Au bout de la langue...
La majusculite
Il s’agit d’une maladie dont sont atteints pas mal d’écrits : l’emploi abusif de Madame la Majuscule. Dès que quelque chose parait important à certains, ils usent et abusent d’elle. Ainsi, les noms des institutions et associations. La moindre Association des Suceurs de Bouts de Bambou en est affectée. Le moindre Monsieur le Directeur-Général Adjoint ou Madame la Présidente Faisant Fonction écorchent nos yeux à tous les bouts de phrase de leurs Majuscules Intempestives.
La majuscule, comme toutes les bonnes choses, a intérêt à être utilisée avec modération. Si nous en plaçons à tort et à travers, si elles émaillent nos textes sans aucune logique, elle perd de son efficacité et au lieu d’attirer notre attention, elle la disperse. La majuscule a entre autres pour fonction de servir de balises au lecteur dans le fouillis d’un texte car nos yeux balaient bien plus que le mot ou le groupe de mots qu’ils sont en train de lire.
Chargée de plus d’une dizaine fonctions dans la langue française (annoncer un nom propre, commencer un vers, une phrase, etc.), la majuscule est mise à toutes les sauces et parfois aussi, il faut bien le dire, oubliée ! Les graphismes utilisés par la publicité ont souvent tendance même à la " minusculite ", c'est-à-dire son abandon pur et simple, mais là c’est dans un but esthétique et pour attirer notre attention.
Enfin, il faut distinguer les majuscules des capitales. Sous ce texte, mon nom est écrit en capitales et non en majuscules. Volontairement, un texte peut avoir été écrit en capitales (les petites ou les grandes). AINSI, IL ATTIRE NOTRE ATTENTION !
