Au bout de la langue...
Le lifteur est arrivé !
Dernier-né des améliorations constamment apportées à l’art de laver le linge, le lifteur redonne à nos tissus tout leur éclat d’antan!
Construit
sur l’anglais to lift (lever, soulever) qui avait déjà donné par
extension les anglicismes lifter et
lifting en français (l’anglais n’emploie que face lift) dans le sens de dérider,
retendre la peau du visage. Lissage, remodelage sont des
substituts français très acceptables. Par extension, lift
signifie également “rénover, rajeunir” et depuis peu s’applique même à
une entreprise. On parlera par exemple du lifting d’une administration.
Dans ce cas, le terme toilettage ou rénovation conviendraient
assurément mieux.
La création de lifteur est un bel exemple de l’intégration d’un mot étranger à la langue française. Plus nous leur appliquerons les règles de fonctionnement du français, plus ces mots entreront facilement dans notre langue : service lifté (en tennis), liftier (anciennement garçon d’ascenseur) et maintenant lifteur.
De
même, l’application des règles du pluriel en français aux mots étrangers
facilite leur emploi : sandwichs et non sandwiches, matchs
et non matches, barmans et non barmen, etc.
Henry LANDROIT
