Au bout de la langue...
Une orthographe influençable
Si l’anglais s’insinue régulièrement dans notre langue avec les anglicismes, il a aussi quelques effets pernicieux sur notre orthographe.
Certes, beaucoup de mots sont communs aux deux langues, ils ne s’en distinguent parfois que par l’accentuation (recent, sediment, navigable, verbal, impact, immense, monotone, implacable, mercantile, maritime, metal, etc.) Certaines séries sont prolifiques comme les mots en -ion (absolution, abomination, permission, perpetration, narration, glaciation ou encore acceptation avec le sens d’" acception " , etc.) D’autres, comme les mots en -ism, ne se distinguent de leurs cousins français que par le " e " final (liberalism, materialism, nationalism, etc.)
En général, ces mots influencent peu l’orthographe de leurs similaires français. Mais il en est de plus malins qui couvrent nos murs, les publicités ou les enseignes. Ainsi courrier va facilement perdre un " r " (courier), licence va s’écrire license, mécanisme va s’offrir le " ch " de mechanism, adresse va doubler son " d " (address), abréviation va doubler son " b " (abbreviation), abattement va perdre un " t " (abatement), attachement va y laisser son " e " (attachment) et littérature abandonner un de ses deux " t " (literature) !
