Lettre ouverte à Julos
Zut alors, te voilà chevalier…
Jusqu'à présent, mon attention n'avait jamais été attirée par le fait que le roi avait gardé ce droit, à l'occasion de la fête nationale, d'élever des personnalités belges au statut nobiliaire.
Et j'te fais un p'tit comte par ci, et j'te nomme des baronnes par là…
Mais voilà que par hasard, je vois ton nom parmi les bénéficiaires de ce 21 juillet 2002.
Toi, le petit joueur de flûtiau, tu es devenu soudainement " chevalier ", avec un joueur de… billard.
Non, Julos, ça manque de sérieux. Toi, le poète, le visionnaire, tu acceptes qu'on te traite ainsi ? Que quelqu'un puisse t' " élever " au rang de chevalier ?
Pour moi, tu étais déjà assez haut. Pour ton public, désormais vulgum pecus, tu étais le barde chantant, le poète émerveillé, sensible à l'essentiel, apparemment insensible aux honneurs. Certes les princesses, les rois étaient présents dans tes chansons mais jusqu'à présent, on ignorait qu'ils étaient aussi présents à ce point dans ta vie.
Comme Jean-Paul Sartre refusant le Nobel, comme Julien Gracq refusant le Goncourt, tu te serais ennobli à mes yeux en refusant ce grelot…
Un autre "coup de gueule" ? Artnaque Piétons Musique ou bruit ?
