Au bout de la langue...

Féminisons...

Les temps sont durs ! Nos journaux débordent de commentaires à propos des diverses " affaires ". Comme celles-ci mettent en scène des magistrats de tout bord, on a vu refleurir dans la presse parlée comme écrite des " Madame la juge ". Mais il faut avouer qu’on continue à entendre ou voir " Madame le procureur ", " Madame le substitut ". Ces derniers substantifs (procureur, substitut) ont beaucoup de mal à imposer leur féminin (une substitute ou une substitut, une procureur). Ils ne sont pas terminés par " e " comme juge, architecte, comptable, secrétaire, ministre, pianiste, etc.

Mais ces considérations justifient-elles un titre comme " Le nouveau secrétaire général de l’Organisation des nations unies Madeleine Allbright " dans un de nos grands quotidiens ?

Certes, je vous le concède, Madame Allbright ne ressemble guère à une ondine mais elle aurait droit à " La nouvelle secrétaire générale " !À moins que - et c’est souvent le cas en pareille matière - le titre de secrétaire général jusqu’ici détenu par des hommes ait du mal à accepter le féminin à un si haut degré de fonction. Dans ce cas, il ne s’agirait plus de grammaire mais de ... sexisme !

Henry LANDROIT


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