Au bout de la langue...

Bushismes

Les grands de ce monde ne sont pas nécessairement des rois de l'improvisation et ne dominent pas toujours leur langue maternelle. Quand celui qui dirige la puissance qui se dit la première du monde n'arrête pas de gaffer, cela fait désordre et cela fait jaser…
Henry Landroit

Jacob Weisberg, rédacteur au New York Times Magazine, en a fait une délicieuse anthologie tandis que Mark Crispin Miller, professeur d'étude des médias de l'université de New York, étudie, de manière approfondie et sérieuse " The Bush Dyslexicon ", c'est-à-dire le contenu des discours et interventions orales de G.W. Bush. Un site internet propose " le bushisme du jour ".
Quelques exemples : " Je suis soucieux de la conservation des pouvoirs exécutifs pas seulement pour moi-même mais aussi pour mes prédécesseurs. " " Je sais un peu ce que c'est d'être un gouvernement. Et je peux vous dire que vous en avez un bon. " " Ce n'est pas la pollution qui attaque l'environnement. Ce sont les impuretés dans notre air et notre eau qui en sont responsables. " " Si nous ne réussissons pas, nous courons le risque d'échouer ". Il s'agit donc de bushismes, c'est-à-dire de " toute parole prononcée par George W. Bush, président des Etats-Unis d'Amérique…
Typiquement un méli-mélo unique et incohérent d'anglais et de mots inventés, tentant d'expliquer une idée absurde. " propose un site consacré aux exploits linguistiques de George. Le terme bushisme est en voie de passer dans le langage courant pour désigner ce genre de langage malmené.

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