Au bout de la langue...

Écobuage ?

Comment se fait-il qu'un mot, parfois, accroche notre oreille, dans le flot continu d'informations que nous déversent radios et télés ? Nous vaquons à nos occupations, la radio est allumée, nous ne sommes pas tout à fait attentifs et tout à coup, le mot écobuage nous interpelle.
Nous comprenons d'abord " éconuage " et pensons à un néologisme, joli, ma foi, pour un nuage non polluant…
Henry Landroit

Eh non! écobuage existe bel et bien. Certes confiné depuis sa naissance (fin du 18e siècle) au vocabulaire technique agricole, il n'était pas très connu en dehors des campagnes. Il s'agit d'une technique de fertilisation des terres en " pelant " la terre, en arrachant les mottes, avec les herbes et les racines que l'on brule pour fertiliser le sol avec les cendres. Ouf, me voilà un peu plus savant! Les dictionnaires me précisent même qu'il faut distinguer écobuage de brulis, technique qui consiste à bruler herbes et broussailles pour améliorer le sol.
Ce terme a malheureusement dû attendre un accident (la mise à feu involontaire de plusieurs centaines d'hectares dans le Sud de la France) pour retrouver un moment de gloire et dépasser le cadre de la technique agricole.
Ce ne sont donc pas seulement les célébrités (et particulièrement les hommes politiques) qui nous rappellent l'existence de mots oubliés ou peu connus (le général De Gaulle avec chienlit en 1968, Jacques Chirac avec abracadabrantesque en 2000) !


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