Sécurité photovoltaïque (KSP)
Isolation des murs par l'extérieur
Panneaux solaires
Isolation toiture par l'intérieur

Isolation des murs

Il existe 3 façons d’isoler les murs :


Par l’extérieur :

A Bruxelles, il sera parfois plus difficile d’isoler les façades, et principalement la façade avant : augmentation de l’épaisseur du mur à l’extérieur, et donc débordement sur la voie publique, modification de l’aspect extérieur du bâtiment, …
Nous ne pouvons que vous conseiller de vous adresser au service urbanisme de votre commune afin de vérifier ce que vous pouvez réellement apporter comme modifications.

En termes d’isolants, vous aurez le choix, comme pour l’isolation de votre toiture, entre les isolants ‘classiques’ (polyuréthane, polystyrène,…), et les isolants naturels (type matelas de fibre de bois par exemple).

Les travaux d’isolation consistent à fixer des panneaux d’isolation (par collage ou fixation mécanique) sur la façade. Ensuite, vous pourrez choisir la finition de votre choix (ou celui imposé par votre commune) : crépi, briquette de parement, bardage en ardoises ou en bois, ou bardage synthétique imitation bois.

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   (Source : Economy Plan / Imaco)

En choisissant d’isoler par l’extérieur, vous assurez une isolation idéale, en supprimant les ponts thermiques au niveau des sols des étages entre autres, puisque l’enveloppe isolante vient du côté extérieur (voir schémas ci-dessous).

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Isolation de la façade par l’extérieur
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Isolation de la façade par l’intérieur
(Source : IA Concept)

Votre entrepreneur devra remplacer les appuies de fenêtres extérieurs devenus trop étroits (l’épaisseur d’une isolation extérieure est d’environ 10cm), et veiller à l’isolation du retour de fenêtre. Celle-ci peut se faire de 2 façons :

  1. Placer de l’isolation plus fine à ces endroits afin de ne pas dépasser sur le cadre des châssis
  2. Enlever l’épaisseur nécessaire autour des châssis afin de placer une isolation homogène, y compris sur le contour des fenêtres. Cette solution engendrera davantage de poussières et un léger surcoût…

 

La valeur ‘R ‘exigée est de 2. Elle vous donnera droit à des primes, qui sont plus importantes à Bruxelles depuis le 1er janvier 2011. Elles compensent ainsi en partie la disparition de la réduction fiscale sur ce type de travaux.


Par l’intérieur :

Avant d’isoler vos murs par l’intérieur, vous devez vous assurer que vos briques supporteront le gel en hiver, maintenant qu’elles ne seront plus réchauffées par la chaleur de votre habitation qui se perdait jusque là par les murs, et les réchauffait indirectement.
A nouveau, vous pouvez opter pour l’un ou l’autre type d’isolant : « classique » ou naturel.

Le principe de pose reste le-même :

    1. une structure sera fixée sur le mur intérieur, afin de pouvoir y accrocher les matériaux isolants
    2. dans le cadre de panneaux en polyuréthane ou en polystyrène expansé (cf. produits Imaco), il existe des produits qui peuvent se fixer à même le mur, à différentes conditions :
      • Le mur intérieur ne peut pas être humide. Si c’est le cas, il faut d’abord déterminer l’origine de l’humidité, et la traiter.
      • Le mur intérieur est en mauvais état : le plafonnage ne tient pas, le papier peint se décolle,… Le panneau d’isolation n’aura pas de prise suffisante. Il faut d’abord réparer le mur.
      • L’étanchéité à l’air doit absolument être garantie. Ce point est essentiel pour toute isolation par l’intérieur.

Pourquoi ?
Dans le cas de l’isolation des murs par l’intérieur, le risque est que l’air de l’habitation entre en contact avec le mur froid,  à l’arrière des panneaux d’isolation. Ceci entraînera de la condensation et à termes de sérieux dégâts.

Il existe sur le marché des panneaux d’isolation qui intègrent une plaque de plâtre, et qui sont munis d’un emboîtement sur les côtés, qui assure déjà une très bonne étanchéité à l’air, en plus de la facilité de mise en œuvre (cf. produits Imaco)

Lorsque vous isolez par l’intérieur, vous devez également veiller à isoler les retours de fenêtres, afin d’éviter les ponts thermiques autour des châssis (cf isolation par l’extérieur), et également isoler derrière les radiateurs. Un radiateur placé contre un mur mal isolé diffuse une partie de sa chaleur vers le mur, et donc vers l’extérieur. C’est autant d’énergie gaspillée.


Par la coulisse :

Dans les années 50 et 60, de nombreuses maisons ont été construites avec deux épaisseurs de mur : 

      1. un mur du côté extérieur
      2. un mur du côté intérieur
      3. un vide entre les deux, dont l’épaisseur varie généralement entre 3 et 8 cm.

Dans cette configuration, il peut être judicieux d’injecter un matériau isolant dans la coulisse.

Quel matériau, et quelle efficacité ?

Il existe différents types d’isolants :

  1. la cellulose
  2. la laine de verre en flocons
  3. les billes de polystyrène expansé
  4. la mousse PUR

- La cellulose : il s’agit de flocons de cellulose qui sont insufflés à une certaine pression dans la coulisse. Il s’agit d’un matériau naturel, bénéficiant des surprimes en région bruxelloise et en région wallonne.
Sa conductivité thermique ne permet que très rarement d’obtenir une valeur « R » suffisante, sur base des quelques centimètres que comporte les coulisses (voir tableau dans la rubrique ‘isolation des toits’).
- La laine de verre en flocons : le principe est identique à la cellulose : insufflation sous pression, avec une valeur « λ » meilleure, et donc un résultat final plus performant à épaisseur égale, tout en travaillant avec un produit semi-naturel.
Le produit est hydrofuge, ne s’affaisse pas et n’est pas propice à l’apparition de moisissures et de bactéries.
- Les billes de polystyrène expansé : il s’agit à nouveau d’un procédé d’insufflation, mais il s’agit cette fois d’insuffler des billes de polystyrène expansé. Celles-ci présentent l’avantage de s’introduire dans les plus petits interstices, ce qui aura tendance à limiter au maximum les ponts thermiques à l’intérieur de la coulisse. Elles sont hydrophobes et ont peu tendance à se tasser avec le temps.
- La mousse PUR offre la meilleure valeur λ (0,028) mais est à proscrire dans les cas suivants :