Au bout de la langue...
Sommet de la francophonie
Régulièrement, les responsables de 55 pays francophones des cinq continents se réunissent afin de coordonner leurs actions en faveur de la promotion du français dans le monde. Le sommet prévu l'an passé avait été reporté en 2002 en raison des évènements du 11 septembre. Quarante et un chefs d'État et de gouvernement, deux princes et douze ministres et secrétaires d'État se sont sonc retrouvés à Beyrouth cette année.
Henry Landroit
Cette rencontre de Beyrouth fut originale : la participation de chefs d'État et de gouvernement a été la plus grande jamais enregistrée et les débats ont pris une tournure politique très nette. Ainsi, les dirigeants francophones ont dénoncé le caractère automatique d'une attaque contre l'Irak, appelé à une solution négociée en Côte d'Ivoire et au Proche-Orient. Du jamais vu !
Ils ont inclus dans leur déclaration finale un passage sur l'Irak qui défend " la primauté du droit international et le rôle primordial de l'ONU " et appelle Bagdad " à respecter pleinement toutes ses obligations ". Ils apportaient ainsi de l'eau au moulin de la position de deux très importants pays francophones comme la France et le Canada.
Le terrorisme n'a évidemment pas échappé à leurs critiques, il a été condamné énergiquement.
Ils ont appuyé le dernier plan arabe de paix pour la région du Proche-Orient mis au point au dernier sommet arabe de mars 2002.
Un absent très présent au sommet: le président Laurent Gbagbo, de Côte d'Ivoire, retenu dans son pays à cause des évènements. Les participants ont appelé les Ivoiriens à " faire preuve de retenue " tout en condamnant " la tentative de prise de pouvoir par la force et la remise en cause de l'ordre constitutionnel en Côte d'Ivoire ".
L'Algérie, qui s'était retirée récemment de la francophonie, a fait un pas en avant. Le président Bouteflika y a fait des déclarations qui font espérer un rapprochement.
