Au bout de la langue...
Cybervandales ?
Les récentes pirateries effectuées par des internautes sur de grands serveurs de l’internet ont obligé les chroniqueurs à trouver un nom à ces pirates modernes.
Henry Landroit
L’on a vu ainsi apparaitre hackers,
anglicisme confirmé dont le sens premier était « mordu
d’informatique ». Les hackers
maintenant sont devenus des « pirates informatiques » qui volent des données sur les serveurs ou
s’amusent à transformer l’apparence des portails (les pages d’accueil). Mais
cette fois, il s’agit de bombardeurs c'est-à-dire d’utilisateurs de
l’internet qui envoient un tel nombre de données sur le serveur qu’ils le
déboussolent et que celui-ci devient indisponible pour les utilisateurs. Le
terme cybervandales semble convenir. Il s’agit en effet d’une technique
qui s’apparente au vandalisme pur et simple : les cybervandales ne
tirent à première vue aucun avantage pécuniaire de leur action. C’est pour le…
plaisir. Le préfixe cyber avait
déjà donné naissance à cybernaute,
cyberfaune, cyberactualité cyberespace, cybercafé, cyberculture, cybermonde,
cyberdépendance, cybervocabulaire, etc.
Cyber- nous vient,
par troncation, de cybernétique
(science du gouvernement) alors que, dans ce dernier mot, cyber
n’est pas un préfixe mais un dérivé d’un verbe grec signifiant
“ gouverner ”, ce qui en l’occurrence s’avère inadapté à nos cybervandales!
