants sensuel
vous
êtes mon plus beau rêve
une image si belle
un si joli mensonge
une rose éternelle
il y a
tant d'espoir
au fond de nos prunelles
un voeux pour chaque soir
que nos vies soient belles
l'émotion et l'amour
en nos âmes ruissèlent
en rivières velours
de tendresse passionnelle
Copyright 2002 © Nymphéa


Cher matin
Le revois tu ce cher matin
Où le soleil avait pour nous
Versés son or et ses merveilles
Au pied du lit de nos amours.
Malgré la saison automnale
Où sous la pluie et sous le vent
Nous avions nos deux coeurs
d'enfants
Aussi heureux, gais et riants
Les revois tu ces yeux si noirs
Qui te criaient tout leur espoir
La fontaine où tu voulais boire
Sachant qu'on ne pouvait y
croire.
Venue la saison hivernale
Où dans la neige et dans le vent
Reste là! seul, mon coeur
d'enfant
Si malheureux, triste et
pleurant.
Copyright 2001 © Nymphéa

Les mots perdus

Je voudrais tant trouver les mots
Ceux qui m'empliraient de passion
Ceux qui auraient tout le pouvoir
De chasser de ma vie le noir.
Je voudrais bien un dictionnaire
Rempli de mots que pour vous plaire
Peut-être à la façon Molière
Ou de Verlaine Ou Baudelaire.
Je voudrais aussi un bouquin
Qui me parlerait de demain
Qui changerait tout mon destin
En un seul simple tour de main.
Je voudrais trouver un bréviaire
Qui exaucerait mes prières
Qui dévoilerait tous les mystères
Ceux qui se cachent toujours derrière.
Je voudrais trouver le grand livre
Qui contiendrait tous les mots ivres
Ils sèmerait les mots du rire
Que j'ai perdus dans mes délires.
Je voudrais retrouver mes mots...!
Copyright © Nymphéa 2005

Un rêve
inachevé

La nuit
m'entraîne au coeur d'un songe,
Un rêve inachevé qui sans cesse revient
Comme un délire, sans trêve il me ronge,
Se poursuit la quête d'un même chemin.
Des milliers d'êtres surviennent à la fois,
Puis je vois un visage, il ressemble au destin,
Je l'effleure, je le frôle, je le touche parfois
Et toujours il m'échappe, s'éloigne de mes mains.
Les images défilent telle une symphonie,
Il me saoule toujours comme un air d'autrefois,
J'en respire chaque trait qui défie l'émotion
Il se greffe à ma peau et s'empare de moi.
Sa douceur pénètre en mon âme ébranlée
Et le reflet lunaire tout en accords binaires
Aux accents de tiédeur de l'onde irisée
Sur mon coeur dansent larmes lumières.
Je voudrais bien l'étreindre, le serrer contre moi,
M'emparer de ses lèvres et caresser ses yeux
Mais il devient un ombre, se détourne de moi,
De la vague somnambule je retrouve le creux.
Et la nuit qui s'achève emporte mon doux rêve?
Au bord de mon sourire, je garde un pli amer?
Une image incendiaire, allégorie brève,
Une douce chimère, illusion éphémère.
Copyright © 2002 Nymphéa

Rencontre

Je ne l'ai pas cherché
Cet amour désiré,
Sur le quai d'un gare
Je l'ai juste rencontré
Au cours d'un beau voyage,
Celui de l'amitié
Depuis mon sang fait rage
Pour encore l'aimer
. . . . . . .
Il avait un sourire douceur
Au coin de la bouche une fleur,
Dans ses yeux brillait un arc-en-ciel
Un doux mirage qui émerveille,
Comme un matin chantant de mai,
Il m'attendait là sur le quai,
Main dans la main, dans tout Paris
C'est là que mon coeur il a pris,
J'ai vu Montmartre, l'île Saint-Louis
Le Sacré Coeur, le pont Marie,
Il avait un sourire douceur
Au coin de la bouche une fleur.
Copyright 2000© Nymphéa

Quatre
vents

Avec le
vent de l'Est, j'attendais un ami,
Il me l'a apporté sur son aile légère
Comme un cadeau du ciel
Un présent de la vie,
Avec le vent d'Ouest, l'amitié a grandi,
Il me l'a confiée et son amour aussi
Comme un espoir immense
D'un bonheur infini,
Avec le vent du Sud, cet amour a fleuri,
Il m'a fait don de lui
En mon coeur la douceur
C'était le paradis,
Avec le vent du Nord, le tout fut balayé
Tellement sur de lui
Mon amour, mon ami
Et mes rêves aussi.
Copyright
© 2001 Nymphéa

Confusion

C'est ma tête qui éclate
Quand tout est confusion
Quand je perds la notion
Des mots en moi se battent
Il me faudrait dormir
Retrouver qui je suis
Pouvoir enfin partir
Vers le soleil qui luit
J'ai si peur de demain
Et je me meurs d'hier
Où sont le port l'estuaire
Où est le vrai chemin
Le chemin de la paix
Un jour ne plus souffrir
Et respirer enfin
Avant que de mourir
Copyright
© 2001 Nymphéa

Délire

Il est orage, il est passion
Lorsqu'il déchaîne les passions,
Le vent violent tourne les pages
Que j'ai écrites en déraison.
Des souvenirs de blancs nuages
Parsèment mon ciel, mon horizon,
Entre passé et avenir
Restent des points de
suspension.
Et
je ne sais plus où marcher
Je ne sais plus où te chercher,
Le vent moisson tourne les pages
Que j'écrirais avec raison.
ÿ
Jamais ne dirai plus
Encore et toujours
Taisant l'amour vivant
A l'insu de ton coeur
Il faut vieillir hélas
Méditer mes regrets
Et silence garder
Tout désirs éloigner
Ombre parmi les ombres
Une âme solitaire
Jouer à qui gagne perd
Oublier le passé
Un rien qui m'a vu naître
Rose épanouie
Sang pour ton sang.
ÿ
Copyright 2002 © Nymphéa

Celle que je
ne suis pas
Dans tes bras, une autre, une autre
qui n’est pas moi
Une autre qui s’endort dans tes draps et moi qui ne suis pas là
Je l’imagine tendre et docile un peu comme un jeune chat
Je la dessine avec mes ongles je la vomis avec ma voix
Cette femme au teint de pêche, cette femme qui n’est pas moi
Dans tes yeux, elle y puise tellement de soleil, de soleil
Qui éclairait tellement ma joie, et je ne suis plus là
Je l’imagine tendre et câline un peu comme une gamine
Je la respire comme du poison, et je l’expire dans ma prison
Cette femme aux lèvres pourpre, cette femme auprès de toi
Dans le grand lit carré tout couvert de lilas, de lilas
Des oreillers jusqu’aux draps, des oreillers entre ses bras
Je l’imagine tel un alto un peu tout comme un violon
Où ton archet joue sans fin, ces airs que tu jouais pour moi
Ces airs que nous aimions, ces valses et tangos d’autrefois
Ton cœur s’est fait d’albâtre, s’est refermé sur moi, sur moi
Dans l’ombre de ta voix, dans l’ombre de tes pas, des cailloux dans
ma voix
J'imagine ton regard, immergé dans ses yeux noisette, immergé
dans le soir
Où tu redeviens matador, où tu faibliras sur son corps
Et moi je m’en resterai là, suivant la trace de tes pas
En rêvant d'être... celle que je ne suis pas
!!!
Copyright
2003 © nymphéa

L'histoire de Jeannette et de son vacher
Je vous conte la petite
fable
De Jeannette et de son vacher
Quand ils s'en allaient aux étables
S'allonger sur le foin doré,
La belle n'était pas bien sage
Et elle aimait les doux baisers
Que l'on cueille comme des images
Sous le soleil des mois d'été,
Ils riaient de tous les barrages
Ils ne pensaient plus qu'à s'aimer
Quand ils roulaient de le fourrage
Leur coeur tout prêt à exploser,
La main curieuse sous le corsage
Caressait un sein velouté,
Dieu! Qu'il en causait des ravages
Le ciel s'était mis à tourner,
Mais le garçon était volage
Et il rêvait de liberté,
Il cueillait d'autres fleurs sauvages
Sans jamais vouloir s'arrêter,
Il sifflait à tous les grillages
Comme la cigale en été,
Et ramenait dans ses bagages
De nouveaux coeur à dévaster,
Puis la vie et ses engrenages
Lui amena sa destinée,
Arriva blond, beau comme un ange
Le fruit de ses amours d'été,
Depuis on voit dans le village
Un beau bambin tout coloré,
Né d'un amour dans une étable
De Jeannette et de son vacher
Copyright ©
2001 Nymphéa


Absolu
J'ai gravé dans mon coeur
Cerné de fer forgé,
Un nom couvert de fleurs
Aux pétales éclatés.
J'ai scellé dans mon âme
Mes remords, mes regrets,
Un nom couvert de pleurs
Enfuis tous mes secrets.
ö
Blanche est sa peau
Comme le lin,
Comme le linceul
Qui lui tient chaud,
Chaude est la terre
Qui l'accueille,
Comme un doux brin
De primevère,
Roses sont ses lèvres
Comme un baiser,
Comme une fièvre
Apaisée,
Clos sont ses yeux,
Sous les cristaux
De ses larmes en maux
En vases silencieux
Elle ne rêvera plus
N'aura plus d'idéaux
Il lui reste la vie
Pour assumer ses mots
Copyright 2001
© Nymphéa


Que
reste
t-il
Que
reste
t'il de
mes
amours?
Quelques
lettres,
un ruban
bleu
autour,
Que sont
devenus
les
toujours?
Emportés
par tous
ces
vautours.
Je ne
sais où
poser
mes
yeux,
Tout me
rappelle
un ciel
trop
bleu,
Quand je
me
perdais
sur ton
coeur,
Que ta
bouche
formait
une
fleur.
J'entends
tout ces
mots
merveilleux,
Lorsque
j'avais
le coeur
heureux.
Je
respirais
par ta
douceur,
Quand tu
venais
comme un
voleur.
Que
reste
t'il de
mes
amours,
Quand
mon
coeur
était
troubadour,
Des mots
sur un
papier
velours,
Moi je
fais le
compte à
rebours!
Ne
reviendra
jamais
le temps
Où je
marchais
le coeur
battant
Pour te
retrouver
mon
amant
Tu es
parti au
fil du
temps.
Et moi,
j'ai
baissé
l'abat-jour,
Je ne
peux
supporter
le jour,
Je
m'enferme
dans la
grande
tour,
Revivre
en
secret
nos
amours.
Je
cherche
ton
sourire
Et
l'écho
de ta
voix,
J'implore
parfois
le ciel
Il ne
m'entendra
pas....
Copyright
2002 ©
Nymphéa


Elle
était
Assise sur un banc, petite vieille chétive,
Une canne en bois blanc entre ses mains
osseuses,
Du fond de sa mémoire, se chante une
berceuse.
Je la revois, ses cheveux gris défaits
Sous son châle de laine mi honteux?
Elle a les joues blêmes et le regard si
creux.
Celui des tristes jours, où seuls ses
souvenirs,
Lui tiennent compagnie et lui parlent encore
Des moments du passé, de ces jours si
lointains.
Elle reste au soleil, à prendre sa caresse
Cette seule douceur qui lui tient chaud le
coeur
Apaisant ses douleurs, revivre quelques
bonheurs.
Dans la tiédeur du vent soufflant sur son
visage
Où sur ses genoux raides comme des sarments
de vigne
Est posé un vieux livre, qu'à lire elle
s'obstine.
Des poèmes d'autrefois, où son ami intime
En gage d'un amour fou, lui en disait les
rimes,
Ceux dont elle se souvient, quand il lui
disait vient.
Je vois ses yeux si clairs, s'embuer sur ces
lignes
Et un sourire amer, au plissé de ses lèvres
Sans doute un rêve usé, revenu du passé.
Je l'ai vue s'en aller et sans se retourner
Son pauvre dos courbé, dans une main sa
canne
Dans l'autre son livre, pressé contre son
coeur.
Hier je l'ai attendue
Elle n'est pas revenue
Je ne l'ai plus jamais revue.
Copyright © Nymphéa
2002

A quoi bon
Regretter le passé
et le fruit défendu,
Rester à méditer
dans de sombres
pensées,
Attendre son destin
en se mourant d’hier
Et n’écouter le vent
dans les branches
des pins
Qu’en l’entendant
gémir ses tristes
souvenirs.
A quoi bon
Croire en un avenir
et le voir
refleurir,
Prier un ciel muet
dans de roses idées
En écrivant des mots
futiles et inutiles
De sonnets en
rondeaux ou en
alexandrins,
D’albâtre est ton
cœur ceinturé
d’acier pur.
A quoi bon
Chercher dans les
étoiles où mes yeux
ont perdus,
La trace de mes
rêves aujourd’hui
disparus
Et respirer l’azur
d’un ciel empoisonné
Où corbeaux et
corneilles emportent
d’amertume,
Mes rires et mes
murmures aux nuages
scellés.
A quoi bon
Arracher les
silences des matins
de laideur,
Les chaînes, les
entraves aux
extraits de froideur
Avec mes souvenirs
faire renaître les
feux
Inventer des prières
à un dieu dont le
coeur
N’entend des
oraisons plus aucune
douleur
A quoi bon
Attendre du soleil
une prochaine
éclipse,
L’empreinte de tes
mains comme un
apocalypse
Déchirer l’air
brumeux des matins
anguleux
Et voir venir le
soir sous un ciel
somptueux,
Au tombeau sont les
fleurs et les rayons
de lune.
A quoi bon !!!
Copyright 2002 ©
Nymphéa

Émotion
Entendre le son de ta voix
Découvrir ton visage
Partager tous les mots
Et voir nos paysages
Atteindre les plus beaux rivages,
Écouter battre nos deux coeurs
Lorsqu'ils sont en chamade
Tendres amants en escapade
Et qu'ils dessinent des arcades
Au ciel plus bleu que le ciel bleu
Prendre ta main sur les chemins
Sur les gais sentiers de l'amour
Puis échanger nos deux destins
N'en faire qu'un seul et pour toujours
A nous aimer toujours plus loin


C'est
comme ça
que je
t'aime
Toi
l'amant,
toi
l'ami
devenu,
nos
chemins
parallèles
se
croiseront
un beau
jours
aux
portes
du
paradis
Deux
enfants
innocents
partiront
sur le
chemin
de la
vie
enfin
heureux
de vivre
Quand
tes
mains
musiciennes
Jouent
la
symphonie
De nos
corps de
nos
coeurs
Symbiose
en
harmonie,
Quand ta
bouche
et tes
yeux
Font des
océans
bleus
Où
s'égare
mon âme
Dans nos
jeux
amoureux,
Quand
tes
rires et
sourires
En
diamants
de feu,
Font mes
éclats
de rire
Et que
tu es
heureux,
C'est
comme ça
que je
t'aime,
Comme ça
que je
te veux,
Lorsque
tes
doigts
se
perdent
Capricieux,
malicieux
Font
naître
des
étoiles
Tout au
fond de
mes
yeux,
Lorsque
ton
coeur se
penche
Et tout
en moi
déclanche
En
sublimes
avalanches
Des
moments
merveilleux,
Quand
nos
corps en
osmose
Éclatent
au coeur
des
roses
Que je
deviens
ta chose
Et que
tu te
fais
mien,
C'est
comme ça
que je
t'aime,
Comme ça
que je
te veux.
Copyright
2002
©Nymphéa

Le
vieil arbre
Il était tout tordu,
Craquelé et fendu,
On le disait pourri
Qu'à rien il n'a
servi
Mais je l'ai vu
pleurer
On voulait le couper
Je n'ai pas toléré
Quel massacre!
arrêtez,
La vie est bien trop
belle
Qu'ainsi on la
morcelle,
Petites feuilles
bourgeons
Ont tôt fait
d'apparaître
Tout comme un jour
de fête
Il relevait la tête
Un printemps hors
saison
Aujourd'hui vers le
ciel
Il tend ses bras
vermeils
Ses gerbes colorées
Ses senteurs
parfumées
Il s'est épanoui
Et mon coeur est
ravi.
Copyright 2002 ©
Nymphéa


Maître de la nature
Je
crois en toi,
Maître de la nature,
Sous un ciel bleu
Qui m'a vu naître un jour,
Par un matin de juin
Parmi d'autres berceaux,
Tu m'as donné la vie,
Le soleil et la terre
Pour abriter mes joies,
Mes doutes et mes chagrins,
L'eau pure et claire
Qui coule des sources vives
Pour m'abreuver d'amour,
De paix et d'amitié,
Un pain frais quotidien,
Pour apaiser ma faim,
Un père et une mère
Qui de moi ont pris soin,
Tu m'as donnés aussi
Trois enfants en cadeaux,
Des années de vie et
Un bien lourd fardeau
Mais toujours, à jamais,
C'est toi que je chéri
Pour m'avoir fait connaître,
La vie et ses secrets,
Aussi pour chaque jour
Lorsque j'ouvre les yeux,
Contempler tes merveilles
Sitôt que je m'éveille,
Respirer ton soleil et
Goûter au plaisir
De me sentir vivante
Grâce à toi rayonnant,
Quand l'heure de la fin,
Viendra sonner le glas,
C'est au ceux de tes bras
Que je m'endormirai


Le vieux Banc
Cet hiver, sous le poids de la neige
Est mort le petit banc de bois,
Emportant avec lui tant d'histoires
Celles du petit village où on l'avait assis.
Il en a entendus bien des choses,
Des pipelettes du quartier et d'autres,
Écoutés les jeux des enfants,
Bercés les anciens somnolents.
Il m'avait raconté que la Maria
A perdu son amant, son ami Pierre
Juste avant le printemps
Et qu'au cimetière pauvre fille,
Traîne bien souvent en pleurant,
Elle va de son pas nonchalant,
Le regard vide et les cheveux au vent.
Que la vieille du coin de la rue
Fêterait bientôt ses cent ans,
Mais on craint qu'elle ne mouche sa
chandelle
Cela serait vraiment très embêtant,
Ils en ont dépensés tant d'argent.
Et encore pour le fils du notaire
Qu'il s'en est allé à la guerre,
Vingt ans tout juste, quelle misère,
Faut voir les larmes de la pauvre mère.
Puis aussi l'histoire du curé
Qui n'avait pas voulu marier
Ernest et Honorine Boucher,
L'enfant n'était pas encore né.
Faut dire que dans le quartier,
Les commères en ont bien jasé,
A l'affût des derniers ragots
Faut bien que se passe le temps,
Mais raconter toutes ces misères !!
Mon pauvre banc, te voilà seul,
Vidé par le poids des années,
Ton bois lourd de secrets
Des amoureux vaincus
Des amoureux déçus,
Pour le prochain printemps, il paraît
Qu'un autre banc te remplacerait
Sera -t-il du même bois que toi ?
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© Nymphéa

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